STSJAD ANDORRA, a 21 de novembre del 2019 - ROJ: STSJAD 260/2019
Cassation partielle
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé21 novembre 2019
Numéro45/19
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 260/2019, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 21 novembre 2019
> Décision commentée : STSJAD 260/2019 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 21 novembre 2019, ECLI:AD:TSJADAD:2019:260) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par un contrat conclu le 1er juin 1995, le directeur général du Servei Andorrà d'Atenció Sanitària (SAAS) a confié à M. Mena, agissant au nom des entreprises de pompes funèbres andorranes, l'exploitation du service de vétilleur dans les installations du centre hospitalier. Le 10 juillet 2002, le directeur général du SAAS a adressé à l'agent une communication proposant un nouveau calendrier de gardes du service de tanatoir, avec l'indication qu'à défaut de notification contraire, il entrerait en vigueur le 1er août 2002. Par un écrit du 8 octobre 2002, le SAAS a indiqué que ce calendrier, « finalement accepté par toutes les parties intéressées », entrerait en fonctionnement le 15 octobre suivant.
Le 21 octobre 2016, l'entité Mena a formé un recours administratif contre ce calendrier, rejeté par le Conseil directeur du SAAS le 23 décembre 2016. Elle a ensuite saisi la Sección Administrativa du Tribunal de Batlles d'une demande tendant à l'annulation de la communication de 2002, à la déclaration de son obligation d'assurer les gardes entre les 16 et 31 de chaque mois, et à la condamnation du SAAS à réparer le manque à gagner. Par jugement du 3 avril 2019, le Tribunal de Batlles a déclaré la demande irrecevable, au motif que la communication litigieuse n'était pas un acte administratif susceptible de contrôle par la juridiction administrative.
L'entité Mena a interjeté appel. Le SAAS a conclu à la confirmation du jugement, en soutenant que la communication de 2002 n'était qu'une simple proposition, que le SAAS n'était pas compétent pour organiser les services funéraires et que la demande était manifestement tardive (non précisé dans la décision : le détail des pièces de procédure au-delà des folios cités). La procédure s'est déroulée par conclusions écrites, la audience orale ayant été remplacée.
## Question de droit
La décision soulève deux questions successives.
**En premier lieu**, il s'agit de déterminer la véritable nature de l'acte impugné, la juridiction de première instance ayant considéré qu'il ne relevait pas d'un acte administratif justiciable. Le Tribunal supérieur devait donc apprécier si l'organisation par le SAAS du service de tanatoir et de vétilleur installé dans un centre hospitalier relève du droit public et si les décisions prises en ce domaine peuvent faire l'objet d'un contrôle juridictionnel administratif.
**En second lieu**, une fois admise la qualification administrative, la question est celle de la recevabilité temporelle de l'action : l'acte date de 2002, tandis que le recours administratif préalable n'a été formé qu'en 2016. Le juge devait apprécier l'effet de la passivité de l'administré et l'incidence de la persistance des effets de l'acte sur le délai d'impugnation.
## Solution et dispositif
Sur la nature de l'acte, le Tribunal retient que la compétence en matière de services funéraires appartient, de manière générale, aux comuns, en vertu de l'article 4.10.d) de la Llei qualificada de delimitació de competències dels comuns. Il relève toutefois que l'activité litigieuse portait sur l'organisation du service de tanatoir et de vétilleur au sein du centre hospitalier, ce qui la rattachait à l'auto-organisation des propres services et installations de l'Administration. Le fait que celle-ci concerte
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 21 de novembre del 2019 - ROJ: STSJAD 260/2019
STSJAD 260/2019, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 21 novembre 2019
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 260/2019 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 21 novembre 2019, ECLI:AD:TSJADAD:2019:260) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par un contrat conclu le 1er juin 1995, le directeur général du Servei Andorrà d'Atenció Sanitària (SAAS) a confié à M. Mena, agissant au nom des entreprises de pompes funèbres andorranes, l'exploitation du service de vétilleur dans les installations du centre hospitalier. Le 10 juillet 2002, le directeur général du SAAS a adressé à l'agent une communication proposant un nouveau calendrier de gardes du service de tanatoir, avec l'indication qu'à défaut de notification contraire, il entrerait en vigueur le 1er août 2002. Par un écrit du 8 octobre 2002, le SAAS a indiqué que ce calendrier, « finalement accepté par toutes les parties intéressées », entrerait en fonctionnement le 15 octobre suivant.
Le 21 octobre 2016, l'entité Mena a formé un recours administratif contre ce calendrier, rejeté par le Conseil directeur du SAAS le 23 décembre 2016. Elle a ensuite saisi la Sección Administrativa du Tribunal de Batlles d'une demande tendant à l'annulation de la communication de 2002, à la déclaration de son obligation d'assurer les gardes entre les 16 et 31 de chaque mois, et à la condamnation du SAAS à réparer le manque à gagner. Par jugement du 3 avril 2019, le Tribunal de Batlles a déclaré la demande irrecevable, au motif que la communication litigieuse n'était pas un acte administratif susceptible de contrôle par la juridiction administrative.
L'entité Mena a interjeté appel. Le SAAS a conclu à la confirmation du jugement, en soutenant que la communication de 2002 n'était qu'une simple proposition, que le SAAS n'était pas compétent pour organiser les services funéraires et que la demande était manifestement tardive (non précisé dans la décision : le détail des pièces de procédure au-delà des folios cités). La procédure s'est déroulée par conclusions écrites, la audience orale ayant été remplacée.
Question de droit
La décision soulève deux questions successives.
En premier lieu, il s'agit de déterminer la véritable nature de l'acte impugné, la juridiction de première instance ayant considéré qu'il ne relevait pas d'un acte administratif justiciable. Le Tribunal supérieur devait donc apprécier si l'organisation par le SAAS du service de tanatoir et de vétilleur installé dans un centre hospitalier relève du droit public et si les décisions prises en ce domaine peuvent faire l'objet d'un contrôle juridictionnel administratif.
En second lieu, une fois admise la qualification administrative, la question est celle de la recevabilité temporelle de l'action : l'acte date de 2002, tandis que le recours administratif préalable n'a été formé qu'en 2016. Le juge devait apprécier l'effet de la passivité de l'administré et l'incidence de la persistance des effets de l'acte sur le délai d'impugnation.
Solution et dispositif
Sur la nature de l'acte, le Tribunal retient que la compétence en matière de services funéraires appartient, de manière générale, aux comuns, en vertu de l'article 4.10.d) de la Llei qualificada de delimitació de competències dels comuns. Il relève toutefois que l'activité litigieuse portait sur l'organisation du service de tanatoir et de vétilleur au sein du centre hospitalier, ce qui la rattachait à l'auto-organisation des propres services et installations de l'Administration. Le fait que celle-ci concerte
Sentència
Núm. de Protocol: 1000017/2018 Núm. de Rotlle: TSJA-0000045/2019
Andorra la Vella, vint-i-ú de novembre de dos mil dinou.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 1000017/2018.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 45/19 — Décision commentée
1.- La representació de l'entitat Mena va interposar demanda contra el SERVEI ANDORRÀ D'ATENCIÓ SANITÀRIA (SAAS), en què sol·licitava que s'anul·lés la comunicació de data 10 de juliol de 2002, es declarés que l'entitat agent havia d'actuar com a funerària de guàrdia entre els dies 16 i 31 de cada mes, i es condemnés el SERVEI ANDORRÀ D'ATENCIÓ SANITÀRIA (SAAS) a satisfer-li les quantitats deixades de percebre com a conseqüència del repartiment de guàrdies establert l'any 2002, amb els interessos legals corresponents.
La sentència de 3 d'abril de 2019 de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles ha refusat la demanda, en considerar-la inadmissible, ja que la comunicació impugnada de data 10 de juliol de 2002 no és un acte administratiu que pugui ser controlat per aquesta jurisdicció.
2.- La representació de l'entitat agent ha interposat recurs d'apel·lació contra l'esmentada sentència de la Batllia, el qual es fonamenta, en síntesi, en les següents al·legacions:
El SERVEI ANDORRÀ D'ATENCIÓ SANITÀRIA (SAAS) és un ens públic, sotmès al dret públic, que ha de vetllar per la correcta organització del servei que dona a la població, incloent el servei de funerària.
L'escrit de 10 de juliol de 2002 és un acte administratiu unilateral, que va modificar el torn de guàrdies de les empreses funeràries, amb efectes desfavorables per a l'empresa recurrent, a la qual s'imposaven obligacions, al temps que es produïen efectes favorables per a un tercer.
3.- La representació del SERVEI ANDORRÀ D'ATENCIÓ SANITÀRIA (SAAS) s'ha oposat al recurs i ha sol·licitat que es confirmi íntegrament la sentència apel·lada, segons els següents arguments:
Encara que el SERVEI ANDORRÀ D'ATENCIÓ SANITÀRIA (SAAS) és una entitat parapública, també pot generar actuacions que no tinguin la consideració d'acte administratiu, com succeeix en aquest cas, ja que la nota impugnada de 10 de juliol de 2002 era una mera proposta, que va donar lloc a un acord reflectit en una nota posterior de 8 d'octubre de 2002.
El SERVEI ANDORRÀ D'ATENCIÓ SANITÀRIA (SAAS) no és competent per organitzar els serveis funeraris.
La demanda és evidentment extemporània, ja que s'està impugnant una actuació datada 14 anys abans de la interposició del recurs administratiu.
4.- En haver estat acordada la substitució de la vista oral pel tràmit de conclusions, les parts van presentar els escrits corresponents, en els quals van reproduir substancialment les al·legacions que anteriorment havien formulat.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- La qüestió fonamental que es planteja en aquest recurs consisteix en determinar la veritable naturalesa de l'actuació impugnada per l'entitat agent, atès que la sentència recorreguda ha conclòs que no es tracta pròpiament d'un acte administratiu que pugui ser controlat per aquesta jurisdicció.
Per tal de resoldre aquest extrem, s'ha de fer una breu exposició dels antecedents que resulten rellevants, en la forma que resulten de les actuacions.
En primer lloc, s'ha de tenir en compte que, en data 1 de juny de 1995, el Director general del ORG_0 va subscriure amb el Sr. Mena, que actuava en nom i representació de totes les empreses funeràries andorranes legalment constituïdes, un contracte per a l'explotació del servei de vetllador a les instal·lacions existents a l'indicat centre hospitalari (folis 300 i següents).
Posteriorment, en considerar que la situació jurídica derivada d'aquell contracte no proporcionava la desitjable seguretat, el Director general del SERVEI ANDORRÀ D'ATENCIÓ SANITÀRIA (SAAS) va adreçar a l'agent un escrit en data 10 de juliol de 2002 (folis 311- 312), en què es proposava una nova distribució del calendari de guàrdies del servei de tanatori, amb l'advertiment de que, de no rebre cap notificació per part de l'agent, el nou calendari entraria en vigor l'1 d'agost de 2002.
En data 8 d'octubre de 2002, el SERVEI ANDORRÀ D'ATENCIÓ SANITÀRIA (SAAS) va dirigir un nou escrit a la recurrent (foli 337), en el qual es fa constar que, havent estat finalment acceptat per totes les parts interessades el calendari proposat l'anterior 10 de juliol de 2002, el mateix entraria en funcionament el 15 d'octubre següent.
Segons exposa la pròpia entitat recurrent, aquest mateix calendari segueix vigent en l'actualitat, motiu pel qual, en trobar-se disconforme amb la distribució de dates que conté, va interposar recurs davant del SERVEI ANDORRÀ D'ATENCIÓ SANITÀRIA (SAAS) el 21 d'octubre de 2016, que va ser desestimat pel seu Consell Directiu en data 23 de desembre de 2016.
Tercer.- De manera general, la competència en matèria de serveis funeraris correspon als comuns, com es desprèn de l'article 4.10.d) de la Llei qualificada de delimitació de competències dels comuns.
Ara bé, en aquest cas, com resulta dels antecedents que s'han reflectit en el fonament anterior, l'actuació de l'Administració demandada es va referir a l'organització del servei de tanatori i vetllador que es prestava al Centre Hospitalari, de manera que no hi ha dubte que tant l'objecte del contracte signat l'1 de juny de 1995, com les actuacions posteriors de l'any 2002, es van inscriure en l'àmbit de les seves competències en matèria d'auto-organització dels propis serveis i instal·lacions.
En altres paraules, quan l'Administració concerta amb tercers la utilització de les seves instal·lacions està actuant en l'esfera de les seves pròpies competències, especialment en aquest cas, en què es tractava d'un ús amb una òbvia vinculació amb el servei hospitalari.
Des d'aquest punt de vista, s'ha de concloure que l'actuació impugnada es troba regulada per normes de dret públic, i que, en conseqüència, les decisions adoptades en aquest àmbit tenen la naturalesa pròpia d'un acte administratiu, o d'un contracte d'aquesta naturalesa, en el cas del document signat l'1 de juny de 1995, de manera que el control d'aquelles correspon al òrgans de la jurisdicció administrativa.
De tota manera, convé precisar que l'objecte del procés es limita al contingut dels actes impugnats, és a dir, a la utilització de les instal·lacions de tanatori o de tanatopràxia ubicades al Centre Hospitalari.
Procedeix, doncs, estimar en aquest punt el recurs d'apel·lació que interposa la part agent.
Quart.- Un cop arribats a aquest punt, s'ha d'examinar la segona excepció que va plantejar la demandada, que fa referència a la caducitat de l'acció.
Per resoldre aquest extrem, només cal tenir en compte que la decisió impugnada (de 10 de juliol de 2002, encara que en realitat es va adoptar el 8 d'octubre del mateix any) no va ser objecte d'impugnació en via administrativa fins al 21 d'octubre de 2016, és a dir, més de catorze anys després.
Com és obvi, no s'ha respectat -i amb molta diferència- el termini per a la impugnació dels actes administratius que preveu l'article 36 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, que llavors era de tretze dies, de manera que la demanda és clarament extemporània.
La part agent al·lega que l'acte adoptat l'any 2002 segueix produint efectes, però això no exclou que el mateix va ser consentit en el seu moment per la pròpia part, ja que no va interposar en aquell moment els recursos procedents.
En conseqüència, s'ha de desestimar la demanda pel seu caràcter extemporani.
Cinquè.- No s'aprecia una especial temeritat ni mala fe que justifiqui la imposició de les costes causades en ambdues instàncies.
DECISIÓ
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Estimar parcialment el recurs d'apel·lació que interposa l'entitat Mena contra la sentència dictada el 3 d'abril de 2019 per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, la qual es revoca i deixa sense efecte.
Segon.- Desestimar la demanda formulada per l'entitat agent contra el SERVEI ANDORRÀ D'ATENCIÓ SANITÀRIA (SAAS), pel seu caràcter extemporani.
Tercer.- No efectuar un especial pronunciament sobre les costes causades en ambdues instàncies.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.