I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
TSJ Andorre (Sala Civil), 2 septembre 2014, n° 262/2014
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, sentència du 2 septembre 2014, recours n° TSJC 247/14, ROJ STSJAD 262/2014, ECLI:AD:TSJADAD:2014:262 (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence est reconstituée à partir du texte même de la décision.
Faits et procédure
La société andorrane Oller, bailleresse, a introduit le 29 novembre 2013 une action en expulsion et en paiement contre M. Rius et M. Daza, locataires d'un appartement situé au premier étage de l'immeuble sis à Escaldes-Engordany. Le bail, conclu le 1er août 1999, était en cause. La demande tendait à la résolution du contrat, à l'expulsion, au paiement de 3 553,13 euros d'arriérés de loyers, à l'indemnisation de l'occupation indue jusqu'à la libération des lieux, ainsi qu'aux intérêts légaux et aux dépens.
Les défendeurs ont reconnu la dette lors de la comparution du 30 janvier 2014. Par jugement du 6 février 2014, le Tribunal unipersonnel, Section civile, a fait droit « substantiellement » à la demande. Il a prononcé la résolution du bail, ordonné l'expulsion immédiate, condamné les locataires au paiement des loyers impayés (août 2012 ; juin à novembre 2013) avec intérêts, à une indemnité d'occupation mensuelle équivalente au loyer convenu de 507,59 euros, et aux dépens.
M. Rius a interjeté appel. Son unique moyen tendait à la déduction, du montant réclamé, de la somme de 781,31 euros versée au titre de la caution, augmentée des intérêts depuis 1999. Le magistrat rapporteur est M. Joan Manel Abril Campoy. La date de l'acte d'appel n'est pas précisée dans la décision.
Question de droit
La question posée était de savoir si le locataire peut opposer au bailleur, à l'encontre d'une créance d'arriérés de loyers, la compensation avec un dépôt de garantie versé à la conclusion du bail, alors que ce dépôt n'a pas été restitué et que le locataire ne l'
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i els magistrats M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova i M.I. Sr. Vincent Anière, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 02 de setembre del 2014 - ROJ: STSJAD 262/2014 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- En data 29 de novembre del 2013 la representació processal de la societat andorrana "Oller" va formular demanda de desnonament i reclamació de quantitat contra els Srs. Rius i Daza sol·licitant que es dictés Sentència declarant resolt el contracte d'arrendament de data 1 d'agost de 1999 en relació a l'habitatge situat al primer pis, segona porta, de l'edifici situat a l'XXXX, condemnant als defenents a deixar-lo lliure, vacu, expedit i a la disposició del seu propietari i a pagar a la seva mandant l'import de 3.553,13 euros, corresponents a les mensualitats impagades en… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 02 septembre 2014 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-247/14
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 2 de setembre del 2014.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i els magistrats M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova i M.I. Sr. Vincent Anière, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 29 de novembre del 2013 la representació processal de la societat andorrana "Oller" va formular demanda de desnonament i reclamació de quantitat contra els Srs. Rius i Daza sol·licitant que es dictés Sentència declarant resolt el contracte d'arrendament de data 1 d'agost de 1999 en relació a l'habitatge situat al primer pis, segona porta, de l'edifici situat a l'XXXX, condemnant als defenents a deixar-lo lliure, vacu, expedit i a la disposició del seu propietari i a pagar a la seva mandant l'import de 3.553,13 euros, corresponents a les mensualitats impagades en aquell dia, més els danys i perjudicis resultants de la ocupació indeguda del mateix fins que els defenents el deixessin lliure i que serien, com a mínim, les quantitats mensuals actualitzades dels lloguers, més els interessos legals a partir de la data de la contesta a la demanda respecte de l'import principal i a partir del respectiu venciment respecte de les quantitats restants, més les costes del procediment.