I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 10/2019 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 8 janvier 2019)
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (STSJAD 10/2019, ECLI:AD:TSJADAD:2019:10, recours n° 305/18) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La société Esparza, propriétaire d'une parcelle dénommée « XXX », située à Sant Julià de Lòria, a saisi le Tribunal unipersonnel du Batlle, le 30 novembre 2016, d'un interdit de retenir et de recouvrer la possession. Elle reprochait à la société Toll, qui réalisait des travaux sur les propriétés voisines, d'avoir coupé et obstrué le chemin par lequel elle accédait à sa propriété, la privant de son unique voie d'accès carrossable. Elle demandait notamment la restitution de l'accès à son état originel, le retrait des éléments perturbateurs, l'abstention future et la condamnation aux dépens, honoraires d'avocat et de procureur compris.
La défenderesse a soulevé, à titre préliminaire, une exception de défaut de légitimation passive, soutenant que les travaux étaient exécutés pour le compte du Gouvernement (M.I. Govern). Sur le fond, elle contestait la réalité de la privation d'accès et faisait valoir que la demanderesse n'établissait ni son état possessoire antérieur ni l'acte de trouble précis qui lui était imputé. Elle relevait en outre que la parcelle restait accessible par la voie de reconstruction réalisée par le Gouvernement.
Par jugement du 24 janvier 2018, le Batlle a rejeté la demande en accueillant l'exception de défaut de légitimation passive. Saisie de l'appel, la Sala Civil, par arrêt du 26 juin 2018, a jugé que Toll était légitimée passivement et a renvoyé l'affaire au Batlle pour qu'il statue au fond. Par jugement du 18 juillet 2018, le Batlle a de nouveau rejeté la demande, au motif que la société Esparza n'avait pas démontré l'état possessoire invoqué, pas plus qu'elle n'avait précisé en quoi aurait consisté l'acte de trouble ni la conduite concrète imputable à Toll.
Esparza a interjeté appel et a sollicité une inspection oculaire, qui avait été rejetée en première instance. La Sala l'a admise par ordonnance du 20 novembre 2018, et la mesure a été exécutée le 30 novembre 2018. Les parties se sont prononcées sur cette preuve avant que la juridiction ne statue.
Question de droit
La Sala devait déterminer si, les conditions de l'interdit de retenir et de recouvr
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 08 de gener del 2019 - ROJ: STSJAD 10/2019 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« M.I. Sr. Carles Cruz Moratones i M.I. Sr. Jaume Tor Porta, ha adoptat la resolució següent: »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.- »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 08 janvier 2019 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
TSJC.- 0000305/2018 ORIGEN: 3000459/2016 - 00
NIG: 5300542120160003123
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 8 de gener del 2019.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats
M.I. Sr. Carles Cruz Moratones i M.I. Sr. Jaume Tor Porta, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- El dia 30-11-2016, la representació processal de la societat Esparza formulava demanda d'interdicte de retenir i recobrar la possessió contra la societat Toll, sol·licitant es dictés Sentència per la qual es condemnés aquesta darrera a respectar la possessió del dret de pas i d'accés rodat a la finca anomenada "XXX", titularitat de la seva patrocinada; a restituir l'accés pertorbat al seu estat originari, tot retirant els elements pertorbadors que impedeixen accedir per via rodada a la finca en qüestió; a abstenir-se de pertorbar la referida possessió o d'amenaçar-la en un futur i al pagament de les costes judicials ocasionades a aquesta part, incloent-hi els honoraris d'advocat i procurador.
II.- El dia 11-1-2017, la representació processal de la Toll, contestava la demanda articulant amb caire preliminar una excepció de manca de legitimació passiva i en quant al fons s'oposava a les pretensions de la part demandant tot i sol·licitant es dictés Sentència desestimant les pretensions articulades de contrari imposant a la part demandant el pagament de les costes ocasionades.