STSJAD ANDORRA, a 26 de juny del 2018 - ROJ: STSJAD 211/2018
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé26 juin 2018
Numéro118/18
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 211/2018 : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 26 juin 2018
> Décision commentée : STSJAD 211/2018, ECLI:AD:TSJADAD:2018:211, recours n° 118/18 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le Sr Romeu, ouvrier employé dans un atelier mécanique de pneumatiques, a été victime le 15 décembre 2014 d'un accident du travail qui a blessé sa main dominante. Il était assuré auprès de la société A, SA, en vertu d'une police (le numéro de police n'est pas reporté de manière uniforme dans la décision) couvrant notamment l'invalidité permanente totale ou partielle (IPP). Le capital garanti en cas d'invalidité PTIA (permanente totale) était de 30 000 euros. Les conditions de la police prévoyaient une indemnisation proportionnelle pour une invalidité comprise entre 33 % et 66 %, et l'absence de toute rente pour une invalidité inférieure à 33 %.
Le 26 septembre 2016, le demandeur a saisi la Batllia selon la procédure ordinaire, réclamant 14 700 euros, correspondant à 49 % du capital de 30 000 euros, ainsi que les intérêts légaux et les dépens. La société A, SA, a déclaré s'en remettre à la justice quant au montant, sous réserve d'une expertise médico-légale à conduire en phase d'exécution, et a conclu au rejet intégral de la demande.
Par jugement du 27 décembre 2017, le Tribunal de Batlles, section civile, a fait droit « substantiellement » à la demande et condamné la société à verser 11 700 euros, avec intérêts légaux à compter du 17 octobre 2016, ainsi que la totalité des dépens, honoraires d'avocat inclus. La société a interjeté appel en demandant la réformation du jugement et la condamnation du demandeur aux dépens des deux instances.
Les deux experts avaient abouti à des conclusions divergentes. La Dra Soriano, expert de la partie demanderesse, a retenu une IPP totale de 49 %. Le Dr Andrade, médecin expert, a retenu une IPP totale de 31 %, ce qui conduisait à l'exclusion de la garantie. Le premier juge a fixé l'IPP totale à 39 % (14 % + 10 % + 25 %).
## Question de droit
Le litige, circonscrit en appel, portait sur la détermination du taux d'incapacité attribuable à la limitation des mouvements du poignet. Deux questions se posaient :
1. Le juge peut-il, en présence d'un barème indicatif d'invalidité, retenir un taux situé dans la fourchette prévue, et dans quelles conditions peut-il s'en écarter ?
2. Comment le juge doit-il arbitrer entre deux rapports d'expertise divergents, et l'erreur d'appréciation de la preuve peut-elle être retenue en pareil cas ?
L'appelante soutenait notamment que le premier juge avait mal apprécié la preuve, que le barème n'avait qu'un caractère indicatif, que l'expert pouvait se départir des fourchettes moyennant justification, et que la jurisprudence andorrane ne retenait pas de critère uniforme quant à l'application des fourchettes.
## Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur rejette le recours et retient, pour le poignet gauche, un taux de 10 % d'incapacité, que le premier juge n'avait pas expressément motivé mais dont il a implicitement adopté la justification. Il répond aux moyens de l'appelante par plusieurs motifs.
**Sur le caractère indicatif du barème.** La Cour rappelle que le barème trouve son origine dans le système du *code de la sécurité sociale* français, en particulier l'article L434-2, selon lequel le taux d'incapacité est « déterminé d'après la nature de l'infirmité, l'état général, l'âge, les facultés physiques et mentales de la victime ainsi que d'après ses aptitudes et sa qualification professionnelle, compte tenu d'un barème indicatif d'invalidité ». Elle rel
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 26 de juny del 2018 - ROJ: STSJAD 211/2018
STSJAD 211/2018 : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 26 juin 2018
Le Sr Romeu, ouvrier employé dans un atelier mécanique de pneumatiques, a été victime le 15 décembre 2014 d'un accident du travail qui a blessé sa main dominante. Il était assuré auprès de la société A, SA, en vertu d'une police (le numéro de police n'est pas reporté de manière uniforme dans la décision) couvrant notamment l'invalidité permanente totale ou partielle (IPP). Le capital garanti en cas d'invalidité PTIA (permanente totale) était de 30 000 euros. Les conditions de la police prévoyaient une indemnisation proportionnelle pour une invalidité comprise entre 33 % et 66 %, et l'absence de toute rente pour une invalidité inférieure à 33 %.
Le 26 septembre 2016, le demandeur a saisi la Batllia selon la procédure ordinaire, réclamant 14 700 euros, correspondant à 49 % du capital de 30 000 euros, ainsi que les intérêts légaux et les dépens. La société A, SA, a déclaré s'en remettre à la justice quant au montant, sous réserve d'une expertise médico-légale à conduire en phase d'exécution, et a conclu au rejet intégral de la demande.
Par jugement du 27 décembre 2017, le Tribunal de Batlles, section civile, a fait droit « substantiellement » à la demande et condamné la société à verser 11 700 euros, avec intérêts légaux à compter du 17 octobre 2016, ainsi que la totalité des dépens, honoraires d'avocat inclus. La société a interjeté appel en demandant la réformation du jugement et la condamnation du demandeur aux dépens des deux instances.
Les deux experts avaient abouti à des conclusions divergentes. La Dra Soriano, expert de la partie demanderesse, a retenu une IPP totale de 49 %. Le Dr Andrade, médecin expert, a retenu une IPP totale de 31 %, ce qui conduisait à l'exclusion de la garantie. Le premier juge a fixé l'IPP totale à 39 % (14 % + 10 % + 25 %).
Question de droit
Le litige, circonscrit en appel, portait sur la détermination du taux d'incapacité attribuable à la limitation des mouvements du poignet. Deux questions se posaient :
Le juge peut-il, en présence d'un barème indicatif d'invalidité, retenir un taux situé dans la fourchette prévue, et dans quelles conditions peut-il s'en écarter ?
Comment le juge doit-il arbitrer entre deux rapports d'expertise divergents, et l'erreur d'appréciation de la preuve peut-elle être retenue en pareil cas ?
L'appelante soutenait notamment que le premier juge avait mal apprécié la preuve, que le barème n'avait qu'un caractère indicatif, que l'expert pouvait se départir des fourchettes moyennant justification, et que la jurisprudence andorrane ne retenait pas de critère uniforme quant à l'application des fourchettes.
Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur rejette le recours et retient, pour le poignet gauche, un taux de 10 % d'incapacité, que le premier juge n'avait pas expressément motivé mais dont il a implicitement adopté la justification. Il répond aux moyens de l'appelante par plusieurs motifs.
Sur le caractère indicatif du barème. La Cour rappelle que le barème trouve son origine dans le système du code de la sécurité sociale français, en particulier l'article L434-2, selon lequel le taux d'incapacité est « déterminé d'après la nature de l'infirmité, l'état général, l'âge, les facultés physiques et mentales de la victime ainsi que d'après ses aptitudes et sa qualification professionnelle, compte tenu d'un barème indicatif d'invalidité ». Elle rel
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
TSJC.- 0000118/2018 ORIGEN: 1000244/2016-00
NIG: 5300542120160001871
A la vila d'Andorra la Vella, el 26 de juny del 2018.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats M.I. Sr. Vincent Anière i M.I. Sr. Carles Cruz Moratones, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Per escrit de data 26-09-2016, la representació processal del Sr. Romeu va presentar davant de la Batllia demanda a tramitar pel procediment ordinari contra la societat A, SA, demanant la seva condemna a pagar-li la suma de 14.700.-euros corresponent al 49% del capital de 30.000.-euros previst en cas d'invalidesa total per la pòlissa 28000116 contractada prop de la companyia, més els interessos legals, costes judicials inclosos els honoraris d'advocat, de procurador i de perits .
II.- La representació processal de la societat A, SA, va manifestar aplanar-se a la demanda però en la quantitat que resultés si era el cas, de la pericial forense que es tingués a practicar en període d'execució de Sentència, dictant Sentència en aquest sentit, amb imposició al demandant de totes les costes del plet inclosos honoraris d'advocat i procurador.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 118/18 — Décision commentée
Les parts van replicar i duplicar, i presentar els seus escrits de proves, practicant-se les declarades necessàries i pertinents.
Finalment les parts van degudament formular els seus escrits de conclusions, amb la precisió que la part defenent va demanar la desestimació íntegra de la demanda .
III.- Per Sentència de data 27-12-2017, l'Hble. Tribunal de Batlles, Secció Civil, va decidir :
"Estimar substancialment la demanda articulada pel Sr. Romeu contra A, sa, condemnant-se aquesta darrera a satisfer al primer la suma de 11.700.- EUR més els interessos legals des del dia 17-10-2016 i a pagar la totalitat de les costes ocasionades inclosos els honoraris d'advocat de la part demandant.".
IV.- Contra aquesta resolució ha interposat recurs d'apel·lació la representació processal de la societat A, SA, demanant la seva revocació en el sentit de desestimar totes les pretensions de la part adversa, tot i imposant a aquesta el pagament de la totalitat de les costes d'ambdues instàncies, incloent dins de les mateixes els honoraris d'advocat, de procurador, de perit i de saig.
La representació processal del Sr. Romeu, SA, demana la seva confirmació íntegra, amb imposició de les costes a la part apel·lant.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Vincent Anière.
FONAMENTS DE DRET
I.- No es discuteix que el Sr. Romeu era ajudant en un taller mecànic de recanvi de pneumàtics i que el 15-12-2014 va patir un accident de treball, i que com a conseqüència del mateix la seva ma dominant va quedar ferida.
No es discuteix tampoc que era assegurat prop de la companyia defenent en mèrits d'una pòlissa 2800001016 que cobreix els riscos defunció, invalidesa PTIA, ITT i invalidesa permanent total o parcial.
Dita pòlissa garanteix la invalidesa PTIA amb un capital de 30.000.-euros i estipula que per qualsevol invalidesa entre un 33% i un 66%, es pagarà la indemnitat de forma proporcional però que per una invalidesa inferior a un 33% no es pagarà cap renda.
Quant a la determinació del grau d'invalidesa, les condicions generals de la pòlissa precisen que s'ha de fer mitjançant un peritatge mèdic i ha quedat pacífic entre les parts el fet de referir-se al barem de l'UCANSS (Union des Caisses Nationales de Sécurité Sociale).
L'agent va aportar en autes l'informe de la Dra. Soriano, ratificat per aquesta darrera durant la fase de proves, i que conclou a una IPP total del 49%.
Del seu costat, la part asseguradora va sol·licitar la pràctica d'una pericial medico forense que va ser confiada al Dr. Andrade, qui va concloure a una IPP total del 31%. D'aquí que la companyia va negar la seva cobertura per ser la incapacitat inferior al 33% contractualment previst.
El Tribunal va considerar que l'IPP total s'havia de fixar en 39% (14% + 10%
+25%), donant per tant lloc de forma substancial a la reclamació.
II.- La representació processal de la companyia no accepta aquesta conclusió en base als arguments essencials següents :
el Tribunal ha comés un error en la valoració de la prova al moment de decidir si es pot considerar necessària l'aplicació dels percentatges màxims i mínims esmentats, en contra del criteri del pèrit forense que estableix un percentatge inferior al mínim ; 2) si bé segons la Jurisprudència del TSJC, els informes dels perits no vinculen el Tribunal, tampoc cal obviar que es tracta d'un dictamen sobre un tema estrictament mèdic ; 3) el mateix barem precisa que només té un caràcter indicatiu i que el metge, quan es troba en front a un cas particular, té la llibertat per desviar-se de les taxes del barem, amb l'obligació de justificar-ho degudament ; 4) el que ha fet el pèrit ha estat de justificar degudament el motiu de la seva valoració, tal com li permet de fer la normativa anterior i 5) la jurisprudència andorrana ha reconegut diferents graus d'IPP dins la mateixa lesió sense atenir-se als barems màxims o mínims, i la jurisprudència no té un criteri unànime en relació a l'aplicació de la forquilla.
En aquesta alçada, només es discuteix la determinació del grau d'incapacitat que es pot atribuir a la lesió resultant de la limitació dels moviments del canell.
La Dra. Soriano, perit especialitzat en valoració del dany corporal i peritatge mèdic, ha considerat que en aplicació del barem calia considerar un 10% d'incapacitat per la limitació lleugera dels moviments del canell esquerre precisant que es tracta de la ma dominant, i explicant que el barem permet valorar les limitacions de la mobilitat del canell sense que hi hagi hagut lesió ; que la limitació de la mobilitat del canell venia condicionada per la fractura de Bennet, l'afectació nerviosa i el dolor a la base del primer dit, tabaquera anatòmica i túnel del carp ; que s'havia infravalorat el mecanisme lesiu i les lesions que se'n van derivar ; que les proves d'imatge mostraven canvis a l'articulació trapezo-metacarpiana, base del primer metacarpià, articulació entre el trapezoide i segons metacarpià que justificaven perfectament el dolor i l'alteració de la dinàmica del canell i, finalment, que atorgar una IPP global del 49%, no corresponia a cap sobrevaloració.
Del seu costat, el perit medico-forense, Dr. Andrade, ha considerat que havia de fixar un grau inferior al mínim del barem, explicant que el pacient presenta una lleu limitació únicament a dos dels moviments del canell (abducció i adducció però no flexo-extensió), els quals no resulten els de major transcendència pel funcionament efectiu d'aquesta articulació, i que una IPP del 2% derivada d'aquesta lleu limitació del canell esquerre respecte al dret era justificada.
El tribunal ha motivat que donat que el barem preveu una banda mínima i una banda màxima, calia "situar la valoració de la IPP corresponent a l'esmentada patologia en la banda mínima (10%) com ho fa la perit de part". Ara bé, és cert que la sola referència al mínim del barem seria insuficient per justificar el grau de 10% ja que, dit barem només té un valor indicatiu i que es pot, a certes condicions, fixar un grau diferent del previst per la forquilla, sigui inferior o superior a la mateixa.
En efecte, cal recordar que les disposicions i el barem en qüestió tenen el seu origen en el sistema elaborat pel "code de la sécurité sociale" francès, en particular l'article L434-2 que disposa que en cas d'accident de treball el grau de la incapacitat que pateix el lesionat en base al qual es calcula la pensió pagada per la seguretat social "est déterminé d'après la nature de l'infirmité, l'état général, l'âge, les facultés physiques et mentales de la victime ainsi que d'après ses aptitudes et sa qualification professionnelle, compte tenu d'un barème indicatif d'invalidité. ».
Sempre la jurisprudència de la Cour de Cassation, encarregada d'interpretar aquest article i de regular aquest sistema del barem, ha precisat que el grau d'incapacitat es fixa segons la natura de les seqüeles i els criteris enunciats per l'article L432-1 però que s'hi poden aportar correctius (Soc. 15-02- 1957: Bull. civ. IV, no 185) i que « La détermination de l'importance respective des éléments d'appréciation visés à l'art. L.434-2 relève du pouvoir souverain des juges du fond. ( Soc. 19-07-1963) (el que significa que la determinació de la importància respectiva dels elements d'apreciació donats per l'article L 434-2 pertany exclusivament a les jurisdiccions de fons i que la seva apreciació no és objecte de control per part de la Cour de Cassation) i que els criteris retinguts pels tribunals poden incloure, per exemple, el risc de perdre la seva feina o la dificultat per trobar-ne una altra, en particular per un operari és a dir treballador "manual".
Per tant, l'aplicació o la referència a aquest sistema del barem no pot tenir com a conseqüència de limitar la possibilitat pel jutjador d'adaptar-lo a les característiques i especificitats de cada cas.
Ara bé, en el present cas el tribunal, si bé no ho detalla, també s'ha referit a l'informe de la Dra. Soriano i ha adoptat implícitament les seves consideracions al respecte, les quals justifiquen abastament al nostre parer de fixar en un 10% la IPP resultant de la limitació del canell esquerre que pateix el Sr. Romeu.
Per tant, no es pot considerar com a cert que el primer jutjador hauria comes un error en la valoració de la prova.
Al contrari, apareix que la sentència recorreguda ha valorat les dues pericials aportades en autes i la seva conclusió demostra que ho ha efectuat de conformitat a les regles en la matèria.
Cal recordar que l'autoritat judicial (actuant com a peritus peritorum) ha de valorar amb els criteris de la sana crítica els informes que s'aporten a les actuacions tenint-los en compte de manera conjunta i atenent el seu criteri, ja que si el jutge no té els coneixements tècnics, raó per la qual s'ha designat un tècnic que les té, sí que disposa de la capacitat per determinar, d'una part, la correcció de les operacions pericials i de les seves conclusions i, d'altra part, les conseqüències jurídiques de les constatacions tècniques del perit.
Donat que dos metges especialistes feien una aplicació i una interpretació diferent dels criteris del barem, era el rol de l'òrgan judicial determinar en base als elements aportats en autes quin criteri s'havia de fer prevaldre per determinar l'abast real de la invalidesa que afecta al Sr. Romeu, tenint en compte no només els elements estrictament funcionals i mèdics de forma general sinó també els en relació a la situació pròpia de la persona afectada ( de fet el barem precisa que « ...Le dernier élément concernant les aptitudes et la qualification professionnelle est un élément médico-social ; il appartient au médecin chargé de l'évaluation, lorsque les séquelles de l'accident ou de la maladie professionnelle lui paraissent devoir entraîner une modification dans la situation professionnelle de l'intéressé, ou un changement d'emploi, de bien mettre en relief ce point susceptible d'influer sur l'estimation globale. »).
S'ha de constatar que res en relació a aquest aspecte de les coses es pot trobar en l'informe del Dr. Andrade quan al contrari el de la Dra. Soriano precisa que "considero que el Sr. Romeu haurà de canviar d'activitat laboral. A ser possible s'haurà d'intentar una reubicació a l'empresa tenint en compte les limitacions que consten en aquest informe mèdic...".
D'altra banda, les sentències citades per la part recurrent no concerneixen casos realment comparables i no poden justificar l'aplicació d'una IPP del 2%.
Per consegüent, escau confirmar la sentència recorreguda.
III.- La desestimació íntegra del recurs justifica confirmar la imposició de les costes de primera instància a la societat A, SA, i imposar a la mateixa les d'aquesta alçada
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas,
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
DECIDEIX
Desestimar el recurs interposat per la representació processal de la societat A, SA, contra la Sentència de l'Hble. Tribunal de Batlles de data 27- 12-2017 de la qual confirmem íntegrament la part dispositiva ;
Imposar a la societat A, SA, les costes judicials de segona instància inclosos els honoraris de procurador i d'advocat.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. Presidenta de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-