STSJAD ANDORRA, a 24 de gener del 2019 - ROJ: STSJAD 15/2019
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé24 janvier 2019
Numéro341/18
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 15/2019
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 24 janvier 2019, n° STSJAD 15/2019, recours n° 341/18 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
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## I. Le contexte factuel et procédural
### A. Les faits à l'origine du litige
Le présent litige s'inscrit dans le cadre du dénouement contractuel d'une scission patrimoniale et sociétaire complexe intervenue au sein d'un groupe familial andorran. Deux frères, M. Girona et M. Tejada, étaient associés et dirigeants de multiples entités composant le groupe désigné sous l'appellation générique « XXX ». Face à des dissensions personnelles et professionnelles devenues insurmontables, les consorts ont entrepris de liquider leurs relations d'affaires et de procéder à l'attribution divisée des participations et actifs immobiliers et commerciaux.
Cette volonté d'extinction du conflit s'est d'abord matérialisée par la conclusion, le 5 mars 2010, d'un accord-cadre contraignant de séparation patrimoniale (*acord vinculant de separació*). Par cet acte, les parties désignaient leurs négociateurs respectifs ainsi que les membres d'une commission conjointe de suivi et d'évaluation, ayant pour mission d'estimer les éléments patrimoniaux et d'établir des lots équivalents.
Le 2 juillet 2010, cette phase préparatoire s'est achevée par la régularisation et l'élévation au rang d'acte authentique notarié d'un document privé intitulé « Contrat d'exécution de la séparation et d'attribution du patrimoine entrepreneurial et immobilier » (*contracte de separació patrimonial i adjudicació del patrimoni empresarial i immobiliari*).
L'objet expressément stipulé de cette convention d'exécution était de clore définitivement le contentieux personnel et sociétaire opposant les parties, moyennant la répartition intégrale des actifs et des passifs sociaux au sein de deux masses distinctes :
- Le lot numéro 1 fut attribué à M. Girona, comprenant notamment la société holding de tête (Holding XXX) ainsi que diverses filiales (parmi lesquelles XXX SA).
- Le lot numéro 2 échut à M. Tejada, intégrant en son sein des participations déterminées, des structures opérationnelles et, plus particulièrement, l'exploitation commerciale d'un fonds de commerce ou établissement identifié comme l'activité « XXX » (ou « EL XXX »), initialement détenue par la structure XXX SA.
Aux termes de l'exposé préalable du contrat du 2 juillet 2010 (notamment son article V), les contractants stipulaient expressément que les deux lots ainsi configurés et décrits de manière exhaustive dans l'annexe V étaient d'une valeur équivalente et présentaient un équilibre bilanciel scrupuleux entre éléments d'actif et éléments de passif. Parallèlement, le contrat comportait diverses clauses dites de clôture et de renonciation générale (clauses 10.1, 10.3 et 13), par lesquelles les signataires s'interdisaient d'élever toute réclamation future relative à la valorisation, à la composition ou au règlement des comptes d'apurement des lots.
En outre, la restructuration englobait le transfert de titres de sociétés de droit étranger, notamment une participation à hauteur de 50 % détenue par les parties dans la société de droit espagnol XXX SLU (liée à la société XXX), dont les parts devaient être cédées à XXX (devenue XXX SAU). Afin d'encadrer la fiscalité incidente à cette opération transfrontalière, la clause 4.1 du contrat d'exécution prévoyait que l'ensemble des dépenses et impôts découlant du contrat de cession, quel qu'en soit le redevable légal ou le sujet passif, demeurerait à la charge exclusive de XXX, garantissant M. Tejada et son environnement patrimonial de toute indemnisation ou éviction (*deixant totalment indemne a XXX i CP*).
Cependant, la mise en œuvre pratique de cette transmission patrimoniale s'est heurtée à deux obstacles comptables et financiers majeurs :
1. *La gestion centralisée de trésorerie du fonds « XXX »* : Il est apparu que, depuis l'exercice 2008 et jusqu'au 6 mai 2010 (voire décembre 2010 selon la gestion sociale), le fonds de commerce « XXX » attribué à M. Tejada ne disposait pas d'un compte bancaire distinct ou autonome. Les recettes générées par son exploitation commerciale quotidienne avaient été directement encaissées et fondues sur les comptes bancaires ouverts au nom de la société holding de tête (Holding XXX), rattachée au lot numéro 1 dévolu à M. Girona. Bien que M. Tejada ait assumé, conformément aux accords, la charge du passif circulant d'exploitation de ce fonds pour un montant fixé à 115 398 euros, l'actif net de trésorerie disponible (*cash flow* ou *fons de caixa*) généré par l'activité entre le 1er décembre 2010 et le 30 avril 2010 (période visée dans les écritures) était demeuré appréhendé par les comptes du groupe conservé par M. Girona, sans lui être reversé.
2. *Les frais d'expertise fiscale espagnole* : Parallèlement, afin d'établir de manière précise le montant de la dette d'impôt sur les sociétés exigible auprès de l'administration fiscale espagnole (*Hacienda pública*) au titre de la plus-value de cession des parts de XXX SLU, un rapport technique et financier avait été diligenté auprès du cabinet spécialisé XXX, générant une facture d'honoraires de 2 360 euros.
### B. Le parcours procédural et les prétentions des parties
Le 7 mars 2013, M. Girona prit l'initiative d'assigner son frère, M. Tejada, devant la juridiction civile de première instance d'Andorre (*Tribunal de Batlles*), selon les formes de la procédure ordinaire. L'action principale tendait principalement à faire condamner le défendeur au paiement de deux indemnités d'au moins 200 000 euros chacune, par application de la clause pénale contractuelle convenue à l'article 14 (iv) du protocole de séparation.
Il lui reprochait notamment l'utilisation du vocable protégé « XXX » dans un nom d'utilisateur, sollicitait l'injonction de radier ou modifier diverses adresses électroniques professionnelles rattachées à la société XXX SA et à son épouse, Mme Oller, et demandait la signature contrainte des actes de cession des parts des filiales françaises (XXX SA et XXX SL), sous peine de dommages-intérêts compensatoires.
Le 7 mai 2013, M. Tejada souleva une exception dilatoire de litisconsortium passif nécessaire (*litisconsorci passiu necessari*), tirée du défaut de mise en cause forcée de son épouse, Mme Oller, et de la personne morale XXX SA. Par ordonnance (*aute*) du 26 mars 2014, le juge de première instance fit droit à cette exception préliminaire.
Le 30 septembre 2014, M. Tejada déposa ses conclusions au fond en réponse à la demande principale, accompagnées d'une demande reconventionnelle (*demanda reconvencional*). Contestant toute violation contractuelle de son chef, il sollicita reconventionnellement la condamnation de M. Girona à lui payer :
- La somme de 32 871,80 euros (comprenant 30 511,80 euros au titre des frais et impôts supplémentaires supportés par la société XX SL lors de la vente des parts sociales de XXX SL à la société XXX, majorés de 2 360 euros afférents au coût de l'expertise fiscale établie par le cabinet XXX).
- La somme de 128 905,61 euros, correspondant à la trésorerie nette d'exploitation (*tresoreria o cash flow*) générée par le fonds « XXX » au 30 avril 2010, attribué à M. Tejada mais demeurée indûment appréhendée au sein de la trésorerie de XXX SA, allouée à M. Girona.
- Les intérêts légaux à compter de la notification de la demande reconventionnelle et l'intégralité des dépens d'instance.
M. Girona s'opposa à cette demande reconventionnelle en soulevant, d'une part, l'irrecevabilité pour défaut de qualité et de légitimation active et passive des parties à ce volet du litige (*manca de legitimació activa i passiva*), et, d'autre part et subsidiairement, le mal-fondé des prétentions adverses.
Par un premier jugement du 4 octobre 2017 (non précisé dans son intégralité factuelle hormis par renvoi incident), le *Tribunal de Batlles* débouta M. Girona de l'ensemble de ses demandes principales. Sur le plan reconventionnel, le juge accueillit l'exception d'irrecevabilité soulevée par M. Girona et laissa la demande de M. Tejada non jugée au fond (*imprejutjada*). Les deux parties interjetèrent appel, mais M. Girona se désista de son recours principal.
Par un arrêt infirmatif rendu le 29 mai 2018, la Chambre civile du *Tribunal Superior de Justícia d'Andorra* accueillit l'appel de M. Tejada. La cour révoqua la décision d'instance en ce qu'elle avait accueilli l'exception de défaut de légitimation, et renvoya la cause et les parties devant le *Tribunal de Batlles* pour qu'il soit statué au fond sur le bien-fondé de la demande reconventionnelle et le sort des dépens y afférents.
Statuant sur ce renvoi, le *Tribunal de Batlles* rendit un nouveau jugement au fond le 3 septembre 2018. Par cette décision, le premier juge fit droit à la demande reconventionnelle de M. Tejada et condamna M. Girona au paiement :
- Des 32 871,80 euros de frais et impôts liés à la cession des parts espagnoles, incluant l'expertise, avec intérêts légaux ;
- Des 128 905,61 euros représentant le flux de trésorerie du fonds « XXX », avec intérêts légaux ;
- Des entiers dépens de première instance, incluant les frais d'avocat et de mandataire ad litem (*procurador*).
M. Girona a alors interjeté appel de ce jugement devant la Chambre civile du *Tribunal Superior de Justícia*, en circonscrivant sa contestation à deux chefs préjudiciels :
1. L'infirmation du chef de condamnation au paiement des 128 905,60 euros au titre du *cash flow* de l'activité « XXX » ;
2. L'infirmation du chef de condamnation portant sur la prise en charge des 2 360 euros correspondant au rapport du cabinet XXX.
Le montant principal de la dette fiscale de 30 511,80 euros n'a pas fait l'objet d'un recours et est ainsi devenu définitif. M. Girona demandait par conséquent le rejet partiel de la reconvention et la condamnation de son contradicteur aux dépens d'appel.
M. Tejada sollicita pour sa part la confirmation pure et simple du jugement entrepris et l'imposition des dépens d'appel à la charge de l'appelant.
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## II. La question de droit et la solution de la juridiction
### A. Le problème juridique posé
Le pourvoi dévolu à la juridiction d'appel andorrane soumettait à son appréciation une double problématique inhérente au droit des contrats, à l'exécution de partages sociétaires et à la portée des transactions liquidatives :
1. En premier lieu, une clause de renonciation générale à toute réclamation future (*clàusula de tancament i renúncia a res reclamar*), insérée dans un contrat de séparation patrimoniale constatant l'équilibre conventionnel des lots attribués, fait-elle obstacle à ce que l'attributaire d'une entité commerciale réclame la restitution d'un élément d'actif circulant monétaire (*cash flow* ou fonds de caisse) généré par ladite entité avant la scission, mais conservé par inadvertance comptable sur les comptes de la société holding dévolue à l'autre partie ?
En d'autres termes, l'action tendant au rapatriement d'une composante de l'actif net d'un lot constitue-t-elle une remise en cause illicite de l'économie et de la valorisation transactionnelle du partage — heurtant l'adage *in claris non fit interpretatio*, la bonne foi et la prohibition de se contredire au détriment d'autrui (*venire contra factum proprium*) —, ou s'analyse-t-elle au contraire en une action contractuelle pure et simple en exécution intégrale de la délivrance du lot promis ?
2. En second lieu, une clause de garantie
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 24 de gener del 2019 - ROJ: STSJAD 15/2019
STSJAD 15/2019
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 24 janvier 2019, n° STSJAD 15/2019, recours n° 341/18 (Lire sur source officielle)
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I. Le contexte factuel et procédural
A. Les faits à l'origine du litige
Le présent litige s'inscrit dans le cadre du dénouement contractuel d'une scission patrimoniale et sociétaire complexe intervenue au sein d'un groupe familial andorran. Deux frères, M. Girona et M. Tejada, étaient associés et dirigeants de multiples entités composant le groupe désigné sous l'appellation générique « XXX ». Face à des dissensions personnelles et professionnelles devenues insurmontables, les consorts ont entrepris de liquider leurs relations d'affaires et de procéder à l'attribution divisée des participations et actifs immobiliers et commerciaux.
Cette volonté d'extinction du conflit s'est d'abord matérialisée par la conclusion, le 5 mars 2010, d'un accord-cadre contraignant de séparation patrimoniale (acord vinculant de separació). Par cet acte, les parties désignaient leurs négociateurs respectifs ainsi que les membres d'une commission conjointe de suivi et d'évaluation, ayant pour mission d'estimer les éléments patrimoniaux et d'établir des lots équivalents.
Le 2 juillet 2010, cette phase préparatoire s'est achevée par la régularisation et l'élévation au rang d'acte authentique notarié d'un document privé intitulé « Contrat d'exécution de la séparation et d'attribution du patrimoine entrepreneurial et immobilier » (contracte de separació patrimonial i adjudicació del patrimoni empresarial i immobiliari).
L'objet expressément stipulé de cette convention d'exécution était de clore définitivement le contentieux personnel et sociétaire opposant les parties, moyennant la répartition intégrale des actifs et des passifs sociaux au sein de deux masses distinctes :
Le lot numéro 1 fut attribué à M. Girona, comprenant notamment la société holding de tête (Holding XXX) ainsi que diverses filiales (parmi lesquelles XXX SA).
Le lot numéro 2 échut à M. Tejada, intégrant en son sein des participations déterminées, des structures opérationnelles et, plus particulièrement, l'exploitation commerciale d'un fonds de commerce ou établissement identifié comme l'activité « XXX » (ou « EL XXX »), initialement détenue par la structure XXX SA.
Aux termes de l'exposé préalable du contrat du 2 juillet 2010 (notamment son article V), les contractants stipulaient expressément que les deux lots ainsi configurés et décrits de manière exhaustive dans l'annexe V étaient d'une valeur équivalente et présentaient un équilibre bilanciel scrupuleux entre éléments d'actif et éléments de passif. Parallèlement, le contrat comportait diverses clauses dites de clôture et de renonciation générale (clauses 10.1, 10.3 et 13), par lesquelles les signataires s'interdisaient d'élever toute réclamation future relative à la valorisation, à la composition ou au règlement des comptes d'apurement des lots.
En outre, la restructuration englobait le transfert de titres de sociétés de droit étranger, notamment une participation à hauteur de 50 % détenue par les parties dans la société de droit espagnol XXX SLU (liée à la société XXX), dont les parts devaient être cédées à XXX (devenue XXX SAU). Afin d'encadrer la fiscalité incidente à cette opération transfrontalière, la clause 4.1 du contrat d'exécution prévoyait que l'ensemble des dépenses et impôts découlant du contrat de cession, quel qu'en soit le redevable légal ou le sujet passif, demeurerait à la charge exclusive de XXX, garantissant M. Tejada et son environnement patrimonial de toute indemnisation ou éviction (deixant totalment indemne a XXX i CP).
Cependant, la mise en œuvre pratique de cette transmission patrimoniale s'est heurtée à deux obstacles comptables et financiers majeurs :
La gestion centralisée de trésorerie du fonds « XXX » : Il est apparu que, depuis l'exercice 2008 et jusqu'au 6 mai 2010 (voire décembre 2010 selon la gestion sociale), le fonds de commerce « XXX » attribué à M. Tejada ne disposait pas d'un compte bancaire distinct ou autonome. Les recettes générées par son exploitation commerciale quotidienne avaient été directement encaissées et fondues sur les comptes bancaires ouverts au nom de la société holding de tête (Holding XXX), rattachée au lot numéro 1 dévolu à M. Girona. Bien que M. Tejada ait assumé, conformément aux accords, la charge du passif circulant d'exploitation de ce fonds pour un montant fixé à 115 398 euros, l'actif net de trésorerie disponible (cash flow ou fons de caixa) généré par l'activité entre le 1er décembre 2010 et le 30 avril 2010 (période visée dans les écritures) était demeuré appréhendé par les comptes du groupe conservé par M. Girona, sans lui être reversé.
Les frais d'expertise fiscale espagnole : Parallèlement, afin d'établir de manière précise le montant de la dette d'impôt sur les sociétés exigible auprès de l'administration fiscale espagnole (Hacienda pública) au titre de la plus-value de cession des parts de XXX SLU, un rapport technique et financier avait été diligenté auprès du cabinet spécialisé XXX, générant une facture d'honoraires de 2 360 euros.
B. Le parcours procédural et les prétentions des parties
Le 7 mars 2013, M. Girona prit l'initiative d'assigner son frère, M. Tejada, devant la juridiction civile de première instance d'Andorre (Tribunal de Batlles), selon les formes de la procédure ordinaire. L'action principale tendait principalement à faire condamner le défendeur au paiement de deux indemnités d'au moins 200 000 euros chacune, par application de la clause pénale contractuelle convenue à l'article 14 (iv) du protocole de séparation.
Il lui reprochait notamment l'utilisation du vocable protégé « XXX » dans un nom d'utilisateur, sollicitait l'injonction de radier ou modifier diverses adresses électroniques professionnelles rattachées à la société XXX SA et à son épouse, Mme Oller, et demandait la signature contrainte des actes de cession des parts des filiales françaises (XXX SA et XXX SL), sous peine de dommages-intérêts compensatoires.
Le 7 mai 2013, M. Tejada souleva une exception dilatoire de litisconsortium passif nécessaire (litisconsorci passiu necessari), tirée du défaut de mise en cause forcée de son épouse, Mme Oller, et de la personne morale XXX SA. Par ordonnance (aute) du 26 mars 2014, le juge de première instance fit droit à cette exception préliminaire.
Le 30 septembre 2014, M. Tejada déposa ses conclusions au fond en réponse à la demande principale, accompagnées d'une demande reconventionnelle (demanda reconvencional). Contestant toute violation contractuelle de son chef, il sollicita reconventionnellement la condamnation de M. Girona à lui payer :
La somme de 32 871,80 euros (comprenant 30 511,80 euros au titre des frais et impôts supplémentaires supportés par la société XX SL lors de la vente des parts sociales de XXX SL à la société XXX, majorés de 2 360 euros afférents au coût de l'expertise fiscale établie par le cabinet XXX).
La somme de 128 905,61 euros, correspondant à la trésorerie nette d'exploitation (tresoreria o cash flow) générée par le fonds « XXX » au 30 avril 2010, attribué à M. Tejada mais demeurée indûment appréhendée au sein de la trésorerie de XXX SA, allouée à M. Girona.
Les intérêts légaux à compter de la notification de la demande reconventionnelle et l'intégralité des dépens d'instance.
M. Girona s'opposa à cette demande reconventionnelle en soulevant, d'une part, l'irrecevabilité pour défaut de qualité et de légitimation active et passive des parties à ce volet du litige (manca de legitimació activa i passiva), et, d'autre part et subsidiairement, le mal-fondé des prétentions adverses.
Par un premier jugement du 4 octobre 2017 (non précisé dans son intégralité factuelle hormis par renvoi incident), le Tribunal de Batlles débouta M. Girona de l'ensemble de ses demandes principales. Sur le plan reconventionnel, le juge accueillit l'exception d'irrecevabilité soulevée par M. Girona et laissa la demande de M. Tejada non jugée au fond (imprejutjada). Les deux parties interjetèrent appel, mais M. Girona se désista de son recours principal.
Par un arrêt infirmatif rendu le 29 mai 2018, la Chambre civile du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra accueillit l'appel de M. Tejada. La cour révoqua la décision d'instance en ce qu'elle avait accueilli l'exception de défaut de légitimation, et renvoya la cause et les parties devant le Tribunal de Batlles pour qu'il soit statué au fond sur le bien-fondé de la demande reconventionnelle et le sort des dépens y afférents.
Statuant sur ce renvoi, le Tribunal de Batlles rendit un nouveau jugement au fond le 3 septembre 2018. Par cette décision, le premier juge fit droit à la demande reconventionnelle de M. Tejada et condamna M. Girona au paiement :
Des 32 871,80 euros de frais et impôts liés à la cession des parts espagnoles, incluant l'expertise, avec intérêts légaux ;
Des 128 905,61 euros représentant le flux de trésorerie du fonds « XXX », avec intérêts légaux ;
Des entiers dépens de première instance, incluant les frais d'avocat et de mandataire ad litem (procurador).
M. Girona a alors interjeté appel de ce jugement devant la Chambre civile du Tribunal Superior de Justícia, en circonscrivant sa contestation à deux chefs préjudiciels :
L'infirmation du chef de condamnation au paiement des 128 905,60 euros au titre du cash flow de l'activité « XXX » ;
L'infirmation du chef de condamnation portant sur la prise en charge des 2 360 euros correspondant au rapport du cabinet XXX.
Le montant principal de la dette fiscale de 30 511,80 euros n'a pas fait l'objet d'un recours et est ainsi devenu définitif. M. Girona demandait par conséquent le rejet partiel de la reconvention et la condamnation de son contradicteur aux dépens d'appel.
M. Tejada sollicita pour sa part la confirmation pure et simple du jugement entrepris et l'imposition des dépens d'appel à la charge de l'appelant.
⁂
II. La question de droit et la solution de la juridiction
A. Le problème juridique posé
Le pourvoi dévolu à la juridiction d'appel andorrane soumettait à son appréciation une double problématique inhérente au droit des contrats, à l'exécution de partages sociétaires et à la portée des transactions liquidatives :
En premier lieu, une clause de renonciation générale à toute réclamation future (clàusula de tancament i renúncia a res reclamar), insérée dans un contrat de séparation patrimoniale constatant l'équilibre conventionnel des lots attribués, fait-elle obstacle à ce que l'attributaire d'une entité commerciale réclame la restitution d'un élément d'actif circulant monétaire (cash flow ou fonds de caisse) généré par ladite entité avant la scission, mais conservé par inadvertance comptable sur les comptes de la société holding dévolue à l'autre partie ?
En d'autres termes, l'action tendant au rapatriement d'une composante de l'actif net d'un lot constitue-t-elle une remise en cause illicite de l'économie et de la valorisation transactionnelle du partage — heurtant l'adage in claris non fit interpretatio, la bonne foi et la prohibition de se contredire au détriment d'autrui (venire contra factum proprium) —, ou s'analyse-t-elle au contraire en une action contractuelle pure et simple en exécution intégrale de la délivrance du lot promis ?
En second lieu, une clause de garantie
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000341/2018 ORIGEN: 2100310/2013 - 00
NIG: 5300542120150000268
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 24 de gener del 2019.
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del magistrat Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats Sr. Vincent Anière i la Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 07-03-2013 la representació processal del Sr. Girona va interposar demanda a tramitar pel procediment ordinari contra el Sr. Tejada, sol·licitant que es dictés sentència condemnant a aquest darrer a indemnitzar al seu mandant, en aplicació de la clàusula penal convencional, prevista al pacte 14 (iv) del contracte de separació patrimonial i adjudicació del patrimoni empresarial i immobiliari, en la quantitat mínima de 200.000.- euros; altrament i en aplicació de la mateixa clàusula, la quantitat mínima de 200.000.- euros per emprar el mot XXX en el nom d'usuari del compte XXX del demandat, així com de donar de baixa i/o anul·lar i/o canviar els noms d'usuari de les adreces de XXX de la societat XXX SA del demandat Sr. Tejada i de la seva esposa Sra. Oller.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 341/18 — Décision commentée
J. Altrament sol·licitava la signatura dels documents necessaris per a cedir al seu mandant, les accions i participacions socials de les societats de nacionalitat francesa XXX SA (XXX) i XXX SL (XXX). Finalment que s'indemnitzés al seu mandant els danys i perjudicis que la manca de compliment de la cessió de les accions i participacions socials de les societats XXX - XXX SA (XXX) i XXX SL (XXX) li pogués comportar, més els interessos legals des de la data de la contesta a la demanda de totes les quantitats a les que resultés condemnat, amb imposició de les costes processals, inclosos els honoraris d'advocat, de procurador i de pèrits.
En data 07-05-2013 la representació processal de la part defenent presentava escrit previ a la contesta, articulant excepció dilatòria de litisconsorci passiu necessari per raó de la manca de forçosa intervenció com a parts demandades de la Sra. Oller i de la societat XXX SA, la qual es va decidir estimar per aute de data 26-03-2014.
II.- Per escrit de contesta a la demanda de data 30-09-2014 la representació processal del Sr. Tejada es va oposar a la demanda tot i formulant demanda reconvencional sol·licitant les quantitats de 32.871,80.- euros (30.511,80.- euros de principal més 2.360.- euros del cost de l'informe confeccionat per XXX) per l'import addicional de despeses i impostos suportat per la societat XX SL com a conseqüència de la venda de les participacions socials de XXX SL a XXX (avui XXX SAU) i de 128.905,61.- euros corresponents a la tresoreria o cash flow del negoci xxx adjudicat al Sr. Tejada en poder de XXX SA (adjudicat al Sr. ENTITY_4) a data 30-04-2010, més els interessos legals a partir de la data de contestació de la reconvenció, amb imposició a l'adversa de les costes processals, honoraris d'advocat, de procurador i de pèrits.
III.- Les parts van replicar i duplicar reproduint les seves pretensions, i la representació processal del Sr. Girona es va oposar a la demanda reconvencional de la part adversa, al·legant la manca de personalitat de l'actor reconvencional i del demandant reconvencional, i subsidiàriament sobre el fons, sol·licitant la seva desestimació, sempre amb imposició de costes.
IV.- Obert el judici a proves en data 23-12-2014, van ser practicats els diferents mitjans probatoris proposats pels litigants i posteriorment les parts van formular escrit de conclusions en què van reproduir les seves pretensions inicials.
V.- El Tribunal de Batlles va dictar sentència, de data 03-09-2018, decidint desestimar la demanda presentada per la representació processal del Sr. Girona contra el Sr. Tejada, absolent aquest darrer de quantes pretensions en ella s'hi contenien, i estimar l'excepció de manca de legitimació passiva i activa formulada per la representació processal del Sr. Girona i deixar imprejutjada la demanda reconvencional presentada per la representació processal del Sr. Tejada.
VI.- Ambdues parts litigants van interposar recurs contra la sentència dictada a la instància però la representació processal del Sr. Girona va desistir del seu.
VII.- Per Sentència de data 29-05-2018, aquesta Sala va estimar el recurs interposat per la representació processal del Sr. Tejada contra la sentència de data 4-10-2017, i va revocar parcialment la seva part decisòria en el sentit de deixar sense efecte i revocar l'apartat segon quant a l'estimació de l'excepció de manca de legitimació activa i passiva, tot i retornant les actuacions per tal que es pronunciï sobre l'estimació o desestimació de la demanda reconvencional, a l'igual que l'apartat tercer, en relació a les costes processals derivades de l'èxit o no de la demanda reconvencional, sense efectuar imposició de les costes d'aquesta alçada.
VIII.- El Tribunal de Batlles va dictar sentència, de data 03-09-2018, decidint :
"Primer.- Estimar la demanda reconvencional presentada per la representació processal del Sr. Tejada contra el Sr. Girona, i condemnar a aquest darrer a abonar-li les següents quantitats:
32.871,80.- euros per l'import de despeses i impostos suportats per la societat XXX SL per la venda de les participacions socials de XXX SL a XXX, juntament amb els interessos legals devengats des de la data de contesta a la demanda reconvencional.
128.905,61.- euros corresponents a la tresoreria o cash flow del negoci xxx adjudicat al Sr. Tejada en poder de XXX SA (adjudicat al Sr. ENTITY_4) a data 30 d'abril del 2010, juntament amb els interessos legals devengats des de la data de contesta a la demanda reconvencional,
Segon.- Imposar les costes ocasionades arran de la tramitació del present judici a la part agent i defenent reconvencional, incloses aquelles derivades de la intervenció d'advocat i de procuradora, a acreditar en període d'execució de sentència."
IX.- Contra aquesta darrera resolució formula recurs d'apel·lació la representació processal del Sr. Girona demanant la seva revocació parcial en el sentit de :
desestimar la demanda reconvencional pel que fa a la pretensió de condemna de 128.905,80 EUR en concepte de cashflow de XXX,
desestimar la demanda reconvencional pel que fa a les despeses de XXX per import de 2.360,- EUR, el tot, amb condemna a l'actor reconvencional en costes processals de segona instància, inclosos els honoraris d'advocat i de procurador.
La representació processal del Sr. Tejada demana la desestimació del recurs i la confirmació íntegra de la resolució d'instància amb imposició al recurrent de les costes del present procediment.
Ha actuat com a magistrat ponent el Sr. Vincent Anière.
FONAMENTS DE DRET
I.- La part recurrent considera que el Tribunal ha errat en la l'apreciació i la valoració de la prova en relació a la qüestió del cashflow del XXX i a la qüestió del cost de l'informe de XXX.
Els greuges exposats en contra de la sentència d'instància són, de manera esquemàtica, els següents :
Pel que fa al XXX i la demanda del Sr. Tejada de 128.905,60 EUR en concepte de cash flow, exposa que la sentència es remet íntegrament a la pericial de part aportada de contrari i sense tenir en compte per a res els documents subscrits per les parts; que enlloc del contracte no hi ha reflectida cap obligació de XXX, SA front a XXX, SA (entitat propietària del negoci EL XXX), ni del Sr. Girona enfront el Sr. Tejada, respecte a cap cash flow ni res semblant, i per tant la reclamació que s'efectua del cash flow de XXX no està prevista enlloc del contracte existint; que al contrari en virtut de les clàusules 10.1, 10.3, i 13 del contracte, el Sr. Tejada no pot pretendre a reclamar res ; que s'havia d'aplicar l'aforisme "In clarís non fit interpretatío" i el Sr. Tejada no pot actuar de mala fe i anar en contra dels seus propis actes ; que per conseqüent era inútil examinar la prova pericial practicada i és de manera inaudita que la Batllia no ha tingut en compte per a res en la seva sentència la clàusula de tancament i renúncia a res reclamar del contracte elevat a escriptura pública el 02-07-2018, que es va celebrar quan la qüestió del "pretès" cash flow del negoci xxx, ja era resolta com així ressurt dels documents aportats amb l'escrit de rèplica ; que el Sr. Tejada no pot posar en dubte les negociacions en la instància i efectuar reclamacions no previstes al contracte de separació, el que només pot implicar un trencament de l'equilibri dels lots quan el contracte és la font d'obligacions per excel·lència ; que la sentència d'instància erra també respecte a la valoració de la prova en fonamentar la seva decisió en la declaració dels Srs. Bermudez i Arnau i finalment, que l'estimació de la demanda reconvencional produiria un doble desequilibri, augmentant l'endeutament de XXX en 128.905,61.-euros i aportant un enriquiment injust al Sr. Tejada en el mateix import.
Pel que fa als 2.360,-EUR en concepte de cost de l'informe de XXX, la part recurrent manifesta que el contracte en cap lloc preveu el pagament de les despeses de cap informe i que no se li ha justificat el pagament d'aquesta despesa quan era necessari conèixer amb certesa quina era la quantitat satisfeta a Hisenda espanyola per a poder comprovar la certesa del pagament dels 30.580,11 EUR, cosa que es va poder efectuar posteriorment.
II.- Però aquests arguments no ens poden portar a la revocació de la sentència d'instància.
Cal recordar que els germans Tejada i Girona eren socis i responsables de diverses societats del grup XXX.
En data 02-07-2010, van elevar a públic un document privat de separació i adjudicació del patrimoni empresarial i immobiliari de diverses societats amb assignació d'actius i passius, comprometent-se a complir fidelment el contracte "D'EXECUCIÓ DE LA SEPARACIÓ". L'objecte del referit contracte es defineix com el de posar fi al conflicte personal i societari entre les parts respecte de les societats mitjançant la separació i adjudicació del patrimoni empresarial i immobiliari de les societats en els lots que s'adjudiquen (XXX SA, XXX SA, XXX SLU). Així, es va adjudicar al Sr. Girona el lot número 1 i al Sr. Tejada el lot número 2.
Prèviament, en data 05-03-2010, els mateixos havien firmat un acord vinculant de separació, en el qual havien designat negociadors i els membres de la comissió de seguiment i de valoració dels lots.
La demanda reconvencional es fonamenta sobre dos invocats incompliments per part del Sr. Girona del contracte del 02-07-2010 i esqueia determinar si aquests eren constituïts o no.
III.- Pel que fa al xxx i la demanda del Sr. Tejada de 128.905,60 EUR en concepte de cash flow, aquesta pretensió concerneix el deute vinculat a la tresoreria del negoci en qüestió des del 01-12-2010 fins al 30-04-2010 que, encara que formava part del lot 2 del Sr. Tejada, no li fou lliurada (societat XXX esdevinguda XXX).
Ve del fet que, des del 2008, el negoci en qüestió no funcionava amb un compte bancari específic sinó mitjançant els comptes de la Holding XXX (que forma part del lot número 1), situació que es va donar fins al 06-05-2010 i que per tant el cashflow existint no es va remetre al Sr. Tejada sinó que es va quedar confós als comptes del grup XXX
La versió del demandant reconvencional era per tant que tot i haver fer- se càrrec del deute circulant de l'esmentat negoci per 115.398.-euros, no se li havia entregat l'actiu corresponent al "fons de caixa".
Constatem que aquesta afirmació s'ha verificat i establert en Autes.
Ara bé, és ben cert que mitjançant el contracte d'Autes les parts han volgut posar un punt final a les seves discrepàncies societàries i es van comprometre a no reclamar-se res com ho reflecteixen les clàusules invocades pel recurrent.
Això ressurt també de l'article V de la part expositiva del contracte del 02-07-2010, on exposen que s'han configurat dos lots que consideren com a equilibrats d'elements actius i passius de les esmentades societats i que es va procedir a la seva descripció definitiva en l'annex V.
No obstant això, aquestes constatacions no són suficients per refusar d'examinar la pretensió del demandant reconvencional com ho pretén la part recurrent.
En efecte, no es tracta ara de posar en qüestió el contracte, ni la composició o la valoració d'un lot, com la motivació de la sentència ho va deixar per entendre. Tampoc es tracta de resoldre un serrell conseqüent a l'acord.
Es tracta de determinar si el Sr. Tejada ha rebut de manera íntegra el seu lot en relació al XXX en aplicació del contracte.
I la resposta és negativa a partir del moment on es constata que no se li va remetre part de l'actiu monetari de l'esmentat negoci.
Quant a l'argument que el pagament del referit import trencaria l'equilibri del contracte i la valoració consensuada dels lots, considerem justament que aquest cash flow havia necessàriament de formar part de la valoració del negoci el xxx que es va dur a terme durant les negociacions. En efecte, es tracta d'un element actiu que es genera pel fet de seguir el negoci en activitat, ja que en tot moment ha de disposar d'un flux de tresoreria que es troba a la caixa física o al compte bancari. És ben evidentment un concepte diferent dels dividends produïts i beneficis distribuïts.
Aquesta realitat comptable i econòmica ressurt clarament de l'informe del Sr. Bermudez de XXX que detalla com el cashflow és constituït per la tresoreria neta generada en el període de referència (foli 446).
El mateix, també membre de la Comissió de valoració, va manifestar (folis 45- i 885) que dit import corresponia a un saldo que hauria d'haver existit als comptes bancaris de la societat XXX però que no hi constava ja que aquests diners estaven ingressats a un compte corrent de la XXX. També va precisar que al moment de firmar el contracte de separació s'ignorava que no existia el compte que hauria d'haver existit per tal de rebre el cashflow en qüestió.
Quant a la pericial realitzada per xxx economistes, confirma que els ingressos del negoci no es van ingressar a un compte no específic de la societat XXX sinó al de la XXX (fet confirmat pel Director General de XXX [folis 484 i 1077] com el fet que és la SA XX que va portar la gestió del xxx fins al desembre del 2010).
D'altra banda, la pèrit conclou que el càlcul del Sr. Bermudez no és incorrecte encara que s'hauria de corregir per diversos paràmetres que es desconeixen, tot i precisant que no sap si els mateixos podrien afectar de manera significativa l'import de 128.905,61.-euros.
D'altra banda, no s'ha establert que en el decurs de les negociacions aquest deute hauria donat lloc a un acord específic per tal de condonar-lo o tractar-lo de manera específica.
Quant al mediador designat pels germans i que va seguir tot el procediment de separació, el Sr. Almansa, la seva conclusió va ser que l'import en qüestió corresponia a un "fons de caixa" que s'hauria d'haver remés al Sr. Tejada.
Per tant, és el fet de no entregar dit import que no respectaria el convingut puix el Sr. Tejada no rebria tot el seu lot. Així les coses, l'incompliment contractual denunciat per ell queda establert i el tribunal havia d'estimar la seva pretensió al respecte.
IV.- Pel que fa als 2.360 EUR en concepte de cost de l'informe de XXX, ressurt del contracte d'execució de separació que les parts eren titulars del 50% de la societat espanyola XXX, SLU. Dita societat era vinculada a la societat XXX.
La pretensió de la demanda reconvencional al respecte es va efectuar en concepte de "l'import addicional suportat per la societat XXX com a conseqüència de les participacions socials de la societat XXX a XXX", i es fonamenta en la clàusula 4.1 del contracte del 02-07-2010 establint que "Totes les despeses i impostos derivats del contracte de compravenda, sigui qui sigui, el subjecte passiu, seran a càrrec de XXX, deixant totalment indemne a XXXi CP".
És així que es reclamava l'import de 30.511,80.-euros en concepte de despeses socials i impostos de la compravenda de participacions socials de XXX, S.L a favor de XXX.
El tribunal va condemnar al Sr. Girona al pagament d'aquest import de 30.511,80.-euros, i aquest aspecte no és recorregut.
Pel que fa a l'informe establert per XXX, res permet establir que el mateix fou realitzat a petició del Sr. Girona com es va pretendre par la contrapart.
Ara bé, tot i que és cert que la realització de tal informe no era prevista de manera específica pel conveni, constatem que es va revelar imprescindible per tal de determinar amb precisió i certesa quin import s'havia de satisfer a Espanya en concepte d'impostos sobre les societats en base a la plusvàlua generada per la transmissió de la societat XXX.
Per conseqüent, a l'igual que el Tribunal d'instància, considerem que es tracta d'una despesa necessària que s'ha d'integrar al concepte de despeses derivades del contracte de compravenda, el que fonamenta la condemna del defenent al seu abonament.
Per tot l'exposat, el recurs s'ha de desestimar íntegrament i la resolució d'instància s'ha de confirmar.
V.- El fracàs del recurs justifica la imposició de les costes d'aquesta alçada a la part apel·lant.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.- La Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs interposat per la representació processal del Sr. Girona contra la sentència, de data 03-09-2018, de la qual confirmem la part decisòria.
IMPOSAR al Sr. Girona les costes d'aquesta alçada. Aquesta resolució és ferma i executiva.
Així per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.