Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), 29 novembre 2016, STSJAD 386/2016
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 29 novembre 2016, ROJ STSJAD 386/2016, ECLI:AD:TSJADAD:2016:386 (Lire sur source officielle)
Note de référence : la référence fournie au départ (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral a été retenue.
Faits et procédure
Le litige oppose un salarié, M. Bueno, à la société Zurita. La relation de travail à durée indéterminée a pris fin le 19 février 2014 par un licenciement disciplinaire, que les parties ne contestent pas dans son principe. Le texte mentionne une date de début de la relation formulée de manière incohérente (« juny del febrer del 2007 »), de sorte que la date exacte d'entrée dans l'entreprise n'est pas précisée de façon certaine dans la décision.
Le salarié a saisi la juridiction du travail le 6 mars 2014. Il demandait une indemnité pour licenciement injustifié et irrégulier en la forme, un rappel de treizième mois pour 2013 et 2014, des intérêts légaux et les dépens. Il sollicitait également, sans que cette demande figure dans le petitum, 6 000 euros au titre d'un préjudice de « désestabilisation émotionnelle et économique ».
Par jugement du 26 avril 2016, le tribunal unipersonnel du Batlle a fait droit pour l'essentiel à la demande et condamné la société à verser 15 497,10 euros bruts, avec intérêts légaux à compter du 7 avril 2014, ainsi que les frais, honoraires d'avocat inclus. Le jugement ne fait pas droit à la demande d'indemnisation morale de 6 000 euros.
Les deux parties ont interjeté appel. Par ordonnance du 13 septembre 2016, la Sala Civil a donné acte du désistement de la société Zurita. Le seul appel restant pendant est donc celui du salarié, qui demande la réformation partielle du jugement afin d'obtenir les 6 000 euros de dommages et intérêts, avec dépens des deux instances. La société conclut au rejet de l'appel et à la condamnation de l'appelant aux dépens.
Question de droit
La question posée à la Cour était la suivante : une indemnité forfaitaire due en raison d'un licenciement irrégulier en la forme et injustifié, prévue par l'article 98 du Codi de relacions laborals (CRL), peut-elle être complétée par l'indemnisation d'un préjudice moral ou économique allégué par le salarié ? Et, dans l'affirmative, à quelles conditions de preuve ?
Le raisonnement de la Cour s'articule autour de deux points. Le premier concerne le caractère de l'indemnité légale. Le second concerne la charge de la preuve du préjudice complémentaire. Le texte rappelle en premier lieu que l'article 98 CRL prévoit, en cas de licenciement irrégulier, injustifié ou improcédent, une indemnité au minimum de 45 jours de salaire par année de service, plafonnée à 30 mensualités, dont le montant est fixé par la juridiction compétente.
Solution et dispositif
La C
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000255/2016 ORIGEN: 1000324/2014 - 00
NIG: 5300542120150001289
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 29 de novembre del 2016
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats M.I. Sr. Vincent Anière i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Per escrit de data del registre 06-03-2014, el Sr. Bueno va presentar demanda laboral contra la societat Zurita, demanant que se la condemnés a satisfer-li la suma total de 19.956,50.-euros en concepte d'indemnització per acomiadament injustificat i fet de forma indeguda, i la suma total de 2.042,33.- euros en concepte de tretzena paga del 2013 i 2014, al pagament dels interessos legals corresponents, així com al pagament de totes les costes judicials inclosos els honoraris d'advocat i de procurador. Malgrat no haver-ho formulat en el "SOL·LICITO" també demanava l'import de 6.000.-euros en concepte de perjudici per desestabilització emocional i econòmica.