STSJAD ANDORRA, a 20 de juliol del 2018 - ROJ: STSJAD 254/2018
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé20 juillet 2018
Numéro47/18
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Juridiction andorrane, — (STSJAD 254/2018)
> **Décision commentée : Juridiction andorrane, — ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))**
>
> Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala administrativa, sentència n° 63-2018, 20 juillet 2018, recurs n° 47/18 (ROJ : STSJAD 254/2018 ; ECLI:AD:TSJADAD:2018:254). Ponent : M. Albert Andrés Pereira.
## Faits et procédure
Le requérant, M. Almansa, de nationalité non précisée dans la décision, réside en Principauté d'Andorre depuis 1989. Titulaire d'une autorisation de résidence et de travail, il en a demandé le renouvellement. Par résolution du secrétaire d'État à la Justice et à l'Intérieur du 30 mars 2017, confirmée par accord du Gouvernement du 10 mai 2017, cette demande a été rejetée.
Deux procédures pénales fondent le refus :
- le 9 juillet 2015, l'intéressé a été arrêté, placé à la disposition de l'autorité judiciaire puis incarcéré, pour un délit majeur d'abus sexuel avec prévalence sur un mineur. La décision indique qu'il n'est pas établi, à la date de la sentence, qu'il ait déjà été jugé pour ces faits ;
- le 21 juillet 2016, il a été condamné par ordonnance pénale pour un délit majeur d'exhibitionnisme devant des mineurs, à cinq mois de prison avec sursis pendant quatre ans et à une amende de 500 euros.
Le requérant a saisi le Tribunal de batlles (section administrative), qui a rejeté son recours par jugement du 28 février 2018. Il a interjeté appel devant la Sala administrative du Tribunal supérieur de justice. Il soutient que les faits reprochés sont « totalement isolés » et ne traduisent pas une conduite dangereuse pour la tranquillité publique, et que son ancrage familial et professionnel n'a pas été pris en compte : il vit avec son épouse et deux filles de nationalité andorrane, dont l'une est mineure et scolarisée. Le Gouvernement conclut à la confirmation intégrale du jugement de première instance.
## Question de droit
La question posée est double. Il s'agit, d'une part, de déterminer si la constatation d'un « risque pour la sécurité des personnes » au sens de l'article 67 d) de la Llei qualificada d'immigració permet de refuser le renouvellement d'une autorisation de résidence et de travail. Il s'agit, d'autre part, d'apprécier si ce motif peut l'emporter sur les attaches familiales et professionnelles de l'intéressé, qui réside dans la Principauté depuis plus de vingt-cinq ans.
## Solution et dispositif
Le Tribunal rejette l'appel et confirme le jugement de première instance. Le dispositif est reproduit ci-dessous (traduit du catalan) :
> « Premier.- Rejeter le recours d'appel formé par M. Almansa contre le jugement rendu le 28 février 2018 par la section administrative du Tribunal de batlles, lequel est confirmé dans ses propres termes.
>
> Second.- Ne pas statuer de manière spéciale sur les dépens de la présente instance.
>
> La présente sentence est ferme et exécutoire. »
Le Tribunal ordonne, une fois accomplies les formalités de l'article 76 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, la restitution des pièces originales au Tribunal de batlles et l'archivage de la procédure.
Sur le fond, le raisonnement s'articule en quatre temps.
**1. Le fondement légal.** Le Tribunal rappelle que la demande de renouvellement ne peut être rejetée que si l'un des cas limitativement énumérés par la loi est constaté. Il cite l'article 67 d) de la Llei qualificada d'immigració, dont la formulation est reproduite dans la décision : le refus est possible en cas de « fait de représenter un risque pour la sécurité de l'État, des personnes ou des biens et pour l'ordre public en général ».
**2. La nature de la mesure.** Le Tribunal reprend
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 20 de juliol del 2018 - ROJ: STSJAD 254/2018
Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala administrativa, sentència n° 63-2018, 20 juillet 2018, recurs n° 47/18 (ROJ : STSJAD 254/2018 ; ECLI:AD:TSJADAD:2018:254). Ponent : M. Albert Andrés Pereira.
Faits et procédure
Le requérant, M. Almansa, de nationalité non précisée dans la décision, réside en Principauté d'Andorre depuis 1989. Titulaire d'une autorisation de résidence et de travail, il en a demandé le renouvellement. Par résolution du secrétaire d'État à la Justice et à l'Intérieur du 30 mars 2017, confirmée par accord du Gouvernement du 10 mai 2017, cette demande a été rejetée.
Deux procédures pénales fondent le refus :
le 9 juillet 2015, l'intéressé a été arrêté, placé à la disposition de l'autorité judiciaire puis incarcéré, pour un délit majeur d'abus sexuel avec prévalence sur un mineur. La décision indique qu'il n'est pas établi, à la date de la sentence, qu'il ait déjà été jugé pour ces faits ;
le 21 juillet 2016, il a été condamné par ordonnance pénale pour un délit majeur d'exhibitionnisme devant des mineurs, à cinq mois de prison avec sursis pendant quatre ans et à une amende de 500 euros.
Le requérant a saisi le Tribunal de batlles (section administrative), qui a rejeté son recours par jugement du 28 février 2018. Il a interjeté appel devant la Sala administrative du Tribunal supérieur de justice. Il soutient que les faits reprochés sont « totalement isolés » et ne traduisent pas une conduite dangereuse pour la tranquillité publique, et que son ancrage familial et professionnel n'a pas été pris en compte : il vit avec son épouse et deux filles de nationalité andorrane, dont l'une est mineure et scolarisée. Le Gouvernement conclut à la confirmation intégrale du jugement de première instance.
Question de droit
La question posée est double. Il s'agit, d'une part, de déterminer si la constatation d'un « risque pour la sécurité des personnes » au sens de l'article 67 d) de la Llei qualificada d'immigració permet de refuser le renouvellement d'une autorisation de résidence et de travail. Il s'agit, d'autre part, d'apprécier si ce motif peut l'emporter sur les attaches familiales et professionnelles de l'intéressé, qui réside dans la Principauté depuis plus de vingt-cinq ans.
Solution et dispositif
Le Tribunal rejette l'appel et confirme le jugement de première instance. Le dispositif est reproduit ci-dessous (traduit du catalan) :
Reproduction verbatim
« Premier.- Rejeter le recours d'appel formé par M. Almansa contre le jugement rendu le 28 février 2018 par la section administrative du Tribunal de batlles, lequel est confirmé dans ses propres termes.
Second.- Ne pas statuer de manière spéciale sur les dépens de la présente instance.
La présente sentence est ferme et exécutoire. »
Le Tribunal ordonne, une fois accomplies les formalités de l'article 76 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, la restitution des pièces originales au Tribunal de batlles et l'archivage de la procédure.
Sur le fond, le raisonnement s'articule en quatre temps.
1. Le fondement légal. Le Tribunal rappelle que la demande de renouvellement ne peut être rejetée que si l'un des cas limitativement énumérés par la loi est constaté. Il cite l'article 67 d) de la Llei qualificada d'immigració, dont la formulation est reproduite dans la décision : le refus est possible en cas de « fait de représenter un risque pour la sécurité de l'État, des personnes ou des biens et pour l'ordre public en général ».
2. La nature de la mesure. Le Tribunal reprend
Sentència
Núm. de Protocol: 2000046/2017 Núm. de Rotlle: TSJA-0000047/2018
SENTÈNCIA 63-2018
PARTS:
Apel·lant: Sr. Almansa
Representant: Ídem
Advocada: Sra. Carranza
Apel·lat: GOVERN D'ANDORRA
Representant: Sra. Porras Advocada: Sra. Álvarez
M. I. Sra. Elsa Puig Muñoz
Andorra la Vella, vint de juliol de dos mil divuit.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 2000046/2017.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 47/18 — Décision commentée
1.- La sentència de 28 de febrer de 2018 de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles va desestimar la demanda interposada pel Sr. Almansa contra el GOVERN D'ANDORRA, en què impugnava la resolució de la Secretària d'Estat de Justícia i Interior de 30 de març de 2017, confirmada per acord del Govern de 10 de maig del mateix any, per mitjà de la qual es va denegar la renovació de l'autorització de residència i treball de l'interessat.
2.- Disconforme amb aquesta resolució, l'agent ha interposat recurs d'apel·lació davant d'aquesta Sala, el qual es fonamenta en les següents al·legacions:
Els fets que han donat lloc a les resolucions impugnades són totalment aïllats i no són expressius d'una conducta perillosa que pugui atemptar contra la tranquil·litat pública.
No s'ha tingut en compte l'arrelament de l'interessat a Andorra, tant laboral com familiar, ja que resideix al Principat des de l'any 1989 i conviu amb la seva esposa i té dues filles, aquestes de nacionalitat andorrana, una de les quals es menor d'edat i es troba escolaritzada.
3.- La representació del GOVERN D'ANDORRA s'ha oposat al recurs i ha sol·licitat que es confirmi íntegrament la sentència apel·lada, que considera plenament ajustada a dret.
4.- Un cop trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat el magistrat ponent i han quedat vistes per a deliberar i decidir.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons els articles 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia i 160 de la Llei qualificada d'immigració.
Segon.- Les resolucions administratives impugnades han denegat la renovació de l'autorització de residència i treball de l'interessat, per la seva implicació en les dues actuacions penals que recull la sentència apel·lada. En primer lloc, en data 9 de juliol de 2015, l'agent va ser detingut, posat a disposició judicial i ingressat al Centre penitenciari, per la comissió d'un delicte major d'abús sexual amb prevalença a menor d'edat, fet pel qual no consta que hagi sigut encara jutjat. En segon lloc, el 21 de juliol de 2016 va ser condemnat per ordenança penal, com autor d'un delicte major d'exhibicionisme davant de menors, a la pena de 5 mesos de presó condicional, amb suspensió de la condemna per 4 anys, i multa de 500 EUR.
Tercer.- L'article 67 de la Llei qualificada d'immigració disposa que: "Només és motiu de denegació de la sol·licitud de renovació d'una autorització d'immigració la constatació d'un o més dels supòsits següents: (...)
d) El fet de representar un risc per a la seguretat de l'Estat, de les persones o dels béns i per a l'ordre públic en general".
Com ha declarat aquesta Sala en reiterades ocasions sobre la naturalesa de les potestats administratives en aquesta matèria (v. sentència núm. 32-2014, d'11 de juliol):
"...es tracta d'una mesura enquadrada en el marc de la policia administrativa d'estrangers, la finalitat de la qual no és altra que la salvaguarda de l'ordre i la seguretat públics enfront de conductes que resultin susceptibles de pertorbar-los.
Aquesta mesura de policia té una substantivitat pròpia, no revesteix caràcter sancionador i té una finalitat merament preventiva, basada en l'apreciació d'una conducta, degudament contrastada, que pugui fer racionalment preveure la probabilitat d'ulteriors atemptats contra la tranquil·litat pública".
Quart.- En aquest cas, no ofereix dubtes que la conducta de l'agent, que està processat per un delicte major d'abús sexual amb prevalença a menor d'edat i condemnat per un altre delicte major d'exhibicionisme davant de menors, constitueix un risc per a la seguretat de les persones, en els termes que preveu l'esmentat article 67.d) de la Llei qualificada d'immigració.
Cal tenir en compte la importància del bé jurídic protegit per la norma penal, que es refereix en ambdós casos a la llibertat sexual, i especialment el fet de que s'han vist afectats menors d'edat, que són especialment vulnerables, i, a més, es tracta de conductes repetides, la qual cosa incrementa el risc de que es tornin a produir.
D'altra banda, encara que la vida familiar de l'interessat es veurà lògicament afectada, no s'ha adoptat una mesura d'expulsió, que resulta més greu en la mesura en què comporta la prohibició d'entrada en el territori andorrà, ni tan sols en règim turístic (article 129 de la Llei qualificada d'immigració), mentre que la denegació de l'autorització de residència no comporta aquest efecte tan rigorós.
En conseqüència, malgrat el temps de residència del recurrent al Principat, existeix una situació de risc per a la seguretat de les persones, que acrediten les actuacions dels tribunals penals, per la qual cosa procedeix desestimar el recurs i confirmar la sentència apel·lada.
Sisè.- No s'aprecia una especial temeritat ni mala fe que justifiqui la imposició de les costes causades en aquesta instància.
DECISIÓ
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa el Sr. Almansa contra la sentència dictada el 28 de febrer de 2018 per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, la qual es confirma en els seus propis termes.
Segon.- No efectuar un especial pronunciament sobre les costes d'aquesta instància.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.