STSJAD ANDORRA, a 18 de maig del 2018 - ROJ: STSJAD 178/2018
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé18 mai 2018
Numéro105/17
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 178/2018 (ECLI:AD:TSJADAD:2018:178)
> Décision commentée : STSJAD 178/2018, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 18 mai 2018, recours n° 105/17 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, elle a été complétée à partir des mentions figurant dans le texte intégral (ROJ, ECLI, numéro de recours).*
## Faits et procédure
La société Soriano, société de droit andorran, a fait l'objet d'une liquidation provisoire d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014, pour un montant de 11 590,51 EUR. La cause tient à la déduction, par la société, d'une rémunération de 40 000 EUR versée à son administrateur unique, M. Olmo. Cette rémunération avait été votée par l'assemblée générale du 18 juin 2015 « de conformité amb l'article 26 dels estatuts socials ».
L'administration fiscale a rejeté la déduction. Dans sa résolution du 13 février 2017, la Comissió Tècnica Tributària relève que les statuts ne contiennent aucune mention relative à la rémunération des administrateurs. Elle en déduit que ces rémunérations « queden contemplades però no previstes » et qu'il s'agit de charges non déductibles, faute d'avoir été déterminées avec une anticipation suffisante.
Le Tribunal de batlles a rejeté la demande par jugement du 19 octobre 2017. La société a interjeté appel le 5 décembre 2017. Elle soutient que l'article 26.1 de ses statuts, qui prévoit que « la junta general podrà acordar la retribució dels administradors », est conforme à l'article 48.1 de la loi 20/2007 sur les sociétés anonymes et à caractère de responsabilité limitée, ainsi qu'à l'article 13.2 de la loi 95/2010 sur l'impôt sur les sociétés. Le Gouvern a conclu au rejet de l'appel.
La Sala Administrativa du Tribunal superior de justícia était saisie en appel. Les magistrats désignés étaient MM. Albert Andrés Pereira (président), Bernard Plagnet (rapporteur) et Mme Elsa Puig Muñoz.
## Question de droit
Le litige pose deux questions.
1. **Question principale** : une rémunération d'administrateur votée par l'assemblée générale est-elle une charge déductible de l'impôt sur les sociétés lorsque les statuts se bornent à *permettre* une telle rémunération
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 18 de maig del 2018 - ROJ: STSJAD 178/2018
I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 178/2018 (ECLI:AD:TSJADAD:2018:178)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 178/2018, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 18 mai 2018, recours n° 105/17 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, elle a été complétée à partir des mentions figurant dans le texte intégral (ROJ, ECLI, numéro de recours).
Faits et procédure
La société Soriano, société de droit andorran, a fait l'objet d'une liquidation provisoire d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014, pour un montant de 11 590,51 EUR. La cause tient à la déduction, par la société, d'une rémunération de 40 000 EUR versée à son administrateur unique, M. Olmo. Cette rémunération avait été votée par l'assemblée générale du 18 juin 2015 « de conformité amb l'article 26 dels estatuts socials ».
L'administration fiscale a rejeté la déduction. Dans sa résolution du 13 février 2017, la Comissió Tècnica Tributària relève que les statuts ne contiennent aucune mention relative à la rémunération des administrateurs. Elle en déduit que ces rémunérations « queden contemplades però no previstes » et qu'il s'agit de charges non déductibles, faute d'avoir été déterminées avec une anticipation suffisante.
Le Tribunal de batlles a rejeté la demande par jugement du 19 octobre 2017. La société a interjeté appel le 5 décembre 2017. Elle soutient que l'article 26.1 de ses statuts, qui prévoit que « la junta general podrà acordar la retribució dels administradors », est conforme à l'article 48.1 de la loi 20/2007 sur les sociétés anonymes et à caractère de responsabilité limitée, ainsi qu'à l'article 13.2 de la loi 95/2010 sur l'impôt sur les sociétés. Le Gouvern a conclu au rejet de l'appel.
La Sala Administrativa du Tribunal superior de justícia était saisie en appel. Les magistrats désignés étaient MM. Albert Andrés Pereira (président), Bernard Plagnet (rapporteur) et Mme Elsa Puig Muñoz.
Question de droit
Le litige pose deux questions.
Question principale : une rémunération d'administrateur votée par l'assemblée générale est-elle une charge déductible de l'impôt sur les sociétés lorsque les statuts se bornent à permettre une telle rémunération
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
« El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 2000035/2017. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 18 de maig del 2018 - ROJ: STSJAD 178/2018 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 18 mai 2018 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
Núm. de Protocol: 2000035/2017 Núm. de Rotlle: TSJA-0000105/2017
SENTÈNCIA 41-2018
PARTS:
Apel·lant: Soriano
Representant: Sra. Barberá
Advocat: Sr. Giner
Apel·lat: GOVERN D'ANDORRA
Representant: Sra. Salamanca
Advocat: Sra. Mena
M. I. Sra. Elsa Puig Muñoz
Andorra la Vella, divuit de maig de dos mil divuit.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 2000035/2017.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 105/17 — Décision commentée
1.- La societat Soriano va interposar demanda jurisdiccional contra la resolució de la Comissió Tècnica Tributària del 13 de febrer del 2017 que venia a confirmar la liquidació tributària provisional corresponent pel que interessa a l'exercici 2014 de l'impost sobre societats, mitjançant la qual s'establia per al període 2014 un import d'11.590,51 EUR en concepte de liquidació tributària.
2.- En la sentència del 19 d'octubre del 2017 el Tribunal de Batlles ha desestimat la demanda promoguda per la societat Soriano.
3.- En el seu escrit d'apel·lació de data 5 de desembre del 2017, la societat Soriano estima en substància:
aquest recurs d'apel·lació s'adreça expressament a la reforma de la sentència a quo pel que respecta a la seva oposició a que la retribució percebuda per l'administrador de Soriano a càrrec de l'exercici 2014 pugui considerar-se despesa deduïble per la societat;
per a que la remuneració específicament percebuda per un administrador d'una societat mercantil per l'exercici del seu càrrec sigui deduïble a l'impost sobre societats únicament és necessari que aquesta remuneració estigui prevista als estatuts socials de la societat concernida;
en la seva sessió de 18 de juny del 2015, la junta general va acordar efectivament retribuir a l'administrador únic en l'import de 40.000 EUR a càrrec de l'exercici 2014.
En el seu escrit de conclusions de data 22 de febrer del 2018, la societat Soriano precisa: "atesa la conformitat de l'article 26.1 dels estatuts de Soriano amb l'article 48.1 de la Llei 20/2007 del 18 octubre de societats (...) és també conforme amb l'article 13.2 de la Llei 95/2010 del 29 de desembre, de l'impost sobre societats."
4.- En la seva contesta de data 11 de gener del 2018, el Govern estima en substància:
la no admissió de la deducció aplicada no invalida ni posa en dubte l'aprovació d'aquesta retribució per part de la junta general;
en la mesura que el sistema de retribució no es troba previst als estatuts, escau excloure les remuneracions de l'administrador de les deduccions que s'ha aplicat la societat Soriano.
El Govern ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions de data 23 de febrer del 2018.
5.- Trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat el magistrat ponent i han quedat vistes les actuacions per a deliberar i decidir.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- El litigi versa sobre la interpretació de l'article 13 de la Llei de l'impost sobre societats.
L'Article 13 Llei 95/2010, del 29 de desembre disposa:
"2. Les remuneracions a consellers i administradors vinculades específicament a l'acompliment d'aquests càrrecs, només són deduïbles en la mesura que compensin despeses de viatge i assistència a juntes de la societat o del consell d'administració, amb els límits que s'estableixin reglamentàriament. Aquesta restricció no afecta els sous i salaris o contraprestacions per serveis prestats pagats a administradors o consellers residents fiscals al Principat d'Andorra en la mesura que aquests quedin inclosos dins el sistema de Seguretat Social del Principat o, en el cas d'administradors o consellers no-residents fiscals, si els pagaments estan subjectes per l'impost sobre la renda dels no-residents fiscals."
Però, l'article 5 de la Llei 17/2011, de l'1 de desembre ha modificat la redacció de l'article 13.2:
"2. Les remuneracions a consellers i administradors vinculades específicament a l'acompliment d'aquests càrrecs només són deduïbles quan siguin previstes en els estatuts de la societat, i tenen pel perceptor la consideració de rendes subjectes a l'impost sobre societats o a l'impost sobre les activitats econòmiques, segons si es tracta d'una persona jurídica o de persones físiques, segons el cas." (la negreta és nostra).
Tercer.- En aquest cas, l'article 26 dels estatuts de la societat disposa: "1. La junta general podrà acordar la retribució dels administradors, determinant la quantia o els criteris per determinar-la" (foli 503).
En data 18 de juny del 2015, la junta general va acordar: "(...) per unanimitat amb el vot favorable del total capital social de la societat s'aprova (...) així com -de conformitat amb l'article 26 dels estatuts socials- la retribució de les seves funcions durant tot aquest exercici social en l'import de 40.000 euros" (foli 214).
En l'expedient de data 26 d'octubre del 2016, el Departament de Tributs i de Fronteres va escriure (fol.24):
"(...) la Direcció Adjunta de la Inspecció tributària considera (...)
Que el fet que els estatuts contemplen la possibilitat de remuneració dels administradors no equival a una previsió, que per definició és "una determinació anticipada, per un termini més o menys llarg, del comportament i la magnitud de les retribucions a consellers i administradors.
(...)
Les despeses en concepte de remuneració del administrador per un import de 40.000 euros com a despeses no deduïbles" (foli 41).
En la seva resolució de data 13 de febrer del 2017, la Comissió Tècnica Tributària va escriure: "Per tant, després d'aquesta observació i havent consultat els estatuts en qüestió, es pot afirmar que no hi cap menció al respecte, i doncs, les retribucions dels administradors queden contemplades però no previstes per la societat Soriano. Per consegüent, aquest Departament considera que es tracta de despeses no deduïbles per no estar determinades amb la suficient anticipació en els estatus ni tampoc es podien preveure"(foli 74).
Quart.- El beneficiari de la remuneració, el Sr. Olmo, no té la condició d'assalariat, en virtut de l'article 9 de la Llei 35/2008 del Codi de relacions laborals:
"Es considera també treballador el soci que presta un servei o realitza una obra per compte de la societat de la qual és soci, sota la direcció dels òrgans socials, a canvi d'una remuneració. No obstant això, no es considera treballador si la seva participació en el capital social representa el 50% o més del mateix capital."
En aquest cas, la participació de l'interessat en el capital social representa el 60% % del capital social (F. 213).
En aquestes hipòtesis, les condicions de deducció de les remuneracions han de ser més rigoroses que les condicions previstes pels assalariats. En efecte, en aquests cas, la remuneració pot constituir, de fet, una distribució dels beneficis de la societat, que no és una despesa deduïble.
Aquesta consideració explica la modificació de l'article 13 i els termes de la nova redacció han de ser interpretats de manera estricta (v. més amunt, el fonament de dret Segon).
L'exposició de motius justifica la modificació en els termes següents:
"En aquest sentit, es parteix del fet que la relació jurídica que hi ha entre els administradors i la societat és de caràcter mercantil i, per tant, quan els estatuts determinin una obligació de retribució a l'òrgan d'administració, aquesta retribució ha de ser sempre deduïble de l'impost de societats, atès el seu caràcter d'obligatori." (la negreta és nostra).
En aquest cas, els estatuts preveuen una "possibilitat" de remuneració i no una obligació. En conseqüència, les despeses en concepte de remuneració de l'administrador per un import de 40.000 euros són despeses no deduïbles.
Cinquè.- No s'aprecia una especial temeritat ni mala fe que justifiqui la imposició de les costes causades en aquesta instància.
DECISIÓ
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Desestimar el recurs d'apel·lació presentat per la representació processal de la societat Soriano.
Segon.- Confirmar la sentència recorreguda en el sentit de que la resolució de la Comissió Tècnica Tributària del 13 de febrer del 2017 és ajustada a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa.
Tercer.- De no efectuar cap condemna en costes. Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.