I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 30 novembre 2017, STSJAD 406/2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:406)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 30 novembre 2017, STSJAD 406/2017, ECLI:AD:TSJADAD:2017:406 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le litige oppose une société anonyme, A, SA, bailleresse, à Mme Bernat, locataire d'un appartement et d'une place de stationnement en vertu d'un contrat de bail conclu le 17 novembre 2014. Le bailleur a introduit une demande le 28 janvier 2016 tendant, notamment, à la résolution du bail, à la restitution des locaux, au paiement d'arriérés de loyers, de charges de copropriété et d'indemnités d'occupation indues, ainsi qu'aux intérêts et aux dépens.
Le 27 octobre 2016, lors de l'audience prévue pour la réponse à la demande, la défenderesse a déclaré verbalement s'en rapporter aux prétentions du demandeur (allanament), et a sollicité qu'il soit fait droit à la demande.
Par jugement du 1er décembre 2016, le Tribunal unipersonnel du Batlle, section civile, a :
- prononcé la résolution du bail ;
- condamné la locataire à payer 3 500 euros au titre des loyers impayés de juin, août, octobre, novembre et décembre 2015, ainsi qu'une somme à déterminer en exécution au titre de l'occupation indue, de janvier au 28 octobre 2016, sur la base d'un loyer mensuel convenu de 1 500 euros ;
- condamné la locataire à payer 5 320,47 euros au titre des charges communautaires ;
- mis les dépens à la charge de la défenderesse.
Le bailleur a interjeté appel, sollicitant la réformation partielle du jugement pour obtenir les charges de copropriété afférentes à la période d'occupation indue, de janvier 2016 jusqu'au 13 décembre 2016, date de remise de la possession. La locataire a conclu au rejet partiel de l'appel, en soutenant que la date finale devait être fixée au 28 octobre 2016 et qu'aucune condamnation aux dépens ne devait être prononcée, le recours procédant selon elle d'un « oubli » du jugement plutôt que d'une opposition de sa part.
La S
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats M.I. Sr. Yves Picod i M.I. Sra. Fátima Ramírez Souto, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 30 de novembre del 2017 - ROJ: STSJAD 406/2017 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_partielle), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- En data 28 de gener del 2016, la representació processal de la societat A, SA, va presentar demanda envers la Sra. Bernat per la qual sol·licitava que es dictés sentència que declarés resolt el contracte d'arrendament atorgat el dia 17 de novembre del 2014, i que condemnés a la Sra. Bernat a deixar lliure, vacu i expedit l'apartament radicat a l'XXXX, i la plaça d'aparcament assenyalada amb el número X, i a pagar la suma total de 8.820,47.-euros en concepte de rendes de lloguer deixades de satisfer els mesos de juny, agost, octubre, novembre i desembre del 2015 i de des… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.- »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 30 novembre 2017 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
TSJC.- 0000378/2017 ORIGEN: 6000046/2016 - 00
NIG: 5300542120160000298
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 30 de novembre del 2017
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats M.I. Sr. Yves Picod i M.I. Sra. Fátima Ramírez Souto, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 28 de gener del 2016, la representació processal de la societat A, SA, va presentar demanda envers la Sra. Bernat per la qual sol·licitava que es dictés sentència que declarés resolt el contracte d'arrendament atorgat el dia 17 de novembre del 2014, i que condemnés a la Sra. Bernat a deixar lliure, vacu i expedit l'apartament radicat a l'XXXX, i la plaça d'aparcament assenyalada amb el número X, i a pagar la suma total de 8.820,47.-euros en concepte de rendes de lloguer deixades de satisfer els mesos de juny, agost, octubre, novembre i desembre del 2015 i de despeses comunitàries inherents als béns arrendats, així com les despeses de comunitat de propietaris i imports per l'ocupació indeguda que es puguin generar i resulten impagats a partir del mes de gener del 2016, i els interessos legals des del moment en què havia d'efectuar-se el pagament d'aquells imports, o subsidiàriament des de la data de la contesta a la demanda, i finalment la imposició a la part defenent de les despeses que es puguin generar de la pràctica d'una inspecció judicial a l'apartament d'autes i les costes processals ocasionades, inclosos els honoraris d'advocat i de procurador.