STSJAD ANDORRA, a 20 d'abril del 2017 - ROJ: STSJAD 162/2017
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé20 avril 2017
Numéro113/16
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 20 avril 2017, STSJAD 162/2017
> **Décision commentée :** Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 20 avril 2017, STSJAD 162/2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:162) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note méthodologique : la référence « Juridiction andorrane, — » fournie dans les métadonnées de la fiche ne permettant pas une identification précise, la référence complète figurant dans le texte de la décision (numéro de rouleau TSJA-0000113/2016, numéro de protocole 2000107/2015, ECLI) a été retenue.*
## Faits et procédure
Un déversement d'hydrocarbures est survenu le 21 juin 2013 dans l'immeuble X., situé à Ordino. Dans le cadre d'une procédure de déclaration de sol contaminé, le Directeur général de l'Environnement et du Développement durable a adressé, le 25 juin 2015, un courrier à la société G. Luís. Ce courrier lui demandait de produire, dans un délai d'un mois, « la documentation complétant l'étude de diagnostic du sol présentée, justifiant les actions menées et leurs résultats », en précisant que la communication « a valeur de requérimiento » (mise en demeure).
Le même courrier indiquait que, au vu des éléments du dossier et des conclusions du Département de l'Industrie, les sociétés N. et P. n'étaient pas considérées comme responsables de l'incident. Il mentionnait enfin la possibilité d'un recours en reposición (recours gracieux).
Le recours de reposición formé par la société a été rejeté par résolution du Gouvernement d'Andorre du 21 octobre 2015. Par jugement du 25 juillet 2016, le Tribunal de Batlles a rejeté la demande de la société G. Luís. Les deux sociétés, G. Luís et D. Castrillo, ont interjeté appel le 30 novembre 2016. La première soutenait que la résolution attaquée ne pouvait être qualifiée de simple acte de procédure (*acte de tràmit*) et contestait sa responsabilité dans le déversement. La seconde faisait valoir que la absence de motivation de l'acte le rendait nul de plein droit et niait toute responsabilité.
Le Gouvernement d'Andorre a soutenu que le requérimiento constituait un acte de procédure et que la détermination de la responsabilité relevait de la déclaration de sol contaminé, acte définitif à intervenir après achèvement des études de diagnostic (non précisé dans la décision : la date à laquelle cette déclaration devait intervenir).
## Question de droit
La décision soulève deux questions principales.
**Première question** : le courrier du 25 juin 2015, qui exige la production de documents et mentionne une voie de recours, constitue-t-il un acte administratif faisant grief, susceptible d'être contesté devant le juge administratif, ou un simple acte de procédure ?
**Seconde question** : le juge peut-il se prononcer sur la responsabilité d'un exploitant pour la contamination d'un sol avant l'adoption de la déclaration de sol contaminé prévue par l'article 45 de la Llei 25/2004, du 14 décembre, de residus ?
Une troisième question, accessoire, porte sur la condamnation aux dépens de la seconde instance.
## Solution et dispositif
Sur la première question, le tribunal retient que le courrier est un **acte de trámit**. Il distingue expressément les deux paragraphes de la lettre. S'agissant de la demande de communication de documents, il juge que la mention de la possibilité de former un recours était une erreur.
Sur la seconde question, le tribunal estime que la demande tendant à déclarer que la responsabilité du déversement n'incombe pas à la société mandante, mais aux professionnels chargés de mettre aux normes le dépôt de gazole, ne peut prospérer. Il constate que « le procédé de sol contaminé n'
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 20 d'abril del 2017 - ROJ: STSJAD 162/2017
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 20 avril 2017, STSJAD 162/2017
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 20 avril 2017, STSJAD 162/2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:162) (Lire sur source officielle)
Note méthodologique : la référence « Juridiction andorrane, — » fournie dans les métadonnées de la fiche ne permettant pas une identification précise, la référence complète figurant dans le texte de la décision (numéro de rouleau TSJA-0000113/2016, numéro de protocole 2000107/2015, ECLI) a été retenue.
Faits et procédure
Un déversement d'hydrocarbures est survenu le 21 juin 2013 dans l'immeuble X., situé à Ordino. Dans le cadre d'une procédure de déclaration de sol contaminé, le Directeur général de l'Environnement et du Développement durable a adressé, le 25 juin 2015, un courrier à la société G. Luís. Ce courrier lui demandait de produire, dans un délai d'un mois, « la documentation complétant l'étude de diagnostic du sol présentée, justifiant les actions menées et leurs résultats », en précisant que la communication « a valeur de requérimiento » (mise en demeure).
Le même courrier indiquait que, au vu des éléments du dossier et des conclusions du Département de l'Industrie, les sociétés N. et P. n'étaient pas considérées comme responsables de l'incident. Il mentionnait enfin la possibilité d'un recours en reposición (recours gracieux).
Le recours de reposición formé par la société a été rejeté par résolution du Gouvernement d'Andorre du 21 octobre 2015. Par jugement du 25 juillet 2016, le Tribunal de Batlles a rejeté la demande de la société G. Luís. Les deux sociétés, G. Luís et D. Castrillo, ont interjeté appel le 30 novembre 2016. La première soutenait que la résolution attaquée ne pouvait être qualifiée de simple acte de procédure (acte de tràmit) et contestait sa responsabilité dans le déversement. La seconde faisait valoir que la absence de motivation de l'acte le rendait nul de plein droit et niait toute responsabilité.
Le Gouvernement d'Andorre a soutenu que le requérimiento constituait un acte de procédure et que la détermination de la responsabilité relevait de la déclaration de sol contaminé, acte définitif à intervenir après achèvement des études de diagnostic (non précisé dans la décision : la date à laquelle cette déclaration devait intervenir).
Question de droit
La décision soulève deux questions principales.
Première question : le courrier du 25 juin 2015, qui exige la production de documents et mentionne une voie de recours, constitue-t-il un acte administratif faisant grief, susceptible d'être contesté devant le juge administratif, ou un simple acte de procédure ?
Seconde question : le juge peut-il se prononcer sur la responsabilité d'un exploitant pour la contamination d'un sol avant l'adoption de la déclaration de sol contaminé prévue par l'article 45 de la Llei 25/2004, du 14 décembre, de residus ?
Une troisième question, accessoire, porte sur la condamnation aux dépens de la seconde instance.
Solution et dispositif
Sur la première question, le tribunal retient que le courrier est un acte de trámit. Il distingue expressément les deux paragraphes de la lettre. S'agissant de la demande de communication de documents, il juge que la mention de la possibilité de former un recours était une erreur.
Sur la seconde question, le tribunal estime que la demande tendant à déclarer que la responsabilité du déversement n'incombe pas à la société mandante, mais aux professionnels chargés de mettre aux normes le dépôt de gazole, ne peut prospérer. Il constate que « le procédé de sol contaminé n'
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Administrativa
Núm. de Protocol: 2000107/2015 Núm. Rotlle: TSJA-0000113/2016
SENTÈNCIA 33-2017
PARTS:
Apel·lant: D. Castrillo
Representant: Sra. Alcalá
Advocada: Sra. Benítez
Apel·lant: G. Luís
Representant: Sra. Salas
Advocada: Sra. Duque
Apel·lat: GOVERN D'ANDORRA
Representant: Sr. Peña
Advocada: Sra. Carnero
Apel·lat: Macias
Representant: Sra. Manso
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 113/16 — Décision commentée
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 2000107/2015.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat M.I. Sr. Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
1.- La societat G. Luís va interposar demanda jurisdiccional contra la resolució del GOVERN D'ANDORRA de 21 d'octubre de 2015 mitjançant la qual es requeria a la societat a fi que realitzés una sèrie de tasques i estudis en el marc del procediment de declaració de sol contaminat obert en relació a un vessament d'hidrocarburs ocorregut el 21 de juny de 2013.
2.- En la sentència del 25 de juliol de 2016 el Tribunal de Batlles ha desestimat la demanda promoguda per la societat G. Luís.
3.- En el seu escrit d'apel·lació de data 30 de novembre de 2016, D. Castrillo estima en substància:
el fet de no motivar un acte administratiu el converteix en un acte administratiu nul de ple dret.
la societat nega qualsevol tipus de responsabilitat en el vessament d'autes.
4.- En el seu escrit d'apel·lació de data 30 de novembre de 2016, G. Luís estima en substància:
l'acte administratiu impugnat no es pot entendre com un mer acte de tràmit.
la responsabilitat del vessament ocorregut el dia 21 de juny de 2013 a l'edifici X. d'Ordino no és de la seva mandant.
5.- En la seva contesta de data 9 de gener de 2017, G. Luís estima en substància que existeixen motius suficients per a entendre que s'ha produït una incorrecta apreciació de la prova per part del Tribunal de Batlles.
G. Luís ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions de data 15 de febrer de 2017.
6.- En la seva contesta de data 9 de gener de 2017, D. Castrillo estima en substància que es tracta d'un acte plenament recurrible i la societat nega qualsevol tipus de responsabilitat en el vessament d'autes.
D. Castrillo ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions de data 10 de febrer de 2017.
7.- En la seva contesta de data 17 de gener de 2017, el GOVERN D'ANDORRA estima en substància:
el requeriment d'informació constitueix un acte de tràmit.
la responsabilitat de les societats està per establir: ho ha de determinar la declaració de sol contaminat, acte definitiu que ha de cloure l'expedient desprès que els estudis de diagnòstic hagin estat degudament completats i acreditin l'existència de la contaminació.
El GOVERN D'ANDORRA ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions de data 16 de febrer de 2017.
8.- Trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat el magistrat ponent i han quedat vistes les actuacions per a deliberar i decidir.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- Competència.
El Tribunal Superior, Sala Administrativa, és competent per conèixer del recurs, en aplicació de l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia.
Segon.- Prèviament, s'ha de presentar un breu resum dels fets a l'origen del litigi:
Per carta de data 25 de juny de 2015 (foli 12), el Director General de Medi Ambient i Sostenibilitat demana a la societat G. Luís de presentar, en el termini d'un mes, "la documentació que complementi l'estudi de diagnòstic del sol presentat, justificant les actuacions que s'han portat a terme i els resultats. Aquesta comunicació té valor de requeriment".
D'altra part, la mateixa carta afegeix: "Així mateix se us informa que a partir dels elements que consten en l'expedient i de les conclusions emeses pel Departament d'Industria (...) s'ha considerat que les empreses N., P. no tenen responsabilitat en l'incident ocorregut el 21 de juny de 2013".
La carta precisa: "contra aquesta decisió es pot interposar recurs de reposició...".
El recurs de reposició presentat per la societat va ser desestimat pel GOVERN D'ANDORRA per resolució de data 21 d'octubre de 2015 (foli 25).
Tercer.- Per resoldre el litigi s'ha de distingir els dos paràgrafs de la carta:
Sobre la demanda de comunicació de la documentació, la carta és un acte de tràmit i la menció de la possibilitat de presentar un recurs era un error.
Sobre la responsabilitat.
La societat G. Luís demana, en el seu escrit d'apel·lació, "de declarar que la responsabilitat del vessament ocorregut el dia 21 de juny del 2013 a d'edifici X. d'Ordino no és de la meva mandant sinó dels professionals contractats a l'efecte de posar a norma el dipòsit de gasoil del dit edifici".
Aquesta demanda no pot prosperar. En efecte, el procediment de sol contaminat no està resolt i la discussió sobre la responsabilitat de la societat esdevé prematura.
Segons els termes de l'article 45 de la Llei 25/2004, del 14 de desembre de residus:
"2. En la declaració de sol contaminat han d'identificar-se els responsables de la contaminació, la delimitació del sol contaminat, l'estat de la contaminació, la conveniència o necessitat de dur a terme algun tipus d'actuació i el termini i la forma de realització de les operacions de neteja i recuperació, si escau".
Un motiu similar fonamenta la desestimació del recurs de la societat D. Castrillo, com ho ha jutjat aquesta Sala en la sentència núm. 06-2017.
Quart.- No s'aprecien circumstàncies determinants d'una especial condemna al pagament de les despeses d'aquesta segona instància.
Decisio
En atenció a tot el què s'ha exposat, la Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Desestimar els recursos d'apel·lació presentats per les societats D. Castrillo i G. Luís.
Segon.- Confirmar la sentència recorreguda i declarar que la resolució del 21 d'octubre de 2015 és ajustada a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa.
Tercer.- De no efectuar cap condemna en costes.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa, del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.