Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 1er février 2019 (STSJAD 6/2019, ECLI:AD:TSJADAD:2019:6)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 1er février 2019, STSJAD 6/2019, ECLI:AD:TSJADAD:2019:6 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une ordonnance pénale du 25 août 2018, rendue par la batlle instructrice dans la cause n° 5080158/2018, M. Gomila a été déclaré coupable de conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 gramme par litre de sang, délit mineur prévu et puni par l'article 268.1 du Code pénal (Llei 9/2005, qualifiée). Il a été condamné à une privation du permis de conduire de dix-huit mois. Cette décision est devenue ferme à la date de son prononcé, aucune partie ne s'y étant opposée.
Dans le cadre de l'exécution de cette peine, le condamné a sollicité, le 27 août 2018, l'autorisation de conduire pour des motifs professionnels. Par un aute du 7 septembre 2018, la batlle instructrice a refusé cette demande. M. Gomila a interjeté appel le 14 septembre 2018, sollicitant une autorisation de conduire du lundi au vendredi, de 9 h 00 à 13 h 30 et de 15 h 30 à 21 h 30, au motif qu'il est avocat, que son domicile se situe dans le village de XXXX et qu'il ne peut s'y rendre par les transports publics.
Le ministère public s'est opposé au recours. Il a relevé que le condamné avait été contrôlé alors qu'il conduisait de manière très dangereuse, présentait des symptômes d'ébriété et avait obtenu un résultat positif de 2,24 g/l/s à l'éthylomètre. Il a rappelé que, selon la jurisprudence de la Sala, les nécessités professionnelles de l'auteur ne sauraient prévaloir sur l'objectif de sécurité des usagers de la voie publique.
La Sala Penal du Tribunal supérieur de justice (ponente : Mme Marie Conte ; président : M. Yves Picod ; magistrat : M. Albert Andrés Pereira) était saisie du recours (rouleau TSJP-0000083/2018).
Question de droit
La question posée était de savoir si le juge de l'exécution peut, sur le fondement des articles 208, alinéa 1, et 110, alinéa 2, lettre c), du Code de procédure pénale, accorder à un condamné frappé d'une privation du permis de conduire une autorisation de conduire limitée à des fins professionnelles, et selon quels critères cette faculté doit être exercée. Plus précisément, il s'agissait de déterminer si la nécessité professionnelle du condamné l'emporte sur l'exigence de sécurité routière, et dans quelle mesure une telle autorisation peut être accordée sans compromettre l'objectif de la sanction.
Solution et dispositif
La Sala rappelle, au premier considérant, que les dispositions combinées des articles 208, alinéa 1, et 110, alinéa 2, lettre c), du Code de procédure pénale confèrent au tribunal ou au batlle compétent une faculté de permettre au condamné de conduire pour exercer son travail, chaque jour étant compté pour un demi-jour de retrait du permis. Elle qualifie cette faculté de discrétionnaire et précise que son exercice doit prendre
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Penal
Núm. de causa: Execució OP 5080158/2018 Núm. de rotlle: TSJP-0000083/2018
SENTÈNCIA 3-2019
PARTS:
Recurrent: Sr. Gomila
Advocat: Sr. Pombo
Recorregut: MINISTERI FISCAL
Andorra la Vella, Ú de febrer del dos mil dinou.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'Aute de data 7 d'agost del 2018 dictat per la Batlle instructora en el marc de l'execució de l'Ordenança Penal dictada en la causa de referència, seguida pel delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 grams per litre de sang, els components de la Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que la Batlle Instructora va dictar Ordenança Penal en data 25 d'agost del 2018, recaiguda en la causa 5080158/2018, per la qual es condemnà a Gomila com autor responsable: