STSJAD ANDORRA, a 22 de maig del 2018 - ROJ: STSJAD 171/2018
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé22 mai 2018
Numéro24/18
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Juridiction andorrane, — (STSJAD 171/2018)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, — (STSJAD 171/2018, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 22 mai 2018) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 14 décembre 2017, M. Marcos a été condamné comme auteur responsable de deux contraventions pénales de lésions par imprudence légère ayant entraîné des lésions. Cette ordonnance n'ayant fait l'objet d'aucune opposition, elle est devenue ferme et exécutoire. Le juge a toutefois différé la fixation de la responsabilité civile découlant des infractions à la phase d'exécution.
Par ordonnance du 29 décembre 2017, le Batlle instructeur a fixé l'indemnisation due par le condamné, solidairement avec la compagnie d'assurances Carretero, S.A. :
- au profit de M. Palmer, à 3 960,69 euros, au titre des préjudices résultant des lésions subies lors de l'accident du 23 mars 2016 ;
- au profit de Mme Badía, à 2 400 euros, au titre des préjudices résultant des lésions subies lors de l'accident (date non précisée dans la décision).
Le juge a en outre réservé la question des honoraires d'avocat, des copies, des taxes et de l'IGI réclamés par les consorts Palmer et Badía jusqu'à ce que sa décision soit définitive.
Les victimes ont interjeté appel, sollicitant : le remboursement d'un loyer d'un logement loué en Andorre (1 329,53 euros), une majoration du *pretium doloris* (2 000 euros pour M. Palmer, 2 500 euros pour Mme Badía), et une indemnité de 4 400 euros pour M. Palmer et de 9 100 euros pour Mme Badía au titre d'une « IPP » évaluée de manière forfaitaire. Le texte source mentionne par ailleurs une partie nommée « ENTITY_2 », vraisemblablement une anonymisation automatisée affectant la désignation de Mme Badía.
Le ministère public s'en est remis à la sagesse de la Sala Penal. Les défendeurs ont conclu à la confirmation de l'ordonnance attaquée.
## Question de droit
La Sala Penal devait déterminer si les indemnités fixées en phase d'exécution d'une ordonnance pénale pouvaient être majorées au regard des prétentions des victimes, plus précisément :
1. le montant du préjudice douloureux (*pretium doloris*) pouvait-il être relevé au-delà de l'évaluation médico-légale retenue ;
2. une incapacité temporaire (ITT), ou une perte de gains, pouvait-elle être indemnisée en l'absence d'arrêt de travail médico-légalement constaté ;
3. le coût d'un logement loué sur place, non utilisé pendant une partie du séjour, constituait-il un préjudice indemnisable.
Ces questions supposaient une appréciation des preuves médico-légales et des justificatifs produits par les parties.
## Solution et dispositif
La Cour a confirmé l'ordonnance sur l'ensemble des chefs, en retenant les motifs suivants.
**Sur le préjudice douloureux.** Se fondant sur les rapports médico-légaux de la Dra Salas, la Cour relève que Mme Badía a souffert d'une cervicalgie post-traumatique, d'une contracture musculaire paravertébrale dorsale et d'une fracture partielle légère de D9, avec un préjudice douloureux évalué à 1,5-2/7. M. Palmer a souffert d
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 22 de maig del 2018 - ROJ: STSJAD 171/2018
Juridiction andorrane, — (STSJAD 171/2018)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (STSJAD 171/2018, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 22 mai 2018) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 14 décembre 2017, M. Marcos a été condamné comme auteur responsable de deux contraventions pénales de lésions par imprudence légère ayant entraîné des lésions. Cette ordonnance n'ayant fait l'objet d'aucune opposition, elle est devenue ferme et exécutoire. Le juge a toutefois différé la fixation de la responsabilité civile découlant des infractions à la phase d'exécution.
Par ordonnance du 29 décembre 2017, le Batlle instructeur a fixé l'indemnisation due par le condamné, solidairement avec la compagnie d'assurances Carretero, S.A. :
au profit de M. Palmer, à 3 960,69 euros, au titre des préjudices résultant des lésions subies lors de l'accident du 23 mars 2016 ;
au profit de Mme Badía, à 2 400 euros, au titre des préjudices résultant des lésions subies lors de l'accident (date non précisée dans la décision).
Le juge a en outre réservé la question des honoraires d'avocat, des copies, des taxes et de l'IGI réclamés par les consorts Palmer et Badía jusqu'à ce que sa décision soit définitive.
Les victimes ont interjeté appel, sollicitant : le remboursement d'un loyer d'un logement loué en Andorre (1 329,53 euros), une majoration du pretium doloris (2 000 euros pour M. Palmer, 2 500 euros pour Mme Badía), et une indemnité de 4 400 euros pour M. Palmer et de 9 100 euros pour Mme Badía au titre d'une « IPP » évaluée de manière forfaitaire. Le texte source mentionne par ailleurs une partie nommée « ENTITY_2 », vraisemblablement une anonymisation automatisée affectant la désignation de Mme Badía.
Le ministère public s'en est remis à la sagesse de la Sala Penal. Les défendeurs ont conclu à la confirmation de l'ordonnance attaquée.
Question de droit
La Sala Penal devait déterminer si les indemnités fixées en phase d'exécution d'une ordonnance pénale pouvaient être majorées au regard des prétentions des victimes, plus précisément :
le montant du préjudice douloureux (pretium doloris) pouvait-il être relevé au-delà de l'évaluation médico-légale retenue ;
une incapacité temporaire (ITT), ou une perte de gains, pouvait-elle être indemnisée en l'absence d'arrêt de travail médico-légalement constaté ;
le coût d'un logement loué sur place, non utilisé pendant une partie du séjour, constituait-il un préjudice indemnisable.
Ces questions supposaient une appréciation des preuves médico-légales et des justificatifs produits par les parties.
Solution et dispositif
La Cour a confirmé l'ordonnance sur l'ensemble des chefs, en retenant les motifs suivants.
Sur le préjudice douloureux. Se fondant sur les rapports médico-légaux de la Dra Salas, la Cour relève que Mme Badía a souffert d'une cervicalgie post-traumatique, d'une contracture musculaire paravertébrale dorsale et d'une fracture partielle légère de D9, avec un préjudice douloureux évalué à 1,5-2/7. M. Palmer a souffert d
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Penal
Núm. de causa: Execució OP 5080170/2017 Núm. de rotlle: TSJP-0000024/2018
Andorra la Vella, vint-i-dos de maig del dos mil divuit.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 29 de desembre del 2017 dictat per l'Hble. Batlle instructora en el marc de l'execució de l'ordenança penal dictada en la causa de referència, seguida per dos contravencions penals d'imprudència lleu amb resultat de lesions, els components de la Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la M. I. Sra. Marie Conte.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 24/18 — Décision commentée
I.- RESULTANT: que per ordenança penal dictada en data 14-12- 2017, Marcos fou condemnat com autor responsable de dos contravencions penals de lesions per imprudència lleu amb resultat de lesions, deixant pel període d'execució de la mateixa la fixació de la responsabilitat civil derivada de les infraccions penals.
Dita ordenança penal va esdevenir ferma i executiva en no formular les parts oposició a la mateixa.
II.- RESULTANT: que mitjançant aute de data 29-12-2017, l'Hble. Batlle instructora va acordar:
"Primer.- Fixar la indemnització a satisfer per part del condemnat Marcos, solidàriament amb la companyia d'assegurances "Carretero, S.A." a favor del perjudicat Palmer a quantitat total tres-mil nou-cents seixanta euros amb seixanta-nou cèntims (3.960,69.- EUR) en concepte dels perjudicis ocasionats arran de les lesions patides com a conseqüència de l'accident ocorregut el dia 23 de març de 2016.
Segon.- Fixar la indemnització a satisfer per part del condemnat Marcos, solidàriament amb la companyia d'assegurances "Carretero, S.A." a favor de la perjudicada Badía la quantitat total dos mil quatre-cents euros (2.400.- EUR) en concepte dels perjudicis ocasionats arran de les lesions patides com a conseqüència de l'accident d'autes.
Tercer.- No efectuar cap pronunciament en relació als honoraris d'advocat, còpies, taxes i I.G.I. reclamats per la representació lletrada dels consorts Palmer i Badía fins que la present resolució esdevingui ferma i totalment executiva."
III.- RESULTANT: que contra l'esmentat aute interposa recurs d'apel·lació la representació lletrada del Sr. Palmer i de la Sra. Badía, reclamant el cost del lloguer de l'habitatge llogat a Andorra, del qual mai van poder gaudir a raó de l'accident per un import de 1.329,53.-EUR; la fixació del pretium doloris en les quantitats de 2.000.-EUR pel que fa al Sr. Palmer i 2.500.-EUR pel que fa a la Sra. ENTITY_2; i finalment l'atribució d'una quantitat de 4.400.-EUR al Sr. Palmer i de 9.100.-EUR a la Sra. Badía en concepte d'"IPP" en base a una avaluació forfetària.
IV.- RESULTANT: que l'advocat defensor de Marcos s'oposa al recurs formulat, sol·licitant la confirmació de l'aute recorregut.
V.- RESULTANT: que la representació lletrada de la companyia Carretero també s'oposa al recurs, manifestant que:
pel que fa a la suma de 1.329,53.-EUR reclamada en concepte de lloguer de l'habitatge a Andorra -que estava reservat des del dia 23 de març fins al dia 27- els apel·lants han reconegut que varen romandre en dit habitatge cada un dels dies que estaven previstos;
l'avaluació del pretium doloris, valorat en un 1,5/7, està conforme a la jurisprudència dels Tribunals andorrans;
pel que fa a la reclamació en concepte d'ITT (erròniament qualificada d'IPP per la part recurrent), el Sr. Palmer no va estar de baixa medico-laboral i res li va impedir exercir la seva professió d'advocat; la Sra. Badía tampoc va estar de baixa i va continuar treballant durant el període que va fer rehabilitació.
VI.- RESULTANT: que el MINISTERI FISCAL es remet a la decisió que adopti la Sala Penal.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que pel que fa a la reclamació en concepte d'IPP formulada pels apel·lants, en ressurt dels informes medicoforenses elaborats per la Dra. Salas que:
la Sra. Badía va patir a resultes de l'accident d'autes una cervicalgia posttraumàtica i una contractura muscular paravertebral dorsal amb un fractura parcialment lleu de la D9, necessitant tractament mèdic i tractament rehabilitador, essent el perjudici dolorós equivalent a 1,5-2/7.
el Sr. Palmer va patir una cervicàlgia posttraumàtica, necessitant un tractament mèdic i rehabilitació funcional, essent el perjudici dolorós equivalent a 1-1,5/7.
Les quantitats atorgades per l'aute recorregut a títol d'indemnització de 1.800.-EUR al Sr. Palmer i 2.400.-EUR a la Sra. Badía són perfectament conformes a les sumes habitualment atorgades per la jurisprudència i han de ser confirmades.
II.- CONSIDERANT: que pel que fa a les quantitats reclamades en concepte d'ITT, en ressurt dels informes medicoforenses que tant la Sra. Badía com el Sr. Palmer no van estar de baixa medico-laboral, no corresponent endemés el seguiment d'una rehabilitació funcional a una ITT que suposa l'impossibilitat de tota activitat professional que en els actes de la vida corrent.
Com ha posat en relleu pertinaçment l'Hble. Batlle, els avui apel·lants no justifiquen una pèrdua de guanys, no denegant que van continuar treballant, per tant no pot ser discutit que les sessions de rehabilitació no impedeixen necessàriament treballar i que no es pot tanmateix allargar de manera forfetària i sense presentar documents que justifiquin la realitat de dita pèrdua.
L'aute ha de ser confirmat pel que fa a la denegació d'una indemnització a títol d'ITT.
III.- CONSIDERANT: que pel que fa a la indemnització reclamada en concepte de lloguer de l'habitatge a Andorra, que l'aute recorregut també ha considerat exactament per a denegar aquesta demanda, que:
els perjudicats van romandre en l'habitatge reservat del dia 23 de març fins al dia 27 -cosa que no han negat-;
no queda establerta la impossibilitat de gaudir de dit habitatge; i a més, es demostra amb les lesions sofertes que si bé podien impedir fer esport durant uns dies, no impedien altres activitats que podien exercitar els apel·lants al Principat durant les seves vacances.
IV.- CONSIDERANT: que convé confirmar íntegrament l'aute recorregut.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- Desestimar el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada del Sr. Palmer i de la Sra. Badía.
2.- Confirmar l'aute de data 29 de desembre del 2017 dictat per l'Hble. Batlle instructora en la causa executòria de referència.
3.- Imposar als recurrents el pagament de les despeses processals causades pel recurs, inclosos els honoraris d'advocat de les parts recorregudes.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que, una vegada notificada la present sentència a totes les parts, es retorni la causa a la Batllia, amb certificació de la present sentència, per al seu compliment i execució.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.