I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (Lire sur source officielle)
Juridiction andorrane, — (STSJAD 217/2017, ECLI:AD:TSJADAD:2017:217)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Penal, sentència n° 32-2017, 26 juin 2017, recours n° 24/17, exécution d'ordonnance pénale n° OP 5000941/2015 (référence ROJ : STSJAD 217/2017) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une ordonnance pénale du 20 octobre 2015, M. Briones fut reconnu coupable d'un délit mineur de bris de condamnation (privation du permis de conduire) et de trois délits mineurs de blessures par imprudence grave. Il fut condamné à trois mois d'arrêt nocturne conditionnel, assortis d'un sursis de quatre ans et d'une obligation de suivre un traitement de désintoxication alcoolique à l'unité de conduites addictives, ainsi qu'à dix mois de privation du permis de conduire. Cette décision devint ferme et exécutoire le jour même, faute d'opposition des parties.
Postérieurement, l'intéressé fut à nouveau condamné par deux ordonnances pénales, des 27 octobre et 11 novembre 2016. La première concerne la consommation continue de cocaïne ; la seconde, une conduite sous l'empire d'un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l et de stupéfiants, une désobéissance grave à l'autorité, ainsi qu'une contravention de possession de cannabis pour usage personnel. Le juge d'instruction de première instance a estimé opportun de faire application de l'article 64.3 du Code pénal, qui permet d'ordonner l'exécution totale ou partielle de la peine.
Par un aute du 31 janvier 2017, le juge instructeur révoqua partiellement le sursis et fixa la durée d'exécution à deux mois d'arrêt nocturne ferme.
La défense forma appel en sollicitant que, au lieu de deux mois d'arrêt nocturne, la révocation consiste en deux mois d'arrêt domiciliaire ou, à titre subsidiaire, en trois mois d'arrêt domiciliaire. Elle faisait valoir que le condamné suivait un traitement pour ses conduites addictives et souhaitait être présent à la naissance de son enfant, son épouse étant alors enceinte de sept mois. Le Ministère public s'opposa au recours. Il soutint que le requérant ne contestait pas la révocation du sursis, mais sollicitait en réalité une substitution de la modalité d'exécution de la peine d'arrêt, demande qui, n'ayant pas été préalablement soumise à la juridiction ayant prononcé la peine, ne pouvait faire l'objet d'un appel.
Le Tribunal supérieur de justice statue en formation collégiale (MM. Yves Picod, président, Marie Conte, rapporteur, et Fátima Ramírez Souto). Le texte ne précise pas la date
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Núm. de Causa: Execució OP 5000941/2015 Núm. de Rotlle: TSJP-0000024/2017 »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 26 de juny del 2017 - ROJ: STSJAD 217/2017 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 31 de gener de 2017 dictat per l'Hble. Batlle instructora en el marc de l'execució de l'ordenança penal dictada en la causa de referència, seguida pels delictes menors de crebantament de condemna de privació del permís de conduir i de lesions per imprudència greu, els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió. És ponent la M. I. Sra. Marie Conte. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 26 juin 2017 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Penal
Núm. de Causa: Execució OP 5000941/2015 Núm. de Rotlle: TSJP-0000024/2017
SENTÈNCIA 32-2017
PARTS:
Recorrent: Sr. Briones
Advocat: Sr. Gutierrez
Recorregut: Ministeri Fiscal
M. I. Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, vint-i-sis de juny de dos mil disset.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 31 de gener de 2017 dictat per l'Hble. Batlle instructora en el marc de l'execució de l'ordenança penal dictada en la causa de referència, seguida pels delictes menors de crebantament de condemna de privació del permís de conduir i de lesions per imprudència greu, els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió. És ponent la M. I. Sra. Marie Conte.