STSJAD ANDORRA, a 18 de desembre del 2020 - ROJ: STSJAD 193/2020
Irrecevabilité
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé18 décembre 2020
Numéro39/20
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Administrativa), 18 décembre 2020, n° 44-2020 (ROJ : STSJAD 193/2020)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 18 décembre 2020, n° 44-2020, ROJ : STSJAD 193/2020 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
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## I. Le contexte factuel et procédural
### A. Les faits à l'origine du litige
Le litige s'inscrit dans le cadre des réformes statutaires et indemnitaires ayant affecté la fonction publique de la Principauté d'Andorre, plus particulièrement le régime de retraite applicable aux agents des corps spéciaux de secours.
À l'origine de la contestation se trouvent deux entités désignées sous les dénominations Sancho (A) et Cañellas (B), agissant pour le compte des membres du Corps de prévention et d'extinction d'incendies et de secours (*Cos de Prevenció i Extinció d'Incendis i Salvaments*, communément désigné comme le Corps des sapeurs-pompiers). Celles-ci ont adressé une requête administrative préalable auprès du département de la Fonction publique (*Departament de Funció Pública*).
Cette requête formulait trois prétentions précises et cumulatives :
1. Déclarer officiellement, par le biais d'une circulaire d'application obligatoire ou d'une note d'instruction ministérielle, le droit de l'ensemble des membres du Corps des sapeurs-pompiers de la Principauté d'Andorre à pouvoir bénéficier d'un départ en préretraite dès l'âge de 55 ans avec la perception de 60 % de leur dernier salaire, sur le fondement de la réglementation antérieure considérée comme demeurée en vigueur et non expressément abrogée par la loi 23/2014, en particulier l'article 34 du « Règlement du Très Illustre Conseil Général du 31 septembre 1980 [date ainsi libellée dans les actes de la procédure] du Département des Services Publics, Service d'Incendie et de Secours, Organisation du Corps de Pompiers, Statuts et Règlement Intérieur », ainsi que des « Statuts du Service d'Incendie et de Secours du 28 mars 1990 » ;
2. Déclarer officiellement, au moyen d'une proposition, d'un éclaircissement ou d'une prévision légale spécifique à introduire au sein de la disposition transitoire deuxième de la loi 23/2014 du 30 octobre, qualifiée de création et de régulation du plan de retraites de la fonction publique (à l'instar de ce qui avait été prévu pour le Corps de police et le Corps pénitentiaire par la loi de modification 29/2018 du 22 novembre), le bénéfice dudit droit à la préretraite au profit des pompiers ;
3. Ordonner, corrélativement, la publication au Journal officiel de la Principauté d'Andorre (*Butlletí Oficial del Principat d'Andorra* - BOPA) de ladite loi 23/2014 modifiée, après accomplissement des démarches législatives nécessaires auprès du Conseil Général (*Consell General*).
Par une résolution en date du 13 mai 2019, la ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Administration (*ministra de Funció Pública i Reforma de l'Administració*) a déclaré irrecevable (*va inadmetre*) cette demande d'éclaircissement et de révision normative.
### B. Le parcours procédural et les prétentions des parties
Les demandeurs ont formé un recours administratif hiérarchique contre la décision ministérielle d'irrecevabilité du 13 mai 2019. Par une résolution n° 264721/2019 (également référencée XXXXXX/2019) en date du 16 juillet 2019 (notifiée selon les demandeurs le 20 septembre 2019, avec une mention formelle au 4 septembre 2019 non précisée davantage dans le corps des écritures), le Gouvernement d'Andorre (*Govern d'Andorra*) a expressément rejeté ce recours administratif et confirmé la décision d'irrecevabilité.
Saisi d'un recours contentieux par les entités Sancho et Cañellas tendant à l'annulation de la résolution gouvernementale et à la réitération de leurs prétentions initiales, le Tribunal de première instance administratif (*Tribunal de Batlles*) a rejeté l'intégralité de la demande par un jugement n° 28/2020 rendu le 12 mai 2020.
Les entités requérantes ont alors interjeté appel devant la Chambre administrative du Tribunal Supérieur de Justice d'Andorre (*Tribunal Superior de Justícia d'Andorra*, Sala Administrativa).
Au soutien de leur appel et dans leurs conclusions récapitulatives, les appelants soutiennent pour l'essentiel :
- Qu'ils ne sollicitent nullement l'engagement formel d'un processus législatif, mais uniquement la reconnaissance officielle par le Gouvernement du maintien en vigueur du système de retraite propre au Corps des sapeurs-pompiers régi par le règlement de 1980, faute d'abrogation expresse par la loi 23/2014 ;
- Qu'ils n'entendent pas assimiler la loi 23/2014 à un acte administratif, mais exigent l'application effective par l'Administration du régime de pensions issu du règlement de 1980 ;
- Que les premiers juges ont omis de se prononcer sur le principe de hiérarchie des normes en vertu duquel, selon les appelants, la règle spéciale prime la règle générale (*lex specialis derogat legi generali*) ;
- Que la disposition abrogatoire de la loi 23/2014 n'a pas expressément abrogé les droits passifs du Corps des sapeurs-pompiers, contrairement au traitement normatif réservé à d'autres corps spéciaux ;
- Qu'il en résulte une violation manifeste du principe de sécurité juridique dès lors que la loi 23/2014 se trouverait appliquée de manière rétroactive et préjudiciable aux intérêts des agents concernés.
À l'opposé, le Gouvernement d'Andorre conclut à la confirmation intégrale du jugement entrepris et fait valoir :
- Que la démarche des appelants vise de manière déguisée à obtenir le bénéfice d'une retraite à 55 ans avec 60 % du dernier salaire par la réactivation illégitime d'une réglementation obsolète et formellement abrogée ;
- Qu'il n'incombe pas au pouvoir exécutif de proposer au législateur une modification de la loi 23/2014 à la demande de particuliers ;
- Que la demande formulée en voie administrative était manifestement irrecevable, l'Administration ne détenant aucune compétence constitutionnelle ou légale pour trancher des consultations doctrinales d'ordre abstrait sur la vigueur des normes ;
- Que l'article 2 de la loi 23/2014 s'applique impérativement à l'ensemble des fonctionnaires et agents à durée indéterminée, qu'ils relèvent du corps général ou des corps spéciaux ;
- Que l'article 58.2 de la loi 7/2017 du 20 avril, relative au Corps de prévention et d'extinction d'incendies et de secours, dispose expressément que le régime de retraite des sapeurs-pompiers est soumis aux dispositions de la loi sur la fonction publique et de la loi qualifiée 23/2014 relative au plan de pensions de la fonction publique ;
- Que le règlement de 1980 a été définitivement abrogé lors de l'entrée en vigueur de la loi 23/2014 ;
- Qu'il n'y a pas lieu de condamner l'Administration aux dépens.
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## II. La question de droit et la solution de la juridiction
### A. Le problème juridique posé
L'affaire soumettait au Tribunal Supérieur de Justice une double interrogation tenant, d'une part, à la délimitation constitutionnelle et administrative des prérogatives de l'exécutif face à une demande abstraite d'éclaircissement normatif, et d'autre part, à l'office du juge administratif face à un litige dénué de prétention individuelle concrète.
En premier lieu, il convenait de déterminer si un administré ou un groupement corporatif est recevable à solliciter du Gouvernement l'édiction d'une circulaire ministérielle à portée générale constatant ou infirmant l'abrogation tacite d'un texte réglementaire préexistant par une loi postérieure. En filigrane se posait la question de savoir si le Gouvernement dispose d'une compétence consultative générale pour statuer dans l'abstrait sur l'état du droit positif et la survie de régimes statutaires antérieurs.
En second lieu, la juridiction d'appel devait trancher la portée de sa propre fonction juridictionnelle : un tribunal de l'ordre administratif peut-il, en l'absence de décision individuelle défavorable refusant le bénéfice d'une prestation de retraite à un agent nommément désigné, se prononcer in abstracto sur le conflit de lois dans le temps et déterminer la persistance juridique d'un texte au regard des principes de spécialité, de sécurité juridique et de hiérarchie des normes ?
### B. Le raisonnement et la motivation de la cour
Le Tribunal Supérieur de Justice d'Andorre, sous la plume de la magistrate rapporteure Elsa Puig Muñoz, commence par asseoir sa compétence matérielle sur le fondement de l'article 39.3 de la loi qualifiée sur la justice (*Llei qualificada de la Justícia* du 3 septembre 1993).
Abordant le fond de l'argumentation, la juridiction d'appel écarte la formulation volontairement complexe et le caractère circonstancié des conclusions des appelants pour ramener le débat à son essence juridique véritable. Elle relève que, sous couvert de solliciter l'annulation de la décision ministérielle d'irrecevabilité, les appelants poursuivent en réalité une finalité unique : contraindre le Gouvernement à adopter une position doctrinale formelle et d'application générale — par voie de circulaire d'application obligatoire — constatant que la loi qualifiée 23/2014 n'a pas emporté abrogation du régime dérogatoire de retraite prévu par le règlement du 31 septembre 1980.
Or, la juridiction administrative relève que cette prétention se heurte frontalement à la nature même des attributions constitutionnelles et administratives du pouvoir exécutif :
> « [...] cette prétention oublie que, certes, le Gouvernement, à l'instar des autres opérateurs juridiques, doit appliquer les normes juridiques qu'il estime applicables lorsqu'il résout les demandes qui lui sont adressées par les intéressés, mais il ne peut pas formuler de déclarations génériques sur la vigueur ou non de normes antérieures qui auraient pu être affectées par d'autres normes postérieures. Et c'est que le Gouvernement est un organe exécutif et non consultatif » (Fondement juridique troisième).
Pour expliciter cette scission fonctionnelle, le Tribunal Supérieur trace la distinction entre la résolution d'une situation administrative individuelle et l'édiction d'avis doctrinaux abstraits. Lorsqu'un fonctionnaire du Corps des sapeurs-pompiers dépose formellement une demande de préretraite à l'âge de 55 ans assortie du versement de 60 % de son dernier traitement, l'Administration a l'obligation légale de statuer sur ce cas concret, d'accepter ou de rejeter la prétention, et de motiver sa décision en exposant, le cas échéant, les motifs pour lesquels le régime revendiqué n'est plus applicable. En revanche, elle ne saurait être sommée de produire un rescrit ou une consultation abstraite déconnectée de tout acte individuel d'application.
Poursuivant son analyse sur la légalité de l'instrument sollicité, le Tribunal s'appuie sur le droit administratif général andorran, singulièrement sur l'article 30 du Code d'Administration (*Codi d'Administració*). Ce texte consacre la nature strictement interne des ordres de service et des instructions administratives : édictées dans le cadre de la hiérarchie administrative, ces mesures d'ordre intérieur n'ont pas d'effet juridique direct à l'égard des administrés. Une instruction ne peut générer d'obligations opposables aux tiers que si elle réunit les conditions formelles et matérielles d'un véritable acte réglementaire. Dès lors, les appelants ne pouvaient légalement exiger de l'autorité ministérielle l'adoption d'une instruction ou d'une circulaire pour fixer ou clarifier le régime juridique applicable à l'ensemble du personnel, un tel usage détournant la circulaire de sa finalité légale. La décision ministérielle et gouvernementale d'irrecevabilité était dès lors parfaitement justifiée en droit.
Transposant ce raisonnement à l'office judiciaire, la Cour administrative affirme avec la même vigueur l'interdiction faite aux juridictions ordinaires d'exercer une fonction consultative :
> « Et à plus forte raison, on ne saurait prétendre qu'un Tribunal agisse comme un organe consultatif. Les organes judiciaires doivent trancher les controverses qui leur sont soumises, et devront le faire de manière raisonnée et motivée, mais ils ne peuvent résoudre des
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 18 de desembre del 2020 - ROJ: STSJAD 193/2020
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Administrativa), 18 décembre 2020, n° 44-2020 (ROJ : STSJAD 193/2020)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 18 décembre 2020, n° 44-2020, ROJ : STSJAD 193/2020 (Lire sur source officielle)
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I. Le contexte factuel et procédural
A. Les faits à l'origine du litige
Le litige s'inscrit dans le cadre des réformes statutaires et indemnitaires ayant affecté la fonction publique de la Principauté d'Andorre, plus particulièrement le régime de retraite applicable aux agents des corps spéciaux de secours.
À l'origine de la contestation se trouvent deux entités désignées sous les dénominations Sancho (A) et Cañellas (B), agissant pour le compte des membres du Corps de prévention et d'extinction d'incendies et de secours (Cos de Prevenció i Extinció d'Incendis i Salvaments, communément désigné comme le Corps des sapeurs-pompiers). Celles-ci ont adressé une requête administrative préalable auprès du département de la Fonction publique (Departament de Funció Pública).
Cette requête formulait trois prétentions précises et cumulatives :
Déclarer officiellement, par le biais d'une circulaire d'application obligatoire ou d'une note d'instruction ministérielle, le droit de l'ensemble des membres du Corps des sapeurs-pompiers de la Principauté d'Andorre à pouvoir bénéficier d'un départ en préretraite dès l'âge de 55 ans avec la perception de 60 % de leur dernier salaire, sur le fondement de la réglementation antérieure considérée comme demeurée en vigueur et non expressément abrogée par la loi 23/2014, en particulier l'article 34 du « Règlement du Très Illustre Conseil Général du 31 septembre 1980 [date ainsi libellée dans les actes de la procédure] du Département des Services Publics, Service d'Incendie et de Secours, Organisation du Corps de Pompiers, Statuts et Règlement Intérieur », ainsi que des « Statuts du Service d'Incendie et de Secours du 28 mars 1990 » ;
Déclarer officiellement, au moyen d'une proposition, d'un éclaircissement ou d'une prévision légale spécifique à introduire au sein de la disposition transitoire deuxième de la loi 23/2014 du 30 octobre, qualifiée de création et de régulation du plan de retraites de la fonction publique (à l'instar de ce qui avait été prévu pour le Corps de police et le Corps pénitentiaire par la loi de modification 29/2018 du 22 novembre), le bénéfice dudit droit à la préretraite au profit des pompiers ;
Ordonner, corrélativement, la publication au Journal officiel de la Principauté d'Andorre (Butlletí Oficial del Principat d'Andorra - BOPA) de ladite loi 23/2014 modifiée, après accomplissement des démarches législatives nécessaires auprès du Conseil Général (Consell General).
Par une résolution en date du 13 mai 2019, la ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Administration (ministra de Funció Pública i Reforma de l'Administració) a déclaré irrecevable (va inadmetre) cette demande d'éclaircissement et de révision normative.
B. Le parcours procédural et les prétentions des parties
Les demandeurs ont formé un recours administratif hiérarchique contre la décision ministérielle d'irrecevabilité du 13 mai 2019. Par une résolution n° 264721/2019 (également référencée XXXXXX/2019) en date du 16 juillet 2019 (notifiée selon les demandeurs le 20 septembre 2019, avec une mention formelle au 4 septembre 2019 non précisée davantage dans le corps des écritures), le Gouvernement d'Andorre (Govern d'Andorra) a expressément rejeté ce recours administratif et confirmé la décision d'irrecevabilité.
Saisi d'un recours contentieux par les entités Sancho et Cañellas tendant à l'annulation de la résolution gouvernementale et à la réitération de leurs prétentions initiales, le Tribunal de première instance administratif (Tribunal de Batlles) a rejeté l'intégralité de la demande par un jugement n° 28/2020 rendu le 12 mai 2020.
Les entités requérantes ont alors interjeté appel devant la Chambre administrative du Tribunal Supérieur de Justice d'Andorre (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa).
Au soutien de leur appel et dans leurs conclusions récapitulatives, les appelants soutiennent pour l'essentiel :
Qu'ils ne sollicitent nullement l'engagement formel d'un processus législatif, mais uniquement la reconnaissance officielle par le Gouvernement du maintien en vigueur du système de retraite propre au Corps des sapeurs-pompiers régi par le règlement de 1980, faute d'abrogation expresse par la loi 23/2014 ;
Qu'ils n'entendent pas assimiler la loi 23/2014 à un acte administratif, mais exigent l'application effective par l'Administration du régime de pensions issu du règlement de 1980 ;
Que les premiers juges ont omis de se prononcer sur le principe de hiérarchie des normes en vertu duquel, selon les appelants, la règle spéciale prime la règle générale (lex specialis derogat legi generali) ;
Que la disposition abrogatoire de la loi 23/2014 n'a pas expressément abrogé les droits passifs du Corps des sapeurs-pompiers, contrairement au traitement normatif réservé à d'autres corps spéciaux ;
Qu'il en résulte une violation manifeste du principe de sécurité juridique dès lors que la loi 23/2014 se trouverait appliquée de manière rétroactive et préjudiciable aux intérêts des agents concernés.
À l'opposé, le Gouvernement d'Andorre conclut à la confirmation intégrale du jugement entrepris et fait valoir :
Que la démarche des appelants vise de manière déguisée à obtenir le bénéfice d'une retraite à 55 ans avec 60 % du dernier salaire par la réactivation illégitime d'une réglementation obsolète et formellement abrogée ;
Qu'il n'incombe pas au pouvoir exécutif de proposer au législateur une modification de la loi 23/2014 à la demande de particuliers ;
Que la demande formulée en voie administrative était manifestement irrecevable, l'Administration ne détenant aucune compétence constitutionnelle ou légale pour trancher des consultations doctrinales d'ordre abstrait sur la vigueur des normes ;
Que l'article 2 de la loi 23/2014 s'applique impérativement à l'ensemble des fonctionnaires et agents à durée indéterminée, qu'ils relèvent du corps général ou des corps spéciaux ;
Que l'article 58.2 de la loi 7/2017 du 20 avril, relative au Corps de prévention et d'extinction d'incendies et de secours, dispose expressément que le régime de retraite des sapeurs-pompiers est soumis aux dispositions de la loi sur la fonction publique et de la loi qualifiée 23/2014 relative au plan de pensions de la fonction publique ;
Que le règlement de 1980 a été définitivement abrogé lors de l'entrée en vigueur de la loi 23/2014 ;
Qu'il n'y a pas lieu de condamner l'Administration aux dépens.
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II. La question de droit et la solution de la juridiction
A. Le problème juridique posé
L'affaire soumettait au Tribunal Supérieur de Justice une double interrogation tenant, d'une part, à la délimitation constitutionnelle et administrative des prérogatives de l'exécutif face à une demande abstraite d'éclaircissement normatif, et d'autre part, à l'office du juge administratif face à un litige dénué de prétention individuelle concrète.
En premier lieu, il convenait de déterminer si un administré ou un groupement corporatif est recevable à solliciter du Gouvernement l'édiction d'une circulaire ministérielle à portée générale constatant ou infirmant l'abrogation tacite d'un texte réglementaire préexistant par une loi postérieure. En filigrane se posait la question de savoir si le Gouvernement dispose d'une compétence consultative générale pour statuer dans l'abstrait sur l'état du droit positif et la survie de régimes statutaires antérieurs.
En second lieu, la juridiction d'appel devait trancher la portée de sa propre fonction juridictionnelle : un tribunal de l'ordre administratif peut-il, en l'absence de décision individuelle défavorable refusant le bénéfice d'une prestation de retraite à un agent nommément désigné, se prononcer in abstracto sur le conflit de lois dans le temps et déterminer la persistance juridique d'un texte au regard des principes de spécialité, de sécurité juridique et de hiérarchie des normes ?
B. Le raisonnement et la motivation de la cour
Le Tribunal Supérieur de Justice d'Andorre, sous la plume de la magistrate rapporteure Elsa Puig Muñoz, commence par asseoir sa compétence matérielle sur le fondement de l'article 39.3 de la loi qualifiée sur la justice (Llei qualificada de la Justícia du 3 septembre 1993).
Abordant le fond de l'argumentation, la juridiction d'appel écarte la formulation volontairement complexe et le caractère circonstancié des conclusions des appelants pour ramener le débat à son essence juridique véritable. Elle relève que, sous couvert de solliciter l'annulation de la décision ministérielle d'irrecevabilité, les appelants poursuivent en réalité une finalité unique : contraindre le Gouvernement à adopter une position doctrinale formelle et d'application générale — par voie de circulaire d'application obligatoire — constatant que la loi qualifiée 23/2014 n'a pas emporté abrogation du régime dérogatoire de retraite prévu par le règlement du 31 septembre 1980.
Or, la juridiction administrative relève que cette prétention se heurte frontalement à la nature même des attributions constitutionnelles et administratives du pouvoir exécutif :
Reproduction verbatim
« [...] cette prétention oublie que, certes, le Gouvernement, à l'instar des autres opérateurs juridiques, doit appliquer les normes juridiques qu'il estime applicables lorsqu'il résout les demandes qui lui sont adressées par les intéressés, mais il ne peut pas formuler de déclarations génériques sur la vigueur ou non de normes antérieures qui auraient pu être affectées par d'autres normes postérieures. Et c'est que le Gouvernement est un organe exécutif et non consultatif » (Fondement juridique troisième).
Pour expliciter cette scission fonctionnelle, le Tribunal Supérieur trace la distinction entre la résolution d'une situation administrative individuelle et l'édiction d'avis doctrinaux abstraits. Lorsqu'un fonctionnaire du Corps des sapeurs-pompiers dépose formellement une demande de préretraite à l'âge de 55 ans assortie du versement de 60 % de son dernier traitement, l'Administration a l'obligation légale de statuer sur ce cas concret, d'accepter ou de rejeter la prétention, et de motiver sa décision en exposant, le cas échéant, les motifs pour lesquels le régime revendiqué n'est plus applicable. En revanche, elle ne saurait être sommée de produire un rescrit ou une consultation abstraite déconnectée de tout acte individuel d'application.
Poursuivant son analyse sur la légalité de l'instrument sollicité, le Tribunal s'appuie sur le droit administratif général andorran, singulièrement sur l'article 30 du Code d'Administration (Codi d'Administració). Ce texte consacre la nature strictement interne des ordres de service et des instructions administratives : édictées dans le cadre de la hiérarchie administrative, ces mesures d'ordre intérieur n'ont pas d'effet juridique direct à l'égard des administrés. Une instruction ne peut générer d'obligations opposables aux tiers que si elle réunit les conditions formelles et matérielles d'un véritable acte réglementaire. Dès lors, les appelants ne pouvaient légalement exiger de l'autorité ministérielle l'adoption d'une instruction ou d'une circulaire pour fixer ou clarifier le régime juridique applicable à l'ensemble du personnel, un tel usage détournant la circulaire de sa finalité légale. La décision ministérielle et gouvernementale d'irrecevabilité était dès lors parfaitement justifiée en droit.
Transposant ce raisonnement à l'office judiciaire, la Cour administrative affirme avec la même vigueur l'interdiction faite aux juridictions ordinaires d'exercer une fonction consultative :
Reproduction verbatim
« Et à plus forte raison, on ne saurait prétendre qu'un Tribunal agisse comme un organe consultatif. Les organes judiciaires doivent trancher les controverses qui leur sont soumises, et devront le faire de manière raisonnée et motivée, mais ils ne peuvent résoudre des
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Administrativa
Núm. de Protocol: 1000068/2019 Núm. Rotlle: TSJA-0000039/2020
SENTÈNCIA 44-2020
PARTS:
Apel·lant: Sancho (A)
i Cañellas (B)
Representant: Sra. Tur
Advocat: Sr. Seco
Apel·lat: GOVERN D'ANDORRA
Representant: Sra. Andrade
Advocada: Sra. Durán
Andorra la Vella, divuit de desembre de dos mil vint.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 1000068/2019.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent la magistrada Sra. Elsa Puig Muñoz, la qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 39/20 — Décision commentée
1.- Les entitats Sancho (A) i Cañellas (B) van interposar demanda jurisdiccional contra la resolució de GOVERN D'ANDORRA núm. XXXXXX/2019, de data 16/07/2019, per la qual es va desestimar el recurs interposat pels agents contra la Resolució de la ministra de Funció Pública i Reforma de l'Administració, de data 13/05/2019, que va inadmetre la sol·licitud d'aclariment sobre el règim normatiu aplicable per la jubilació i prejubilació del Cos de Prevenció i Extinció d'Incendis.
2.- En la sentència núm. 28/2020, de data 12/05/2020, el Tribunal de Batlles ha desestimat la demanda promoguda per les entitats agents.
3.- En el seu escrit d'apel·lació, la part agent estima, en substància, que:
Amb la segona de les pretensions formulades a la seva demanda no s'estava demanant l'inici de cap procés legislatiu sinó simplement que es reconegui pel Govern que el sistema de pensions del Cos de Bombers regulat al Reglament del 31/09/1980 està vigent per manca de derogació expressa per part de la Llei 23/2014.
No es pretén que la Llei 23/2014 sigui un acte administratiu, sinó que el Govern apliqui el règim de pensions del suara Reglament del 31/09/1980.
El Tribunal no ha volgut pronunciar-se sobre el principi de jerarquia que, a judici de la part agent, suposa que la Llei especial preval sempre sobre una Llei general.
La disposició derogatòria de la Llei 23/2014 no ha derogat de forma expressa -com sí ha fet en relació a altres cossos especials- la normativa que regula els drets passius del Cos de Bombers.
Es produeix una manca de seguretat jurídica si s'aplica la Llei 23/2014 de forma retroactiva i perjudicial pels interessos dels membres del Cos de Bombers.
Les entitats agents han confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions.
4.- En la seva contesta GOVERN D'ANDORRA estima, en substància, que:
Allò que pretén la part agent és que es reconegui als membres del Cos de Bombers la jubilació als 55 anys amb el 60% del darrer salari mitjançant l'aplicació d'una norma ja derogada.
No procedeix que el Govern proposi una modificació de la Llei 23/2014.
La petició formulada en via administrava no podia ser atesa, compte tingut que el Govern no té potestat per determinar la vigència de les normes.
L'art. 2 de la Llei 23/2014 és d'aplicació a tots els funcionaris i agents de l'Administració de caràcter indefinit, estiguin adscrits al cos general o a cossos especials.
L'art. 58.2 de la Llei 7/2017, del Cos de Prevenció i Extinció d'Incendis i Salvaments determina que la jubilació dels membres d'aquest cos especial es regeix per les disposicions de la Llei de la funció pública i la Llei de qualificada de creació i de regulació del pla de pensions de la funció pública.
El Reglament de 31/09/1980 va quedar derogat amb l'entrada en vigor de la Llei 23/2014.
No procedeix la imposició de costes al Govern
GOVERN D'ANDORRA ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions.
5.- Trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat la magistrada ponent i han quedat vistes les actuacions per a deliberar i decidir.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- Competència
El Tribunal Superior, Sala Administrativa, és competent per conèixer del recurs, en aplicació de l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia.
Segon.- Prèviament, s'ha de presentar un breu resum dels fets a l'origen del litigi:
La part agent va presentar al Departament de Funció Pública un escrit (folis 30 i següents de les actuacions de primera instància), pel qual sol·licitava:
"PRIMER.- Declarar oficialment i mitjançant circular d'obligat compliment, o nota d'instrucció ministerial, el dret de tots els membres del Cos de Bombers del Principat d'Andorra a poder prejubilar-se als 55 anys d'edat amb el 60% del darrer salari, i tot i a tenor i en conseqüència del previst a l'anterior normativa en vigor i no derogada expressament per la Llei 23/2014, per tant, en base en particular a l'article 34 de;
"El Reglament del M.I. Consell General del 31.09.1980, del Departament de Serveis Públics, Servei d'Incendi i Salvament, Organització del Cos de Bombers, Estatuts i Reglament Interior", i, dels "Estatuts del Servei d'Incendis i Salvament del 28 de març de 1990".
SEGON.- Declarar oficialment i en concret a través de fer la proposta, l'aclariment, l'oportuna i especifica previsió legal a la disposició transitòria segona de la Llei 23/2014, del 30 d'octubre, qualificada de creació i de regulació del pla de pensions de la Funció Pública, tal i com s'ha fet amb el Cos de Policia i Cos Penitenciari amb la Llei de modificació Llei 29/2018 del 22 de novembre, del dret del que gaudeixen la totalitat dels membres del Cos de Bombers del Principat d'Andorra, de poder prejubilar-se als 55 anys d'edat amb el 60% del darrer salari, i tot a tenir i en conseqüència del previst a l'anterior normativa en vigor i no derogada expressament, per tant, en base en particular a l'article 34 de;
"El Reglament del M.I. Consell General del 31.09.1980, del Departament de Serveis Públics, Servei d'Incendi i Salvament, Organització del Cos de Bombers, Estatuts i Reglament Interior", i, dels "Estatuts del Servei d'Incendis i Salvament del 28 de març de 1990".
TERCER.- Ordenar la publicació al BOPA (Butlletí Oficial del Principat d'Andorra), de la Llei 23/2014, del 30 d'octubre, qualificada de creació i de regulació del pla de pensions de la Funció Pública, amb la modificació legislativa sol·licitada al punt anterior, previs els tràmits legislatius necessaris al Consell General."
Per Resolució de la ministra de Funció Pública i Reforma de l'Administració, de data 13/05/2019, es va inadmetre la suara sol·licitud, resolució que fou confirmada posteriorment per Resolució de GOVERN D'ANDORRA núm. 264721/2019, de data 16/07/2019.
La part agent va interposar recurs contenciós i en la demanda presentada formulava, como primera sol·licitud o pretensió, la següent:
"Declarar l'anul·lació, subsidiàriament la revocació o més subsidiàriament encara deixar sense efectes la resolució del Govern d'Andorra del 4 de setembre de 2019, número 264721/2019, notificada a aquesta part el 20 de setembre d'enguany, que desestima el recurs administratiu dels meus representats del 14 de juny de 2019 i registrat amb el número 8.958.680, contra la resolució del 13 de maig de 2019 de la ministra de la funció pública i reforma de l'administració per la qual es decideix inadmetre la sol·licitud número 8.958.718 d'aclariment normatiu, així com de modificació de la normativa que regula la jubilació dels membres del Cos de Bombers."
Seguidament es formulaven les mateixes pretensions que es contenien en la sol·licitud presentada en via administrativa (re-numerant- les) que s'han transcrit ut supra i, a l'últim, afegia la petició que s'imposessin les costes a l'Administració demandada.
Tercer.- Doncs bé, tot i els termes forçats en què està redactada la demanda, el que en síntesi pretenen les associacions agents és que el Govern es pronunciï -i ho faci d'una manera general mitjançant l'aprovació d'una circular d'obligat compliment- sobre la vigència del règim de pensions previst al Reglament de 31/09/1980, o, el què es el mateix, que el Govern declari amb un abast general, que la Llei 23/2014 no va derogar el règim de jubilacions i pensions previst al Reglament esmentat.
Però aquesta pretensió oblida que, certament, el Govern, com la resta d'operadors jurídics, ha aplicar les normes jurídiques que consideri aplicables al resoldre les peticions que els interessats li formulin, però no pot fer declaracions genèriques sobre la vigència o no de normes anteriors que puguin haver estat afectades per altres normes posteriors. I és que el Govern és un òrgan executiu i no consultiu.
Així, davant una sol·licitud d'un membre del Cos de Bombers de pre-jubilar-se als 55 anys que a la vegada pretengui percebre el 60% del darrer salari, el Govern haurà de resoldre aquesta petició motivant la seva decisió i, cas que consideri que no procedeix perquè aquest règim de jubilació ja no es vigent, així ho haurà de raonar.
D'altra banda, l'art. 30 del Codi d'Administració disposa que dins el marc de l'organització administrativa jerarquitzada, els superiors poden donar ordres o instruccions de servei a llurs subordinats, i que les mesures d'ordre interior no tenen efectes directes sobre els administrats, però, si una ordre o una instrucció contenia disposicions en virtut de les quals es generessin obligacions per als administrats, aquesta disposició només seria vàlida si reunia les condicions de l'acte reglamentari corresponent.
En definitiva, els agents no podien pretendre que, mitjançant una circular o instrucció l'Administració es pronunciés sobre el règim jurídic o la norma aplicable a la jubilació dels membres del Cos de Bombers, ja que aquest no és la seva funció ni abast.
Per això, la decisió d'inadmetre la sol·licitud que els agents van presentar en via administrativa és plenament ajustada a dret.
I amb més motiu no es pot pretendre que un Tribunal actuï com un òrgan consultiu. Els òrgans judicials han resoldre les controvèrsies que se'ls plantegin, i ho hauran de fer de forma raonada i motivada, però no poden resoldre consultes genèriques sobre si una norma ha estat derogada o manté la seva vigència.
De fet, només el Tribunal Constitucional, com a l'intèrpret suprem de la Constitució (art. 95.1 de la Constitució del Principat d'Andorra, en endavant CA) pot resoldre litigis sobre interpretació o exercici competencial entre els òrgans generals de l'Estat i els Comuns (art. 82.1 CA), i pot pronunciar-se amb caràcter previ a l'aprovació d'una norma legal sobre si respecta o no el text constitucional. Des d'aquesta perspectiva el Tribunal Constitucional, en determinats processos, sí pot ser considerat un òrgan consultiu.
Però els Tribunals ordinaris no tenen aquesta funció consultiva, sinó únicament resoldre conflictes en l'aplicació de les normes.
A l'últim, cal dir que en la resposta donada a la Resolució de 13/05/2019 per la qual es va inadmetre la sol·licitud presentada pels agents en via administrativa, es condensa el parer de la Ministra en relació amb aquesta qüestió, que no és altra que la de mantenir que el règim aplicable a la jubilació dels membres del Cos de Bombers és el previst a la Llei qualificada 23/2014, de creació i regulació del pla de pensions de la funció pública, i la Llei 7/2017, del Cos de Prevenció i Extinció d'Incendis i Salvaments. I a l'escrit de contestació a la demanada i el d'oposició a l'apel·lació, ambdós del Govern, es troba explicitada la posició del Govern sobre la manca de vigència del règim de pensions que fa establir el Reglament de 31/09/1980, sense que, com abans s'ha raonat, aquest Tribunal hagi de pronunciar-se en aquest procés sobre aquesta qüestió -si ho fes estaria actuant com a un òrgan consultiu-, sense perjudici que es pronunciï quan hagi de resoldre un cas concret en el que es plantegi aquesta qüestió.
Quart.- No s'aprecien circumstàncies determinants d'una especial condemna al pagament de les despeses d'aquesta segona instància.
Decisio
En atenció a tot el què s'ha exposat, la Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Desestimar el recurs d'apel·lació presentat per Sancho i per Cañellas.
Segon.- Confirmar la sentència recorreguda i declarar que la resolució de GOVERN D'ANDORRA núm. XXXXXX/2019, de data 16/07/2019, per la qual es va desestimar el recurs interposat pels agents contra la Resolució de la ministra de Funció Pública i Reforma de l'Administració, de data 13/05/2019, que va inadmetre la sol·licitud d'aclariment sobre el règim normatiu aplicable per la jubilació i prejubilació del Cos de Prevenció i Extinció d'Incendis, és ajustada a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa.
Tercer.- De no efectuar cap condemna en costes.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.