STSJAD ANDORRA, a 12 d'abril del 2019 - ROJ: STSJAD 99/2019
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé12 avril 2019
Numéro104/18
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 99/2019 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 12 avril 2019)
> Décision commentée : STSJAD 99/2019, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 12 avril 2019, recours n° 104/18, ECLI:AD:TSJADAD:2019:99 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le contribuable, M. Téllez, a fait l'objet d'une liquidation tributaire provisoire au titre de l'exercice 2016 au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF). Il a contesté cette liquidation devant la Comissió Tècnica Tributària, qui l'a confirmée par une résolution du 29 janvier 2018.
Saisi d'un recours juridictionnel, le Tribunal de Batlles a rejeté la demande par un jugement du 3 septembre 2018. Le contribuable a interjeté appel le 23 octobre 2018. Il soutenait que les revenus obtenus à l'étranger et non imposés dans cet État devaient être regardés comme entrant dans le champ de l'impôt andorran, et donc comme ouvrant droit à la déduction pour élimination de la double imposition internationale. Le Gouvernement d'Andorre (MI Govern), intimé, a répondu le 19 novembre 2018 que les revenus en cause avaient été obtenus en Principauté, de sorte qu'ils n'avaient pas été soumis à l'impôt à l'étranger et ne pouvaient donner lieu à aucune déduction.
Les parties ont confirmé leurs écritures les 17 et 20 décembre 2018. La Sala Administrativa a retenu l'affaire en délibéré et a rendu sa sentence le 12 avril 2019, sous le numéro 38-2019.
La décision ne précise pas la nature exacte des revenus litigieux ni le montant de la liquidation contestée. Elle ne précise pas davantage la teneur des conventions fiscales éventuellement applicables entre Andorre et l'État de source.
## Question de droit
La question posée était de savoir si la déduction prévue à l'article 48 de la loi n° 5/2014 du 24 avril 2014 relative à l'impôt sur le revenu des personnes physiques doit être calculée à partir de l'ensemble des revenus ou gains obtenus à l'étranger, qu'ils aient ou non été imposés dans l'État de source, ou seulement à partir des revenus effectivement imposés à l'étranger.
Le problème est, en substance, celui de la fonction de la déduction. Dans le cadre d'un mécanisme d'imputation, l'État de résidence accorde un crédit au titre de l'impôt payé à l'étranger, dans la limite de sa propre imposition. Le texte litigieux fixe ainsi la portée du droit à déduction au regard de la notion d'impôt « gravé » à l'étranger.
## Solution et dispositif
Le Tribunal a rejeté l'appel et confirmé le jugement de première instance. Son raisonnement repose sur quatre éléments :
1. **Le texte.** Le Tribunal cite le premier paragraphe de l'article 48, dont le début est ainsi rédigé : « Quan en la base de tributació de l'obligat tributari s'integrin rendes o guanys de capital obtinguts i gravats a l'estranger, es dedueix de la quota de tributació la menor de les dues quantitats següents… ». La condition d'« obtention et imposition à l'étranger » figure donc expressément dans la norme.
2. **La finalité.** Le Tribunal relève que « si les rendes no han estat gravades a l'estranger no ens troben davant de la figura de la doble imposició ». La déduction vise à neutraliser une double imposition effective, ce qui exclut les revenus non imposés à l'étranger.
3. **Le droit international fiscal.** Le Tribunal s'appuie sur le paragraphe 61 des commentaires de l'OCDE sur l'article 23 B du Modèle de convention fiscale, selon lequel le montant de l'impôt ét
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 12 d'abril del 2019 - ROJ: STSJAD 99/2019
STSJAD 99/2019 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 12 avril 2019)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 99/2019, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 12 avril 2019, recours n° 104/18, ECLI:AD:TSJADAD:2019:99 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le contribuable, M. Téllez, a fait l'objet d'une liquidation tributaire provisoire au titre de l'exercice 2016 au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF). Il a contesté cette liquidation devant la Comissió Tècnica Tributària, qui l'a confirmée par une résolution du 29 janvier 2018.
Saisi d'un recours juridictionnel, le Tribunal de Batlles a rejeté la demande par un jugement du 3 septembre 2018. Le contribuable a interjeté appel le 23 octobre 2018. Il soutenait que les revenus obtenus à l'étranger et non imposés dans cet État devaient être regardés comme entrant dans le champ de l'impôt andorran, et donc comme ouvrant droit à la déduction pour élimination de la double imposition internationale. Le Gouvernement d'Andorre (MI Govern), intimé, a répondu le 19 novembre 2018 que les revenus en cause avaient été obtenus en Principauté, de sorte qu'ils n'avaient pas été soumis à l'impôt à l'étranger et ne pouvaient donner lieu à aucune déduction.
Les parties ont confirmé leurs écritures les 17 et 20 décembre 2018. La Sala Administrativa a retenu l'affaire en délibéré et a rendu sa sentence le 12 avril 2019, sous le numéro 38-2019.
La décision ne précise pas la nature exacte des revenus litigieux ni le montant de la liquidation contestée. Elle ne précise pas davantage la teneur des conventions fiscales éventuellement applicables entre Andorre et l'État de source.
Question de droit
La question posée était de savoir si la déduction prévue à l'article 48 de la loi n° 5/2014 du 24 avril 2014 relative à l'impôt sur le revenu des personnes physiques doit être calculée à partir de l'ensemble des revenus ou gains obtenus à l'étranger, qu'ils aient ou non été imposés dans l'État de source, ou seulement à partir des revenus effectivement imposés à l'étranger.
Le problème est, en substance, celui de la fonction de la déduction. Dans le cadre d'un mécanisme d'imputation, l'État de résidence accorde un crédit au titre de l'impôt payé à l'étranger, dans la limite de sa propre imposition. Le texte litigieux fixe ainsi la portée du droit à déduction au regard de la notion d'impôt « gravé » à l'étranger.
Solution et dispositif
Le Tribunal a rejeté l'appel et confirmé le jugement de première instance. Son raisonnement repose sur quatre éléments :
Le texte. Le Tribunal cite le premier paragraphe de l'article 48, dont le début est ainsi rédigé : « Quan en la base de tributació de l'obligat tributari s'integrin rendes o guanys de capital obtinguts i gravats a l'estranger, es dedueix de la quota de tributació la menor de les dues quantitats següents… ». La condition d'« obtention et imposition à l'étranger » figure donc expressément dans la norme.
La finalité. Le Tribunal relève que « si les rendes no han estat gravades a l'estranger no ens troben davant de la figura de la doble imposició ». La déduction vise à neutraliser une double imposition effective, ce qui exclut les revenus non imposés à l'étranger.
Le droit international fiscal. Le Tribunal s'appuie sur le paragraphe 61 des commentaires de l'OCDE sur l'article 23 B du Modèle de convention fiscale, selon lequel le montant de l'impôt ét
Sentència
Tribunal Superior de Justícia
Sala Administrativa
TSJA.- 0000104/2018 ORIGEN.- 2000020/2018 - 00
NIG: 5300545320180000024
SENTÈNCIA 38-2019
PARTS :
Apel.lant : Sr. Téllez
Representant : Sra. Bonet
Advocat : Sr.Corbacho
Apel.lat : M.I.GOVERN
Representant: Sra. Briones
Advocada : Sra.Pera
COMPOSICIO DEL TRIBUNAL
M.I Sra. Criado
Andorra la Vella, el dotze d'abril de dos mil dinou.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel.lació a les actuacions número 2000020/2018.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 104/18 — Décision commentée
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
1-El Sr.Téllez va interposar demanda jurisdiccional contra la resolucio de la Comissio Tècnica Tributaria del 29 de gener del 2018 que venia a confirmar la liquidacio tributaria provisional corresponent a l'exercici 2016.
En la sentencia del 3 de setembre de 2018 el Tribunal des Batlles ha desestimat la demanda promoguda pel Sr. Téllez
En el seu escrit d'apel.lacio de data 23 d'octubre del 2018,el Sr. Téllez estima en substancia:
-les rendes obtingudes per l'obligat tributari a l'estranger que siguin no gravades s'han de considerar rendes incloses dins de l'abast de l'impost.
El Sr. Téllez ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions del 17 de desembre del 2018.
En la seva contesta de data 19 de novembre del 2018, el MI GOVERN estima en substància:
-el Sr. Téllez ha procedit a deduir-se unes rendes que no estan subjectes a deduccio ja que aquestes han estat obtingudes al Principat, i per tant, al no estar gravades a l'estranger, no procedeix cap deduccio al respecte.
EL MI Govern ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions del 20 de desembre del 2018.
5- Trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat el magistrat ponent i han quedat vistes les actuacions per a deliberar i decidir.
FONAMENTS DE DRET
Primer : Competència
El Tribunal Superior de la Justícia, Sala Administrativa, és competent per conèixer del recurs, en aplicació de l'article 39-3 de la Llei qualificada de la Justicia .
Segon :
El litigi versa sobre l'aplicacio de l'article 48 de la Llei 5/2014 del 24 d'abril, de l'impost sobre la renda de les persones físiques.
El Sr. Téllez estima que al moment d'aplicar la deducció per eliminar la doble imposició internacional, cal tenir en compte totes les rendes o guanys obtinguts a l'estranger que siguin o no gravades.
En la seva resolució de data 29 de gener del 2018, la Comissió Tècnica Tributària estima que "la deduccio per eliminar la doble imposicio internacional sha de calcular sobre les rendes obtingues i gravades a l'estranger i dita deduccio s'ha de calcular per a totes aquestes conjuntament..." (foli 28).
Tercer
Als termes de l'article 48 de la Llei 5/2014 del 24 d'abril, de l'impost sobre la renda de les persones fisiques:
« 1. Quan en la base de tributació de l'obligat tributari s'integrin rendes o guanys de capital obtinguts i gravats a l'estranger, es dedueix de la quota de tributació la menor de les dues quantitats següents..."
Aquesta regulació és plenament lògica amb la finalitat prestesa ja que si les rendes no han estat gravades a l'estranger no ens troben davant de la figura de la doble imposició.
Es pot subratllar que aquesta conclusió és conforme a la doctrina internacional de dret tributari :
« Le montant de l'impôt étranger pour lequel une imputation doit être accordée est l'impôt effectivement acquitté, conformément à la Convention, dans l'autre Etat contractant » ("§ 61 dels comentaris de l'OCDE sobre l'article 23 B del Model de Conveni fiscal de l'OCDE).
El paragraf 3 de l'article 48 no contradiu aquesta conclusió, atès que preveu només les modalitats d'aplicació del principi general del paragraf 1 (citat mes amunt).
"3. Quan l'obligat tributari hagi obtingut en el període impositiu diverses rendes de l'estranger, la deducció es calcula conjuntament per a totes."
I el paragraf 62 dels comentaris de l'OCDE preveu la llibertat per cada Estat d'adoptar la seva pròpia legislació o la seva pròpia pràctica.
Per aquests motius, s'ha de desestimar el recurs d'apel·lació.
Quart :
No s'aprecien circumstàncies determinants d'una especial condemna al pagament de les despeses d'aquesta segona instància.
DECISIÓ
El Tribunal Superior d'Andorra, Sala Administrativa en nom del Poble Andorra ha decidit
Primer : Desestimar el recurs d'apel·lació présentat pel Sr. Téllez
Segon : Confirmar la sentència recorreguda i declarar que la resolució de la Comissió Tècnica Tributària del 29 de gener del 2018 és ajustada a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa.
Tercer : No efectuar cap condemna en costes. Aquesta sentència és ferma i executiva
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdiccio Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
Aixi, per aquesta nostra sentència, definivament jutjant, ho manem i signem.