STSJAD ANDORRA, a 29 de juny del 2017 - ROJ: STSJAD 261/2017
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé29 juin 2017
Numéro109/17
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 261/2017
> **Décision commentée :** STSJAD 261/2017 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 29 juin 2017, recours n° 109/17, ECLI:AD:TSJADAD:2017:261) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note préliminaire : la référence fournie au titre de « référence canonique » (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte de la décision (ROJ et ECLI) a été retenue.*
## Faits et procédure
Les parents d'une mineure, séparés, avaient fait l'objet de mesures paterno-filiales fixées par un convenio regulador et une sentence de 2004. La mère, Mme Esparza, a introduit, les 8 juin et 29 septembre 2015, deux demandes de modification de ces mesures à l'encontre du père, M. Vaquero. Les deux procédures ont été jointes.
Par sentence du 25 novembre 2016, le Batlle a fait droit « substantiellement » aux demandes. Il a fixé à 500 euros mensuels la pension alimentaire due par le père, indexée annuellement sur l'IPC, et mis à sa charge 70 % des dépenses extraordinaires de la mineure. Il a maintenu pour le surplus la sentence de 2004 et n'a pas statué sur les dépens.
Le père a interjeté appel et sollicité la révocation de la décision de première instance. Le ministère public a conclu au rejet du recours, ce que la mère a également demandé, en sollicitant la condamnation aux dépens. Par auto du 25 mai 2017, la Sala a refusé l'administration de la preuve testimoniale proposée par l'appelant.
Le moyen d'appel reposait sur quatre griefs :
1. l'absence de preuve testimoniale et l'inexistence d'un changement significatif des circonstances, l'âge de l'enfant ne constituant pas, selon l'appelant, un tel changement ;
2. l'insuffisance de la preuve des dépenses de la mineure ;
3. le fait que la seconde demande impliquait le désistement de la première, de sorte que seuls les changements intervenus entre les deux dates pouvaient être pris en compte ;
4. la capacité contributive du père, qui, après déduction de ses charges (dont des saisies, des prêts bancaires et des frais de déplacement), ne lui laisserait qu'un solde d'environ 137 euros mensuels après versement de la pension.
## Question de droit
La décision soulève principalement quatre questions :
- **L'écoulement du temps, et spécialement le passage de la mineure de deux à quatorze ans, constitue-t-il un changement significatif des circonstances justifiant la modification des mesures paterno-filiales ?**
- **La preuve des dépenses ordinaires de l'enfant est-elle nécessaire pour fixer la pension ?**
- **La introduction d'une seconde demande de modification emporte-t-elle désistement de la première ?**
- **La capacité contributive du débiteur, face à ses propres charges, peut-elle conduire à réduire la pension ?**
S'y ajoute une question accessoire relative à la répartition des dépens en appel.
## Solution et dispositif
La Sala rejette l'ensemble des griefs et confirme intégralement la sentence de première instance.
**Sur l'âge comme changement significatif.** La Sala refuse toute solution « aprioristique ». L'âge n'entraîne pas automatiquement une modification des mesures ; il appartient au juge d'analyser le cas concret. En l'espèce, le passage de deux à quatorze ans suffit à caractériser le changement, les dépenses d'éducation, d'habillement, d'alimentation, de formation et de loisirs étant « beaucoup plus élevées » pour un mineur de quatorze ans, ce qui, selon la Sala, « sans nécessité de preuve spécifique » ressort de l'expérience commune, sauf à démontrer des besoins particuliers.
**Sur la preuve des dépenses.** L'absence de preuve des dépenses n'est opposable que pour les dépenses spéciales. Pour les dépenses ordinaires d'un mineur de quatorze ans, la Sala retient une fourchette
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 29 de juny del 2017 - ROJ: STSJAD 261/2017
STSJAD 261/2017
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 261/2017 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 29 juin 2017, recours n° 109/17, ECLI:AD:TSJADAD:2017:261) (Lire sur source officielle)
Note préliminaire : la référence fournie au titre de « référence canonique » (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte de la décision (ROJ et ECLI) a été retenue.
Faits et procédure
Les parents d'une mineure, séparés, avaient fait l'objet de mesures paterno-filiales fixées par un convenio regulador et une sentence de 2004. La mère, Mme Esparza, a introduit, les 8 juin et 29 septembre 2015, deux demandes de modification de ces mesures à l'encontre du père, M. Vaquero. Les deux procédures ont été jointes.
Par sentence du 25 novembre 2016, le Batlle a fait droit « substantiellement » aux demandes. Il a fixé à 500 euros mensuels la pension alimentaire due par le père, indexée annuellement sur l'IPC, et mis à sa charge 70 % des dépenses extraordinaires de la mineure. Il a maintenu pour le surplus la sentence de 2004 et n'a pas statué sur les dépens.
Le père a interjeté appel et sollicité la révocation de la décision de première instance. Le ministère public a conclu au rejet du recours, ce que la mère a également demandé, en sollicitant la condamnation aux dépens. Par auto du 25 mai 2017, la Sala a refusé l'administration de la preuve testimoniale proposée par l'appelant.
Le moyen d'appel reposait sur quatre griefs :
l'absence de preuve testimoniale et l'inexistence d'un changement significatif des circonstances, l'âge de l'enfant ne constituant pas, selon l'appelant, un tel changement ;
l'insuffisance de la preuve des dépenses de la mineure ;
le fait que la seconde demande impliquait le désistement de la première, de sorte que seuls les changements intervenus entre les deux dates pouvaient être pris en compte ;
la capacité contributive du père, qui, après déduction de ses charges (dont des saisies, des prêts bancaires et des frais de déplacement), ne lui laisserait qu'un solde d'environ 137 euros mensuels après versement de la pension.
Question de droit
La décision soulève principalement quatre questions :
L'écoulement du temps, et spécialement le passage de la mineure de deux à quatorze ans, constitue-t-il un changement significatif des circonstances justifiant la modification des mesures paterno-filiales ?
La preuve des dépenses ordinaires de l'enfant est-elle nécessaire pour fixer la pension ?
La introduction d'une seconde demande de modification emporte-t-elle désistement de la première ?
La capacité contributive du débiteur, face à ses propres charges, peut-elle conduire à réduire la pension ?
S'y ajoute une question accessoire relative à la répartition des dépens en appel.
Solution et dispositif
La Sala rejette l'ensemble des griefs et confirme intégralement la sentence de première instance.
Sur l'âge comme changement significatif. La Sala refuse toute solution « aprioristique ». L'âge n'entraîne pas automatiquement une modification des mesures ; il appartient au juge d'analyser le cas concret. En l'espèce, le passage de deux à quatorze ans suffit à caractériser le changement, les dépenses d'éducation, d'habillement, d'alimentation, de formation et de loisirs étant « beaucoup plus élevées » pour un mineur de quatorze ans, ce qui, selon la Sala, « sans nécessité de preuve spécifique » ressort de l'expérience commune, sauf à démontrer des besoins particuliers.
Sur la preuve des dépenses. L'absence de preuve des dépenses n'est opposable que pour les dépenses spéciales. Pour les dépenses ordinaires d'un mineur de quatorze ans, la Sala retient une fourchette
Sentència
TSJC.- 0000109/2017 ORIGEN: 1000172/2015 - 00
NIG: 5300542120150004230
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 29 de juny del 2017.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats
M.I. Sr. Vincent Anière i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La representació processal de la Sra. Esparza va interposar demandes, de dates 8-06-2015 i 29-09-2015, envers el Sr. Vaquero, de modificació de mesures paterno-filials, les quals foren acumulades en un sol procediment.
La part defenent es va oposar a les pretensions de l'agent per escrits de 22-06-2015 i 13-10-2015 i va sol·licitar la desestimació de les demandes interposades en la seva contra.
El Mgfc. Ministeri Fiscal ha intervingut en el procés i ha efectuat els informes que consten a les actuacions.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 109/17 — Décision commentée
II.- L'Hble. Batlle va dictar sentència, de data 25-11-2016, amb la següent part decisòria:
"Estimar substancialment les demandes articulades per la Sra. Esparza contra el Sr. Vaquero modifiant parcialment la Sentència de data 29-3-2014 (autes B-0197-1/2004), fixant que el Sr. D.M. haurà de satisfer a la mare dins dels 5 primers dies de cada mes una pensió alimentària de 500.- EUR mensuals que alhora variarà anyalment de conformitat amb l'IPC, i que haurà de contribuir en el 70% de les despeses extraordinàries de la menor que puguin sorgir, tot i desestimant-se les restants pretensions. Alhora escau ratificar en tot allò que no contradigui la present, la Sentència de 29-3-2004, el tot sense fer especial pronunciament en costes processals"
III.- La representació processal del Sr. Vaquero ha interposat recurs contra la sentència d'instància i, en data de registre 20-04-2017, ha formulat escrit de conclusions en virtut del qual i pels motius exposats sol·licita la revocació de la resolució d'instància.
El Ministeri Fiscal va emetre informe, de data 12-05-2017, en el que interessava la desestimació del recurs.
La representació de la part recorreguda, per escrit de contesta a les conclusions, de data 15-05-2017, va demanar la desestimació del recurs amb imposició de les costes processals.
IV.- Per Aute d'aquesta Sala, de data 25-05-2017, es va denegar la pràctica de prova sol·licitada en aquesta alçada per la part recurrent.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy.
FONAMENTS DE DRET
I.- Els greuges o motius que la part defenent articula contra la sentència d'instància són els següents.
En primer terme, manifesta que protesta per la manca de pràctica de la prova testifical i considera que no s'han produït les modificacions significatives de les circumstàncies que es van tenir en compte per a determinar les mesures paterno-filials.
Així, sustenta que l'edat no és un canvi significatiu en les circumstàncies perquè si no totes les sentències haurien de canviar en pocs anys i que el pas del temps ja està previst pel cost d'actualització de la vida. No s'ha provat per la mare quines eren les despeses de la menor.
Quant als ingressos del recurrent, reconeix que són més alts: 2.350 euros bruts que es queden en 2.151 euros nets. Però, afirma que les seves despeses són de 1.651,56 euros, de manera, que deduïda la pensió d'aliments de 500 euros, el deute mensual seria de 137,68 euros.
Respecte dels ingressos de la mare, manifesta que es va sol·licitar la prova III. Testifical ,amb la qual s'hauria acreditat la seva situació econòmica.
En segon terme, la sentència incrementa el percentatge de les despeses extraordinàries al 70%. Entén que interposar una demanda de modificació de mesures tres/quatre mesos després d'una altra amb la mateixa finalitat comporta que es va desistir de la demanda interposada el 8 de juny de 2015. Afegeix que l'augment en les despeses extraordinàries significa que solament es poden tenir en compte els canvis significatius entre el 8 de juny i el 29 de setembre de 2015 i entre aquestes dades no hi hagut cap canvi.
II.- Pel que es refereix a la petició de prova a practicar en aquesta alçada, aquesta ja fou refusada per l'Aute d'aquesta Sala de data 25-05-2017. Afegir que la prova testifical s'adreçava a acreditar la important capacitat econòmica de la parella sentimental de la Sra. Esparza, quan aquí el que és objecte de debat és la determinació de la pensió d'aliments i de la contribució a les despeses extraordinàries, per la qual cosa s'ha de tenir en compte les necessitats de la menor i els recursos econòmics de l'alimentant, així com la capacitat econòmica de la mare de la menor, però no de la seva parella sentimental.
III.- Quant a si l'edat es pot conceptuar com un canvi significatiu en les circumstàncies, no es poden adoptar solucions apriorístiques que determinin que, en tot cas, l'edat comporta anar modificant les mesures paterno-filials, sinó que esdevé necessari analitzar el cas concret subjecte a decisió.
En el cas que ara ens ocupa, la sentència recorreguda posa en relleu que quan es va atorgar el conveni regulador, l'any 2004, la menor Viñas no havia complert els dos anys, mentre que a la data de la sentència en tenia 14 anys. Esdevé inqüestionable, sense cap necessitat de prova específica, excepte que hagués estat necessari acreditar necessitats especials, que les despeses d'educació, de vestimenta, d'alimentació en sentit estricte, de formació i de lleure són molt més elevades en un menor de 14 anys que en un menor de 2 anys. I a aquest extrem s'ha d'afegir que el desenvolupament integral d'una menor de 14 anys requereix unes despeses més elevades que si en té 2 anys.
Per tant, aquest primer greuge o motiu ha de ser desestimat, sense que la manca de prova de les despeses només es pugui tenir en compte en relació a l'existència de despeses especials, però no a les pròpies d'un menor de 14 anys, que se situen segons la Sala entorn els 600 i 800 euros mensuals, de manera que la determinació d'una pensió en 500 euros s'acomoda plenament a la doctrina d'aquesta Sala civil.
En relació a l'argument que la segona demanda de modificació de mesures paterno-filials ha de comportar el desistiment de la primera i que només es poden prendre en consideració els canvis significatius produïts entre la primera demanda de 8 de juny i la segona de 29-09-2015, el motiu ha de ser desestimat.
En efecte, de la lectura de la primera demanda s'extreu que la Sra. Esparza sol·licitava un augment de la pensió d'aliments a favor de la filla menor Viñas A la segona demanda, de data 29-09-2015, es sol·licita una nova modificació de mesures, consistent en que es determini la contribució del progenitor a l'abonament de les despeses extraordinàries en un 75%.
Com sustenta el Ministeri Fiscal, la interposició de la segona demanda no pot provocar el desistiment de la primera, atès que les pretensions que s'exerciten esdevenen perfectament compatibles i els dos procediments foren acumulats per Aute de la Batllia i resolts de manera conjunta. En conseqüència, aquest greuge ha de ser també desestimat.
En darrer terme, qüestiona la recurrent la resolució d'instància, tota vegada que si bé admet l'augment dels seus ingressos, assenyala que amb les despeses que suporta, tindrà un deute de 137 euros mensuals si abona una pensió de 500 euros.
Tampoc aquest motiu pot prosperar. En efecte, aquesta Sala ha tingut ja ocasió en reiterades vegades de posar en relleu que la pensió d'aliments s'ha d'establir de manera proporcional entre les necessitats del menor i les possibilitats econòmiques de la part alimentant. I alhora, hem afirmat que quan es tracta d'un fill menor d'edat, la seva pensió d'aliments i les partides que la integren són preferents a les despeses que pugui tenir el progenitor.
Des d'aquesta òptica, per providència de 4-12-2015 es va requerir a la part recurrent que aportés els seus ingressos i despeses. Quant a les despeses, del llistat que es troba al foli 53, apareixen despeses que deriven d'embargaments, préstecs bancaris o desplaçaments a Girona i ajudes a altres familiars, que no poden ésser prioritzats davant les necessitats de la menor, a la vegada que són temporals, com els embargaments o els préstecs.
Per aquesta raó, donada la preeminència de la pensió d'aliments envers altres despeses, i que els ingressos mensuals del recurrent es situen entorn als 2.150 euros nets, i en consonància amb les necessitats de la menor Viñas, la pensió determinada en 500 euros i la contribució a les despeses extraordinàries en un 70% es considera adequada als referits paràmetres i, per tant, la resolució d'instància ha de ser confirmada.
IV.- La desestimació del recurs no s'ha de traduir en la imposició de costes processals d'aquesta alçada, atesa l'especial natura dels interessos en conflicte i sense que es pugui apreciar la concurrència de mala fe o temeritat en el present cas.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.-
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs interposat per la representació processal del Sr. Vaquero contra la sentència, de data 25-11-2016, que confirmem íntegrament. No s'escau efectuar imposició de les costes processals d'aquesta alçada.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-