STSJAD ANDORRA, a 26 de juny del 2020 - ROJ: STSJAD 115/2020
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé26 juin 2020
Numéro323/19
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 115/2020 (ECLI:AD:TSJADAD:2020:115)
> Décision commentée : STSJAD 115/2020 (ECLI:AD:TSJADAD:2020:115) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La société Escolano a confié à un atelier de réparation la remise en état d'un engin de chantier, une pelle chargeuse. L'intervention a été réalisée le 29 janvier 2016 par le défendeur, M. Elías. Une avarie est apparue ensuite sur les éléments réparés, et la société a dû faire procéder à une nouvelle réparation par un autre atelier. Elle a réclamé le remboursement de ces dépenses, soit 4 177,30 EUR, majorés des intérêts légaux et des dépens.
La citation en justice a eu lieu le 16 janvier 2017. Le Tribunal de batlles a, par sentence du 2 septembre 2019, accueilli l'exception de prescription soulevée par le défendeur, rejeté la demande et mis les dépens à la charge de la demanderesse. Celle-ci a interjeté appel. Ses conclusions sont datées du 6 décembre 2019 et l'intimé a conclu en réponse le 15 janvier 2020.
Le Tribunal supérieur de justice d'Andorre, Sala Civil, statue sur le seul premier moyen d'appel, relatif à la prescription. La date exacte de la première instance et le fondement précis de la prescription retenu en première instance ne ressortent pas du texte de l'arrêt (non précisé dans la décision).
## Question de droit
La question est de savoir si l'action en responsabilité d'un client contre un atelier de réparation de véhicules, fondée sur une réparation jugée défectueuse, est prescrite lorsque la réclamation est formée moins d'un an après la réparation, et si la garantie légale de réparation prévue par le décret du 28 février 2001 relatif aux ateliers de réparation de véhicules automobiles fait obstacle à l'application du délai de prescription de droit commun.
Plus précisément, la juridiction doit déterminer :
1. quel régime de responsabilité s'applique à la réparation défectueuse, selon que l'avarie survient pendant la période de garantie réglementaire ou après son expiration ;
2. quel délai de prescription est applicable entre deux sociétés commerciales dans le cadre de leur activité ;
3. si, la prescription étant écartée, le juge d'appel peut statuer sur le fond ou doit renvoyer l'affaire au premier juge.
## Solution et dispositif
La Cour examine d'abord le régime de garantie. Elle retient que le décret impose une garantie minimale obligatoire de trois mois, réduite à quinze jours pour les véhicules industriels, et qu'une avarie survenant pendant ce délai fait présumer la responsabilité de l'atelier, qui doit alors procéder gratuitement à la réparation et ne peut s'exonérer qu'en démontrant une cause légale d'exonération. Hors de ce délai, la charge de la preuve de la faute contractuelle pèse sur le client, et les délais de réclamation sont alors ceux de la responsabilité contractuelle.
S'agissant du délai de prescription, la Cour relève que le litige oppose deux sociétés mercantiles agissant dans le cadre de leur activité, de sorte que le délai applicable est de trois ans. Elle constate qu'entre la réparation et la citation il ne s'est pas écoulé un an. L'exception de prescription ne pouvait donc pas être accueillie.
Enfin, la
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 26 de juny del 2020 - ROJ: STSJAD 115/2020
La société Escolano a confié à un atelier de réparation la remise en état d'un engin de chantier, une pelle chargeuse. L'intervention a été réalisée le 29 janvier 2016 par le défendeur, M. Elías. Une avarie est apparue ensuite sur les éléments réparés, et la société a dû faire procéder à une nouvelle réparation par un autre atelier. Elle a réclamé le remboursement de ces dépenses, soit 4 177,30 EUR, majorés des intérêts légaux et des dépens.
La citation en justice a eu lieu le 16 janvier 2017. Le Tribunal de batlles a, par sentence du 2 septembre 2019, accueilli l'exception de prescription soulevée par le défendeur, rejeté la demande et mis les dépens à la charge de la demanderesse. Celle-ci a interjeté appel. Ses conclusions sont datées du 6 décembre 2019 et l'intimé a conclu en réponse le 15 janvier 2020.
Le Tribunal supérieur de justice d'Andorre, Sala Civil, statue sur le seul premier moyen d'appel, relatif à la prescription. La date exacte de la première instance et le fondement précis de la prescription retenu en première instance ne ressortent pas du texte de l'arrêt (non précisé dans la décision).
Question de droit
La question est de savoir si l'action en responsabilité d'un client contre un atelier de réparation de véhicules, fondée sur une réparation jugée défectueuse, est prescrite lorsque la réclamation est formée moins d'un an après la réparation, et si la garantie légale de réparation prévue par le décret du 28 février 2001 relatif aux ateliers de réparation de véhicules automobiles fait obstacle à l'application du délai de prescription de droit commun.
Plus précisément, la juridiction doit déterminer :
quel régime de responsabilité s'applique à la réparation défectueuse, selon que l'avarie survient pendant la période de garantie réglementaire ou après son expiration ;
quel délai de prescription est applicable entre deux sociétés commerciales dans le cadre de leur activité ;
si, la prescription étant écartée, le juge d'appel peut statuer sur le fond ou doit renvoyer l'affaire au premier juge.
Solution et dispositif
La Cour examine d'abord le régime de garantie. Elle retient que le décret impose une garantie minimale obligatoire de trois mois, réduite à quinze jours pour les véhicules industriels, et qu'une avarie survenant pendant ce délai fait présumer la responsabilité de l'atelier, qui doit alors procéder gratuitement à la réparation et ne peut s'exonérer qu'en démontrant une cause légale d'exonération. Hors de ce délai, la charge de la preuve de la faute contractuelle pèse sur le client, et les délais de réclamation sont alors ceux de la responsabilité contractuelle.
S'agissant du délai de prescription, la Cour relève que le litige oppose deux sociétés mercantiles agissant dans le cadre de leur activité, de sorte que le délai applicable est de trois ans. Elle constate qu'entre la réparation et la citation il ne s'est pas écoulé un an. L'exception de prescription ne pouvait donc pas être accueillie.
Andorra la Vella, el 26 de juny del 2020. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Carles Cruz Moratones, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Primer.- En data 2.9.19 el Tribunal Unipersonal del Batlle dictà sentència amb la següent decisió :
"Primer.- Estimar l'excepció de prescripció al·legada per la part defenent en el seu escrit de contesta a la demanda, i desestimar la demanda presentada per la societat Escolano contra el Sr. Elías, absolent a aquest darrer de quantes pretensions contra ell s'hi formulaven.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 323/19 — Décision commentée
Segon.- Fer imposició a la part agent de la totalitat de les costes judicials ocasionades, inclosos els honoraris d'advocat i de procurador, a acreditar en període d'execució de sentència."
Segon.- Contra aquesta resolució la representació processal de la societat Escolano interposa recurs d'apel·lació.
En data 6.12.19, aquesta presenta el seu escrit de conclusions i en virtut dels arguments que s'hi exposen demana que es revoqui íntegrament la sentència d'instància i que es condemni a l'adversa al pagament de l'import de 4.177,30EUR juntament amb els interessos legals devengats a comptar de la data fixada per al tràmit de contesta a la demanda i les costes judicials incloent-hi els honoraris d'advocat i procurador.
Tercer.- En data 15.1.20 la representació processal del Sr. Elías formula el corresponent escrit de contesta a les conclusions demanant que es desestimi el recurs d'apel·lació i es condemni a la societat Escolano al pagament de les costes processal de segona instància incloent els honoraris d'advocat i procurador.
FONAMENTS DE DRET
PRIMER.- En el present procediment, la part agent Escolano reclama front la part defenent Sr. Elías (X) en demanda en la que sosté una petició de condemna per 4.177,30EUR derivat d'un incompliment contractual, més interessos i costes.
La sentència d'instància estima l'excepció de prescripció i desestima la demanda.
Contra tal decisió s'alça la part vençuda.
SEGON.- El primer motiu del recurs és impugnar la sentència per estimar que la reclamació dirigida contra la part defenent per una deficient reparació de la marca C model 0 i xassís XXXX (pala carregadora) va resultar deficient i va tenir que ser reparada per un altre taller mecànic amb la conseqüent despesa que ara reclama en el seu conjunt, no estava prescrita. La reparació pel defenent va tenir lloc en el dia 29.1.16 i la citació a judici va tenir lloc en el dia 16.1.17.
TERCER.- La sentència aplica l'article 20.2 del Decret de 28.2.2001 pel que s'aprova el reglament de tallers de reparació de vehicles automòbils. Vegem el que diu el reglament en allò que ara ens interessa:
"20.1. Totes les reparacions o instal·lacions dutes a terme a qualsevol taller resten garantides almenys, en les condicions que estableix el present article.
S'estableix com a període de garantia mínima obligatòria el de tres mesos, excepte si es tracta de vehicles industrials, cas en què aquest període és de quinze dies. La garantia es considera extingida abans dels períodes esmentats si el vehicle ha recorregut més de dos mil quilòmetres.
Tot això s'entén sense perjudici del fet que les peces incloses en la reparació tinguin un termini de garantia superior; en aquest cas i per a aquestes peces és aplicable el termini més llarg. El període de garantia s'entén des de la data de lliurament del vehicle a l'usuari i té validesa sempre que el vehicle no sigui manipulat o reparat per tercers, o sempre que la nova avaria no sigui atribuïble a una mala utilització del vehicle per part de l'usuari "
......................
La garantia s'entén total, és a dir, inclou els materials aportats i la mà d'obra, i afecta totes les despeses que es puguin ocasionar, com ara el transport que la reparació exigeixi, el desplaçament dels operaris que l'han de dur a terme quan el vehicle avariat no pugui moure's, o el valor de la mà d'obra i material de qualsevol mena.
Si es produeix una avaria durant el període de garantia en la part o les parts reparades, el taller interessat, amb l'autorització prèvia de l'usuari, ha de reparar de manera gratuïta aquesta avaria i lliurar el justificant conforme s'ha efectuat. Amb aquesta finalitat cal assabentar l'usuari de si la nova reparació l'efectuarà el mateix taller que garanteix, o en un altre taller que actuï en nom seu."
..........................
Article 22 Infraccions
Les infraccions establertes en el present Reglament s'entenen sense perjudici de les responsabilitats civils, penals o de qualsevol altra mena que puguin tenir els titulars de les empreses que desenvolupen les activitats objecte de regulació."
QUART.- A la vista del que hem transcrit ens podem concloure les següents premisses: 1) existeix un termini (curt) en el qual si apareix una avaria en la part que ha estat reparada pel taller, aquest ha de procedir a reparar-la de manera gratuïta. És a dir, que es presumeix que la responsabilitat de l'avaria cal atribuir-la al taller. Si aquest vol alliberar-se de la responsabilitat haurà de demostrar que existeix una causa legal que l'exonera de la reparació gratuïta; 2) A sensu contrario si apareix l'avaria fora d'aquell termini caldrà pagar-la el client, llevat que aquest demostri que ha estat causada per un incompliment del contracte per negligència o intencionalitat, com succeeix amb la responsabilitat contractual; 3) en aquest darrer cas, s'inverteix ja la càrrega probatòria que passa a córrer a càrrec del client del taller i els terminis de reclamació ja són els de la responsabilitat contractual.
En aquest cas en tractar-se de dues societats mercantils i dins l'àmbit de la seva activitat el termini de prescripció havia de ser el de tres anys.
Com ja hem dit en el fonament jurídic segon, entre la data de la reparació i la data de la reclamació judicial no havia transcorregut ni tan sols un any.
En conseqüència, l'excepció de prescripció no havia d'haver estat estimada i cal resoldre el fons de l'assumpte i decidir si el client ha demostrat 1) que la causa de l'avaria ha estat una deficient reparació per part del taller, o bé, 2) si va aparèixer dins el termini de quinze dies des de que va ser lliurat i, per tant, la reparació estava coberta per la garantia.
CINQUÈ.- Pel que fa a si es correspon tornar a la Batllia l'expedient perquè dicti la sentència que correspongui entrant en el fons de l'assumpte, hem de dir que, d'acord amb la doctrina que vàrem establir en el nostre Aute 486/2015, el que procedeix és retornar l'assumpte a la Batllia a fi de que dicti la corresponent decisió sobre el fons del litigi, a la major brevetat possible.
SISÈ.- L'èxit del recurs s'ha de traduir, en matèria de costes processals, en la no imposició de les costes d'aquesta alçada (arg. Novel·la 82, cap. X).
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas, la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, ha pres la següent
DECISIÓ
ESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal de Escolano contra la Sentència dictada pel Tribunal de Batlles en data 2 de setembre de 2019, que revoquem i retornem les actuacions al Tribunal d'instància a fi que, a la major brevetat possible, dicti sentència entrant al fons de l'assumpte. No fem pronunciament sobre les costes de la instància.
No fem pronunciament de les costes causades en aquesta alçada derivades d'aquest recurs.
Aquesta resolució és ferma i executiva.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-