STSJAD ANDORRA, a 30 d'abril del 2021 - ROJ: STSJAD 140/2021
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé30 avril 2021
Numéro382/20
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 140/2021 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 30 avril 2021)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 30 avril 2021, STSJAD 140/2021, ECLI:AD:TSJADAD:2021:140, recours n° 382/20 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La société A, SL, agence immobilière exerçant sous le nom commercial B, avait reçu un mandat de vente, daté du 12 octobre 2016, portant sur un appartement, un emplacement de stationnement et un cellier. Le prix de vente stipulé était de 162 000 euros.
Selon la demanderesse, la vente avait été conclue pour 150 000 euros avec des acquéreurs qui avaient versé une réservation de 15 000 euros, mais le vendeur, le mari de Mme Porras, aurait indiqué que le bien avait déjà été vendu. La société a restitué la réservation et adressé à la défenderesse une facture d'honoraires de 11 578,60 euros, au motif que le mandant ne pouvait se soustraire à son engagement.
Le Tribunal unipersonnel du Batlle, par jugement du 14 octobre 2020, a rejeté la demande et condamné la société aux dépens. La société A, SL a interjeté appel, en contestant l'appréciation des preuves. Elle a sollicité la révocation du jugement, la condamnation de l'intimée aux dépens d'appel, y compris les honoraires d'avocat, de procureur et de saig, pour témérité et mauvaise foi. Mme Porras a conclu à la confirmation intégrale du jugement et à la condamnation de l'appelante aux dépens.
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia était composée de MM. Vincent Anière (président), Carles Cruz Moratones (ponent) et Jaume Tor Porta.
## Question de droit
La question centrale est de savoir si la société demanderesse a apporté la preuve suffisante de l'accord de la mandante sur une réduction du prix de vente, et donc de l'existence d'un engagement justifiant le paiement de ses honoraires. Le litige ne porte pas sur l'interprétation d'une règle de droit substantielle, mais sur la valeur probante des pièces produites.
La décision s'articule autour de deux éléments :
- **La preuve directe** : un « annexe au mandat d'exclusivité » daté du 6 mars 2017, attribué à Mme Porras, autorisant une baisse du prix à 138 000 euros. Ce document, transmis par courriel, n'avait été ni ratifié par son supposé auteur, ni reconnu par la défenderesse, qui n'avait pas été citée comme témoin. Il concernait en outre un bien situé à La Massana, distinct de celui objet du litige. La expertise a conclu à une « burda imitació » (grossière imitation) de la signature.
- **La preuve périphérique** : un document du 25 juillet 2017, destiné à établir que des acquéreurs existaient déjà. Il avait été signé par une autre société, C, SL, exerçant sous le nom commercial D, dotée d'un numéro d'identification différent, mais partageant le même domicile que la demanderesse. Le propriétaire y était désigné comme M. Escudero, mari de la défenderesse, qui avait signé la même date un mandat de vente portant sur un autre bien dans le même immeuble.
Le Tribunal relève que l'appelante reconnaissait elle-même, dans son recours, qu'elle assumait sa responsabilité professionnelle « à défaut de preuve contraire » en cas d'erreur. Il retient que « l'objet du consentement » se détermine essentiellement par la preuve documentaire lorsque celle-ci matérialise l'engagement des parties, et qu'en présence d'une chaîne d'imprécisions documentaires, il ne reste à l'appelante que les conséquences d'une gestion défaillante de deux sociétés distinctes, exerçant le même objet social.
La décision ne précise pas les dispositions du droit des obligations ou du droit de la preuve sur lesquelles le raisonnement s'appuie (non précisé dans la décision). Elle se fonde sur l'appréciation souveraine des éléments du dossier.
## Solution et dispositif
Le recours a été rejeté et le jugement de première instance confirmé. Le dispositif est rédigé en catalan. Traduction fidèle :
> « DESES
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 30 d'abril del 2021 - ROJ: STSJAD 140/2021
STSJAD 140/2021 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 30 avril 2021)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 30 avril 2021, STSJAD 140/2021, ECLI:AD:TSJADAD:2021:140, recours n° 382/20 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La société A, SL, agence immobilière exerçant sous le nom commercial B, avait reçu un mandat de vente, daté du 12 octobre 2016, portant sur un appartement, un emplacement de stationnement et un cellier. Le prix de vente stipulé était de 162 000 euros.
Selon la demanderesse, la vente avait été conclue pour 150 000 euros avec des acquéreurs qui avaient versé une réservation de 15 000 euros, mais le vendeur, le mari de Mme Porras, aurait indiqué que le bien avait déjà été vendu. La société a restitué la réservation et adressé à la défenderesse une facture d'honoraires de 11 578,60 euros, au motif que le mandant ne pouvait se soustraire à son engagement.
Le Tribunal unipersonnel du Batlle, par jugement du 14 octobre 2020, a rejeté la demande et condamné la société aux dépens. La société A, SL a interjeté appel, en contestant l'appréciation des preuves. Elle a sollicité la révocation du jugement, la condamnation de l'intimée aux dépens d'appel, y compris les honoraires d'avocat, de procureur et de saig, pour témérité et mauvaise foi. Mme Porras a conclu à la confirmation intégrale du jugement et à la condamnation de l'appelante aux dépens.
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia était composée de MM. Vincent Anière (président), Carles Cruz Moratones (ponent) et Jaume Tor Porta.
Question de droit
La question centrale est de savoir si la société demanderesse a apporté la preuve suffisante de l'accord de la mandante sur une réduction du prix de vente, et donc de l'existence d'un engagement justifiant le paiement de ses honoraires. Le litige ne porte pas sur l'interprétation d'une règle de droit substantielle, mais sur la valeur probante des pièces produites.
La décision s'articule autour de deux éléments :
La preuve directe : un « annexe au mandat d'exclusivité » daté du 6 mars 2017, attribué à Mme Porras, autorisant une baisse du prix à 138 000 euros. Ce document, transmis par courriel, n'avait été ni ratifié par son supposé auteur, ni reconnu par la défenderesse, qui n'avait pas été citée comme témoin. Il concernait en outre un bien situé à La Massana, distinct de celui objet du litige. La expertise a conclu à une « burda imitació » (grossière imitation) de la signature.
La preuve périphérique : un document du 25 juillet 2017, destiné à établir que des acquéreurs existaient déjà. Il avait été signé par une autre société, C, SL, exerçant sous le nom commercial D, dotée d'un numéro d'identification différent, mais partageant le même domicile que la demanderesse. Le propriétaire y était désigné comme M. Escudero, mari de la défenderesse, qui avait signé la même date un mandat de vente portant sur un autre bien dans le même immeuble.
Le Tribunal relève que l'appelante reconnaissait elle-même, dans son recours, qu'elle assumait sa responsabilité professionnelle « à défaut de preuve contraire » en cas d'erreur. Il retient que « l'objet du consentement » se détermine essentiellement par la preuve documentaire lorsque celle-ci matérialise l'engagement des parties, et qu'en présence d'une chaîne d'imprécisions documentaires, il ne reste à l'appelante que les conséquences d'une gestion défaillante de deux sociétés distinctes, exerçant le même objet social.
La décision ne précise pas les dispositions du droit des obligations ou du droit de la preuve sur lesquelles le raisonnement s'appuie (non précisé dans la décision). Elle se fonde sur l'appréciation souveraine des éléments du dossier.
Solution et dispositif
Le recours a été rejeté et le jugement de première instance confirmé. Le dispositif est rédigé en catalan. Traduction fidèle :
Reproduction verbatim
« DESES
Sentència
TSJC.- 0000382/2020 ORIGEN: 5000397/2018 - 00
NIG: 5300542120180002884
PARTS:
Apel·lant : A SL
Procurador : Sra. Suárez
Advocat : Sr. Gomila
Apel·lat : Sra. Porras
Procurador : Sra. Miró
Advocat : Sra. Galván
SENTÈNCIA 088-2021
Andorra la Vella, el 30 d'abril del 2021. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Carles Cruz Moratones, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 382/20 — Décision commentée
Primer.- En data 14-10-2020 el Tribunal Unipersonal del Batlle va dictar sentència amb la següent decisió:
"PRIMER.- Desestimar la demanda presentada per part de la societat A, SL contra la Sra. Porras.
SEGON.- Condemnar en costes a la societat demandant d'acord amb l'establert al fonament de dret CINQUÈ."
Segon.- Contra l'esmentada sentència, la representació processal de la societat ORG_0 va interposar recurs d'apel·lació.
Per escrit de data 14-1-2021 la part apel·lant va presentat el seu escrit de conclusions i en virtut de les consideracions que s'hi exposen demana que es revoqui la sentència d'instància i que es condemni a la part apel·lada al pagament de les costes processals ocasionades en la segona instància incloent els honoraris d'advocat, procurador i saig per la seva temeritat i mala fe.
Tercer.- En data 23-2-2021 la representació processal de la Sra. Porras va formular el corresponent escrit de contesta a la conclusions, i segons els que s'hi exposa sol·licita que es confirmi íntegrament la sentència apel·lada i es condemni a la part recurrent al pagament de costes judicials d'aquesta segona instància incloent els honoraris d'advocat i procurador.
FONAMENTS DE DRET
PRIMER.- En el present procediment, la part agent A,SL (que gira sota el nom comercial de B) reclama front la part defenent, Sra. Porras, en demanda en la que sosté una petició de condemna de quantitat per manca de pagament dels seus serveis.
La sentència d'instància desestima la demanda amb imposició de les costes a la part demandada.
Contra tal decisió s'alça la part vençuda.
SEGON.- La raó per la qual la part agent interposa recurs d'apel·lació contra la sentència d'instància rau en la valoració de la prova que no comparteix.
Recordem que la part agent va rebre un mandat de venda en 12.10.16 respecte un apartament en la XXXX, juntament amb una plaça d'aparcament 00 i del traster número 00. El preu de venda acordat era el de 162.000EUR.
Quan l'agència va tenir emparaulada la venda per 150.000EUR , es va posar en contacte amb la part venedora (el marit de la Sra. Porras, Sr. ENTITY_9) i aquesta part li va comunicar que ja havia venut la unitat immobiliària esmentada. Afirma la part agent que va tenir que tornar la reserva de 15.000EUR que havien transferit els interessats compradors. I posteriorment va trametre la factura dels seus honoraris per la intermediació per import d'11.578,60EUR per estimar que la part desdit s'havia del seu compromís i ara calia que pagués els honoraris estipulats.
La primera qüestió està en que l'oferta rebuda de compra era inferior a l'acordada en el contracte de 12.10.16. Sobre aquesta qüestió rellevant, la part agent aporta un document denominat "annex al mandat d'exclusiva" de data 6.3.17 atribuït a la Sra. Porras en el qual aquesta ja autoritzava a rebaixar el preu de venda a 138.000EUR. Aquest document (17 de la proposició de proves de la demandant) tramés per mail, l'atribueix la part agent al marit de la Sra. Porras, però no ha estat ratificat o desmentit pel seu suposat autor, doncs no ha estat cridat com a testimoni ni ha estat reconegut per la part defenent.
Doncs bé, observat aquest document es constata com a primer inconvenient per la part agent que es refereix a una unitat immobiliària que no és la que aquí ens ocupa i que ja hem especificat. Ara el document es refereix a una altra unitat situada a la Massana. Per tant, no pot servir al fi que pretén la part agent. Si això no fos suficient, la signatura atribuïda a la Sra. Porras del dit annex, la prova pericial ja ho descarta amb rotunditat i fins i tot per un profà es pot constatar que es tracta d'una burda imitació, de la qual ens desconeixem l'autoria, però que no havia de passar desapercebuda a la pròpia immobiliària.
És a dir, de la prova directa en que es fonamenta la pretensió de l'agent, no ens serveix.
TERCER.- Però tampoc la prova perifèrica que ens podria permetre titllar d'errades materials en el document essencial per la part agent, acompanya a l'argumentació de la demandant. En efecte, per justificar que ja tenia uns compradors sobre la unitat immobiliària objecte del contracte, aporta el document 4-5 (foli 37) datat en el dia 25.7.17, però tampoc l'ajuda doncs la immobiliària que el signa no és l'agent, sinó una altra societat C, SL que gira sota el nom comercial D, amb NRT diferent, tot i que amb el mateix domicili que la part agent. I per acabar-ho de complicar més es diu que el propietari és el Sr. Escudero, que és el marit de la senyora Porras. Només coincideix amb que la unitat immobiliària era la mateixa, però això tampoc ens serveix de gaire, doncs el Sr. Escudero també tenia signat un mandat de venda en la mateixa data (12.10.16) sobre una altra unitat immobiliària pròpia en la mateixa Pleta de X, però en el bloc D planta 0, porta 0 però no amb la immobiliària agent sinó amb la C, SL (D).
En conclusió, el grau de confusió entre les dues immobiliàries es patent i ja reconeix la recurrent en el recurs "aquesta part és completament conscient de la seva responsabilitat professional, la qual a defecte de prova contrària, l'ha de perjudicar en cas d'error com el que es va produir", però de manera sorprenent -malgrat l'argumentació de la sentència d'instància- continua insistint en que l'objecte del consentiment de les parts era reduir a la baixa el preu de la unitat immobiliària objecte d'aquest plet. Però "l'objecte del consentiment" es determina essencialment per la prova documental quan aquesta configura el compromís de les parts contractants i quan es tal el grau encadenat d'imprecisions en els successius documents, només cal assumir les conseqüències d'una gestió deficient de dues societats diferents que es dediquen al mateix objecte social, però que comparteixen domicili (i raonablement cal suposar, els mateixos serveis administratius).
Conseqüentment, el recurs ha de decaure i confirmada la sentència d'instància que ha valorat correctament la prova practicada.
QUART.- En resultar desestimat el recurs procedeix imposar les costes per ell generades a la part recurrent, de conformitat amb el que disposa el Codi 7,51,5.
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas, la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, ha pres la següent
DECISIÓ
DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal de A, SL contra la Sentència dictada per l'Hble. Tribunal unipersonal de Batlle en data 14 d'octubre de 2020, que confirmem íntegrament.
Imposem el pagament de les costes causades en aquesta alçada a la part apel·lant.
Aquesta resolució és ferma i executiva.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-