I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 373/2016 (ECLI:AD:TSJADAD:2016:373)
Décision commentée : STSJAD 373/2016, Tribunal supérieur de justice d'Andorre, Sala Penal, 21 novembre 2016, recours n° 30/16 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue est celle figurant dans le texte intégral (ROJ et ECLI).
Faits et procédure
Le 18 avril 2008, le Tribunal de Batlles a condamné M. José Almansa pour un délit mineur de lésions par imprudence grave, à six mois de privation du permis de conduire et trois mois d'arrêts nocturnes avec sursis, et pour une contravention pénale de dommages par imprudence, à une amende de 250 euros et à un mois de privation du permis de conduire. La décision a été intégralement confirmée par le Tribunal de Corts le 15 janvier 2009, notifiée le 29 janvier suivant, puis communiquée au Registre des antécédents pénaux.
Le 8 avril 2016, l'intéressé a demandé devant le Tribunal de Corts la cancellation de son antécédent pénal. Le Ministère public s'y est opposé. Il faisait valoir que des diligences préalables (n° 2000153/2015) avaient été ouvertes le 30 mai 2011 à l'encontre du même intéressé pour des faits présumés illicites commis durant le délai de suspension de la peine.
Par ordonnance du 9 mai 2016, le Tribunal de Corts a fait droit à la demande et ordonné la cancellation de l'antécédent, avec l'annotation correspondante au Registre. Le Ministère public a interjeté appel. Il soutenait que la procédure en cours aurait dû conduire à suspendre l'examen de la réhabilitation jusqu'à la résolution des diligences. La défense a conclu au rejet, en relevant l'absence de toute décision du juge instructeur constatant l'existence d'indices de criminalité (notamment d'ordonnance de mise en examen) et en invoquant une décision antérieure de la même Sala du 21 juin 2007 selon laquelle la date de commission des faits, et non celle du jugement, doit être retenue pour le calcul de la réhabilitation.
La Sala Penal a été saisie de l'appel formé contre cette ordonnance, qui constitue l'objet du présent comment
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'Aute de data 9 de maig de 2016 dictat pel Tribunal de Corts en el marc de l'execució de la sentència dictada en la causa de referència, seguida per un delicte menor de lesions per imprudència greu i una contravenció penal de danys per imprudència, els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió. És ponent el M.I. Sr. Yves Picod. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 21 de novembre del 2016 - ROJ: STSJAD 373/2016 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- RESULTANT: que l'Hble. Tribunal de Batlles va dictar sentència en data 18 d'abril de 2008, en la causa de referència, condemnant a Almansa com a autor responsable d'un delicte menor de lesions per imprudència greu a la pena de 6 mesos de privació del permís de conduir i de 3 mesos d'arrest nocturn condicional i com autor responsable d'una contravenció penal de danys per imprudència a la pena de multa de 250 euros i de privació del permís de conduir per un període d'un mes i al pagament de les despeses processals causades.… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 21 novembre 2016 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Penal
Núm. de Causa: DM-423-3/07 Núm. de Rotlle: TSJP-0000030/16
SENTÈNCIA 56-2016
PARTS:
Recorregut: Mgfc. Ministeri Fiscal Recorregut: Sr. Almansa
Advocat: Sra. Ropero
M. I. Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, vint-i-u de novembre de dos mil setze.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'Aute de data 9 de maig de 2016 dictat pel Tribunal de Corts en el marc de l'execució de la sentència dictada en la causa de referència, seguida per un delicte menor de lesions per imprudència greu i una contravenció penal de danys per imprudència, els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió. És ponent el M.I. Sr. Yves Picod.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que l'Hble. Tribunal de Batlles va dictar sentència en data 18 d'abril de 2008, en la causa de referència, condemnant a Almansa com a autor responsable d'un delicte menor de lesions per imprudència greu a la pena de 6 mesos de privació del permís de conduir i de 3 mesos d'arrest nocturn condicional i com autor responsable d'una contravenció penal de danys per imprudència a la pena de multa de 250 euros i de privació del permís de conduir per un període d'un mes i al pagament de les despeses processals causades.