STSJAD ANDORRA, a 16 de juny del 2016 - ROJ: STSJAD 115/2016
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé16 juin 2016
Numéro113/15
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 115/2016 (ECLI:AD:TSJADAD:2016:115)
> Décision commentée : STSJAD 115/2016, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 16 juin 2016, recours n° 113/15 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le 22 juin 2010, M. Martin a sollicité le bénéfice de l'exonération de l'impôt sur les transmissions patrimoniales immobilières (ITP) pour un logement acquis. Par résolution du 25 août 2010, le directeur du Département des tributs a accordé l'exonération (n° 211/2010), en indiquant expressément les formalités à accomplir pour en bénéficier.
Le Département a ensuite constaté que, à la date limite du 2 mars 2011, l'intéressé n'était pas inscrit au registre de la commune (Comú) à l'adresse du logement exonéré. Il a considéré que cette omission constituait un manquement à l'obligation prévue à l'article 4.11.b de la Loi 7/2006 et que ce manquement entraînait la perte de l'exonération. Le requérant a formé un recours de reposition le 21 octobre 2013, rejeté par résolution du Gouvernement d'Andorre du 18 décembre 2013.
Saisi d'un recours contentieux, le Tribunal de Batlles a rejeté la demande par sentence du 26 novembre 2015. M. Martin a interjeté appel le 19 janvier 2016, soutenant que l'absence de présentation du certificat dans le délai ne pouvait être sanctionnée par l'annulation de l'exonération, dès lors que ni la loi ni le règlement ne prévoyaient cette sanction. Le Gouvernement d'Andorre a conclu au rejet de l'appel en faisant valoir le caractère impératif des formalités légales.
Le litige porte donc sur la légalité de la décision administrative de réclamation du paiement de l'impôt dont l'exonération avait été initialement accordée.
## Question de droit
La question soumise à la Sala Administrativa était la suivante : le non-respect d'une exigence formelle, à savoir la présentation hors délai du certificat d'inscription au registre communal, suffit-il à entraîner la perte d'une exonération fiscale régulièrement accordée, alors que la loi ne prévoit pas expressement une telle sanction ?
Cette question engageait deux aspects. Le premier concernait la nature des conditions d'octroi de l'exonération, substantielles ou formelles. Le second visait la possibilité de régulariser a posteriori le manquement constaté.
Il n'est pas précisé dans la décision si l'occupation effective du logement dans le délai de six mois prévu à l'article 4.11.b de la Loi 7/2006 a été vérifiée ou contestée. Le litige ne porte pas expressément sur ce point.
## Solution et dispositif
Le Tribunal rejette l'appel. Il retient que les textes applicables subordonnent l'exonération à des conditions d'ordre formel, en plus des conditions de fond. Il se fonde sur les articles 4.11.b de la Loi 7/2006 et 3.2 i) du Règlement du 26 juillet 2006, qui imposent la présent
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 16 de juny del 2016 - ROJ: STSJAD 115/2016
STSJAD 115/2016 (ECLI:AD:TSJADAD:2016:115)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 115/2016, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 16 juin 2016, recours n° 113/15 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 22 juin 2010, M. Martin a sollicité le bénéfice de l'exonération de l'impôt sur les transmissions patrimoniales immobilières (ITP) pour un logement acquis. Par résolution du 25 août 2010, le directeur du Département des tributs a accordé l'exonération (n° 211/2010), en indiquant expressément les formalités à accomplir pour en bénéficier.
Le Département a ensuite constaté que, à la date limite du 2 mars 2011, l'intéressé n'était pas inscrit au registre de la commune (Comú) à l'adresse du logement exonéré. Il a considéré que cette omission constituait un manquement à l'obligation prévue à l'article 4.11.b de la Loi 7/2006 et que ce manquement entraînait la perte de l'exonération. Le requérant a formé un recours de reposition le 21 octobre 2013, rejeté par résolution du Gouvernement d'Andorre du 18 décembre 2013.
Saisi d'un recours contentieux, le Tribunal de Batlles a rejeté la demande par sentence du 26 novembre 2015. M. Martin a interjeté appel le 19 janvier 2016, soutenant que l'absence de présentation du certificat dans le délai ne pouvait être sanctionnée par l'annulation de l'exonération, dès lors que ni la loi ni le règlement ne prévoyaient cette sanction. Le Gouvernement d'Andorre a conclu au rejet de l'appel en faisant valoir le caractère impératif des formalités légales.
Le litige porte donc sur la légalité de la décision administrative de réclamation du paiement de l'impôt dont l'exonération avait été initialement accordée.
Question de droit
La question soumise à la Sala Administrativa était la suivante : le non-respect d'une exigence formelle, à savoir la présentation hors délai du certificat d'inscription au registre communal, suffit-il à entraîner la perte d'une exonération fiscale régulièrement accordée, alors que la loi ne prévoit pas expressement une telle sanction ?
Cette question engageait deux aspects. Le premier concernait la nature des conditions d'octroi de l'exonération, substantielles ou formelles. Le second visait la possibilité de régulariser a posteriori le manquement constaté.
Il n'est pas précisé dans la décision si l'occupation effective du logement dans le délai de six mois prévu à l'article 4.11.b de la Loi 7/2006 a été vérifiée ou contestée. Le litige ne porte pas expressément sur ce point.
Solution et dispositif
Le Tribunal rejette l'appel. Il retient que les textes applicables subordonnent l'exonération à des conditions d'ordre formel, en plus des conditions de fond. Il se fonde sur les articles 4.11.b de la Loi 7/2006 et 3.2 i) du Règlement du 26 juillet 2006, qui imposent la présent
Sentència
Núm. de Protocol: 1000007/2014 Núm. Rotlle: TSJA-0000113/2015
Andorra la Vella, el setze de juny de dos mil setze.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 1000007/2014.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
1.- El Sr. Martin va interposar demanda jurisdiccional contra la resolució de GOVERN D'ANDORRA del 18 de desembre de 2013, que desestima en alçada del recurs interposat contra el requeriment de pagament de l'exempció acordada el 25 d'agost de 2010, per incompliment de l'obligació d'inscripció a l'adreça de l'habitatge objecte d'exempció dins el termini legal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 113/15 — Décision commentée
2.- En la sentència del 26 de novembre de 2015 el Tribunal de Batlles ha desestimat la demanda promoguda pel Sr. Martin.
3.- En el seu escrit d'apel·lació de data 19 de gener de 2016, el Sr. Martin estima en substància que l'interessat ha incomplert el formalisme de presentar el certificat fora de termini i el cert és que ni la llei ni el reglament penalitzen aquest fet amb l'anul·lació de l'exempció.
El Sr. Martin ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions de data 11 d'abril de 2016.
4.- En la seva contesta de data 23 de febrer de 2016, GOVERN D'ANDORRA estima en substància que el Ministeri ha respectat les previsions del legislador, sense que es pugui advertir cap vici d'il·legalitat, en aquest sentit cal dir que les formalitats contingudes en les Lleis i els Reglament estan per complir-les.
GOVERN D'ANDORRA ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions de data 5 d'abril de 2016.
5.- Trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat el magistrat ponent i han quedat vistes les actuacions per a deliberar i decidir.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- Competència.
El Tribunal Superior, Sala Administrativa, és competent per conèixer del recurs, en aplicació de l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia.
Segon.- En data 22 de juny de 2010, el Sr. Martin va presentar una sol·licitud d'exempció de l'ITP (foli 47).
Per resolució de data 25 d'agost de 2010, el Director del Departament de Tributs resol "acordar l'exempció núm. 211/2010 de l'impost sobre transmissions patrimonials immobiliàries..." (foli184).
En aquesta resolució, s'indiquen expressament les formalitats que s'han de complir per beneficiar-se de l'exempció (verso, foli 184).
L'interessat no va presentar la documentació establerta legalment i el Departament de Tributs ha constatat que "el 2 de març del 2011, data límit en la que vostè es podia inscriure en l'habitatge objecte de l'exempció, vostè encara no estava inscrit, es constata l'incompliment d'una de les obligacions tributàries establertes en l'apartat b de l'article 4.11 de la Llei 7/2006 del 21 de juny (...) Vist que l'incompliment d'aquesta obligació comporta la pèrdua de l'exempció ..."(foli15).
Per resolució de data 18 de desembre de 2013, GOVERN D'ANDORRA ha desestimat el recurs de reposició de data 21 d'octubre de 2013 interposat pel Sr. Martin.
Tercer.- No ni ha discussió sobre el fet que el Sr. Martin no va presentar el certificat d'inscripció al Comú dins el termini previst.
En el seu escrit d'apel·lació, el Sr. Martin admet "que no va cursar la inscripció al Comú dins del termini previst i és cert que aquest era un "formalisme" que la llei fixa" (punt Segon de l'escrit).
L'argument essencial presentat pel recurrent és el següent, "per tant no ni ha base legal per anul·lar l'exempció vist que no hi cap incompliment de la llei" (punt tercer de l'escrit).
Als termes de l'article 4.11.b de la Llei 7/2006 de modificació de la Llei del 21 de juny de l'impost sobre transmissions patrimonials immobiliàries:
"L'adquirent ha d'ocupar l'habitatge en un termini màxim de 6 mesos posteriors a la seva adquisició."
El reglament de l'impost del 26 de juliol de 2006 imposa als beneficiaris de l'exempció la necessitat de donar compliment a determinats requisits d'ordre formal per tal de gaudir del benefici tributari.
Les modalitats d'aplicació d'aquest text es troben previstes pel Reglament del 26-7-2006 de l'impost sobre transmissions patrimonials immobiliàries. Als termes de l'article 3.2 d'aquest Reglament:
"2. Per a l'exempció prevista a l'apartat 11 de l'article 4 de la Llei, la persona sol·licitant ha de presentar al Servei de Tràmits la sol·licitud en el format oficial corresponent que es presenta a l'annex, degudament omplerta i acompanyada de la documentació següent (...)
i) Posteriorment a l'adquisició del bé immoble, i en el termini d'un mes a comptar del termini establert a l'article 4.11.b de la Llei, la persona o persones adquirents han de presentar a l'Administració el certificat de convivència expedit pel Comú que acrediti la data d'inscripció en l'adreça corresponent al bé immoble adquirit, que ha obtingut l'exempció i còpia simple de l'escriptura pública."
Resulta clarament d'aquests articles que a més dels requisits de naturalesa substantiva, l'exempció està condicionada pel respecte de requisits d'ordre formal.
Com ha jutjat aquesta Sala, "En conseqüència, s'ha de concloure que l'agent no va donar compliment a les exigències d'ordre formal que conté l'article 3.2. i del Reglament de l'impost sobre transmissions patrimonial immobiliàries, la qual cosa comporta la pèrdua de l'exempció tributària, segons l'article 4.11.b) de la Llei de l'impost. L'aportació posterior de determinats rebuts d'empreses subministradores d'aigua, llum i telèfon no permet esmenar la inobservança del requisit reglamentari, per la qual cosa procedeix desestimar el recurs d'apel·lació i confirmar íntegrament la sentència impugnada." (Sentència 51/2013 del 23 de maig de 2013; Sentència 42/2013 del 22 d'abril de 2013).
Per aquests motius, el recurs d'apel·lació s'ha de desestimar.
Quart.- No s'aprecien circumstàncies determinants d'una especial condemna al pagament de les despeses d'aquesta segona instància.
Decisio
En atenció a tot el què s'ha exposat, la Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Desestimar el recurs d'apel·lació presentat pel Sr. Martin.
Segon.- Confirmar la sentència recorreguda i declarar que la resolució de GOVERN D'ANDORRA núm. 142317/2013 del 18 de desembre de 2013, que desestima en alçada el recurs interposat contra el requeriment de pagament de l'exempció acordada el 25 d'agost de 2010, és ajustada a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa.
Tercer.- De no efectuar cap condemna en costes.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.