STSJAD ANDORRA, a 27 de març del 2017 - ROJ: STSJAD 104/2017
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé27 mars 2017
Numéro60/16
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 104/2017 (Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala Penal, 27 mars 2017)
> Décision commentée : STSJAD 104/2017, ECLI:AD:TSJADAD:2017:104 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note méthodologique : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») est incomplète. Les identifiants ROJ « STSJAD 104/2017 » et ECLI « ECLI:AD:TSJADAD:2017:104 », qui figurent dans le texte, sont retenus pour la présente fiche.*
## Faits et procédure
Par sentence du 27 avril 2016, le Tribunal de Corts condamna M. Briones pour plusieurs infractions liées au cannabis : un délit majeur de vente de stupéfiant (marihuana) à un mineur, un délit mineur continué de trafic de stupéfiant, et des contraventions pénales continuées de consommation individuelle et de consommation en groupe. La peine principale du délit majeur fut fixée à trois ans de prison, dont six mois fermes, le solde étant assorti de sursis avec un délai de suspension de quatre ans, outre une amende. Par sentence du 19 septembre 2016, la Sala Penal du Tribunal superior de justícia réforma partiellement cette décision en ramenant la partie ferme à trois mois. La condamnation devint ainsi définitive et exécutoire.
Dans le cadre de l'exécution, le Tribunal de Corts rendit, le 14 novembre 2016, un auto qui accorda au condamné le régime de la semi-liberté (*semillibertat*), avec obligation de rester au domicile durant certaines plages horaires, puis le régime de la liberté conditionnelle à compter du 18 novembre 2016. L'octroi était subordonné au maintien d'une activité professionnelle, justifiée mensuellement.
Le ministère public interjeta appel. Il soutenait que la peine infligée était une peine de prison et non d'arrêt domiciliaire, de sorte que le condamné devait réintégrer l'établissement pénitentiaire après son travail. La défense conclut au rejet, en faisant valoir que l'article 224 du Code de procédure pénale, lu avec l'article 225, ne réservait pas aux seuls condamnés à l'arrêt domiciliaire la faculté de regagner leur domicile. Elle invoqua en outre l'article 210 du même code, selon lequel l'arrêt domiciliaire pouvait se substituer à la prison ferme sans prohibition tenant à la nature de l'infraction, et souligna que le condamné avait déjà achevé la peine à domicile à la date de l'appel.
## Question de droit
La question posée était de savoir si, sous l'empire des articles 224 et 225 du Code de procédure pénale, un condamné à une peine de prison bénéficiant du régime de la semi-liberté peut, après son activité professionnelle, regagner son domicile plutôt que l'établissement pénitentiaire, ou si cette faculté est réservée aux condamnés à l'arrêt domiciliaire.
Une seconde question, soulevée par les parties, concernait la possibilité de substituer l'arrêt domiciliaire à la prison ferme pour des infractions relatives à la santé publique. La cour ne l'a toutefois pas tranchée dans son raisonnement, ce qui ne la rend pas nécessaire à la solution retenue.
## Solution et dispositif
La Sala Penal rejette l'appel et se prononce sur la base d'une lecture combinée des deux dispositions. Elle relève d'abord que l'article 224, pris isolément, peut conduire à la thèse du ministère public : les détenus réintégreraient l'établissement, les condamnés à
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 27 de març del 2017 - ROJ: STSJAD 104/2017
STSJAD 104/2017 (Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala Penal, 27 mars 2017)
Note méthodologique : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») est incomplète. Les identifiants ROJ « STSJAD 104/2017 » et ECLI « ECLI:AD:TSJADAD:2017:104 », qui figurent dans le texte, sont retenus pour la présente fiche.
Faits et procédure
Par sentence du 27 avril 2016, le Tribunal de Corts condamna M. Briones pour plusieurs infractions liées au cannabis : un délit majeur de vente de stupéfiant (marihuana) à un mineur, un délit mineur continué de trafic de stupéfiant, et des contraventions pénales continuées de consommation individuelle et de consommation en groupe. La peine principale du délit majeur fut fixée à trois ans de prison, dont six mois fermes, le solde étant assorti de sursis avec un délai de suspension de quatre ans, outre une amende. Par sentence du 19 septembre 2016, la Sala Penal du Tribunal superior de justícia réforma partiellement cette décision en ramenant la partie ferme à trois mois. La condamnation devint ainsi définitive et exécutoire.
Dans le cadre de l'exécution, le Tribunal de Corts rendit, le 14 novembre 2016, un auto qui accorda au condamné le régime de la semi-liberté (semillibertat), avec obligation de rester au domicile durant certaines plages horaires, puis le régime de la liberté conditionnelle à compter du 18 novembre 2016. L'octroi était subordonné au maintien d'une activité professionnelle, justifiée mensuellement.
Le ministère public interjeta appel. Il soutenait que la peine infligée était une peine de prison et non d'arrêt domiciliaire, de sorte que le condamné devait réintégrer l'établissement pénitentiaire après son travail. La défense conclut au rejet, en faisant valoir que l'article 224 du Code de procédure pénale, lu avec l'article 225, ne réservait pas aux seuls condamnés à l'arrêt domiciliaire la faculté de regagner leur domicile. Elle invoqua en outre l'article 210 du même code, selon lequel l'arrêt domiciliaire pouvait se substituer à la prison ferme sans prohibition tenant à la nature de l'infraction, et souligna que le condamné avait déjà achevé la peine à domicile à la date de l'appel.
Question de droit
La question posée était de savoir si, sous l'empire des articles 224 et 225 du Code de procédure pénale, un condamné à une peine de prison bénéficiant du régime de la semi-liberté peut, après son activité professionnelle, regagner son domicile plutôt que l'établissement pénitentiaire, ou si cette faculté est réservée aux condamnés à l'arrêt domiciliaire.
Une seconde question, soulevée par les parties, concernait la possibilité de substituer l'arrêt domiciliaire à la prison ferme pour des infractions relatives à la santé publique. La cour ne l'a toutefois pas tranchée dans son raisonnement, ce qui ne la rend pas nécessaire à la solution retenue.
Solution et dispositif
La Sala Penal rejette l'appel et se prononce sur la base d'une lecture combinée des deux dispositions. Elle relève d'abord que l'article 224, pris isolément, peut conduire à la thèse du ministère public : les détenus réintégreraient l'établissement, les condamnés à
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Penal
Núm. de causa: Executòria 6000096/2015 Núm. de rotlle: TSJP-0000060/2016
Andorra la Vella, vint-i-set de març de dos mil disset.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 14 de novembre de 2016 dictat pel Tribunal de Corts en el marc de l'execució de la sentència dictada en la causa de referència, seguida pels delictes major de venda de producte estupefaent marihuana a menor d'edat, menor continuat de tràfic de producte estupefaent marihuana i les contravencions penals continuades de consum individual i en grup de producte estupefaent marihuana, els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió. És ponent la M.I. Sra. Fátima Ramírez Souto.
I.- RESULTANT: que per sentència de data 27 d'abril de 2016 dictada pel Tribunal de Corts en la causa de referència, es condemnà entre altres a Briones com autor responsable penalment d'un delicte major de venda de producte estupefaent marihuana a menor d'edat, d'un delicte menor continuat de tràfic de producte estupefaent marihuana i de les contravencions penals continuades de consum individual i consum en grup de producte estupefaent marihuana, a les penes següents:
Pel delicte major, tres anys de presó, dels quals sis mesos ferms i la resta condicional, amb un termini de suspensió de la condemna de quatre anys, i multa de quinze euros.
Pel delicte menor, un any de presó condicional, amb un termini de suspensió de la condemna de dos anys, i multa de nou-cents euros.
Per cadascuna de les contravencions penals, la pena de multa de tres-cents euros.
Així mateix es condemnà Briones al pagament de les despeses processals causades.
Dita resolució fou parcialment revocada per la sentència de 19 de setembre de 2016 dictada per la Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia, per quina es fixà la pena imposada pel delicte major en 3 anys de presó, dels quals 3 mesos ferms i la resta condicional, amb un termini de suspensió de quatre anys i multa de quinze euros, esdevenint dita resolució ferma i executòria.
II.- RESULTANT: que en el marc de l'execució de la present causa, per aute de 14 de novembre de 2016 el Tribunal de Corts acordà:
"Primer: donar lloc al règim de semillibertat sol·licitat per la representació lletrada del condemnat Briones en base a que el dit penat, a partir d'avui, dia 14 de novembre del 2016 haurà de romandre al seu domicili a partir de les 21 hores fins a les 9 hores del dimarts 15 i reingressar al seu domicili a les 21 hores del mateix dimarts, el dimecres 16 les 24 hores, el dijous 17 podrà sortir del seu domicili a partir de les 10 hores i reingressar a les 22 hores fins les 9 hores.
Segon: donar lloc al règim de llibertat condicional a partir de les 9 hores del divendres dia 18 de novembre del 2016.
L'atorgament de la semillibertat i de la llibertat condicional queden supeditats a mantenir ocupació laboral, havent d'acreditar-ho de forma mensual prop d'aquest Tribunal fins a la data de compliment de la condemna fixada pel dia 3 de desembre del 2016.
Tercer: que es trametin els oficis corresponents al director del Servei de Policia."
III.-RESULTANT: que el Ministeri Fiscal formulà recurs d'apel·lació contra l'ans esmentat aute, sol·licitant la seva revocació per entendre que, atès que la pena imposada al condemnat és de presó i no pas d'arrest domiciliari, el règim de semillibertat atorgat s'havia de complir amb l'obligació d'integrar al Centre Penitenciari després del treball o l'activitat i no pas al seu domicili, a menys que s'hagués substituït formalment la pena de presó per la d'arrest domiciliari, substitució que no estaria permesa tota vegada que els delictes pels quals fou condemnat Briones són relatius a la salut pública.
IV.-RESULTANT: que la defensa de Briones s'oposa al recurs formulat pel Ministeri Fiscal en apreciar que no se'n desprèn de l'article 224 del Codi de Procediment Penal, en interpretació conjunta amb l'article 225, una voluntat inequívoca del legislador d'aplicar als presos i als condemnats a arrest domiciliari un tracte diferenciat, no excloent al pres en semillibertat l'opció de reintegrar-se al seu domicili en comptes de al Centre Penitenciari.
D'altra banda, al·lega que d'acord amb les disposicions de l'article 210 del Codi de Procediment Penal -l'aplicable al cas del seu representat- no existeix cap prohibició de substitució de la presó ferma per l'arrest domiciliari compte tingut el tipus de delicte pel qual ha estat condemnat.
Finalment observa que el recurs del Ministeri Públic ha perdut el seu sentit ja que tres dies abans de la seva formulació el seu defensat ja havia complert al domicili la pena imposada, i doncs, la revocació de l'aute de Tribunal de Corts comportaria que s'imposés a Briones una pena de semillibertat que ja hauria complert.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT :que el ministeri Fiscal al·lega que el Tribunal de Corts ha fet una interpretació errònia de l'article 224 del Codi Penal en atorgar a Briones el règim de semillibertat per a poder treballar fora del Centre Penitenciari, establint la obligació de reintegrar-se després del treball al seu domicili quan aquesta possibilitat només està prevista pels condemnats a arrest domiciliari i els presos han de pernoctar al Centre Penitenciari.
Efectivament la lectura de l'article 224 del Codi de Procediment Penal podria conduir-nos a la conclusió exposada pel Ministeri Fiscal, en el sentit de que en el règim de semillibertat, un cop acabada l'activitat de que es tracti, els presos han de reintegrar-se al Centre Penitenciari i els condemnats a arrest domiciliari al seu domicili. Quan es consigna un i altre lloc no es fa referència mitjançant l'ús de la expressió "respectivament" a que els presos hagin de tornar a la presó i els condemnats a arrest domiciliari al seu domicili però sembla lògic pensar que és així en atenció a la paraula "reintegrar-se" que significa tornar al lloc del que s'ha sortit.
No obstant això, l'article 225 del Codi de Procediment Penal estableix que els presos beneficiats de la semillibertat han de reintegrar-se cada dia "al Centre Penitenciari o al seu domicili" després del treball o de l'activitat que justifica la semillibertat. Aquí ja no es parla del condemnat a arrest domiciliari sinó nomes del presos i tot i que s'utilitza la paraula "reintegrar-se" es contempla la possibilitat de que aquest reintegra després de finalitzar la seva activitat sigui a la presó o al seu domicili, cosa que avala la decisió del Tribunal de Corts de permetre que Briones pernocti al seu domicili i no al Centre Penitenciari.
El recurs, per tot el que s'ha exposat, es desestima.
II.- CONSIDERANT: que es declararen d'ofici les costes causades en aquesta apel·lació.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.-Desestimar el recurs d'apel·lació interposat pel Ministeri Fiscal.
2.- Confirmar l'aute dictat pel Tribunal de Corts de data 14 de novembre de 2016 en l'executòria núm. 6000096/2015.
3.- Declarar d'ofici el pagament de les costes processals causades en aquesta apel*lació.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que, una vegada notificada la present sentència a totes les parts, es retorni la causa al Tribunal de Corts, amb certificació de la present sentència, per al seu compliment i execució.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.