I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD, Civil, 26 juin 2018 (ROJ : STSJAD 205/2018 ; ECLI:AD:TSJADAD:2018:205)
Décision commentée : STSJAD, Civil, 26 juin 2018, ROJ STSJAD 205/2018, recours n° 85/18, Juridiction : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La présente décision émane de la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra. Elle concerne les modalités d'exercice du droit de visite et d'hébergement à l'égard de deux enfants mineurs communs, issus d'un couple séparé. Les parties sont désignées dans la décision par leurs seules initiales ou qualités (Mme Manzanares, mère et demanderesse en première instance ; M. Gibert, père).
Par écrit du 22 décembre 2017, Mme Manzanares a saisi la juridiction de première instance d'une demande de mesures provisionnelles, sollicitant qu'une sentence fixe les mesures définitives. Le 29 janvier 2018, une conciliation a été conclue entre les parties, et le Batlle a homologué l'accord par sentence. Celle-ci organise l'autorité parentale conjointe, attribue la garde à la mère, fixe un droit de visite au profit du père (un jour intersemaine, un week-end sur deux, et un partage égal des vacances scolaires avec alternance annuelle de la première et de la seconde moitié), prévoit une contribution alimentaire mensuelle, et répartit à parts égales le remboursement du prêt hypothécaire grevant le domicile familial.
Mme Manzanares a interjeté appel, par conclusions enregistrées le 4 avril 2018. Elle demandait la révocation partielle de la sentence, limitée au mode de répartition des vacances d'été : celles-ci devaient être partagées par moitiés, mais selon des périodes quinzenales et non alternées par blocs entiers. Le Ministère fiscal s'en est remis à l'appréciation du tribunal, estimant que les deux régimes assuraient un partage équitable. M. Gibert a conclu au rejet du recours et à la confirmation intégrale de la sentence.
S'agissant du rapporteur, les métadonnées de la décision indiquent M. Joan Manel Abril Campoy, tandis que le corps du texte désigne M. Jaume Tor Porta comme magistrat rapporteur (non précisé de manière concordante dans la décision).
Question de droit
La décision soulève deux questions distinctes.
La première est de nature procédurale : un appelant qui a obtenu, par conciliation, un régime qu'il avait lui-même proposé dans sa demande, peut-il justifier d'un gravamen recevable pour critiquer ce même régime ? Le tribunal exige en effet que la partie appelante ait subi un grief objectif, condition de recevabilité de l'appel ou, à tout le moins, fondement de son intérêt à agir.
La seconde porte sur le fond : le régime de visite consensuel, qui prévoit des périodes estivales alternées par blocs entiers, est-il conforme à l'intér
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i els magistrats M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari i M.I. Sr. Jaume Tor Porta, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 26 de juny del 2018 - ROJ: STSJAD 205/2018 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- Per escrit de 22-12-2017, la Sra. Manzanares formulava demanda d'adopció de mesures provisionals contra el Sr. Gibert per la qual sol·licitava es dictés Sentència acordant les mesures definitives que en el fet quart s'indicaven. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. Presidenta de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 26 juin 2018 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000085/2018 ORIGEN: 4000490/2017 - 00
NIG: 5300542120170003868
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 26 de juny del 2018.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i els magistrats M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari i M.I. Sr. Jaume Tor Porta, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Per escrit de 22-12-2017, la Sra. Manzanares formulava demanda d'adopció de mesures provisionals contra el Sr. Gibert per la qual sol·licitava es dictés Sentència acordant les mesures definitives que en el fet quart s'indicaven.
II.- En data 29-1-2018, es celebrava amb avinença l'acte de conciliació legalment previst i en la mateixa data es dictava Sentència amb la següent part decisòria: