STSJAD ANDORRA, a 28 de juny del 2013 - ROJ: STSJAD 167/2013
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé28 juin 2013
Numéro53/13
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 167/2013 : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 28 juin 2013
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 28 juin 2013, TSJC-053/13 (ROJ STSJAD 167/2013 ; ECLI:AD:TSJADAD:2013:167) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note de méthode : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, les identifiants figurant dans le texte de la décision ont été ajoutés. Le texte source étant rédigé en catalan, les citations sont traduites en français sous la responsabilité de la rédaction.*
## Faits et procédure
La requérante, Mme Conde, avait introduit, le 2 septembre 2011, une action en responsabilité (procédure ordinaire n° 0344-5/2011) contre un médecin psychiatre, le Dr Álvarez, et une psychologue sociale, Mme Cepeda. Elle reprochait au médecin d'avoir prononcé, le 11 janvier 1993, une sortie médicale (« alta mèdica ») qu'elle estimait prématurée, ce qui aurait entraîné la perte de son emploi. Elle reprochait à la psychologue de ne pas avoir mis en évidence, devant la juridiction pénale, son état mental grave, de sorte qu'elle avait été condamnée malgré sa maladie.
Le Tribunal de Batlles, par jugement du 18 janvier 2013, a rejeté la demande au fond. Il a retenu l'exception de prescription à l'égard de la seule psychologue, sans condamnation aux dépens.
Mme Conde a interjeté appel. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia a été saisie sous le recours n° 53/13, le magistrat rapporteur étant M. Pere Pastor Vilanova. La décision commentée est une sentence, rendue par une formation composée de Mme Eulàlia Amat Llari (présidente), M. Joan Manel Abril Campoy et M. Pere Pastor Vilanova.
Le texte présente une difficulté d'identification des parties : il désigne la requérante tantôt « Sra. Conde », tantôt « Sra. H. », et les défendeurs par des initiales ou des marqueurs d'anonymisation (« ENTITY_4 », « ENTITY_6 »). Ces variations n'affectent pas l'économie de la décision mais doivent être gardées à l'esprit à la lecture.
## Question de droit
La Cour devait trancher trois questions :
1. **La prescription de l'action.** La requérante soutenait que la prescription n'avait pas couru, faute pour elle d'avoir eu la capacité d'agir à compter de 1993.
2. **La responsabilité du médecin psychiatre.** Il fallait déterminer si la décision de sortie médicale et les diagnostics posés caractérisaient une faute au regard de la *lex artis*, et si un lien de causalité existait avec la perte de l'emploi.
3. **La nature de la responsabilité de la psychologue et le régime de prescription applicable.** Il s'agissait de savoir si cette responsabilité était contractuelle ou extracontractuelle et si l'action était prescrite.
## Solution et dispositif
La Sala Civil confirme le jugement de première instance. Elle motive sa décision en trois temps.
**Sur le médecin.** La Cour rappelle que « un metge està sotmès, per regla general, a una obligació de mitjans » (un médecin est, en règle générale, soumis à une obligation de moyens), le risque étant inhérent à l'acte médical. Elle précise que la responsabilité du praticien « queda compromesa quan la seva actuació no s'ajusta a la lex artis ad hoc ». En l'espèce, les expertises invoquées par la requérante (Drs Badía et Puig, rapports sociaux) ne démontrent pas une négligence : le neurologue ne remet pas en cause la sortie de janvier 1993 et constate seulement l'impossibilité de travailler près de trois ans plus tard. La Cour relève en outre que l'alta médic
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 28 de juny del 2013 - ROJ: STSJAD 167/2013
STSJAD 167/2013 : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 28 juin 2013
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 28 juin 2013, TSJC-053/13 (ROJ STSJAD 167/2013 ; ECLI:AD:TSJADAD:2013:167) (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, les identifiants figurant dans le texte de la décision ont été ajoutés. Le texte source étant rédigé en catalan, les citations sont traduites en français sous la responsabilité de la rédaction.
Faits et procédure
La requérante, Mme Conde, avait introduit, le 2 septembre 2011, une action en responsabilité (procédure ordinaire n° 0344-5/2011) contre un médecin psychiatre, le Dr Álvarez, et une psychologue sociale, Mme Cepeda. Elle reprochait au médecin d'avoir prononcé, le 11 janvier 1993, une sortie médicale (« alta mèdica ») qu'elle estimait prématurée, ce qui aurait entraîné la perte de son emploi. Elle reprochait à la psychologue de ne pas avoir mis en évidence, devant la juridiction pénale, son état mental grave, de sorte qu'elle avait été condamnée malgré sa maladie.
Le Tribunal de Batlles, par jugement du 18 janvier 2013, a rejeté la demande au fond. Il a retenu l'exception de prescription à l'égard de la seule psychologue, sans condamnation aux dépens.
Mme Conde a interjeté appel. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia a été saisie sous le recours n° 53/13, le magistrat rapporteur étant M. Pere Pastor Vilanova. La décision commentée est une sentence, rendue par une formation composée de Mme Eulàlia Amat Llari (présidente), M. Joan Manel Abril Campoy et M. Pere Pastor Vilanova.
Le texte présente une difficulté d'identification des parties : il désigne la requérante tantôt « Sra. Conde », tantôt « Sra. H. », et les défendeurs par des initiales ou des marqueurs d'anonymisation (« ENTITY_4 », « ENTITY_6 »). Ces variations n'affectent pas l'économie de la décision mais doivent être gardées à l'esprit à la lecture.
Question de droit
La Cour devait trancher trois questions :
La prescription de l'action. La requérante soutenait que la prescription n'avait pas couru, faute pour elle d'avoir eu la capacité d'agir à compter de 1993.
La responsabilité du médecin psychiatre. Il fallait déterminer si la décision de sortie médicale et les diagnostics posés caractérisaient une faute au regard de la lex artis, et si un lien de causalité existait avec la perte de l'emploi.
La nature de la responsabilité de la psychologue et le régime de prescription applicable. Il s'agissait de savoir si cette responsabilité était contractuelle ou extracontractuelle et si l'action était prescrite.
Solution et dispositif
La Sala Civil confirme le jugement de première instance. Elle motive sa décision en trois temps.
Sur le médecin. La Cour rappelle que « un metge està sotmès, per regla general, a una obligació de mitjans » (un médecin est, en règle générale, soumis à une obligation de moyens), le risque étant inhérent à l'acte médical. Elle précise que la responsabilité du praticien « queda compromesa quan la seva actuació no s'ajusta a la lex artis ad hoc ». En l'espèce, les expertises invoquées par la requérante (Drs Badía et Puig, rapports sociaux) ne démontrent pas une négligence : le neurologue ne remet pas en cause la sortie de janvier 1993 et constate seulement l'impossibilité de travailler près de trois ans plus tard. La Cour relève en outre que l'alta médic
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-053/13
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 28 de juny de 2013.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència de la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En les actuacions del procediment ordinari núm. 0344-5/2011, instades per la Sra. Conde contra els Srs. Álvarez i Cepeda, en data 18 de gener de 2013, l'Hble. Tribunal de Batlles va dictar Sentència, la part dispositiva de la qual va decidir: "Desestimar la demanda formulada en data 2 de setembre 2011 per la Sra. Conde contra els Srs. Álvarez i ENTITY_6; i sense establir especial condemna en costes processals".
II.- La Sra. Conde ha interposat recurs d'apel·lació contra aquesta resolució.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 53/13 — Décision commentée
I.- La Sra. Conde s'alça contra la Sentència de la instància pels motius següents: no existia prescripció, doncs no estava capacitada per interposar demanda, com a mínim, des de l'11 de gener de 1993; els informes de la Dra. S. no van evidenciar el deliri que patia, cosa que va conduir a la seva condemna penal; existia un vincle de causalitat suficient entre el seu comiat laboral i la falta greu del Dr. C., consistent en acordar la seva alta mèdica, malgrat ser sabedor de la incapacitat a mantenir un treball; la resolució del contracte laboral va ser conseqüència del seu estat de salut; no estava compensada quan va ser donada d'alta segons l'institut I.; els defenents van realitzar diagnòstics equivocats; els informes mèdics de l'any 1996 també evidenciaven l'error comès pel Dr. C..
II.- La Sra. Conde va formular demanda en responsabilitat contra el metge psiquiatra Dr. Álvarez i la psicòloga social Sra. Cepeda L'agent sostenia que el Dr. C. li havia causat greus perjudicis a resultes de l'alta mèdica que va acordar el dia 11 de gener de 1993, en particular perquè va perdre el seu treball degut a la seva patologia mental no consolidada. La Sra. H. reprotxa també a la Sra. S. la comissió d'errades d'apreciació, tota vegada que no va posar en evidència el seu greu estat mental davant la jurisdicció penal, havent estat condemnada malgrat la seva malaltia.
Els defenents han negat qualsevol responsabilitat, tot interposant l'excepció de prescripció de l'acció exercitada.
L'Hble. Tribunal de Batlles ha desestimat la demanda en el fons, donant lloc igualment a l'excepció de prescripció respecte només de la Sra. S.
III.- La solució que dóna l'Hble. Tribunal de Batlles, molt ben fonamentada, en fets i dret, ha de ser confirmada per aquesta Sala.
Començarem per la reclamació adreçada contra el Dr. C.
Escau descartar, d'antuvi, com ha fa encertadament la instància, l'excepció de la prescripció, en presència d'un contracte d'arrendament de serveis conclòs entre el Dr. C. i la seva pacient, Sra. H. L'apel·lant disposava doncs de trenta anys per accionar segons l'usatge Omnes causae, termini que no s'ha escolat en absolut, en arrencar el còmput a principis de l'any 1993.
Quant al fons, és ben sabut que un metge està sotmès, per regla general, a una obligació de mitjans pel que interessa l'art de la seva ciència ("Non est in medico semper, relevetur ut aeger. Interdum docta plus valet arte malum"), perquè el risc és inherent a l'acte mèdic, de manera que tot diagnòstic i tractament està sotmès a una part considerable d'incertesa. El diagnòstic constitueix, a més, el fruit d'una interpretació subjectiva de l'especialista, sobretot quan es basa substancialment en els símptomes experimentats per la persona malalta, com és el cas aquí. Això però, la responsabilitat del facultatiu queda compromesa quan la seva actuació no s'ajusta a la lex artis ad hoc.
La recurrent estima que no estava en condicions de reprendre el treball quan la CASS la va donar l'alta mèdica l'11 de gener de 1993 (seguint el criteri del Dr. C. que informa: "lleugera millora. Incapacitat de definir les relacions. Actitud histeroide. No depressió ...", foli 640) i que aquest error va comportar el seu acomiadament laboral poc desprès. En la denúncia que l'esmentada senyora va interposar l'1 de març de 2010 contra el Dr. C., arxivada per prescripció de l'acció penal, l'apel·lant invocava aleshores un problema de medicació (foli 45), canvi de postura que debilita els nous arguments desenvolupats en l'actual procés. Com sigui, les afirmacions actuals de la recurrent es sostenen, especialment, en els dictàmens mèdics dels Drs. Badía (folis 86-87) i Puig (folis 76 i 139), com també en l'informe social d'una assistenta social (folis 73-75, 284-285 i 301). Aquests elements no proven, de cap de les maneres, una actuació negligent per part del psiquiatra. El neuròleg Dr. Badía explica, en el seu report del 13 de novembre de 1995, que la Sra. H. pateix trastorns des de l'any 1991 com a mínim i que "actualment el seu estat de salut mental no li permet d'assegurar cap feina". Aquestes afirmacions no permeten concloure en la comissió d'un error per part del Dr. C. El Dr. Badía tampoc discuteix la procedència de l'alta mèdica de l'11 de gener de 1993, sinó que sols constata la impossibilitat de mantenir un treball gairebé tres anys després de l'alta. Endemés, la recurrent sembla partir de la premissa errònia que l'alta mèdica és sinònim de guarició, però la decisió pot significar també que la patologia s'ha consolidat, en el sentit que s'ha cronificat o que no millora sensiblement malgrat els tractaments.
Pel que fa el metge generalista Dr. Puig, també coincideix en una desestructuració psicòtica iniciada abans de l'any 1992. Força és de constatar que aquesta afirmació no corrobora res més, a banda de provenir d'un facultatiu que no és expert en matèria de salut mental.
Per finalitzar, malgrat l'assistenta social Sra. Badía conclou rotundament en un error de diagnòstic, no exposa cap raonament objectiu ni compta amb la perícia suficient en aquest camp.
Per tot l'exposat, aquesta Sala ha de confirmar la Sentència adoptada per l'Hble. Tribunal de Batlles, en el sentit de que no queda acreditada suficientment la producció de cap errada per part del Dr. C.
IV.- Pel que fa la psicòloga Sra. S., procedeix confirmar l'excepció de prescripció. En efecte i a diferència de l'acció dirigida contra l'altre defenent, l'esmentada psicòloga social no va mai estar contractada per la Sra. H. La Sra. S. va actuar sempre pel compte de tercers (Policia i M.I. Tribunal de Corts), en primer lloc, assistint la recurrent poc després de la seva detenció (11 de març de 1992), a resultes de les lesions i injúries que va causar a una persona que sospitava mantenia una relació sentimental amb el seu espòs (folis 26-27). En segon lloc, evacuant un informe destinat al M.I. Tribunal de Corts, en període d'execució de sentència, el dia 31 de maig de 1995 (folis 29-31). Per conseqüent, només es pot exigir la responsabilitat extracontractual de la Sra. S. Hagut compte que el dia a quo s'ha de situar, en el millor dels cassos, a la data de fermesa de la sentència del M.I. Tribunal de Corts del 9 de juny de 1994, resta clara que la seva pretensió no pot ser examinada per raó de prescripció anyal.
L'estimació d'aquest obstacle fa innecessari l'examen de la qüestió de fons.
V.- La Sra. H. continua mantenint en aquesta alçada que no existia prescripció perquè no era capaç des de l'any 1993. Aquesta al·legació no pot triomfar, tota vegada que la capacitat és presumeix sempre i forçós és de constatar que la Sra. H. no ha estat mai declarada incapaç ni demostra clarament una alienació severa, almenys, entre els anys 1994 i 1995. Endemés, des de 1993, resulta que la Sra. H. va formular una demanda laboral el mateix any i una demanda administrativa al 1996 (folis 93-95), com també una denúncia contra el Dr. C. al 2010 (foli 45), actuacions que exigeixen una clara capacitat per obrar que no pot ara negar. El M.I. Tribunal de Corts, fins i tot, va declarar l'any 1994 que "no ha estat provat que actués amb les facultats intel·lectuals o volitives anul·lades totalment, o disminuïdes"), pronunciament que s'imposa a aquest Tribunal.
VI.- La desestimació del recurs suposa la condemna de la recurrent a satisfer les costes judicials per la regla del venciment (arg. codi 7, 51, 5), inclosos honoraris d'advocat i de procurador.
Decisio
Vistos la legislació vigent i els usos i costums aplicables al present cas,
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs d'apel·lació formulat per la Sra. ENTITY_4; CONFIRMAR la Sentència de l'Hble. Tribunal de Batlles del dia 18 de gener de 2013; CONDEMNAR la Sra. Conde a satisfer les costes judicials d'aquesta alçada, inclosos honoraris d'advocat i de procurador.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.