STSJAD ANDORRA, a 29 de març del 2021 - ROJ: STSJAD 101/2021
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé29 mars 2021
Numéro383/18
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Juridiction andorrane, — (STSJAD 101/2021, ECLI:AD:TSJADAD:2021:101)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, — (STSJAD 101/2021) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
**Juridiction** : Tribunal superior de justícia d'Andorre, Sala civil
**Date** : 29 mars 2021
**Numéro de recours** : 383/18 (NIG 5300531120180000016)
**Ponent** : Vincent Aniére
**Type de procédure** : Exequatur (appel)
## Faits et procédure
Le 28 août 2018, le registrador du Registre civil de A (Portugal) a prononcé, par acte de comparution, le divorce par consentement mutuel des époux Sancho et Anaya. Il a homologué le convention réglant les effets du divorce, attribué le domicile familial à Mme Anaya, constaté la dissolution du mariage célébré entre les époux à B (Andorre) le 13 mars 2003, et ordonné l'inscription au registre du Consulat général du Portugal à Andorre. Les parties ont renoncé au délai de recours, en application de l'article 632 du code de procédure civile mentionné dans la décision.
M. Sancho a introduit, le 19 octobre 2018, une demande d'exequatur de cette résolution, Mme Anaya étant défenderesse et le ministère public étant partie à la procédure. Le ministère public a émis, le 2 septembre 2019, un avis favorable à l'octroi de l'exequatur. Par ordonnance du 17 décembre 2019, la Sala civil a déclaré Mme Anaya en situation de rebelion processuelle, cette décision lui ayant été notifiée par commission rogatoire internationale. Après renonciation à la réplique et instruction, les parties ont produit leurs conclusions (16 décembre 2020 pour le demandeur, 12 janvier 2021 pour le ministère public). Mme Anaya n'a pas comparu.
Le Tribunal superior de justícia était saisi en appel de la demande d'exequatur.
## Question de droit
La question posée est de savoir si une résolution de divorce par consentement mutuel, prononcée par un registrador civil étranger et non par un juge ni par un notaire, peut être déclarée exécutoire en Andorre au regard des conditions de l'article 49 de la Loi transitoire de procédures judiciaires (LTPJ). Cette question implique deux points : la qualification de la résolution étrangère au regard de l'article 47 LTPJ, qui vise les « sentences » étrangères ayant des effets civils, et la vérification des cinq conditions de reconnaissance posées par l'article 49.
## Solution et dispositif
### Qualification de la résolution
La Sala retient d'abord que les articles 19 de la Loi qualifiée de la justice (LQJ) et 47 LTPJ ne visent expressément que les sentences étrangères produisant des effets civils. Elle rappelle sa jurisprudence antérieure (TSJC 138/10 du 15 juin 2010, 267/14 du 24 décembre 2014, 259/18 et 384/18 du 24 janvier 2019), selon laquelle les divorces non contentieux prononcés par des agents autres que des juges peuvent, lorsque les garanties d'une procédure judiciaire sont offertes, avoir la valeur de sentence civile au sens de l'article 47, sans heurter l'ordre public andorran ni constituer une fraude à la loi.
La Sala s'appuie ensuite, à titre d'éclairage, sur le règlement (CE) n° 2201/2003 du 27 novembre 2003, dont l'article 2 défin
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 29 de març del 2021 - ROJ: STSJAD 101/2021
Juridiction : Tribunal superior de justícia d'Andorre, Sala civil
Date : 29 mars 2021
Numéro de recours : 383/18 (NIG 5300531120180000016)
Ponent : Vincent Aniére
Type de procédure : Exequatur (appel)
Faits et procédure
Le 28 août 2018, le registrador du Registre civil de A (Portugal) a prononcé, par acte de comparution, le divorce par consentement mutuel des époux Sancho et Anaya. Il a homologué le convention réglant les effets du divorce, attribué le domicile familial à Mme Anaya, constaté la dissolution du mariage célébré entre les époux à B (Andorre) le 13 mars 2003, et ordonné l'inscription au registre du Consulat général du Portugal à Andorre. Les parties ont renoncé au délai de recours, en application de l'article 632 du code de procédure civile mentionné dans la décision.
M. Sancho a introduit, le 19 octobre 2018, une demande d'exequatur de cette résolution, Mme Anaya étant défenderesse et le ministère public étant partie à la procédure. Le ministère public a émis, le 2 septembre 2019, un avis favorable à l'octroi de l'exequatur. Par ordonnance du 17 décembre 2019, la Sala civil a déclaré Mme Anaya en situation de rebelion processuelle, cette décision lui ayant été notifiée par commission rogatoire internationale. Après renonciation à la réplique et instruction, les parties ont produit leurs conclusions (16 décembre 2020 pour le demandeur, 12 janvier 2021 pour le ministère public). Mme Anaya n'a pas comparu.
Le Tribunal superior de justícia était saisi en appel de la demande d'exequatur.
Question de droit
La question posée est de savoir si une résolution de divorce par consentement mutuel, prononcée par un registrador civil étranger et non par un juge ni par un notaire, peut être déclarée exécutoire en Andorre au regard des conditions de l'article 49 de la Loi transitoire de procédures judiciaires (LTPJ). Cette question implique deux points : la qualification de la résolution étrangère au regard de l'article 47 LTPJ, qui vise les « sentences » étrangères ayant des effets civils, et la vérification des cinq conditions de reconnaissance posées par l'article 49.
Solution et dispositif
Qualification de la résolution
La Sala retient d'abord que les articles 19 de la Loi qualifiée de la justice (LQJ) et 47 LTPJ ne visent expressément que les sentences étrangères produisant des effets civils. Elle rappelle sa jurisprudence antérieure (TSJC 138/10 du 15 juin 2010, 267/14 du 24 décembre 2014, 259/18 et 384/18 du 24 janvier 2019), selon laquelle les divorces non contentieux prononcés par des agents autres que des juges peuvent, lorsque les garanties d'une procédure judiciaire sont offertes, avoir la valeur de sentence civile au sens de l'article 47, sans heurter l'ordre public andorran ni constituer une fraude à la loi.
La Sala s'appuie ensuite, à titre d'éclairage, sur le règlement (CE) n° 2201/2003 du 27 novembre 2003, dont l'article 2 défin
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Vincent Anière, el qual expressa el parer del Tribunal.
Antecedents de fet
ANTECEDENTS DE FET Primer.- Seguint acte de compareixença de data 28-08-2018, el registrador del Registre Civil de A (Portugal), ha resolt estimar íntegrament la demanda de divorci de mutu acord dels Srs. Sancho i Anaya, i :
decretar el seu divorci,
homologar el conveni regulador adjunt a l'acte de compareixença i atribuint el domicili familiar a la Sra. Anaya,
declarar la dissolució del matrimoni celebrat entre ells a B (Andorra), el dia 13 març del 2003,
ordenar la inscripció al registre del Consolat General de Portugal a Andorra,
tot i precisant que les parts han renunciat al termini de recurs en aplicació de l'article 632 del codi de procés civil.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 383/18 — Décision commentée
Segon.- Mitjançant escrit presentat en data 19-10-2018, la representació processal del Sr. Sancho va formular demanda d'exequàtur de la referida resolució, essent part demandada la Sra. Anaya i part en el procés el Ministeri Fiscal.
Tercer.- El Ministeri Fiscal va emetre informe de data 02-09-2019 manifestant que procedeix donar lloc a la demanda d'exequàtur.
Quart.- Per Aute d'aquesta Sala de data 17-12-2019, es va declarar la rebel·lia processal de la Sra. Anaya i aquesta resolució es va notificar a la mateixa via comissió rogatòria internacional.
Cinquè.- La part agent va renunciar al tràmit de rèplica, i evacuat el tràmit de proves, va presentar el seu escrit de conclusions en data 16-12-2020, mantenint les seves pretensions.
En data 12-01-2021, el Ministeri Fiscal va presentar escrit de conclusions pel qual manifestava que interessava que s'atorgui l'exequàtur sol·licitat per la part actora.
La Sra. Anaya segueix en rebel·lia processal.
Fonaments de dret
FONAMENTS DE DRET Primer.- Cal en primer lloc precisar que si bé l'article 19 de la Llei Qualificada de la Justícia i les disposicions de la Llei transitòria de procediments judicials pel desenvolupament d'aquest article 19, en particular l'article 47, es refereixen només a les sentències estrangeres que hagin de causar efectes civils, aquesta Sala ha pogut precisar en ocasions anteriors (TSJC 138/10 del 15-06-2010, 267/14 del 24-12-2014, 259-18 i 384/18 del 24-01-2019 relatives a divorcis pronunciats per Decret de l'encarregat del Registre Civil a Portugal o mitjançant escriptures notarials a Espanya i França) que en aquells casos on el legislador d'un altre país atribueix l'exercici de funcions jurisdiccionals a altres agents que els jutges per tal de pronunciar divorcis no contenciosos, en unes condicions que ofereixen les mateixes garanties d'un procés judicial, les resolucions adoptades tenien el valor de sentència civil en el sentit de l'article 47 LTPJ, i sense que això contravingui l'ordre públic andorrà ni suposi cap supòsit de frau de llei.
Donat que moltes de les resolucions sotmeses al procediment d'exequàtur davant d'aquesta Sala provenen de països de la Unió Europea, en particular Espanya, França i Portugal, podem afegir que és d'interès citar les disposicions del Reglament (CE) n° 2201/2003 del Consell Europeu del 27-11-2003 relatiu a la competència, al reconeixement i l'execució de resolucions judicials en matèria matrimonial i de responsabilitat parental ja que el mateix conté una article 2 «Definicions» que disposa :
"A los efectos del presente Reglamento, se entenderá por:
órgano jurisdiccional, todas las autoridades de los Estados miembros con competencia en las materias que entran en el ámbito de aplicación del presente Reglamento de conformidad con el artículo 1;
juez, el juez o la autoridad con competencias equivalentes a las del juez en las materias reguladas por el presente Reglamento;
(Aux fins du présent règlement en entend par:
"juridiction" toutes les autorités compétentes des États membres dans les matières relevant du champ d'application du présent règlement en vertu de l'article 1er ;
"juge" le juge ou le titulaire de compétences équivalentes à celles du juge dans les matières relevant du champ d'application du présent règlement ;"
Val a dir que la mateixa Unió Europea reconeix als seus membres la possibilitat en matèria matrimonial que òrgans no purament jurisdiccionals puguin pronunciar resolucions que tenen els mateixos efectes que una sentència dictada per un òrgan jurisdiccional, realitat que aquesta Sala ha de tenir en compte.
En el present cas, la resolució concernida no és una sentència pronunciada per un jutge, ni tampoc una escriptura notarial, sinó una resolució adoptada al terme d'una compareixença davant del registrador civil.
L'article 1776.3 del Codi civil portuguès disposa que les decisions preses pel registrador civil en matèria de divorci per mutu acord produeixen els mateixos efectes que les sentències judicials en la mateixa matèria.
Per consegüent, la referida resolució constitueix una resolució equiparable a una decisió judicial que pot ser declarada executòria a Andorra, i hem de verificar si reuneix les condicions necessàries per tal pronunciament.
Segon.- L'article 49 de la Llei transitòria de procediments judicials exigeix per l'atorgament de l'exequàtur que la resolució compleixi amb els següents requisits:
. la competència de la jurisdicció que l'ha dictat.
. la regularitat del procediment seguit davant dita jurisdicció.
. l'aplicació de la llei competent segons les regles nacionals de conflicte.
. la conformitat a l'ordre públic nacional i internacional.
. l'absència de tot frau a la llei nacional.
Tercer.- Després d'haver examinat detalladament les actuacions, apareix que la resolució estrangera de la qual es demana l'execució a Andorra compleix tots els requisits establerts en l'article 49 de la Llei Transitòria de Procediments Judicials.
En efecte, l'òrgan que l'ha dictat tenia competència per fer-ho donat que els esposos tenien el seu domicili establert a A al moment de presentar la demanda de divorci.
El procediment seguit davant d'aquest òrgan era regular en particular en relació als articles 271 i següents de la subsecció VII del Codi de Registre Civil, i entre ells l'article 272.6 que da competència exclusiva al registrador, i 1773.2, 1775 i 1776 del Codi civil portuguès.
S'ha aplicat la Llei competent segons les regles nacionals de conflicte, és a dir la portuguesa.
La sentència és conforme a l'ordre públic nacional i internacional.
I, en darrer lloc, no consta cap frau a la Llei nacional.
Per consegüent, s'ha de declarar executòria al Principat d'Andorra la resolució la resolució dictada el dia 28-08-2018 pel Registre Civil de A (Portugal) de data 28-08-2018.
Quart.- En matèria d'exequàtur, és costum de no fer especial condemna en costes processals.
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas, la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, ha pres la següent DECISIÓ
Primer.- Estimar la demanda d'exequàtur del Sr. Sancho i declarar executiva a Andorra la resolució dictada el dia 28-08-2018 pel Registre Civil de A (Portugal), autoritzant la seva inscripció al Registre Civil del Principat d'Andorra on el matrimoni queda inscrit a la pàgina 000 (2017- 230266) del llibre número 00 de matrimonis i unions civils ;
Segon.- No efectuar especial condemna en costes judicials. Aquesta resolució és ferma i executiva.
Així per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.