STSJAD ANDORRA, a 16 de juny del 2016 - ROJ: STSJAD 121/2016
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé16 juin 2016
Numéro30/16
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 121/2016 (ECLI:AD:TSJADAD:2016:121)
> Décision commentée : STSJAD 121/2016, ECLI:AD:TSJADAD:2016:121, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 16 juin 2016 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note : la référence canonique transmise (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral a été retenue.*
## Faits et procédure
Le requérant, M. Pina, titulaire d'une autorisation de résidence et de travail au Principat d'Andorre, s'est vu refuser le renouvellement de cette autorisation par une décision du ministre de la Justice et de l'Intérieur du 12 août 2015. Le recours gracieux formé contre cet acte a été rejeté par une résolution du Gouvernement d'Andorre du 28 octobre 2015.
Le motif retenu tient à la condamnation pénale de l'intéressé à cinq ans d'emprisonnement pour trafic de stupéfiants en grande quantité, infraction qui avait donné lieu à sa détention provisoire. Le texte fait également état d'un antérieur « advertiment d'expulsió » (avertissement d'expulsion) daté du 16 juin 2014, adopté sur les mêmes faits, alors que l'intéressé n'avait pas encore été jugé.
Par jugement du 3 février 2016, la Sección Administrativa du Tribunal de Batlles a rejeté la demande. Le requérant a interjeté appel le 18 février 2016 devant la Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia. Il soutenait, en substance, que l'administration n'avait pas retenu de risque pour l'ordre public lors de l'avertissement d'expulsion, que le renouvellement refusé équivalait à une expulsion de facto, que les juridictions pénales n'avaient pas prononcé de peine complémentaire d'expulsion, et que la mesure était disproportionnée au regard de son enracinement au Principat. Le Gouvernement a conclu au rejet, en soutenant que les procédures d'expulsion et de renouvellement d'autorisation sont distinctes.
## Question de droit
La question posée était de savoir si le refus de renouveler une autorisation de résidence et de travail, fondé sur l'existence d'un risque pour l'ordre public tiré d'une condamnation pénale, est conforme au droit, alors que la même administration avait antérieurement adopté, sur les mêmes faits, un avertissement d'expulsion sans caractériser un tel risque. La Cour devait ainsi trancher deux points : l'éventuelle violation du principe de vinculació als actes propis (principe de l'estoppel administratif, ou de cohérence de l'action administrative) et le contrôle de la proportionnalité de la mesure.
Le tribunal rappelle d'abord, en se référant à sa jurisprudence antérieure (sentence n° 32-2014 du 11 juillet), que la mesure en cause relève de la police administrative des étrangers. Elle a une finalité préventive, ne revêt pas un caractère sanctionnateur et repose sur une conduite « degudament contrastada » (dûment établie) permettant de prévoir raisonnablement la probabilité d'atteintes ultérieures à la tranquillité publique.
## Solution et dispositif
Le tribunal écarte les moyens et confirme la décision de première instance. Les motifs essentiels sont les suivants.
**Sur le risque pour l'ordre public.** Se fondant sur sa jurisprudence antérieure (sentence n° 16-2011 du 4 mars), la Cour estime qu'une procédure pénale au cours de laquelle le juge d'instruction a retenu des indices suffisants pour ordonner un procès (*processament*) suffit à caractériser le risque. Pour une infraction d'une telle gravité, et a fortiori lorsque la condamnation à cinq ans de prison est intervenue, la participation à cette infraction « obliga a considerar que, en tot cas, existeix un risc per a l'ordre públic » au sens de l'article 67 d) de la Loi qualifiée d'immigration.
**Sur le principe de vinculació als actes propis.** La Cour distingue l'avertissement d'expulsion et le refus de renouvellement. L'avertissement est un préalable à une procédure d'expulsion, qui ne peut être directement appliquée qu'en cas d'exécution forcée ou de risque « greu » (grave) (article 134.5 de la Loi qualifiée). Or, à la
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 16 de juny del 2016 - ROJ: STSJAD 121/2016
STSJAD 121/2016 (ECLI:AD:TSJADAD:2016:121)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 121/2016, ECLI:AD:TSJADAD:2016:121, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 16 juin 2016 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique transmise (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral a été retenue.
Faits et procédure
Le requérant, M. Pina, titulaire d'une autorisation de résidence et de travail au Principat d'Andorre, s'est vu refuser le renouvellement de cette autorisation par une décision du ministre de la Justice et de l'Intérieur du 12 août 2015. Le recours gracieux formé contre cet acte a été rejeté par une résolution du Gouvernement d'Andorre du 28 octobre 2015.
Le motif retenu tient à la condamnation pénale de l'intéressé à cinq ans d'emprisonnement pour trafic de stupéfiants en grande quantité, infraction qui avait donné lieu à sa détention provisoire. Le texte fait également état d'un antérieur « advertiment d'expulsió » (avertissement d'expulsion) daté du 16 juin 2014, adopté sur les mêmes faits, alors que l'intéressé n'avait pas encore été jugé.
Par jugement du 3 février 2016, la Sección Administrativa du Tribunal de Batlles a rejeté la demande. Le requérant a interjeté appel le 18 février 2016 devant la Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia. Il soutenait, en substance, que l'administration n'avait pas retenu de risque pour l'ordre public lors de l'avertissement d'expulsion, que le renouvellement refusé équivalait à une expulsion de facto, que les juridictions pénales n'avaient pas prononcé de peine complémentaire d'expulsion, et que la mesure était disproportionnée au regard de son enracinement au Principat. Le Gouvernement a conclu au rejet, en soutenant que les procédures d'expulsion et de renouvellement d'autorisation sont distinctes.
Question de droit
La question posée était de savoir si le refus de renouveler une autorisation de résidence et de travail, fondé sur l'existence d'un risque pour l'ordre public tiré d'une condamnation pénale, est conforme au droit, alors que la même administration avait antérieurement adopté, sur les mêmes faits, un avertissement d'expulsion sans caractériser un tel risque. La Cour devait ainsi trancher deux points : l'éventuelle violation du principe de vinculació als actes propis (principe de l'estoppel administratif, ou de cohérence de l'action administrative) et le contrôle de la proportionnalité de la mesure.
Le tribunal rappelle d'abord, en se référant à sa jurisprudence antérieure (sentence n° 32-2014 du 11 juillet), que la mesure en cause relève de la police administrative des étrangers. Elle a une finalité préventive, ne revêt pas un caractère sanctionnateur et repose sur une conduite « degudament contrastada » (dûment établie) permettant de prévoir raisonnablement la probabilité d'atteintes ultérieures à la tranquillité publique.
Solution et dispositif
Le tribunal écarte les moyens et confirme la décision de première instance. Les motifs essentiels sont les suivants.
Sur le risque pour l'ordre public. Se fondant sur sa jurisprudence antérieure (sentence n° 16-2011 du 4 mars), la Cour estime qu'une procédure pénale au cours de laquelle le juge d'instruction a retenu des indices suffisants pour ordonner un procès (processament) suffit à caractériser le risque. Pour une infraction d'une telle gravité, et a fortiori lorsque la condamnation à cinq ans de prison est intervenue, la participation à cette infraction « obliga a considerar que, en tot cas, existeix un risc per a l'ordre públic » au sens de l'article 67 d) de la Loi qualifiée d'immigration.
Sur le principe de vinculació als actes propis. La Cour distingue l'avertissement d'expulsion et le refus de renouvellement. L'avertissement est un préalable à une procédure d'expulsion, qui ne peut être directement appliquée qu'en cas d'exécution forcée ou de risque « greu » (grave) (article 134.5 de la Loi qualifiée). Or, à la
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Administrativa
Núm. de Protocol: 1000112/2015 Núm. De Rotlle: TSJA-0000030/2016
SENTÈNCIA 43-2016
PARTS:
Apel·lant: Sr. Pina
Representant: ídem
Advocada: Sra. Águila
Apel·lat: GOVERN D'ANDORRA
Representant: Sra. Carranza
Advocada: Sra. Miró
M. I. Sra. Marie Conte
Andorra la Vella, setze de juny de dos mil setze.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 1000112/2015.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira, el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 30/16 — Décision commentée
1.- El Sr. Pina va interposar demanda jurisdiccional contra la resolució de GOVERN D'ANDORRA de data 28 d'octubre de 2015 que va acordar desestimar el recurs de reposició formulat contra l'acord del M.I. Ministre de Justícia i Interior de data 12 d'agost de 2015 de no renovar la seva autorització de residència i treball.
2.- Per sentència de data 3 de febrer de 2016, la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, ha desestimat la demanda promoguda pel Sr. Pina.
3.- Per escrit presentat en data 18 de febrer de 2016, la part agent ha interposat recurs d'apel·lació contra l'esmentada sentència, que es fonamenta substancialment en les següents al·legacions:
L'advertència d'expulsió de data 16 de juny de 2014 ha comportat segons la part agent, que en aquell moment l'administració considerés que no representava un risc greu per a la seguretat de l'Estat, de les persones o dels béns o per a l'ordre públic, atès que del contrari hagués procedit a la incoació d'un procediment d'expulsió.
La base sancionadora són els fets que han originat el procediment, i no la sentència del Tribunal de Corts en si mateixa. La denegació de la renovació de la seva autorització de residència s'havia pres sense l'existència de cap fet nou d'ençà aquells que motivaren l'advertència d'expulsió.
L'administració ha emprat els mateixos fets per dues resolucions diferents, anant contra els seus propis actes al considerar en un primer moment que no representava un risc greu, per posteriorment entendre que si existia un risc.
La no renovació de la residència equival a una expulsió de facto.
Els Tribunals penals no l'han condemnat a la pena complementària d'expulsió del país.
L'arrelament al Principat d'Andorra ha estat suficientment acreditat en primera instància pels documents que conformen l'expedient administratiu, alhora que han estat considerats provats en la causa penal, essent la mesura totalment desproporcionada.
4.- En la seva contesta de data 9 de març de 2016, GOVERN D'ANDORRA manifesta en síntesi el següent,
Els expedients de renovació d'autoritzacions d'immigració com el present, són substancialment diferents dels expedients d'expulsió, amb un abast i efectes jurídics ben diferenciats.
Els fets pels quals va ser condemnat pel Tribunal de Corts, permeten determinar de forma objectiva que la conducta de la part agent comporta un risc per a la seguretat de l'Estat, de les persones i de l'ordre públic.
A la vista dels fets objecte de condemna i d'acord amb els motius de denegació establerts a l'article 67 de la Llei qualificada d'immigració, l'administració ha de procedir a denegar la sol·licitud en virtut del principi de legalitat.
Entre la data de l'expedient d'advertència d'expulsió i la resolució de denegació de renovació de l'autorització, la part agent ha estat condemnada penalment essent aquest un fet nou essencial per desestimar la renovació.
El pronunciament penal respecte la pena complementària d'expulsió, no obsta l'expulsió administrativa atès que es tracta de procediments diferents amb finalitats i objectes també diferents.
La resolució de Govern adoptada guarda la necessària proporcionalitat a la vista dels fets que la motiven i de les circumstàncies personals de l'interessat.
5.- Trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat el magistrat ponent i han quedat vistes les actuacions per a deliberar i decidir.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons els articles 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia i 160 de la Llei qualificada d'immigració.
Segon.- La qüestió debatuda en aquest procés consisteix en determinar si resulta ajustada a dret la decisió administrativa que ha denegat la renovació de l'autorització de residència i treball de què disposava l'interessat, i això pel fet de suposar un risc per a l'ordre públic, ja que es trobava immers en un procediment penal per un delicte major de tràfic de droga tòxica en gran quantitat, pel qual va estar en situació de presó provisional i va ser finalment condemnat, com a autor d'aquest delicte, a la pena de cinc anys de presó.
Tercer.- L'article 54.2 de la Llei qualificada d'immigració disposa "Per obtenir la renovació de qualsevol autorització d'immigració, la persona que n'és titular no ha de representar un risc per a la seguretat de l'Estat, de les persones o dels béns ni per a l'ordre públic".
D'altra banda, l'article 67 de la mateixa llei afirma que: "Només és motiu de denegació de la sol·licitud de renovació d'una autorització d'immigració la constatació d'un o més dels supòsits següents:
(...) d) El fet de representar un risc per a la seguretat de l'Estat, de les persones o dels béns i per a l'ordre públic en general".
Com ha declarat aquesta Sala en reiterades ocasions sobre la naturalesa de les potestats administratives en aquesta matèria (v. sentència núm. 32-2014, d'11 de juliol): "...es tracta d'una mesura enquadrada en el marc de la policia administrativa d'estrangers, la finalitat de la qual no és altra que la salvaguarda de l'ordre i la seguretat públics enfront de conductes que resultin susceptibles de pertorbar-los.
Aquesta mesura de policia té una substantivitat pròpia, no revesteix caràcter sancionador i té una finalitat merament preventiva, basada en l'apreciació d'una conducta, degudament contrastada, que pugui fer racionalment preveure la probabilitat d'ulteriors atemptats contra la tranquil·litat pública".
Quart.- En el present supòsit, l'Administració general ha denegat la renovació de l'autorització de residència i treball de l'interessat en base a la detenció i posterior processament del mateix per un delicte major de tràfic de droga tòxica en gran quantitat, pel qual va estar en situació de presó provisional i va ser finalment condemnat, com a autor d'aquest delicte, a la pena de cinc anys de presó.
Com ja va dir en un supòsit anàleg la sentència núm. 16-2011, de 4 de març: "Als efectes d'aquest procés, resulta suficient constatar que no es tracta d'una mera denúncia, sinó que el Batlle instructor ha considerat que existeixen indicis suficients per acordar el processament de l'interessat. D'altra banda, els fets revesteixen una especial gravetat, de manera que no resulta improcedent considerar que el seu presumpte autor representa un risc per a la seguretat de les persones i per a l'ordre públic, en els termes previstos en els articles 52.2 i 65.d) de la Llei qualificada d'immigració" (en aquest cas, els articles 54.2 i 67.d) en la vigent redacció).
Aquests mateixos criteris són aplicables en aquest supòsit, en què l'interessat ha estat condemnat a una important pena de 5 anys de presó.
En efecte, la seva participació en una infracció d'aquesta naturalesa obliga a considerar que, en tot cas, existeix un risc per a l'ordre públic, en els termes que preveu l'article 67.d) de la Llei qualificada d'immigració.
Cinquè.- El recurrent fa valer que, per aquests mateixos fets, va ser objecte d'un advertiment d'expulsió, a l'empara de l'article 134 de la mateixa Llei qualificada, per la qual cosa considera que l'Administració no va considerar llavors que existís un risc per a l'ordre públic o la seguretat de l'Estat, de les persones o dels béns. Les resolucions actualment impugnades, vulnerarien, doncs, en la seva opinió, l'obligat respecte als actes propis.
És cert que els mateixos fets, és a dir, la participació de l'agent en els fets pels quals va ser finalment condemnat, van donar lloc inicialment a un advertiment d'expulsió i ara a denegar la renovació de l'autorització de residència. Tanmateix, cal tenir en compte que es tracta de procediments que tenen una naturalesa diferent i que han de complir requisits també diferenciats. En el cas de l'advertència d'expulsió, es tracta d'un requisit previ a la incoació d'un procediment d'expulsió administrativa, que només podria ser aplicada directament quan es tracta d'una execució forçosa o bé en cas d'un risc greu per a la seguretat de l'Estat, de les persones o dels béns o per a l'ordre públic (article 134.5 de la Llei qualificada d'immigració).
En conseqüència, si l'Administració no va apreciar en aquell moment l'existència d'un risc greu, no podia imposar directament l'expulsió, sinó que havia de procedir al previ advertiment. Això no exclou, però, que a l'hora de resoldre sobre la renovació de l'autorització, s'apreciï el motiu de denegació que recull l'article 54.2 de la Llei qualificada, que consisteix merament en l'existència d'un risc, i no d'un risc greu, per a la seguretat de l'Estat, de les persones o dels béns o per a l'ordre públic.
Cal admetre també que l'Administració podia legítimament no adoptar en aquell moment una mesura d'expulsió administrativa, que comporta uns efectes especialment rigorosos, ja que impedeix a l'interessat entrar en el territori andorrà, ni que sigui en règim turístic (article 129 de la Llei qualificada), mentre que ha optat per denegar la renovació de l'autorització de residència, que no produeix aquests efectes.
A més, s'ha de tenir en compte que, quan es va fer l'advertiment d'expulsió, el recurrent no havia estat encara sentenciat, mentre que, quan es va denegar la renovació de la seva autorització, ja s'havia dictat sentència condemnatòria, que finalment va comportar una pena de 5 anys de presó, i aquesta circumstància justificava l'apreciació d'un risc per a l'ordre públic.
No es pot apreciar, per tot això, que s'hagi vulnerat el principi de vinculació als actes propis.
Sisè.- Pel que fa a la proporcionalitat de la mesura, cal tenir en compte que, en aquest supòsit, no concorren les circumstàncies que va apreciar aquesta Sala en la sentència núm. 77-2015, de 23 de desembre. En efecte, ni es tracta aquí d'una mesura d'expulsió, que comporta uns efectes més rigorosos, com abans s'ha dit, ni la filla de l'interessat viu a Andorra, sinó a Espanya. En conseqüència, malgrat el temps de residència al Principat, existeix una situació de risc per a l'ordre públic, que acredita la sentència condemnatòria dels tribunals penals, per la qual cosa procedeix desestimar el recurs i confirmar la sentència apel·lada.
Setè.- No es fa cap pronunciament sobre el pagament de costes judicials per raó de manca de temeritat.
DECISIÓ
Primer.- Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa el Sr. Pina contra la sentència dictada el 3 de febrer de 2016 per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, la qual es confirma en els seus propis termes.
Segon.- No fer un especial pronunciament sobre les costes causades en aquesta instància.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.