STSJAD ANDORRA, a 20 d'abril del 2017 - ROJ: STSJAD 161/2017
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé20 avril 2017
Numéro123/16
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 20 avril 2017, ROJ STSJAD 161/2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:161)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, — ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La société I. SL a transmis en pleine propriété à la société Daza, par acte notarié du 29 décembre 2011, un immeuble dénommé « X », situé à Andorre-la-Vieille, pour une valeur déclarée de 13 185 342,06 euros. Ce bien avait été acquis par I. SL le 30 juillet 1999 pour 9 315 687,62 euros, somme exprimée en pesetas dans la décision.
Par lettre du 1er décembre 2014, le directeur adjoint de l'Inspection tributaire a informé le contribuable que le bien était surévalué, l'écart de base imposable étant de −6 200 842,06 euros. Daza a formé opposition et produit une expertise contradictoire, réalisée par la société P., qui retenait une base imposable de 13 185 842 euros. L'Administration a alors confié une troisième évaluation à la société E. SL, qui aboutissait à 8 064 024,67 euros, soit un écart de −5 121 317,39 euros par rapport à la valeur déclarée.
Par résolution du 22 juin 2015, la Commission technique tributaire a retenu comme « valeur réelle » de l'immeuble le montant résultant de la seconde évaluation sollicitée par l'Administration. Daza a saisi la juridiction administrative en demandant la nullité de cette résolution, subsidiairement son annulation.
Le Tribunal de batlles, par jugement du 26 octobre 2016, a fait droit à la demande. Le Govern d'Andorra a interjeté appel le 22 décembre 2016. La Sala Administrativa du Tribunal superior de justícia a été saisie sous le numéro de rôle TSJA-0000123/2016 (protocole 2000059/2015).
## Question de droit
La question posée à la Cour était de savoir si l'Administration, qui entendait établir une sous-évaluation fiscale ou une surévaluation de la base imposable au regard de la valeur réelle d'un bien, rapportait la preuve suffisante de cette valeur pour fonder la résolution attaquée. Le litige portait donc, en substance, sur le fardeau et la force probante des éléments d'évaluation produits par l'Administration face à une expertise contradictoire du contribuable.
Plusieurs questions accessoires étaient soulevées par les parties : la motivation du rapport du taxateur administratif, identifiée par Daza comme insuffisante, et le choix de la méthode du coût plutôt que de la méthode par comparaison, présentée comme préférable en présence de transactions similaires. La décision ne tranche pas expressément ces moyens de manière autonome. Elle se fonde sur l'insuffisance probatoire du dossier de l'Administration.
## Solution et dispositif
La Cour retient que les éléments produits par le Govern sont « peu précis » et ne constituent pas une preuve de la surévaluation. Elle relève notamment :
- l'expert E. a déclaré ne plus disposer des données de marché de 2011, son fichier informatique ayant été corrompu ;
- les prix publiés dans la presse pour 2012 ont été homogénéisés sans que la comparabilité avec l'immeuble soit démontrée ;
- les biens de comparaison cités ne se situent pas sur la même avenue et ne sont pas localisés dans le même secteur ;
- un expert judiciaire immobilier indique qu'il est « difficile » d'établir avec exactitude si les prix de 2011 étaient inférieurs à ceux de 1999, mais que les prix de 2011 étaient supérieurs à ceux de 1999 ;
- la situation particulière de l'immeuble, au centre de la capitale, et la faible offre sur le marché sont relevées ;
- le rapport P. justifie la valeur retenue par la faiblesse de la demande hypothécaire et la rareté des
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 20 d'abril del 2017 - ROJ: STSJAD 161/2017
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 20 avril 2017, ROJ STSJAD 161/2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:161)
La société I. SL a transmis en pleine propriété à la société Daza, par acte notarié du 29 décembre 2011, un immeuble dénommé « X », situé à Andorre-la-Vieille, pour une valeur déclarée de 13 185 342,06 euros. Ce bien avait été acquis par I. SL le 30 juillet 1999 pour 9 315 687,62 euros, somme exprimée en pesetas dans la décision.
Par lettre du 1er décembre 2014, le directeur adjoint de l'Inspection tributaire a informé le contribuable que le bien était surévalué, l'écart de base imposable étant de −6 200 842,06 euros. Daza a formé opposition et produit une expertise contradictoire, réalisée par la société P., qui retenait une base imposable de 13 185 842 euros. L'Administration a alors confié une troisième évaluation à la société E. SL, qui aboutissait à 8 064 024,67 euros, soit un écart de −5 121 317,39 euros par rapport à la valeur déclarée.
Par résolution du 22 juin 2015, la Commission technique tributaire a retenu comme « valeur réelle » de l'immeuble le montant résultant de la seconde évaluation sollicitée par l'Administration. Daza a saisi la juridiction administrative en demandant la nullité de cette résolution, subsidiairement son annulation.
Le Tribunal de batlles, par jugement du 26 octobre 2016, a fait droit à la demande. Le Govern d'Andorra a interjeté appel le 22 décembre 2016. La Sala Administrativa du Tribunal superior de justícia a été saisie sous le numéro de rôle TSJA-0000123/2016 (protocole 2000059/2015).
Question de droit
La question posée à la Cour était de savoir si l'Administration, qui entendait établir une sous-évaluation fiscale ou une surévaluation de la base imposable au regard de la valeur réelle d'un bien, rapportait la preuve suffisante de cette valeur pour fonder la résolution attaquée. Le litige portait donc, en substance, sur le fardeau et la force probante des éléments d'évaluation produits par l'Administration face à une expertise contradictoire du contribuable.
Plusieurs questions accessoires étaient soulevées par les parties : la motivation du rapport du taxateur administratif, identifiée par Daza comme insuffisante, et le choix de la méthode du coût plutôt que de la méthode par comparaison, présentée comme préférable en présence de transactions similaires. La décision ne tranche pas expressément ces moyens de manière autonome. Elle se fonde sur l'insuffisance probatoire du dossier de l'Administration.
Solution et dispositif
La Cour retient que les éléments produits par le Govern sont « peu précis » et ne constituent pas une preuve de la surévaluation. Elle relève notamment :
l'expert E. a déclaré ne plus disposer des données de marché de 2011, son fichier informatique ayant été corrompu ;
les prix publiés dans la presse pour 2012 ont été homogénéisés sans que la comparabilité avec l'immeuble soit démontrée ;
les biens de comparaison cités ne se situent pas sur la même avenue et ne sont pas localisés dans le même secteur ;
un expert judiciaire immobilier indique qu'il est « difficile » d'établir avec exactitude si les prix de 2011 étaient inférieurs à ceux de 1999, mais que les prix de 2011 étaient supérieurs à ceux de 1999 ;
la situation particulière de l'immeuble, au centre de la capitale, et la faible offre sur le marché sont relevées ;
le rapport P. justifie la valeur retenue par la faiblesse de la demande hypothécaire et la rareté des
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Administrativa
Núm. de Protocol: 2000059/2015 Núm. Rotlle: TSJA-0000123/2016
SENTÈNCIA 32-2017
PARTS:
Apel·lant: GOVERN D'ANDORRA
Representant: Sr. Martin
Advocada: Sra. Marcos
Apel·lat: Daza
Representant: Sr. Amorós
Advocat: Sr. Briones
M. I. Sra. Marie Conte
Andorra la Vella, vint d'abril de dos mil disset.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 2000059/2015.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat M.I. Sr. Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 123/16 — Décision commentée
1.- La societat Daza va interposar demanda jurisdiccional contra la resolució de la Comissió Tècnica Tributària del 22 de juny de 2015 demanava la seva nul·litat i subsidiàriament la seva anul·lació.
2.- En la sentència del 26 d'octubre de 2016 el Tribunal de Batlles ha estimat la demanda promoguda per la societat Daza.
3.- En el seu escrit d'apel·lació de data 22 de desembre de 2016, el GOVERN D'ANDORRA estima en substància que la valoració efectuada pel tercer pèrit contractat per l'Administració és ajustada al valor real, prenent com a base elements objectius.
El GOVERN D'ANDORRA ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions de data 21 de febrer de 2017.
4.- En la seva contesta de data 27 de gener de 2017, la societat Daza estima en substància que l'informe realitzat pel taxador de l'Administració no està degudament motivat, per quant no identifica les mostres reals que s'han utilitzat per a determinar el preu de venda de la superfície destinada a local comercial i no fonamenta per quin motiu ha emprat el mètode de cost per a la seva valoració en detriment del mètode de comparació, que és d'utilització preferent quan hi ha transaccions similars.
La societat Daza ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions de data 20 de febrer de 2017.
5.- Trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat el magistrat ponent i han quedat vistes les actuacions per a deliberar i decidir.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- Competència.
El Tribunal Superior, Sala Administrativa, és competent per conèixer del recurs, en aplicació de l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia.
Segon.- Prèviament, s'ha de presentar un breu resum dels fets: La societat I. SL va donar amb plena propietat a la societat Daza, mitjançant escriptura publica del 29 de desembre de 2011, una finca composta de parcel·la de terreny i edificació bastida al damunt coneguda com "X", situada a l'XXXX. (folis 22 i s.); el valor declarat era 13.185.342,06 EUR.
En una carta de data 1 de desembre de 2014, el Director adjunt d'Inspecció Tributària escriu: "En el resultat de l'esmentada comprovació, tal com figura a l'annex, s'ha detectat que el bé objecte de comprovació està sobrevalorat, havent-hi una diferència de base de tributació total de -6.200.842,06 EUR" (foli 62).
Mitjançant escrit de data 18 de desembre de 2014, la societat Daza va manifestar oposició a la notificació realitzada per l'Administració adjuntant la taxació pericial contradictòria del bé comprovat efectuada per l'empresa P. i aquesta taxació contradictòria va donar un resultat de base de tributació total de 13.185.842 EUR, xifra que no suposa cap diferència entre el valor declarat en el moment de la transmissió patrimonial immobiliària i el del peritatge encarregat pel mateix obligat tributari.
El Departament de Tributs i de Fronteres, el dia 26 de gener de 2015 va encarregar a l'empresa E. SL la valoració econòmica del bé objecte d'aquesta comprovació: aquesta tercera valoració, rebuda en data 19 de febrer de 2015, va donar un resultat de base de tributació total de 8.064.024,67 EUR, xifra que suposa una diferencia de - 5.121.317,39 EUR respecte dels valors declarats en el moment de la transmissió patrimonial immobiliària (foli 80).
Per resolució de data 22 de juny de 2015, la Comissió Tècnica Tributària estima que "el valor real de l'immoble és el que consta a la segona taxació sol·licitada per l'Administració (8.064.024 EUR), és a dir, la valoració efectuada per E. en l'informe de data 13 de febrer de 2015" (foli 81).
En el seu informe, E. precisa: "Per el càlcul del valor del terreny, s'utilitza el Mètode residual del sol" (foli 82) "...Per al seu càlcul es consideren els valors de mercat d'immobles de similars característiques, homogeneïtzats en funció de la naturalesa de cada mostra..." i el valor unitari homogeneïtzat retingut (habitatge) és 5597,47 EUR m2 (foli 83, revers).
Però, per carta adreçada a la Batllia en data 15 de desembre de 2015, E. escriu: "Relatiu al contenciós-administratiu 2000059/2015, relatiu a la demanda de les mostres que vàrem utilitzar per a indicar el preu metre quadrat de la superfície destinada a local comercial de l'edifici situat a l'avinguda Y número X, d'Andorra la Vella, volem exposar: «no disposem d'aquestes dades ja que l'arxiu informàtic que les contenia s'ha corromput i ens resulta impossible accedir als valors de mercat de data 2011»" (foli 685). D'altra part, E. facilita preus de mercat publicats en premsa de l'any 2012, però reconeix que "la ubicació del local de Y X és més cèntrica, i la dificultat que suposa la obtenció de mostres comparables amb la del bé objecte de valoració, considerem correcte homogeneïtzar els valors donats als 13.000 EUR m2 (comercial) considerats en el nostre peritatge" (foli 685). Tampoc no són localitzats en l'avinguda Y els immobles citats en els folis 686 i s. (localitzats a Escaldes-Engordany).
Aquests elements són poc precisos i no constitueixen una prova de la sobrevaloració del valor de l'immoble.
Es pot afegir les consideracions següents:
El preu satisfet en data 30 de juliol de 1999 per la compra de l'Edifici X fou 9.315.687,62 EUR (folis 95 i s., preu expressat en pessetes). En un informe de data 29 de juliol de 2016, el pèrit judicial immobiliari manifesta: "Tot i que resulta difícil certificar de manera exacta si l'any 2011 els preus eren inferiors als de l'any 1999, però cal dir que els preus a l'any 2011 eren superiors als del any 1999" (foli 724).
Es pot subratllar la situació particular de l'edifici, com l'escriu el pèrit judicial immobiliari citat més amunt: "els preus quasi no es varen moure per la senzilla raó deguda a la poca oferta i la demanda per la seva excel·lent situació recordant que es troba al centre neuràlgic del país propera als hotels, bancs, centres comercial, on guanya atractiu i interès sen un edifici ideal per molts usos comercials, oficines i d'habitatges" (foli 724).
En el seu informe de data 24 d'octubre de 2011 l'empresa P. justifica la valoració de 13.185.342 EUR en els termes següents: "El mercat immobiliari es troba en una fase d'important estancament amb una forta constricció de la demanda hipotecària. A més tenim constància de que les poques operacions de compravenda que s'estan realitzant durant aquest períodes tanquen amb circumstàncies particulars, que són difícilment estimades en el seu conjunt donat que depenen de les perspectives de cada venedor" (foli 78, revers).
Compte tingudes aquestes particularitats, s'ha de concloure que el GOVERN D'ANDORRA no ha aportat la prova de la de la sobrevaloració del valor de l'immoble.
Quart.- No s'aprecien circumstàncies determinants d'una especial condemna al pagament de les despeses d'aquesta segona instància.
Decisio
En atenció a tot el què s'ha exposat, la Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Desestimar el recurs d'apel·lació presentat pel GOVERN D'ANDORRA.
Segon.- Confirmar la sentència recorreguda i declarar que la resolució de la Comissió Tècnica Tributària del 22 de juny de 2015 no és ajustada a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa, havent de declarar la seva anul·lació.
Tercer.- De no efectuar cap condemna en costes.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa, del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.