I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 203/2013 : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 28 novembre 2013 (TSJC-225/13)
Décision commentée : STSJAD 203/2013, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 28 novembre 2013 (Lire sur source officielle)
Note de rédaction : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reprise du texte intégral de la décision (ROJ, ECLI et numéro de recours).
Faits et procédure
La société Alfaro, créancière, a obtenu l'exécution d'une décision judiciaire contre la société Machado. Dans ce cadre, une ordonnance du 12 octobre 2009 (procédure EX-B-2224-2/2005) a enjoint à Alfaro de transférer au compte de l'Institut nacional andorrà de finances (INAF) une somme indiquée comme étant de 24 767,24 euros, correspondant au solde actualisé restant dû par la société exécutée. Le texte relève que Machado avait pu disposer de cette somme alors qu'un embargo préexistait sur le compte courant dont elle était titulaire, et que le versement était intervenu postérieurement à cet embargo.
Le transfert a été effectué en mars 2010 pour un montant de 25 851,14 euros. La décision ne explique pas l'écart entre les deux sommes.
Alfaro a ensuite agi contre Machado et contre trois administrateurs, MM. Farré, Manzano et Gutierrez, en restitution de la somme versée pour le compte de la débitrice, avec intérêts légaux et dépens. Elle fondait sa demande sur l'enrichissement injuste et, subsidiairement, sur la responsabilité solidaire des administrateurs, la société n'ayant pas mis ses statuts en conformité avec la loi n° 20/2007 du 18 octobre 2007 sur les sociétés anonymes et à responsabilité limitée.
Le Tribunal de batlles, par jugement du 11 mars 2013, a rejeté l'exception de défaut de qualité pour agir (manca de legitimació passiva) soulevée par M. Manzano, a condamné solidairement les défendeurs au paiement de 25 851,14 euros avec intérêts légaux, et a mis les dépens à la charge des défendeurs, à l'exception de M. Manzano, à l'égard duquel aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
M. Manzano a interjeté appel en demandant la révocation de la décision en ce qui le concerne et la condamnation de la partie adverse aux dép
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència de la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Vincent Anière, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 28 de novembre del 2013 - ROJ: STSJAD 203/2013 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- En data 13 de desembre del 2010 la representació processal de la societat "Alfaro" va formular demanda contra la societat "Machado" i contra els Srs. Farré, Manzano i Gutierrez, en tant que administradors de la societat defenent, sol·licitant que fossin condemnats a abonar a la seva mandant la suma de 25.851,14 euros per tal de rescabalar-la dels pagaments fets per compte d'ells, incrementada amb els interessos legals d'aquesta suma des de la data de la interposició de la demanda, així com al pagament de les costes judicials.… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 28 novembre 2013 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
TSJC-225/13
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 28 de novembre de 2013.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència de la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Vincent Anière, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 13 de desembre del 2010 la representació processal de la societat "Alfaro" va formular demanda contra la societat "Machado" i contra els Srs. Farré, Manzano i Gutierrez, en tant que administradors de la societat defenent, sol·licitant que fossin condemnats a abonar a la seva mandant la suma de 25.851,14 euros per tal de rescabalar-la dels pagaments fets per compte d'ells, incrementada amb els interessos legals d'aquesta suma des de la data de la interposició de la demanda, així com al pagament de les costes judicials.
II.- La representació processal del Sr. Manzano va contestar a la demanda promoguda contra el seu mandant oposant-se a la mateixa i formulant excepció peremptòria de manca de legitimació passiva.
III.- El Sr. Farré, en nom propi i en tant que legal representant de "Machado" i la Sra. Gutierrez van reconèixer el deute que se'ls hi reclamava i es van aplanar a la demanda en data 17 de gener del 2011.