Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala civil, 29 octobre 2020 (ROJ STSJAD 161/2020)
Décision commentée : Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala civil, 29 octobre 2020, ROJ STSJAD 161/2020, ECLI:AD:TSJADAD:2020:161 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le litige oppose un copropriétaire, M. Ribes, à la communauté de propriétaires de l'immeuble, dénommée « Seco » dans la décision. M. Ribes avait vendu son appartement. Lors de la vente, il avait versé à la communauté une somme au titre de la provision pour charges communes de l'exercice 2017. Il a ensuite introduit, le 30 juillet 2018, une action en paiement de 2 702,70 EUR selon la procédure abrégée, assortie des intérêts légaux et des dépens.
La communauté, défaillante à l'audience, a été déclarée en rebellion processuelle le jour même. Elle a toutefois comparu pour la suite de l'instance, notamment lors de la phase probatoire. Par jugement du 31 juillet 2019, le Batlle d'instance a rejeté la demande et condamné le demandeur aux dépens, y compris les honoraires d'avocat et de procureur de la partie défenderesse.
M. Ribes a interjeté appel. Il demandait la réformation intégrale du jugement et la condamnation de la communauté à lui verser deux sommes : 2 000 EUR, présentés comme des « intérêts moratoires et honoraires de gestion », et 702,70 EUR, correspondant à la différence entre la provision versée pour 2017 et les charges réellement supportées.
La Sala civil du Tribunal superior de justícia a été saisie de l'appel. Le texte disponible ne mentionne ni le nom des conseils ni le détail des pièces produites, hormis les références de folios (F.49, F.80, F.90) citées par la cour. Le résumé automatique figurant en tête de la décision n'appartient pas au texte juridictionnel ; il n'a pas été retenu pour la présente analyse.
Question de droit
Deux questions se posaient à la cour d'appel.
Première question : la communauté peut-elle exiger du copropriétaire vendeur le paiement de 2 000 EUR correspondant aux honoraires de l'administrateur pour la gestion d'une dette de charges antérieure, et qui avait été acquittée par le vendeur lui-même ?
Seconde question : le solde positif de la provision pour charges de l'exercice 2017 (702,70 EUR) doit-il être restitué au vendeur par la communauté, ou revient-il à l'acquéreur, bénéficiaire de la régularisation ?
La décision ne vise aucun texte législatif précis, hormis une référence à un « Codi » dont l'article n'est pas identifiable dans le texte fourni (« Codi 7,51,5 », pour les dépens). Le fondement de la solution tient donc essentiellement à l'appréciation des éléments de preuve et à la lecture du certificat de liquidation des charges. Il est également fait référence aux « usos i costums » applicables, sans autre précision (non précisé dans la décision).
Solution et dispositif
La Sala civil confirme le jugement de première instance sur l'ensemble de ses points.
Sur les 2 000 EUR, la cour retient que la somme correspondait aux honoraires de l'administrateur pour la gestion, depuis 2010, de la dette du requérant, dette soldée seulement en 2017. Elle relève que M. Ribes avait lui-même acquitté l'ensemble du montant, y compris cette somme, par l'intermédiaire de son conseil, et que les fonds avaient ensuite été versés à l'administrate
Sentència
TSJC.- 0000016/2020 ORIGEN: 1000029/2018 - 00
NIG: 5300542120180000156
PARTS:
Apel·lant : Sr. Ribes
Advocat : Sr. Marcos
Apel·lat : Seco
Procurador : Sra. Ribes
Advocat : Sra. Diez
SENTÈNCIA 115-2020
Andorra la Vella, el 29 d'octubre del 2020. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist l'incident de nul·litat d'actuacions interposar en el marc de la causa més amunt referenciada.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent la magistrada Sra. Alexandra Cornella Sola, la qual expressa el parer del Tribunal.