Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 29 mai 2018, ROJ STSJAD 151/2018 (ECLI:AD:TSJADAD:2018:151)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 29 mai 2018, ROJ STSJAD 151/2018 (ECLI:AD:TSJADAD:2018:151), recours n° 449/17 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La société andorrane B SL, dont les époux Coll et Sarabia sont respectivement administrateur unique et administratrice générale, avait ouvert un compte auprès de l'établissement bancaire A SA. Lors de cette ouverture, le 20 août 2004, les intéressés ont consenti un aval au profit de la banque. Près de neuf ans plus tard, en 2013, un découvert bancaire a été consenti à la société. Celle-ci n'ayant pas remboursé, la banque a saisi le Tribunal de batlles d'une demande en paiement de 20 156,41 euros, assortie d'intérêts trimestriels calculés au taux « descoberts », à l'encontre de la société et des deux époux, solidairement.
Les défendeurs ont formé une demande reconventionnelle. Mme Sarabia réclamait l'indemnisation du préjudice résultant d'une chute survenue le 17 septembre 2013 dans le parking d'un centre commercial appartenant à la banque, chute qu'elle imputait à un dénivelé du sol et à une luminosité insuffisante.
Par sentence du 20 septembre 2017, le Tribunal de batlles a fait droit à la demande principale, condamné solidairement la société et les époux Coll et Sarabia au paiement, et rejeté la demande reconventionnelle. Les époux Coll et Sarabia ont interjeté appel, sollicitant la révocation de la sentence. La banque a conclu au rejet de l'appel, avec condamnation aux dépens.
La décision commentée est un arrêt de la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia, rendu en formation collégiale (présidence de M. Joan Manel Abril Campoy, magistrats MM. Vincent Anière et Carles Cruz Moratones, ce dernier étant rapporteur). Il s'agit d'un arrêt définitif.
Question de droit
Le litige pose deux questions distinctes.
Première question : un aval consenti lors de l'ouverture d'un compte courant de société peut-il garantir des dettes nées neuf ans plus tard, d'un prêt ou d'un découvert accordé postérieurement ? Les appelants soutenaient que l'aval ne visait que les dettes existantes à la date de sa signature, et qu'il appartenait à la banque de leur rappeler son existence lors de l'octroi du crédit en 2013.
Seconde question : la demande reconventionnelle fondée sur la responsabilité extracontractuelle de la banque (chute dans un parking) peut-elle prospérer en l'absence de preuve suffisante de la survenance du fait dommageable tel qu'allégué, et de l'imputabilité de celui-ci à la banque ? L'appelante reprochait à la banque de ne pas avoir conservé les enregistrements vidéo du jour de l'accident, ou de ne pas lui en avoir proposé le visionnage.
La décision ne mentionne pas explicitement de précédent jurisprudentiel ni de doctrine à l'appui de ces points (non précisé dans la décision).
Solution et dispositif
Sur le premier moyen, la Cour écarte l'argumentation des appelants. Elle relève qu'il était « difficilement » concevable que les garants aient eu des dettes au moment de l'aval, celui-ci ayant été exigé à l'ouverture du compte de la société, pratique qu'elle juge courante pour les sociétés de caractère familial ou de petite dimension. Elle estime en outre peu vraisemblable, au regard de la bonne foi contractuelle, que les responsables de la gestion sociale aient oublié un engagement de garantie portant sur les facil
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000449/2017 ORIGEN: 7100115/2014 - 00
NIG: 5300542120150000311
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 29 de maig del 2018
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats
M.I. Sr. Vincent Anière i M.I. Sr. Carles Cruz Moratones, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Prèvia petició de citació a judici de data 27.02.14, en l'Audiència del dia 11.04.14, la representació processal de l'entitat bancària A SA (A), formulà demanda en reclamació de quantitat contra la societat B SL i els Srs. Coll i Sarabia, mitjançant la qual sol·licitava que es condemnés a aquests darrers, de forma conjunta i solidària, a pagar la quantitat global de 20.156,41.- euros, incrementada amb els interessos liquidats trimestralment i calculats al tipus per a "descoberts" segons l'ORG_0 des del 05.04.14 -data de la liquidació- i fins al seu total pagament, més les costes judicials, inclosos els honoraris d'advocat i procurador.