STSJAD 274/2014 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 22 décembre 2014)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 22 décembre 2014, STSJAD 274/2014, ECLI:AD:TSJADAD:2014:274 (Lire sur source officielle)
Note : le champ « référence canonique » fourni (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplet, la référence est reconstituée à partir des mentions figurant dans le texte (ROJ et ECLI).
Faits et procédure
Par un écrit présenté le 3 septembre 2013, M^me^ Vélez a formé une demande d'exequatur en Andorre d'une décision rendue le 24 mars 2011 par le Tribunal de primera instància n° 7 de Badalona (Espagne). Le numéro de recours mentionné dans les métadonnées est 267/14, tandis que l'en-tête de la décision renvoie à « TSJC 0000267/2013 ». Le texte ne précise pas la raison de cet écart de numérotation.
Le défendeur, M. Galan, a été déclaré en situation de rebellion processuelle. Il avait été cité par voie d'édits affichés à l'emplacement d'usage. Le texte ne détaille ni la nature exacte de la citation ni les diligences accomplies pour la notifier au-delà de cet affichage (non précisé dans la décision). Le ministère public a estimé que la procédure d'exequatur était bien fondée.
La Sala Civil du Tribunal superior de justícia, sous la présidence du magistrat rapporteur M. Joan Manel Abril Campoy, avec MM. Pere Pastor Vilanova et Vincent Anière, a été saisie de la demande.
Question de droit
La question posée était de savoir si la décision étrangère, rendue dans un litige où le défendeur n'a pas comparu, satisfait aux conditions de reconnaissance et d'exécution fixées par l'article 49 de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993, lequel constitue le seul fondement juridique visé par la décision.
Selon les motifs, cette disposition exige, cumulativement :
- que la juridiction ayant rendu la décision soit compétente ;
- que la procédure suivie devant elle ait été régulière ;
- que la loi applicable ait été déterminée selon les règles nationales de conflit de lois ;
- que la décision soit conforme à l'ordre public national et international ;
- qu'aucune fraude à la loi nationale ne soit établie.
Solution et dispositif
La Cour considère que la décision espagnole « compleix tots els requisits » de l'article 49, et accueille la demande. Elle ne rattache cette conclusion à aucun examen détaillé de chaque condition : les motifs se bornent à constater que ces exigences sont remplies (« és pales », « consta cap frau »).
Le dispositif, rédigé en catalan, est reproduit ici dans une traduction fidèle :
« Accueillir la demande d'exequatur de M^me^ Vélez et déclarer exécutoire la décision rendue le 24 mars 2011 par le Tribunal de première instance n° 7 de Badalona (Espagne) ; sans condamnation particulière aux dépens. »
Le texte original est : « Estimar la demanda d'exequàtur de la Sra. Vélez i decretar executiva la sent
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000267/2013
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 22 de desembre del 2014.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats M.I. Sr. Vincent Anière i M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Que mitjançant escrit presentat en data 3 de setembre del 2013, la Sra. Vélez formulà demanda d'exequàtur de la sentència dictada en 24 de març del 2011 pel Tribunal de primera instància nº7 de Badalona (Espanya).
II.- .- El Sr. Galan ha estat declarat en rebel·lia processal, malgrat haver estat degudament citat per edictes col·locats en el lloc de costum.
III.- El Ministeri Fiscal considera que hi ha lloc al procediment instat.