STSJAD ANDORRA, a 29 de gener del 2021 - ROJ: STSJAD 6/2021
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé29 janvier 2021
Numéro134/20
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 29 de gener del 2021, n° 009-2021, STSJAD 6/2021
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 29 de gener del 2021, n° 009-2021, STSJAD 6/2021 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
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## I. Le contexte factuel et procédural
### A. Les faits à l'origine du litige
L'affaire soumise à l'appréciation de la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra s'inscrit dans le cadre de l'exécution et de la rupture des relations contractuelles nouées entre un transporteur indépendant et une société de distribution commerciale.
En date du 29 mai 2013, la société commerciale défenderesse — alors dénommée B SLU, puis devenue la société Tur (également désignée sous la dénomination A ou ENTITY_6 dans les actes de la cause) — a conclu une convention écrite avec M. Sandoval. Cet accord, directement rédigé et préétabli par l'entreprise donneuse d'ordre sous la forme d'un contrat d'adhésion, était expressément intitulé « contrat commercial de transport » (*contracte mercantil de transport*). Dès son préambule et dans le paragraphe précédant l'énoncé des clauses et pactes contractuels, les cocontractants manifestaient expressément et d'un commun accord leur volonté libre et spontanée de soumettre leurs engagements aux dispositions normatives régissant la matière commerciale du contrat de transport.
Le contenu de l'instrumentum reflétait cette qualification affichée :
- D'une part, dans la section introductive intitulée « MANIFESTENT », il était consigné que M. Sandoval accomplissait alors les formalités administratives requises en vue de l'ouverture et de l'exploitation d'une entreprise individuelle dédiée à l'activité de transport de marchandises sous l'enseigne commerciale « C ». Cette inscription et l'exploitation effective d'une entreprise propre ont été formellement confirmées par les relevés de points émanant de la Caisse andorrane de sécurité sociale (*Caixa Andorrana de Seguretat Social* - CASS), établissant son affiliation au régime des travailleurs indépendants (*treballador autònom*).
- D'autre part, la convention imposait au transporteur l'obligation stricte d'affecter à l'exécution de ses prestations un véhicule utilitaire dont il était personnellement propriétaire, stipulant au point III que l'ensemble des frais, coûts d'exploitation et charges afférents à ce véhicule commercial demeuraient à la charge exclusive de M. Sandoval.
- Enfin, le contrat mettait à la charge du transporteur le risque pesant sur les marchandises acheminées et stipulait une clause expresse de décharge et d'exonération totale de responsabilité au profit de la société distributrice pour tout manquement, faute ou sinistre susceptible d'être imputé au transporteur, que ce soit sur les plans administratif, fiscal, civil, pénal ou du travail.
La convention comportait en outre une clause résolutoire et indemnitaire, formalisée sous l'article 4.2 du contrat, prévoyant le versement d'une indemnité forfaitaire en cas d'extinction de la relation contractuelle à l'initiative du donneur d'ordre.
Au cours de l'année 2017, la rupture des relations d'affaires est intervenue. Dans plusieurs correspondances adressées à M. Sandoval — notamment les courriers datés du 27 mars 2017, du 24 mai 2017 et du 9 novembre 2017 —, la société Tur a expressément réitéré que les rapports liant les parties étaient régis par le « contrat commercial en date du 29 mai 2013 » ou le « contrat de transport ». Parallèlement, la société avait émis trois attestations certifiant que M. Sandoval exerçait son activité pour son propre compte (*per compte propi*), ce que corroboraient les factures émises pour les périodes concernées. Enfin, la société Tur avait appliqué l'article 4.2 dudit contrat-type à deux autres transporteurs placés dans une situation contractuelle identique (MM. Julián et Gálvez), en leur versant les indemnités compensatrices prévues dans un barème interne d'extinction contractuelle.
Toutefois, la société Tur a refusé de verser l'indemnité stipulée à l'article 4.2 au bénéfice de M. Sandoval, conduisant ce dernier à engager des poursuites judiciaires.
### B. Le parcours procédural et les prétentions des parties
Par acte d'assignation déposé le 9 février 2018, M. Sandoval a attrait la société Tur devant le Tribunal de Batlles suivant les formes de la procédure civile ordinaire. Le demandeur sollicitait la condamnation de la société défenderesse au paiement de la somme principale de 144 927 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la contestation de la demande, subsidiairement au montant qui résulterait de l'instruction probatoire au titre des dommages et intérêts subis du fait de l'inexécution contractuelle du contrat commercial de transport du 29 mai 2013, ainsi qu'à la prise en charge intégrale des dépens et honoraires d'avocat et de procureur (*procurador*).
En défense, la société Tur s'est opposée aux prétentions du demandeur en soulevant une fin de non-recevoir tirée de la prescription. À cette fin, la société a opéré un revirement argumentatif radical : elle a soutenu que la convention souscrite relevait matériellement d'une relation de travail salarié et non d'un contrat commercial. Dès lors, selon la défenderesse, l'action indemnitaire ressortissait au droit du travail andorran et se trouvait prescrite en application des règles de forclusion abrégées issues de la législation sociale (ultérieurement codifiées ou formalisées sous la référence à la *Llei 31/2018, del 6 de desembre, de relacions laborals*). La société concluait donc au débouté de l'action de M. Sandoval et à sa condamnation aux dépens.
À l'issue des échanges de réplique et de duplique intervenus les 23 mars et 20 avril 2018, de l'administration des preuves et du dépôt des conclusions écrites, le Tribunal de Batlles a rendu un jugement en date du 12 mai 2020. La juridiction de première instance a fait droit à la demande principale :
- Elle a qualifié le contrat de nature commerciale et marchande, rejetant en conséquence l'exception de prescription tirée de la législation du travail ;
- Elle a condamné la société Tur à payer à M. Sandoval la somme de 144 927 euros, augmentée des intérêts légaux échus à compter du 2 mars 2018 jusqu'à parfait paiement ;
- Elle a condamné la partie défenderesse aux dépens de l'instance, comprenant les honoraires de justice liquidables en phase d'exécution.
Par déclaration en date du 10 septembre 2020, la société Tur a interjeté appel de ce jugement devant la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sollicitant l'infirmation du jugement de première instance, le constat de la nature salariée du contrat, la prescription de l'action indemnitaire et la condamnation de l'intimé aux entiers dépens des deux instances.
Dans ses conclusions en réponse d'appel, M. Sandoval a sollicité la confirmation pure et simple de la décision entreprise ainsi que la condamnation de l'appelante aux dépens d'appel.
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## II. La question de droit et la solution de la juridiction
### A. Le problème juridique posé
L'appel interjeté devant la juridiction supérieure andorrane soulevait une problématique nodale articulée autour de la requalification contractuelle, de l'interdiction de se contredire au détriment d'autrui et des finalités d'ordre public du droit du travail.
La Cour devait trancher la question suivante : **Un donneur d'ordre, ayant lui-même rédigé, qualifié et exécuté un contrat en tant que convention commerciale de transport, et ayant expressément exigé de son cocontractant l'adoption d'un statut d'indépendant pour écarter le statut protecteur du salariat, est-il recevable et fondé à invoquer rétroactivement la nature salariée de cette relation dans le seul but de faire échec aux obligations pécuniaires nées de la rupture du contrat, en se prévalant de la prescription abrégée propre au droit du travail ?**
À cette question principale se greffait l'examen des indices matériels d'exécution : la présence ponctuelle de mentions isolées (« travailleur » au sein d'une clause, ou listes internes d'« émoluments par employé ») et l'assujettissement du transporteur à des directives organisationnelles suffisaient-ils à anéantir la qualification commerciale voulue par les parties et corroborée par la doctrine des actes propres (*teoria dels actes propis*) ?
### B. Le raisonnement et la motivation de la cour
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sous la plume de la magistrate rapporteure Alexandra Cornella Sola, adopte un raisonnement rigoureux articulé en plusieurs étapes décisives, conduisant au rejet sans réserve de l'argumentation de l'appelante.
#### 1. L'analyse intrinsèque du contrat et la volonté originaire des parties
La Cour examine en premier lieu la teneur littérale de la convention du 29 mai 2013. Elle relève que le titre même de l'acte juridique (« contrat commercial de transport ») et la déclaration solennelle précédant les clauses stipulent que les parties s'accordent, « de leur volonté libre et spontanée », pour conférer une nature commerciale exclusive à leurs relations. Ayant elle-même conçu et rédigé l'acte, la société appelante en connaissait parfaitement la portée normative et les obligations juridiques qui en découlaient.
Sur le plan de l'économie contractuelle, les critères distinctifs de l'activité commerciale indépendante sont pleinement réunis :
- L'exigence préalable et documentée de la création d'une entreprise propre d'exploitation de transport (entreprise « C »), corroborée par l'inscription du prestataire à la sécurité sociale andorrane (CASS) en qualité de travailleur indépendant ;
- La propriété personnelle du véhicule utilitaire servant aux transports, dont l'ensemble des charges d'entretien, de carburant et d'exploitation pesait exclusivement sur le prestataire ;
- Le transfert contractuel de l'intégralité des risques afférents aux marchandises transportées, couplé à une stipulation expresse d'irresponsabilité globale déchargeant le distributeur de toute mise en cause administrative, fiscale, civile ou sociale.
La Cour juge ainsi que le contenu objectif du contrat consacre sans ambiguïté la volonté partagée d'établir une relation de nature commerciale.
#### 2. La confirmation par le comportement postérieur et la doctrine des actes propres (*Venire contra factum proprium*)
Loin d'être remise en cause par l'exécution contractuelle, cette qualification commerciale a été continuellement réaffirmée par le distributeur lui-même à travers des actes juridiques postérieurs. La juridiction d'appel souligne que la société appelante a qualifié la relation de commerciale dans ses courriers de mars, mai et novembre 2017, ainsi que dans trois attestations formelles certifiant que M. Sandoval opérait pour son propre compte.
De surcroît, la société a fait une application intégrale de la clause d'extinction contractuelle (article 4.2) à d'autres transporteurs disposant de contrats similaires, leur réglant les indemnités prévues dans les tableaux financiers internes de l'entreprise.
Dès lors, le Tribunal applique avec autorité le principe général du droit *venire contra proprium actum non valet*, consacré dans l'ordre juridique andorran (rappelant ses précédents arrêts TSJC 51/2019 du 27 septembre 2019, TSJC 1
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 29 de gener del 2021 - ROJ: STSJAD 6/2021
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 29 de gener del 2021, n° 009-2021, STSJAD 6/2021
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 29 de gener del 2021, n° 009-2021, STSJAD 6/2021 (Lire sur source officielle)
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I. Le contexte factuel et procédural
A. Les faits à l'origine du litige
L'affaire soumise à l'appréciation de la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra s'inscrit dans le cadre de l'exécution et de la rupture des relations contractuelles nouées entre un transporteur indépendant et une société de distribution commerciale.
En date du 29 mai 2013, la société commerciale défenderesse — alors dénommée B SLU, puis devenue la société Tur (également désignée sous la dénomination A ou ENTITY_6 dans les actes de la cause) — a conclu une convention écrite avec M. Sandoval. Cet accord, directement rédigé et préétabli par l'entreprise donneuse d'ordre sous la forme d'un contrat d'adhésion, était expressément intitulé « contrat commercial de transport » (contracte mercantil de transport). Dès son préambule et dans le paragraphe précédant l'énoncé des clauses et pactes contractuels, les cocontractants manifestaient expressément et d'un commun accord leur volonté libre et spontanée de soumettre leurs engagements aux dispositions normatives régissant la matière commerciale du contrat de transport.
Le contenu de l'instrumentum reflétait cette qualification affichée :
D'une part, dans la section introductive intitulée « MANIFESTENT », il était consigné que M. Sandoval accomplissait alors les formalités administratives requises en vue de l'ouverture et de l'exploitation d'une entreprise individuelle dédiée à l'activité de transport de marchandises sous l'enseigne commerciale « C ». Cette inscription et l'exploitation effective d'une entreprise propre ont été formellement confirmées par les relevés de points émanant de la Caisse andorrane de sécurité sociale (Caixa Andorrana de Seguretat Social - CASS), établissant son affiliation au régime des travailleurs indépendants (treballador autònom).
D'autre part, la convention imposait au transporteur l'obligation stricte d'affecter à l'exécution de ses prestations un véhicule utilitaire dont il était personnellement propriétaire, stipulant au point III que l'ensemble des frais, coûts d'exploitation et charges afférents à ce véhicule commercial demeuraient à la charge exclusive de M. Sandoval.
Enfin, le contrat mettait à la charge du transporteur le risque pesant sur les marchandises acheminées et stipulait une clause expresse de décharge et d'exonération totale de responsabilité au profit de la société distributrice pour tout manquement, faute ou sinistre susceptible d'être imputé au transporteur, que ce soit sur les plans administratif, fiscal, civil, pénal ou du travail.
La convention comportait en outre une clause résolutoire et indemnitaire, formalisée sous l'article 4.2 du contrat, prévoyant le versement d'une indemnité forfaitaire en cas d'extinction de la relation contractuelle à l'initiative du donneur d'ordre.
Au cours de l'année 2017, la rupture des relations d'affaires est intervenue. Dans plusieurs correspondances adressées à M. Sandoval — notamment les courriers datés du 27 mars 2017, du 24 mai 2017 et du 9 novembre 2017 —, la société Tur a expressément réitéré que les rapports liant les parties étaient régis par le « contrat commercial en date du 29 mai 2013 » ou le « contrat de transport ». Parallèlement, la société avait émis trois attestations certifiant que M. Sandoval exerçait son activité pour son propre compte (per compte propi), ce que corroboraient les factures émises pour les périodes concernées. Enfin, la société Tur avait appliqué l'article 4.2 dudit contrat-type à deux autres transporteurs placés dans une situation contractuelle identique (MM. Julián et Gálvez), en leur versant les indemnités compensatrices prévues dans un barème interne d'extinction contractuelle.
Toutefois, la société Tur a refusé de verser l'indemnité stipulée à l'article 4.2 au bénéfice de M. Sandoval, conduisant ce dernier à engager des poursuites judiciaires.
B. Le parcours procédural et les prétentions des parties
Par acte d'assignation déposé le 9 février 2018, M. Sandoval a attrait la société Tur devant le Tribunal de Batlles suivant les formes de la procédure civile ordinaire. Le demandeur sollicitait la condamnation de la société défenderesse au paiement de la somme principale de 144 927 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la contestation de la demande, subsidiairement au montant qui résulterait de l'instruction probatoire au titre des dommages et intérêts subis du fait de l'inexécution contractuelle du contrat commercial de transport du 29 mai 2013, ainsi qu'à la prise en charge intégrale des dépens et honoraires d'avocat et de procureur (procurador).
En défense, la société Tur s'est opposée aux prétentions du demandeur en soulevant une fin de non-recevoir tirée de la prescription. À cette fin, la société a opéré un revirement argumentatif radical : elle a soutenu que la convention souscrite relevait matériellement d'une relation de travail salarié et non d'un contrat commercial. Dès lors, selon la défenderesse, l'action indemnitaire ressortissait au droit du travail andorran et se trouvait prescrite en application des règles de forclusion abrégées issues de la législation sociale (ultérieurement codifiées ou formalisées sous la référence à la Llei 31/2018, del 6 de desembre, de relacions laborals). La société concluait donc au débouté de l'action de M. Sandoval et à sa condamnation aux dépens.
À l'issue des échanges de réplique et de duplique intervenus les 23 mars et 20 avril 2018, de l'administration des preuves et du dépôt des conclusions écrites, le Tribunal de Batlles a rendu un jugement en date du 12 mai 2020. La juridiction de première instance a fait droit à la demande principale :
Elle a qualifié le contrat de nature commerciale et marchande, rejetant en conséquence l'exception de prescription tirée de la législation du travail ;
Elle a condamné la société Tur à payer à M. Sandoval la somme de 144 927 euros, augmentée des intérêts légaux échus à compter du 2 mars 2018 jusqu'à parfait paiement ;
Elle a condamné la partie défenderesse aux dépens de l'instance, comprenant les honoraires de justice liquidables en phase d'exécution.
Par déclaration en date du 10 septembre 2020, la société Tur a interjeté appel de ce jugement devant la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sollicitant l'infirmation du jugement de première instance, le constat de la nature salariée du contrat, la prescription de l'action indemnitaire et la condamnation de l'intimé aux entiers dépens des deux instances.
Dans ses conclusions en réponse d'appel, M. Sandoval a sollicité la confirmation pure et simple de la décision entreprise ainsi que la condamnation de l'appelante aux dépens d'appel.
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II. La question de droit et la solution de la juridiction
A. Le problème juridique posé
L'appel interjeté devant la juridiction supérieure andorrane soulevait une problématique nodale articulée autour de la requalification contractuelle, de l'interdiction de se contredire au détriment d'autrui et des finalités d'ordre public du droit du travail.
La Cour devait trancher la question suivante : Un donneur d'ordre, ayant lui-même rédigé, qualifié et exécuté un contrat en tant que convention commerciale de transport, et ayant expressément exigé de son cocontractant l'adoption d'un statut d'indépendant pour écarter le statut protecteur du salariat, est-il recevable et fondé à invoquer rétroactivement la nature salariée de cette relation dans le seul but de faire échec aux obligations pécuniaires nées de la rupture du contrat, en se prévalant de la prescription abrégée propre au droit du travail ?
À cette question principale se greffait l'examen des indices matériels d'exécution : la présence ponctuelle de mentions isolées (« travailleur » au sein d'une clause, ou listes internes d'« émoluments par employé ») et l'assujettissement du transporteur à des directives organisationnelles suffisaient-ils à anéantir la qualification commerciale voulue par les parties et corroborée par la doctrine des actes propres (teoria dels actes propis) ?
B. Le raisonnement et la motivation de la cour
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sous la plume de la magistrate rapporteure Alexandra Cornella Sola, adopte un raisonnement rigoureux articulé en plusieurs étapes décisives, conduisant au rejet sans réserve de l'argumentation de l'appelante.
1. L'analyse intrinsèque du contrat et la volonté originaire des parties
La Cour examine en premier lieu la teneur littérale de la convention du 29 mai 2013. Elle relève que le titre même de l'acte juridique (« contrat commercial de transport ») et la déclaration solennelle précédant les clauses stipulent que les parties s'accordent, « de leur volonté libre et spontanée », pour conférer une nature commerciale exclusive à leurs relations. Ayant elle-même conçu et rédigé l'acte, la société appelante en connaissait parfaitement la portée normative et les obligations juridiques qui en découlaient.
Sur le plan de l'économie contractuelle, les critères distinctifs de l'activité commerciale indépendante sont pleinement réunis :
L'exigence préalable et documentée de la création d'une entreprise propre d'exploitation de transport (entreprise « C »), corroborée par l'inscription du prestataire à la sécurité sociale andorrane (CASS) en qualité de travailleur indépendant ;
La propriété personnelle du véhicule utilitaire servant aux transports, dont l'ensemble des charges d'entretien, de carburant et d'exploitation pesait exclusivement sur le prestataire ;
Le transfert contractuel de l'intégralité des risques afférents aux marchandises transportées, couplé à une stipulation expresse d'irresponsabilité globale déchargeant le distributeur de toute mise en cause administrative, fiscale, civile ou sociale.
La Cour juge ainsi que le contenu objectif du contrat consacre sans ambiguïté la volonté partagée d'établir une relation de nature commerciale.
2. La confirmation par le comportement postérieur et la doctrine des actes propres (Venire contra factum proprium)
Loin d'être remise en cause par l'exécution contractuelle, cette qualification commerciale a été continuellement réaffirmée par le distributeur lui-même à travers des actes juridiques postérieurs. La juridiction d'appel souligne que la société appelante a qualifié la relation de commerciale dans ses courriers de mars, mai et novembre 2017, ainsi que dans trois attestations formelles certifiant que M. Sandoval opérait pour son propre compte.
De surcroît, la société a fait une application intégrale de la clause d'extinction contractuelle (article 4.2) à d'autres transporteurs disposant de contrats similaires, leur réglant les indemnités prévues dans les tableaux financiers internes de l'entreprise.
Dès lors, le Tribunal applique avec autorité le principe général du droit venire contra proprium actum non valet, consacré dans l'ordre juridique andorran (rappelant ses précédents arrêts TSJC 51/2019 du 27 septembre 2019, TSJC 1
Andorra la Vella, el 29 de gener del 2021. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent la magistrada Sra. Alexandra Cornella Sola, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Primer.- En data 9 de febrer de 2018, el senyor Sandoval ha interposat demanda, en reclamació de quantitat, pel procediment civil ordinari contra la societat Tur (abans B SLU), sol·licitant la seva condemna a satisfer- li l'import de 144.927 EUR, majorada amb l'interès al tipus legal des de la data de la contesta a la demanda, o subsidiàriament a la xifra que s'acredités en període de proves pels danys i perjudicis que el senyor Sandoval hagués sofert per l'incompliment per part de la societat Tur del contracte mercantil de transport de data 29 de maig de 2013 que els unia; i més les costes judicials i els honoraris d'advocat i procurador que es determinessin en període d'execució de sentència.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 134/20 — Décision commentée
Segon.- La representació processal de la societat Tur va contestar a la demanda oposant-se a la mateixa, tot afirmant que el contracte que vinculava a les parts era de naturalesa laboral, tot pretenent que l'acció per reclamar la indemnització en l'àmbit laboral hauria prescrit i interessant la seva desestimació i la condemna del senyor Sandoval al pagament de les costes processals i els honoraris d'advocat i procurador.
Tercer.- En dates 23 de març i 20 d'abril de 2018, les parts van replicar i duplicar tal i com esdevé acostumat i, una volta practicades les proves proposades per les parts i declarades pertinents i evacuats els respectius tràmits de conclusions, l'Hble. Tribunal de Batlles dictà Sentència quina part dispositiva estableix:
"ACORDA
ESTIMAR la demanda formulada pel Sr. Sandoval contra la societat Tur, condemnant la defenent a abonar a la part agent la suma de 144.927 EUR, incrementada amb els interessos legals comptadors des del 2 de març de 20218 i fins a la total liquidació del deute, més les costes judicials generades pel procediment, inclosos els honoraris d'advocat i procurador, a acreditar en període d'execució de Sentència."
Quart.- Contra l'esmentada resolució, en data 10 de setembre de 2020, la representació processal de la societat Tur interposa recurs d'apel·lació interessant la revocació de la decisió d'instància i la imposició al senyor Sandoval del pagament de les costes judicials, inclosos els honoraris d'advocat i procurador.
Cinquè.- Per la seva banda, el senyor Sandoval en la seva contesta a les conclusions d'apel·lació interessa la desestimació del recurs interposat i la confirmació de la sentència d'instància, condemnant a la societat apel·lant al pagament de les costes judicials ocasionades en ambdues instàncies.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- La part recurrent considera que el contracte subscrit entre les parts litigants en data 29 de maig de 2013 és de naturalesa laboral i no civil-mercantil, i d'aquesta natura en deriva que el procediment seguit a la instància s'havia de sotmetre a les previsions processals de la Llei 31/2018 de 6 de desembre, de relacions laborals, i que l'acció de reclamació exercitada pel senyor Sandoval es trobaria prescrita, no tenint dret a obtenir cap tipus de compensació econòmica.
Segon.- La Sentència d'instància considera, per contra i a l'igual que la part agent, que el contracte en qüestió és mercantil, no podent-se considerar prescrita l'acció exercitada pel senyor Sandoval.
Contra aquesta resolució s'alça la representació processal de la societat Tur.
Tercer.- Als efectes de determinar la natura del contracte de 29 de maig de 2013 procedeix en primer lloc analitzar el seu contingut. I de la seva lectura hem de destacar:
En primer lloc, que aquest contracte que obra al foli 49 i ss., s'intitula "contracte mercantil de transport", establint-se a més en el paràgraf anterior als "PACTES" que: "ambdues parts convenen de la seva lliure i espontània voluntat en atorgar aquest contracte mercantil de transport, que es regirà per les disposicions normatives pròpies de la seva naturalesa i de manera específica d'acord amb els següents pactes" .
De l'anterior es deriva, tenint en compte que el contracte fou redactat per la pròpia societat defenent i avui recurrent, que la seva voluntat era atorgar un contracte mercantil (de transport), essent perfectament conscient de la natura mercantil del mateix i de les disposicions normatives que, derivades d'aquesta natura, l'havien de regir, així com els Pactes acordats en el mateix.
Segonament, en el segon punt de l'apartat intitulat "MANIFESTEN" s'explica que el senyor Sandoval està tramitant permisos administratius per a l'obertura i explotació de l'empresa dedicada a l'activitat de transport, sota la denominació "C". Empresa que va crear, tal i com ve confirmat pel contingut dels extractes de punts de la CASS que obren al foli 38 i ss.
Extrem que s'oposa també a la pretesa natura laboral del contracte, ja que precisament en tenir empresa pròpia es confirma el caràcter de treballador autònom del senyor Sandoval. I si tal i com manifesta el senyor Sandoval, fou la pròpia societat ORG_1 qui li ho va exigir, encara s'evidencia més la seva voluntat de mantenir una relació mercantil i no laboral amb el transportista.
Circumstància que encara ve més confirmada pel fet de què en el mateix contracte s'exigeix que el transportista disposi d'un vehicle comercial de la seva propietat, tornant justament en el punt III.- del contracte a qualificar-lo de "mercantil de transport", i establint-se que totes les despeses derivades del mateix serien a càrrec del transportista. I per què també es posa a càrrec del transportista el risc que pogués afectar a les mercaderies transportades, alliberant el contracte expressament al distribuïdor de tota responsabilitat en què pogués incórrer el transportista, ja fos en l'àmbit administratiu, fiscal, laboral, civil penal, o de qualsevol altre ordre.
Així doncs, el contingut del propi contracte confirma la seva natura mercantil, havent estat aquesta la voluntat de les parts contractants.
Quart.- A l'anterior encara s'hi ha d'afegir que la "natura mercantil" del contracte la confirma novament la pròpia societat redactora del mateix (B) i la seva successora (A) en documents aliens i posteriors al mateix; al respecte destaquem que:
La pròpia societat recurrent qualifica el contracte de mercantil en les cartes enviades en data 27 de març de 2017 (folis 164 i ss i 166 i ss); en la carta enviada el 24 de maig de 2017 (foli 72), en què la pròpia societat Tur afirma que la relació jurídica que els uneix es regula per "un contracte mercantil de data 29 de maig de 2013"; i en la carta enviada el 9 de novembre de 2017 (foli 80), la societat recurrent també qualifica el contracte subscrit entre les parts com a "contrato de transporte".
Així també el qualifica el propi senyor Sandoval en les cartes enviades a la societat en dates 19 de maig de 2017 (foli 68) i 30 d'octubre de 2017 (foli 74), sense que aquest extrem concret hagués generat cap resposta.
En les tres certificacions emeses per la societat B (folis 145 a 147) es fa constar que el senyor Sandoval era transportista per compte propi, així com també es deriva aquest extrem de les factures per ell generades en els períodes referits en les mateixes certificacions, on consta l'import global per ell generat (folis 145 a 147).
Cinquè.- Així mateix, deI contingut de les testificals practicades a la instància també es deriva aquesta natura mercantil:
El senyor Gibert -responsable de zona de ORG_2, que controlava les tasques de distribució dels seus productes a Andorra, passant al 2013 a ser supervisor i cap d'equip de vendes-, en la resposta a les preguntes 8 i 10 de les formulades a instància de l'agent manifesta que el contracte signat amb Sandoval era mercantil i no laboral i que la societat B, SLU era conscient que la relació que els unia era mercantil.
I els senyors Luís i Querol, que eren transportistes de la mateixa societat, en respondre les preguntes 7, 8 i 9, afirmen que la relació amb la societat era mercantil, tot especificant el senyor Luís que a tots se'ls va donar el mateix contracte.
Sisè.- Per contra, i malgrat tal i com posa de relleu la part recurrent:
en l'apartat 2.8 del contracte es parla de "treballador";
que la pròpia part agent en el seu escrit de demanda considera que la seva relació contractual s'assimilava més a una relació laboral atès que en tot moment estava subjecte a les directrius dels responsables de la societat;
i que en els llistats que apareixen en els folis 99 i ss i 150 i ss, es fa referència a "haberes por empleado y mes";
considerem que aquests elements no són suficients per modificar la natura del contracte atorgat entre les parts. En primer lloc, el fet que s'utilitzés el terme "treballador" en una sola clàusula del contracte en el que s'especifica reiteradament la seva natura mercantil, pot obeir -i de fet la lògica porta a afirmar- que no és més que simple error material.
Segonament, que els documents dels folis 99 i ss. i 150 i ss. s'intitulen "lista de haberes por empleado y mes", forma part de l'organització interna de la societat.
I, finalment, la percepció de la representació lletrada propi transportista, no és més que una simple reflexió continguda en la demanda, que evidencia el desgavell en l'organització de l'empresa que, com s'ha vist, pot donar peu a confusió.
De l'anterior es deriva que cap d'aquests elements gaudeixen d'entitat suficient com per modificar la natura del contracte atorgat.
Sobre tot quan, a més, la pròpia empresa Tur (ja que és el seu segell el que consta en la signatura de les cartes obrant als folis 164 i ss. i 166 i ss.) va aplicar el discutit article 4.2 del contracte per procedir a "la extinció del Contrato mercantil que nos une de fecha 29 de mayo de 2013", als també transportistes Julián i Gálvez, abonant-los-hi de conformitat amb el contingut de l'article esmentat les sumes previstes en els seus contractes (idèntics al del senyor Sandoval, segons es va acreditar en la testifical, a excepció de l'import detallat en el mateix). Al respecte és important contrastar els documents suara mencionats amb la taula que obra al foli 170, on es pot veure els imports que la societat preveia abonar a cada transportista en cas d'aplicar-se el pacte 4.2, ja que coincideixen amb els imports abonats als dos senyors que acabem de mencionar i al que reclama el propi senyor Sandoval.
En aquest sentit, i tal i com ja vam posar de relleu en la Sentència TSJC 51/2019 de 27 de setembre de 2019, la doctrina dels actes propis és perfectament aplicable i vigent al Dret Andorrà, no essent admissible fer valer una pretensió que contradigui la conducta pròpia observada amb anterioritat:
"En conseqüència també sobre aquest punt la teoria dels actes propis ("venire cotra proprium actum non valet") esdevé plenament aplicable. Es tracta d'una doctrina, vigent en el dret andorrà, quina aplicació hem pogut admetre en diverses ocasions (cfr. TSJC115/15, 23/16). La mateixa troba el seu fonament en la protecció de la confiança i en el principi de la bona fe que imposa un deure de coherència i limita la llibertat d'actuacions doncs vol que ningú pugui fer valdre una pretensió que contradigui la conducta pròpia observada amb anterioritat i que aquí impedeix el triomf de la pretensió articulada."
Setè.- A l'anterior encara hem d'afegir que ni tan sols el fet de seguir les instruccions organitzatives imposades per la societat pot fer modificar la natura pactada i imposada del contracte, menys encara quan es tracta d'un contracte d'adhesió -com bé diu la resolució d'instància-, i quan la confusió existent ha estat creada i provocada únicament per la societat distribuïdora que fou la redactora del contracte, com ja hem dit abans, i que a més té reconegut que "aquesta aparença contractual (la de contracte mercantil) evita certs drets laborals que la societat s'hagi volgut estalviar" (vid. apartat Segon.- de l'escrit de contesta a la demanda d'instància (foli 84).
És a dir, la societat distribuïdora actual (ENTITY_6) que, com hem vist va participar en crear la pretesa confusió sobre la natura del contracte, als efectes de fer valer la laboral -contràriament al que ella mateixa havia reconegut, segons hem exposat en el Fonament de Dret Sisè-, reconeix que si el mateix fos laboral, la distribuïdora hauria defraudat drets laborals dels treballadors transportistes, ja que aquesta era la voluntat de la confusió creada i de la que avui es volen aprofitar.
Extrem que mostra una evident mala fe de la pròpia societat distribuïdora actual, ja que malgrat vulgui fer valer que era la societat anterior a ella (B, SLU) qui va actuar amb mala fe, el cert és que ella ara se'n pretén beneficiar.
Ara bé, tal i com vam exposar en la Sentència TSJC-169/18, de 24 de juliol de 2018:
"la companyia ha d'assumir les conseqüències de la relació contractual que va acceptar i organitzar i no es podria tolerar que uns drets laborals es trobin vulnerats.
El dret laboral és essencialment un dret protector destinat a regular la relació de subordinació existent entre l'assalariat i l'empresari mitjançant la fixació dels seus respectius drets i obligacions. Per tant, el seu d'àmbit d'aplicació s'imposa quan les condicions reals de la prestació de treball establertes en autes determinen l'existència d'una relació laboral. Per tant, la pèrdua de protecció que comporta l'exclusió del dret laboral només pot correspondre a una interpretació estricta i a l'acreditació d'elements factuals clars i indiscutibles."
I de l'aplicació de la mateixa al supòsit analitzat es deriva que la companyia ha d'assumir les conseqüències de la relació contractual per ella creada, que en aquest cas ja hem vist que va ser mercantil per voluntat pròpia, no essent de cap manera admissible que pretengui avui l'aplicació del dret laboral en perjudici del treballador, al que en tot cas aquella branca del Dret ha de protegir. Per això, d'existir una relació laboral -que no és el cas, tal i com es deriva de les condicions reals acreditades de la relació existent entre ells- seria per protegir al treballador, de cap manera per emparar un frau a la llei -i, a més, reconegut-.
Vuitè.- Una vegada evidenciada la natura mercantil del contracte analitzat, decau tota l'argumentació de la part recurrent, havent-se de confirmar íntegrament la Sentència d'instància, i havent de satisfer l'apel·lant l'import reclamat pel senyor Sandoval que no ha estat impugnat per ella, havent arribat a reconèixer la pròpia societat en l'escrit de contesta a la demanda d'instància que ni s'oposa a l'extinció del contracte ni tampoc a l'aplicació de la clàusula indemnitzatòria prevista en el punt 4.2.
Tot i que en l'escrit de conclusions d'apel·lació la part apel·lant insisteix en el seu apartat Quart.- en afirmar que a conseqüència de l'extinció del contracte per part del senyor Sandoval la societat Tur va patir un gran nombre de despeses, i que el pacte 4.4 del contracte estipula que la persona que n'instava la finalització se n'havia de fer càrrec; el recurrent no n'extreu cap conseqüència, donat que no li efectua cap mena de reclamació. Reclamació que dit sigui de passada no podria ser atesa en no haver-se formulat en el moment processal oportú en la instància per permetre a la contrapart efectuar les seves al·legacions, podent-li ocasionar indefensió.
Desè.- Procedeix la íntegra confirmació de la Sentència recorreguda, comportant la desestimació del recurs la condemna del recurrent a satisfer les costes judicials ocasionades en aquesta alçada, de conformitat amb el Codi 7,51,5.
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas, la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, ha pres la següent
DECISIÓ
Primer.- DESESTIMAR íntegrament el recurs d'apel·lació interposat contra la Sentència de l'Hble. Tribunal de Batlles de data 12 de maig de 2020, per la representació processal de la societat Tur.
Segon.- IMPOSAR les costes processals d'aquesta alçada a la societat Tur.
Aquesta resolució és ferma i executiva.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-