STSJAD ANDORRA, a 20 de desembre del 2017 - ROJ: STSJAD 415/2017
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé20 décembre 2017
Numéro64/17
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 415/2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:415)
> Décision commentée : STSJAD 415/2017, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 20 décembre 2017, ECLI:AD:TSJADAD:2017:415 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Les faits remontent au 2 octobre 2013. Le prévenu, M. Vaquero, se rend dans les locaux d'une société d'assurances afin de réclamer le paiement d'une police souscrite par son défunt père. Il s'emporte contre le gérant, l'insulte et jette à terre les dossiers posés sur le bureau. À la sortie des locaux, il croise son gestionnaire habituel, M. Zurita, auquel il déclare que le gérant lui a tenu des propos déplaisants et qu'il devrait « faire attention, car il aurait davantage de problèmes ». Il le frappe ensuite d'un coup de main au visage.
La victime présente une contusion faciale avec œdème de la lèvre supérieure. La mobilité de la dent n° 11 impose une consultation odontologique et la réalisation de radiographies, destinées à écarter une fracture. Les constatations médicales sont mentionnées dans la décision, mais leur qualification exacte n'est pas détaillée au-delà du « délit mineur de lésions dolosives nécessitant une assistance facultative pour leur guérison ».
Par sentence du 21 septembre 2017, le Tribunal de Corts (juridiction de première instance) déclare M. Vaquero coupable, en qualité d'auteur, du délit mineur de lésions dolosives et de la contravention pénale de menaces légères. Il retient la circonstance aggravante de récidive pour le délit. Le prévenu est condamné à six mois d'emprisonnement conditionnel qualifié, assortis d'une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans et d'un sursis de trois ans, ainsi qu'à un mois d'arrêts nocturnes conditionnels pour la contravention. Il est également condamné aux dépens. Sur le plan civil, il est tenu d'indemniser la CASS (137,74 EUR, avec intérêts légaux) et M. Zurita (750 EUR), sous réserve de l'action civile pour tout autre préjudice.
Le prévenu interjette appel. Il sollicite l'acquittement en contestant la valeur probante des témoignages recueillis à l'audience et en soutenant que les images des caméras de sécurité situées à proximité des faits n'ont pas été versées au dossier. Le Ministère public conclut au rejet du recours et à la confirmation de la sentence.
## Question de droit
Deux questions se posent à la Sala Penal :
1. Les éléments de preuve retenus par le premier juge, en particulier les témoignages de la victime et des témoins présents, suffisent-ils à établir la matérialité des infractions de lésions dolosives et de menaces légères, au regard des articles 113.1 et 478.2 du Code pénal visés par l'appelant ?
2. L'absence d'enregistrements de vidéosurveillance, invoquée par la défense, est-elle de nature à affaiblir cette démonstration ?
## Solution et dispositif
La Cour rejette le recours et confirme la décision de première instance. Elle s'appuie sur deux raisons principales.
En premier lieu, elle estime établi que la victime a reçu un coup au visage, à hauteur de la bouche, en présence de deux témoins. Les constatations médicales relatives à l'œdème et à la mobilité dentaire, ainsi que la radiographie pratiquée pour écarter une fracture, confortent cette version. Pour les menaces légères, la Cour relève que les déclarations de la victime et des témoins présentiels concordent entièrement, et qu'elles sont corroborées par le témoignage de l'agent de police intervenu sur les lieux. Elle relève aussi que la version de la victime a été « amplement confirmée » lors de l'audience.
En second lieu, la Cour considère que l'existence d'une preuve directe et concluante rend « superflues » les allégations relatives à l'absence d'enregistrements. Elle ajoute deux éléments de fait : le rapport de police indique que les locaux de la société ne disposaient pas de système de vidéosurveillance, et les images des caméras environnantes n'ont pu être obtenues, la défense en ayant fait la demande trois ans après les faits.
Le dispositif est reproduit ci-après, traduit du catalan :
> « 1.- Desestimar el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada del Sr. Vaquero.
>
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 20 de desembre del 2017 - ROJ: STSJAD 415/2017
STSJAD 415/2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:415)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 415/2017, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 20 décembre 2017, ECLI:AD:TSJADAD:2017:415 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Les faits remontent au 2 octobre 2013. Le prévenu, M. Vaquero, se rend dans les locaux d'une société d'assurances afin de réclamer le paiement d'une police souscrite par son défunt père. Il s'emporte contre le gérant, l'insulte et jette à terre les dossiers posés sur le bureau. À la sortie des locaux, il croise son gestionnaire habituel, M. Zurita, auquel il déclare que le gérant lui a tenu des propos déplaisants et qu'il devrait « faire attention, car il aurait davantage de problèmes ». Il le frappe ensuite d'un coup de main au visage.
La victime présente une contusion faciale avec œdème de la lèvre supérieure. La mobilité de la dent n° 11 impose une consultation odontologique et la réalisation de radiographies, destinées à écarter une fracture. Les constatations médicales sont mentionnées dans la décision, mais leur qualification exacte n'est pas détaillée au-delà du « délit mineur de lésions dolosives nécessitant une assistance facultative pour leur guérison ».
Par sentence du 21 septembre 2017, le Tribunal de Corts (juridiction de première instance) déclare M. Vaquero coupable, en qualité d'auteur, du délit mineur de lésions dolosives et de la contravention pénale de menaces légères. Il retient la circonstance aggravante de récidive pour le délit. Le prévenu est condamné à six mois d'emprisonnement conditionnel qualifié, assortis d'une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans et d'un sursis de trois ans, ainsi qu'à un mois d'arrêts nocturnes conditionnels pour la contravention. Il est également condamné aux dépens. Sur le plan civil, il est tenu d'indemniser la CASS (137,74 EUR, avec intérêts légaux) et M. Zurita (750 EUR), sous réserve de l'action civile pour tout autre préjudice.
Le prévenu interjette appel. Il sollicite l'acquittement en contestant la valeur probante des témoignages recueillis à l'audience et en soutenant que les images des caméras de sécurité situées à proximité des faits n'ont pas été versées au dossier. Le Ministère public conclut au rejet du recours et à la confirmation de la sentence.
Question de droit
Deux questions se posent à la Sala Penal :
Les éléments de preuve retenus par le premier juge, en particulier les témoignages de la victime et des témoins présents, suffisent-ils à établir la matérialité des infractions de lésions dolosives et de menaces légères, au regard des articles 113.1 et 478.2 du Code pénal visés par l'appelant ?
L'absence d'enregistrements de vidéosurveillance, invoquée par la défense, est-elle de nature à affaiblir cette démonstration ?
Solution et dispositif
La Cour rejette le recours et confirme la décision de première instance. Elle s'appuie sur deux raisons principales.
En premier lieu, elle estime établi que la victime a reçu un coup au visage, à hauteur de la bouche, en présence de deux témoins. Les constatations médicales relatives à l'œdème et à la mobilité dentaire, ainsi que la radiographie pratiquée pour écarter une fracture, confortent cette version. Pour les menaces légères, la Cour relève que les déclarations de la victime et des témoins présentiels concordent entièrement, et qu'elles sont corroborées par le témoignage de l'agent de police intervenu sur les lieux. Elle relève aussi que la version de la victime a été « amplement confirmée » lors de l'audience.
En second lieu, la Cour considère que l'existence d'une preuve directe et concluante rend « superflues » les allégations relatives à l'absence d'enregistrements. Elle ajoute deux éléments de fait : le rapport de police indique que les locaux de la société ne disposaient pas de système de vidéosurveillance, et les images des caméras environnantes n'ont pu être obtenues, la défense en ayant fait la demande trois ans après les faits.
Le dispositif est reproduit ci-après, traduit du catalan :
Reproduction verbatim
« 1.- Desestimar el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada del Sr. Vaquero.
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Penal
Núm. de causa: 6000072/2016 Núm. de rotlle: TSJP-0000064/2017
SENTÈNCIA 65-2017
PARTS:
Recurrent: Sr. Vaquero
Advocada: Sr. Canals
Recorregut: MINISTERI FISCAL
M. I. Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, vint de desembre de dos mil disset.
En el recurs d'apel·lació interposat contra la sentència de data 21 de setembre de 2017 dictada pel Tribunal de Corts en la causa de referència, seguida pel delicte menor de lesions doloses que requereixen d'una assistència facultativa per a la seva curació i per la contravenció penal d'amenaces lleus, els components de la Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió. És ponent el M. I. Sr. Yves Picod.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 64/17 — Décision commentée
I.- RESULTANT: que el Tribunal de Corts dictà sentència de data 21 de setembre de 2017 amb la següent part dispositiva:
"FALLEM: Hem de condemnar i condemnem a Vaquero, com a responsable penalment en concepte d'autor, d'un delicte menor de lesions doloses que requereixen d'una assistència facultativa per a la seva curació i d'una contravenció penal d'amenaces lleus, amb la concurrència de la circumstància modificativa de la responsabilitat penal, agreujant de reincidència respecte al delicte menor, a la pena de SIS MESOS DE PRESÓ CONDICIONAL QUALIFICADA A ABSTENIR-SE A ENTRAR EN CONTACTE, PER QUALSEVOL MITJÀ, AMB LA VÍCTIMA DURANT UN PERÍODE DE TRES ANYS pel que fa al delicte i amb un termini de suspensió de la condemna durant tres anys, i UN MES D'ARREST NOCTURN CONDICIONAL pel que fa a la contravenció penal, amb el mateix termini de suspensió d'un mes, així com el pagament de les despeses processals causades.
En concepte de responsabilitat civil, el processat haurà d'indemnitzar a:
La CASS en la quantitat de 137,74 EUR, majorada amb els interessos legals.
El senyor Zurita en la suma de 750 EUR. Es fa reserva d'accions civils per qualsevol altre perjudici que podés tenir, directament relacionat i derivat del cop que rebé a la cara per part del processat."
II.- RESULTANT: que el precedent fallo es recolza en els següents fets que declara provats en el seu primer Resultant: "Són fets provats que en data 2 d'octubre del 2.013, vers les 17 hores, el processat Vaquero, nascut el XX d'agost del 1969, de nacionalitat andorrana i condemnat en el marc de la causa DM-206-2/10 per Ordenança penal de data 28 d'abril del 2010 com autor d'un delicte menor de lesions doloses, altre continuat de coaccions, 3 delictes menors d'amenaces no condicionals, i altre continuat de danys dolosos; en el marc de la causa TC-064-6/10 per Sentència de data 23 de setembre del 2011 com autor de 2 delictes majors de calúmnies propagades amb publicitat i per un delicte menor d'injúries; en el marc de la causa DM- 178-6/11 per Sentència de data 7 de març del 2012 com autor d'un delicte menor d'amenaces no condicionals i altres d'injúries a l'autoritat i calúmnies i finalment en el marc de la causa TC-063-4/11 mitjançant Sentència de data 5 de setembre del 2013 com autor d'un delicte major continuat de lesions psíquiques que requereixen un tractament per a la seva curació, de injúries als agents de l'autoritat i altres d'amenaces no condicionals, es dirigí a l'empresa L, radicada al XXXX, per tal d'efectuar unes gestions i reclamar el pagament d'una pòlissa d'assegurances que tenia contractada el seu difunt pare.
Allà parlà amb el gerent de l'empresa, Sanç, el qual li explicà el procediment existent i al qual el processat Vaquero, molt exaltat, insultà i li tirà al terra tots els dossiers que tenia sobre la taula.
En trobar-se a la sortida de l'oficina amb el seu gestor habitual, Zurita, el processat Vaquero li digué que acabava de tenir unes paraules dissonants amb el seu cap i que vigilés perquè ell tindria més problemes, donant-li seguidament un cop a la cara amb la mà.
Arrel dels fets, Zurita patí una contusió a la cara amb edema a nivell del llavi superior, havent precisat una assistència facultativa prop del seu metge odontòleg recomanada pel metge d'urgències, doncs la dent 11 presentava certa mobilitat, havent precisat la realització de radiografies."
III.- RESULTANT: que contra la dita sentència la representació lletrada del Sr. Vaquero va formular recurs d'apel·lació, sol·licitant la revocació de la mateixa en el sentit d'acordar l'absolució del seu defensat del delicte i la contravenció penal pels quals ha estat condemnat pel Tribunal a quo.
Manifesta que no existeixen elements suficients en autes per a condemnar el seu defensat com autor responsable del delicte menor de lesions doloses que requereixin d'una primera assistència mèdica per a la seva curació i de la contravenció penal d'amenaces lleus, tipificats als articles 113.1 i 478.2 del Codi Penal, tota vegada que posa en dubte les proves testificals practicades a la vista oral, així com al·lega la manca en autes de les imatges de la càmera de seguretat que hi havia prop del lloc dels fets.
IV.- RESULTANT: que el Ministeri Fiscal s'oposa al recurs formulat per l'adversa en mèrits de les consideracions contingudes en el seu escrit de contesta de data 3 de novembre de 2017 i sol·licita que es confirmi la sentència dictada pel Tribunal de Corts per ésser plenament ajustada a Dret.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que la part apel·lant argumenta la seva petició d'absolució, posant de relleu la presumpta manca de proves en relació a aquests fets i posant en dubte la prova de càrrec sobre la qual es fonamenta la sentència condemnatòria del Sr. Vaquero, és a dir la prova testifical.
En quant al delicte menor de lesions doloses que requereixen d'una assistència facultativa per a la seva curació, previst i penat a l'article 113.1 del Codi Penal, queda provat que el Sr. Zurita -perjudicat en els presents autes- va rebre un cop a la cara, a l'altura de la boca, en presència dels testimonis Srs. Expósito i Palomo Per altra part, va patir un edema a nivell del llavi superior i, al bellugar-se-li la peça dentària número 11, va necessitar control i valoració per odontologia, el qual fou realitzat pel Dr. Expósito, qui li va practicar una radiografia d'aquesta peça per descartar precisament que estigués fracturada.
En quant a la contravenció penal d'amenaces lleus, de les declaracions del perjudicat i dels testimonis presencials -quines manifestacions han resultat plenament coincidents- com de la declaració de l'agent del Servei de Policia PXXX que acudí al lloc dels fets, resta acreditat que el Sr. Vaquero, després de tenir unes paraules dissonants amb el gerent de l'empresa, es dirigí vers Zurita, gestor habitual de l'encausat, quan aquest entrava a l'oficina, dient-li retrets i que vigilés quan el tornés a veure, la qual cosa ha comportat que li tingui por.
La versió del perjudicat ha sigut àmpliament confirmada el dia de la vista oral per les declaracions dels testimonis.
II.- CONSIDERANT: que l'existència de prova directa i concloent en relació als fets imputats fa considerar supèrflues les al·legacions relatives a la manca en autes de les gravacions de la càmera de seguretat, tenint en compte nogensmenys que l'informe del Servei de Policia posa de relleu que "pel que fa a l'oficina d'assegurances a on succeeixen els fets del 2 d'octubre, al lloc no hi ha sistema de vídeo vigilància", resultant que tampoc es va poder obtenir les imatges de les càmeres de seguretat del voltant, donat que el seu requeriment per part de la defensa del processat es produí tres anys desprès dels fets.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- Desestimar el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada del Sr. Vaquero.
2.- Confirmar íntegrament la sentència dictada pel Tribunal de Corts en data 21 de setembre de 2017 en la causa de referència.
3.- Declarar d'ofici les despeses processals causades en aquesta instància.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que, una vegada notificada la present sentència a totes les parts, es retorni la causa al Tribunal de Corts, amb certificació de la present sentència, per al seu compliment i execució.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.