STSJAD ANDORRA, a 29 de novembre del 2016 - ROJ: STSJAD 382/2016
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé29 novembre 2016
Numéro210/16
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 29 novembre 2016 (ROJ : STSJAD 382/2016)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ROJ : STSJAD 382/2016 ; ECLI:AD:TSJADAD:2016:382 ; recours n° 210/16) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note préliminaire : la référence canonique fournie avec la décision est incomplète (« Juridiction andorrane, — »). Les identifiants ROJ, ECLI et le numéro de recours sont ceux qui figurent dans le texte intégral.*
## Faits et procédure
En 2013, la Comunitat de Propietaris de l'Edifici « S » (ci-après la Communauté) confie à la société « Gálvez » des travaux de réfection de la toiture de l'immeuble. Deux devis sont signés par la Communauté : l'un pour le démontage des anciennes dalles et tuiles, l'autre pour la réfection de l'isolation. Le devis initial retient une surface de 480 m² « aprox ». Une erreur de métrage commise par l'entreprise conduit à un surcoût, la surface réelle étant établie à 838 m² selon un rapport d'ingénieur topographe. L'entreprise facture à ce titre 42 565,43 euros TTC de travaux supplémentaires.
La Communauté règle des paiements fractionnés pour un total de 78 372,46 euros, sans acquitter l'intégralité des factures. La société « Gálvez » assigne alors en paiement de 29 147,91 euros (28 655,36 euros de principal et 492,55 euros de frais de retour bancaire), intérêts légaux en sus.
Le Tribunal de Batlles fait droit à la demande et condamne la Communauté à verser 28 346,86 euros, avec intérêts légaux et dépens. La Communauté interjette appel. Elle demande l'infirmation du jugement, le rejet de la demande principale et l'accueil de sa demande reconventionnelle en restitution de 14 378,10 euros versés en trop, ainsi que la condamnation de l'adverse partie aux dépens des deux instances.
Le texte comporte une divergence de date pour le jugement de première instance : les antécédents mentionnent le 24 mai 2016, tandis que le dispositif mentionne le 24 mars 2016. La date retenue dans le présent commentaire est celle des antécédents, sous réserve de vérification sur la pièce originale.
## Question de droit
La question posée est double. Il s'agit, d'une part, de savoir si l'erreur de métrage commise par l'entrepreneur doit être supportée par celui-ci, comme le soutient la Communauté, qui ne reconnaît que les devis initiaux. Il s'agit, d'autre part, de déterminer si le maître d'ouvrage qui consent à la poursuite des travaux et règle des sommes supérieures aux montants convenus accepte par là même le coût supplémentaire.
La Sala Civil répond par la négative au premier point et par l'affirmative au second, en fondant son raisonnement sur l'appréciation des éléments de fait et de preuve.
## Solution et dispositif
La Cour écarte d'abord l'argument de la Communauté. Elle reconnaît que l'entreprise a commis « un grave erreur » de mesurage et qu'en tant que professionnelle elle devait se montrer plus rigoureuse. Elle relève toutefois plusieurs éléments :
- le devis initial portait sur une surface « aprox » de 480 m², ce qui impliquait que les parties savaient que les mesures devaient être précisées ;
- la Communauté voulait la réfection de la totalité de la toiture, et non d'une partie seulement ;
- la Communauté a payé des sommes supérieures aux montants initiaux, dont 14 378,10 euros qu'elle réclame aujourd'hui, ce qui permet de considérer qu'elle a accepté « au moins une part » du surcoût.
La Cour s'appuie ensuite sur une lettre du secrétaire-administrateur de la Communauté, qui reconnaît l'avertissement donné par l'entreprise avant l'achèvement des travaux, ainsi que sur les déclarations d'un gestionnaire de la Communauté, qui admet que le surc
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 29 de novembre del 2016 - ROJ: STSJAD 382/2016
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 29 novembre 2016 (ROJ : STSJAD 382/2016)
Note préliminaire : la référence canonique fournie avec la décision est incomplète (« Juridiction andorrane, — »). Les identifiants ROJ, ECLI et le numéro de recours sont ceux qui figurent dans le texte intégral.
Faits et procédure
En 2013, la Comunitat de Propietaris de l'Edifici « S » (ci-après la Communauté) confie à la société « Gálvez » des travaux de réfection de la toiture de l'immeuble. Deux devis sont signés par la Communauté : l'un pour le démontage des anciennes dalles et tuiles, l'autre pour la réfection de l'isolation. Le devis initial retient une surface de 480 m² « aprox ». Une erreur de métrage commise par l'entreprise conduit à un surcoût, la surface réelle étant établie à 838 m² selon un rapport d'ingénieur topographe. L'entreprise facture à ce titre 42 565,43 euros TTC de travaux supplémentaires.
La Communauté règle des paiements fractionnés pour un total de 78 372,46 euros, sans acquitter l'intégralité des factures. La société « Gálvez » assigne alors en paiement de 29 147,91 euros (28 655,36 euros de principal et 492,55 euros de frais de retour bancaire), intérêts légaux en sus.
Le Tribunal de Batlles fait droit à la demande et condamne la Communauté à verser 28 346,86 euros, avec intérêts légaux et dépens. La Communauté interjette appel. Elle demande l'infirmation du jugement, le rejet de la demande principale et l'accueil de sa demande reconventionnelle en restitution de 14 378,10 euros versés en trop, ainsi que la condamnation de l'adverse partie aux dépens des deux instances.
Le texte comporte une divergence de date pour le jugement de première instance : les antécédents mentionnent le 24 mai 2016, tandis que le dispositif mentionne le 24 mars 2016. La date retenue dans le présent commentaire est celle des antécédents, sous réserve de vérification sur la pièce originale.
Question de droit
La question posée est double. Il s'agit, d'une part, de savoir si l'erreur de métrage commise par l'entrepreneur doit être supportée par celui-ci, comme le soutient la Communauté, qui ne reconnaît que les devis initiaux. Il s'agit, d'autre part, de déterminer si le maître d'ouvrage qui consent à la poursuite des travaux et règle des sommes supérieures aux montants convenus accepte par là même le coût supplémentaire.
La Sala Civil répond par la négative au premier point et par l'affirmative au second, en fondant son raisonnement sur l'appréciation des éléments de fait et de preuve.
Solution et dispositif
La Cour écarte d'abord l'argument de la Communauté. Elle reconnaît que l'entreprise a commis « un grave erreur » de mesurage et qu'en tant que professionnelle elle devait se montrer plus rigoureuse. Elle relève toutefois plusieurs éléments :
le devis initial portait sur une surface « aprox » de 480 m², ce qui impliquait que les parties savaient que les mesures devaient être précisées ;
la Communauté voulait la réfection de la totalité de la toiture, et non d'une partie seulement ;
la Communauté a payé des sommes supérieures aux montants initiaux, dont 14 378,10 euros qu'elle réclame aujourd'hui, ce qui permet de considérer qu'elle a accepté « au moins une part » du surcoût.
La Cour s'appuie ensuite sur une lettre du secrétaire-administrateur de la Communauté, qui reconnaît l'avertissement donné par l'entreprise avant l'achèvement des travaux, ainsi que sur les déclarations d'un gestionnaire de la Communauté, qui admet que le surc
Sentència
TSJC.- 0000210/2016 ORIGEN: 7900093/2014 - 00
NIG: 5300542120140003550
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 29 de novembre del 2016.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i els magistrats M.I. Sr. Vincent Anière i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Prèvia citació a judici de data 3 de desembre de 2014, en l'audiència del subsegüent dia 23 de gener de 2015 la representació processal de la societat "Gálvez" formulava demanda en reclamació de quantitat contra la Comunitat de Propietaris de l'Edifici "S", de conformitat amb les circumstàncies de fet que exposava i els documents adjuntats i després d'invocar els fonaments de dret que considerava pertinents, sol·licitava que fos dictada Sentència amb els següents pronunciaments:
"...condemnant la defenent a satisfer els imports de:
VINT-I-NOU MIL CENT QUARANTA -SET EUROS AMB NORANTA-UN CÈNTIMS D'EURO (29.147,91EUR), en concepte de factures pendents relacionades al present escrit, més els interessos legals legalment devengats.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 210/16 — Décision commentée
Les costes judicials, inclosos els honoraris de l'advocat i Procurador d'aquesta part."
II.- En l'Audiència de data 6 de març de 2015, la Comunitat de Propietaris de l'Edifici "S" va contestar a la demanda oposant-s'hi, així com va formular demanda reconvencional, de conformitat amb les circumstàncies de fet que exposava i els documents adjuntats. Desprès d'invocar els fonaments de dret que considerava pertinents, sol·licitava que fos dictada Sentència amb els següents pronunciaments:
"...sense donar lloc a les infonamentades pretensions de la part agent, contingudes en el "Petítum" de la seva demanda, donant lloc a la reconvenció d'aquesta part demandada i actora reconvencional en l'import de 14.378,10 EUR, en concepte d'abonament del que ha estat pagat de més, i que no en resulta del que fou pactat contractualment, amb els corresponents interessos legals, condemnant a l'adversa al pagament de les costes judicials i extrajudicials derivades de la intervenció d'Advocat per haver estat cridada indegudament a judici. Essent fonamentada i ajustada a dret, la reclamació efectuada per aquesta part defenent i actora reconvencional."
III.- La part agent va replicar i contestar a la demanda reconvencional plantejada contra ella oposant-s'hi, la part defenent va presentar opportunament el seu escrit de dúplica i en el seu moment les dues parts van presentar els seus escrits de conclusions reiterant els seus arguments i oposant-se als de l'adversa.
IV.- La Sentència dictada per l'Hble. Tribunal de Batlles en data 24 de maig del 2016 va decidir donar lloc majoritàriament a la demanda interposada per la mercantil andorrana Gálvez SL. i condemnar a la COMUNITAT DE PROPIETARIS DE L'EDIFICI S a pagar a l'agent la suma total de 28.346,86 EUR, incrementada pels interessos legals comptadors des del 6 de març de 2015, i fins a total liquidació del deute, més les costes del procediment, inclosos els honoraris d'advocat i procuradora.
V.- Contra l'esmentada resolució formula recurs d'apel·lació la representació processal de la Comunitat de Propietaris de l'Edifici "S" i, en virtut dels arguments que exposa en les seves conclusions, sol·licita la seva revocació en el sentit de desestimar la demanda formulada contra la seva mandant i estimar la reconvenció plantejada per ella, imposant a l'adversa les costes del procediment en ambdues instàncies.
Ha actuat com a magistrat ponent la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari
FONAMENTS DE DRET
I.- Ha quedat acreditat a les actuacions que l'any 2013 la Comunitat de Propietaris de l'Edifici "S" va encomanar a "Gálvez" la realització d'uns treballs a la teulada del citat edifici consistents en el "desmunt de lloses i teles velles del teulat", presentant aquesta un pressupost per l'import de 45.440,78 euros, IGI inclòs, que va ser signat per la comitent en prova de conformitat (foli 35) i un altre per la refacció d'un nou aïllament del teulat per la suma de 19.021,61 euros, també incloent l'IGI, que també va ser acceptat (foli 36). Es igualment pacífic entre les parts que, degut a l'error sofert per "Gálvez" en el càlcul de la superfície de la teulada a tractar, el preu de les referides obres va augmentar, havent la part agent produït una factura pels treballs extres realitzats per la suma d'altres 42.565,43 euros, IGI inclòs (foli 22).
D'altra banda, no es discuteix que la Comunitat de Propietaris demandada va efectuar pagaments fraccionats per un total de 78.372,46 euros, sense abonar el total de l'import resultant de les dites factures, raó per la qual "Gálvez" va presentar la demanda que dóna origen al present procediment contra la citada Comunitat de Propietaris reclamant l'import de 28.655,36 euros, més altres 492, 55 euros per les despeses de retorn bancari, fent un total de 29.147,91 euros.
II.- El motiu d'oposició de la defenent al pagament de la suma reclamada, i la raó de la seva demanda reconvencional és que l'error en el càlcul de la superfície de la teulada en el qual va incórrer l'empresa constructora ha d'ésser assumit per aquesta, havent-se de fer càrrec ella de la diferència entre l'import dels pressupostos presentats inicialment, que són els únics que ella va acceptar, i el cost total de l'obra que reclama, retornant-li la suma que va pagar de més en el seu moment, però aquest motiu no es pot estimar.
En efecte, és cert que la societat constructora va incórrer en un greu error al mesurar la superfície de la teulada que calia reparar i que, com a professional en la matèria, havia de ser més curosa en l'amidament a fi de que la Comunitat pogués tenir coneixement de la despesa total que hauria d'assumir.
Malgrat això, cal tenir en compte que el pressupost inicial per la reparació de la teulada es referia a una superfície de 480 m2 "aprox", de tal manera que les parts assumien que les mesures no eren exactes i que caldria precisar-les. D'altra banda, s'ha acreditat mitjançant l'informe que consta al foli 76 de les actuacions, signat per l'enginyer tècnic en topografia Sr. Gaya, que la superfície de dita teulada era de 838 m2. Cal tenir en compte igualment que el que volia i necessitava la Comunitat de Propietaris era que es reparés tota la teulada i no sols una part d'ella.
Finalment, la mateixa Comunitat va anar pagant sumes superiors a les pactades inicialment, en concret 14.378,10 euros de més, que ara reclama en la seva demanda reconvencional, raó per la qual s'ha d'entendre que va acceptar una part, com a mínim, del cost suplementari de l'obra i va consentir en la seva continuació fins assolir la totalitat de la teulada de l'edifici.
III.- D'altra banda, el consentiment prestat per la Comunitat de Propietaris per tal que es continués l'obra i la seva acceptació de que l'error de la societat constructora suposaria inevitablement un cost suplementari al pactat es dedueix igualment de la carta que G, com a secretari-administrador de la Comunitat de Propietaris, va adreçar a l'advocada de la societat agent (foli 24) a on es reconeix que, abans de finir els treballs, l'empresa constructora els va avisar de que s'havia equivocat en el metratge del primer pressupost, portant-se a terme diverses reunions per tal d'arribar a una solució amistosa del problema, sense que la Comunitat s'oposés a la continuació de l'obra, sinó que el que succeïa era "que no podria fer front a la totalitat del suplement d'obra, sobre tot perquè la Comunitat s'havia basat en uns costos molt inferiors".
En el mateix sentit, el Sr. Pombo, que portava la gestió de la Comunitat de Propietaris, reconeix en les seves declaracions (foli 82 en relació al 80) que es van portar a terme diverses reunions amb la societat agent, que se'ls hi va comunicar que hi hauria un suplement, però que no se'ls va informar de la quantia d'aquest i que van donar el vist-i-plau a la continuació de les obres, comprometent-se la Comunitat a fer pagaments suplementaris, com així va fer, proposant la societat constructora arribar a un acord per el pagament i acceptant la Comunitat en una reunió extraordinària fer pagaments fraccionats.
Per totes aquestes raons, cal entendre que, en tot cas, la oposició de la defenent a la demanda formulada contra ella sols es podia referir al cost de la continuació dels treballs fins a assolir la totalitat de la teulada i no pas a la continuació de l'obra en sí. No obstant, resulta evident que la Comunitat havia de conèixer aquest cost, ja que manifesta que no el podria assumir, i que, en qualsevol cas, si actuava amb la deguda diligència, havia d'esbrinar abans de donar el seu consentiment a la continuació de l'obra, assumint així l'error de la societat constructora, quin seria l'import al qual hauria de fer front.
IV.- Malgrat desestimar-se el recurs no procedeix fer especial pronunciament pel que fa a les costes d'aquesta alçada ateses les circumstàncies en les què es planteja aquest plet, de conformitat amb la facultat que atorga als Tribunals el capítol X de la Novel·la 82.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas, La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal de la Comunitat de Propietaris de l'Edifici "S" contra la Sentència dictada per l'Hble. Tribunal de Batlles en data 24 de març del 2016, que CONFIRMEM íntegrament sense fer especial pronunciament en relació a les costes d'aquesta alçada.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.