STSJAD ANDORRA, a 16 de desembre del 2021 - ROJ: STSJAD 299/2021
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé16 décembre 2021
Numéro62/21
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJ Andorre (Sala Administrativa), 16 décembre 2021, n° 299/2021
> Décision commentée : STSJ Andorre, Sala Administrativa, 16 décembre 2021, Recurs n° 62/21, ROJ STSJAD 299/2021, ECLI:AD:TSJADAD:2021:299 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le requérant, M. Vara, percevait une pension d'invalidité pour maladie commune du groupe 1. Par une résolution du 16 mars 2020, la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) avait décidé de maintenir cette prestation. Le Conseil d'administration de la CASS a confirmé cette décision le 30 juin 2020. L'intéressé a saisi le Tribunal unipersonnel du Batlle, section administrative, qui, par jugement du 21 juin 2021, a fait droit à sa demande. Le juge de première instance a reconnu son droit à une pension d'invalidité pour maladie commune du groupe 2, avec effet au 16 mars 2020.
La CASS a interjeté appel. Elle soutenait, en substance, que le rapport d'expertise judiciaire n'évaluait pas correctement la capacité réelle de travail de l'assuré, lequel conservait selon elle une aptitude à une activité professionnelle, ce que confirmait le médecin indépendant désigné dans le cadre du recours administratif. Elle contestait également la fiabilité du test neurocognitif sur lequel reposait la conclusion relative à un déficit cognitif. L'intimé concluait à la confirmation intégrale du jugement, en invoquant la cohérence du rapport d'expertise avec les rapports des médecins traitants (Dr Morell et Dr Peña).
Les parties ayant accepté la substitution de l'audience orale par une procédure écrite, la Sala Administrativa a statué sur la base des écritures (fait n° 4). La juridiction a relevé sa compétence sur le fondement de l'article 39.3 de la Loi qualifiée de la justice.
## Question de droit
La question posée à la Sala était double. Elle portait, d'une part, sur la valeur probante respective du rapport de l'expert désigné par le tribunal et des avis médicaux contradictoires, en particulier celui du médecin indépendant. Elle portait, d'autre part, sur le critère permettant d'apprécier l'aptitude au travail ouvrant droit au groupe 2 de l'invalidité pour maladie commune. Le litige se circonscrivait, selon les termes mêmes de la décision, à « établir si l'agent pouvait ou non développer une quelconque activité professionnelle » (fondement de droit n° 2).
## Solution et dispositif
La Sala rejette l'appel et confirme intégralement le jugement de première instance. Le raisonnement s'articule en trois temps.
**Le statut de l'expertise judiciaire.** La juridiction rappelle, en reprenant une jurisprudence « réitérée », que le juge n'est pas lié par les conclusions de l'expert, conformément à l'article 47 de la Loi de la juridiction administrative et fiscale, mais que l'expertise demeure un élément d'appréciation d'une portée particulière, spécialement lorsqu'il s'agit de connaissances médicales (fondement n° 5). Elle affirme en outre le caractère prévalent de l'avis de l'expert sur les rapports produits par les parties, en raison du caractère impartial et contradictoire de cette mesure d'instruction (fondement n° 6).
**Le traitement de l'avis du médecin indépendant.** La Sala relève que cet avis n'a pas été produit à l'initiative d'une partie, ce qui, selon elle, écarte le risque de subjectivité qui pourrait affecter un rapport de partie. Elle estime néanmoins que le rapport de l'expert désigné par la Batllia doit être considéré comme prioritaire (fondement n° 7-8). Le constat est le suivant : l'expert évalue le déficit fonctionnel permanent à 72,46 % et conclut à l'incapacité de l'assuré à exercer toute activité professionnelle, ce qui justifie le groupe 2. La juridiction relève par ailleurs que l'existence d'un trouble dép
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 16 de desembre del 2021 - ROJ: STSJAD 299/2021
STSJ Andorre (Sala Administrativa), 16 décembre 2021, n° 299/2021
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJ Andorre, Sala Administrativa, 16 décembre 2021, Recurs n° 62/21, ROJ STSJAD 299/2021, ECLI:AD:TSJADAD:2021:299 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le requérant, M. Vara, percevait une pension d'invalidité pour maladie commune du groupe 1. Par une résolution du 16 mars 2020, la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) avait décidé de maintenir cette prestation. Le Conseil d'administration de la CASS a confirmé cette décision le 30 juin 2020. L'intéressé a saisi le Tribunal unipersonnel du Batlle, section administrative, qui, par jugement du 21 juin 2021, a fait droit à sa demande. Le juge de première instance a reconnu son droit à une pension d'invalidité pour maladie commune du groupe 2, avec effet au 16 mars 2020.
La CASS a interjeté appel. Elle soutenait, en substance, que le rapport d'expertise judiciaire n'évaluait pas correctement la capacité réelle de travail de l'assuré, lequel conservait selon elle une aptitude à une activité professionnelle, ce que confirmait le médecin indépendant désigné dans le cadre du recours administratif. Elle contestait également la fiabilité du test neurocognitif sur lequel reposait la conclusion relative à un déficit cognitif. L'intimé concluait à la confirmation intégrale du jugement, en invoquant la cohérence du rapport d'expertise avec les rapports des médecins traitants (Dr Morell et Dr Peña).
Les parties ayant accepté la substitution de l'audience orale par une procédure écrite, la Sala Administrativa a statué sur la base des écritures (fait n° 4). La juridiction a relevé sa compétence sur le fondement de l'article 39.3 de la Loi qualifiée de la justice.
Question de droit
La question posée à la Sala était double. Elle portait, d'une part, sur la valeur probante respective du rapport de l'expert désigné par le tribunal et des avis médicaux contradictoires, en particulier celui du médecin indépendant. Elle portait, d'autre part, sur le critère permettant d'apprécier l'aptitude au travail ouvrant droit au groupe 2 de l'invalidité pour maladie commune. Le litige se circonscrivait, selon les termes mêmes de la décision, à « établir si l'agent pouvait ou non développer une quelconque activité professionnelle » (fondement de droit n° 2).
Solution et dispositif
La Sala rejette l'appel et confirme intégralement le jugement de première instance. Le raisonnement s'articule en trois temps.
Le statut de l'expertise judiciaire. La juridiction rappelle, en reprenant une jurisprudence « réitérée », que le juge n'est pas lié par les conclusions de l'expert, conformément à l'article 47 de la Loi de la juridiction administrative et fiscale, mais que l'expertise demeure un élément d'appréciation d'une portée particulière, spécialement lorsqu'il s'agit de connaissances médicales (fondement n° 5). Elle affirme en outre le caractère prévalent de l'avis de l'expert sur les rapports produits par les parties, en raison du caractère impartial et contradictoire de cette mesure d'instruction (fondement n° 6).
Le traitement de l'avis du médecin indépendant. La Sala relève que cet avis n'a pas été produit à l'initiative d'une partie, ce qui, selon elle, écarte le risque de subjectivité qui pourrait affecter un rapport de partie. Elle estime néanmoins que le rapport de l'expert désigné par la Batllia doit être considéré comme prioritaire (fondement n° 7-8). Le constat est le suivant : l'expert évalue le déficit fonctionnel permanent à 72,46 % et conclut à l'incapacité de l'assuré à exercer toute activité professionnelle, ce qui justifie le groupe 2. La juridiction relève par ailleurs que l'existence d'un trouble dép
Sentència
Núm. de Protocol: 2000045/2020 Núm. de Rotlle: TSJA-0000062/2021
SENTÈNCIA 86-2021
PARTS:
Apel·lant: CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL (CASS)
Representant: Sra. Alfaro
Advocada: ídem
Apel·lat: Sr. Vara
Representant: ídem
Advocada: Sra. Diez
Magistrades: Sra. Elsa Puig Muñoz
Sra. Alexandra Cornella Sola
Andorra la Vella, setze de desembre de dos mil vint-i-ú.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 2000045/2020.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira, el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 62/21 — Décision commentée
1.- La representació del Sr. Vara va interposar demanda contra la Caixa Andorrana de Seguretat Social, en què impugnava l'acord del Consell d'Administració de 30 de juny de 2020, que va confirmar una anterior resolució de 16 de març de 2020, mitjançant la qual s'havia acordat mantenir la pensió d'invalidesa per malaltia del grup 1 que l'interessat estava percebent.
La sentència del Tribunal unipersonal del Batlle, Secció Administrativa, de data 21 de juny de 2021 ha estimat la demanda, declarant el dret de l'agent a ser tributari d'una pensió d'invalidesa per malaltia comuna del grup 2, amb efectes del 16 de març de 2020.
2.- La representació de la CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL (CASS) ha interposat recurs d'apel·lació contra l'esmentada sentència de la Batllia, el qual es fonamenta, en síntesi, en les següents al·legacions:
El dictamen pericial en què es basa la sentència impugnada no valora correctament la capacitat real de treball de l'interessat, ja que aquest està capacitat per desenvolupar algun tipus d'activitat laboral, de manera que li correspon una pensió del grup 1, tal com afirma el metge independent designat a l'efecte.
El test d'avaluació neurocognitiva en què es basa l'informe pericial és insuficient per determinar l'existència d'un deteriorament cognitiu, que és l'element en que es basa la impossibilitat de realitzar activitats laborals.
3.- La representació del Sr. Vara s'ha oposat al recurs i ha sol·licitat que es confirmi íntegrament la sentència apel·lada, en base a les següents al·legacions:
El perit judicial ha valorat correctament la capacitat de treball de l'interessat, i el seu informe corrobora les conclusions dels informes de la Dra. Morell i del Dr. Peña, que consten incorporats a les actuacions.
L'agent està incapacitat per desenvolupar cap tipus d'activitat laboral, per la qual cosa procedeix una pensió del grup 2.
4.- En haver estat acordada la substitució de la vista oral pel tràmit de conclusions, les parts van presentar els escrits corresponents, en els quals van reproduir substancialment les al·legacions que anteriorment havien formulat.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- L'objecte d'aquest procés consisteix en determinar la legalitat de les resolucions de la CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL (CASS) que van denegar l'atorgament d'una pensió d'invalidesa per malaltia del grup 2 i van acordar mantenir la pensió del grup 1 que venia percebent l'interessat. La qüestió litigiosa es circumscriu a establir si l'agent pot o no desenvolupar alguna activitat laboral.
La sentència apel·lada ha acollit les conclusions del dictamen pericial emès en les actuacions i ha conclòs que l'interessat està incapacitat per treballar i ha de percebre una pensió d'invalidesa per malaltia del grup 2, ja que les patologies que presenta l'impedeixen un accés al mercat de treball en condicions regulars.
Tercer.- La representació de la CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL (CASS) considera que el dictamen pericial no recull el veritable estat de l'assegurat, i oposa el contingut d'altres informes mèdics dels seus propis serveis i del metge independent designat en el marc del recurs administratiu presentat en el seu dia per l'interessat.
Com aquesta Sala ha declarat de forma reiterada, el fet de que els tribunals no estiguin vinculats pel resultat del dictamen pericial, com diu l'article 47 de la Llei de la Jurisdicció administrativa i fiscal, no suposa que aquest no sigui un element de judici de particular rellevància, singularment quan es tracta d'aplicar coneixements especialitzats propis de la ciència mèdica.
Al mateix temps, també s'ha declarat el caràcter prevalent del dictamen dels perits sobre els informes de les parts, en base al caràcter imparcial i contradictori d'aquest tipus de prova.
En aquest cas, es planteja la circumstància de que un dels informes mèdics que discrepen del criteri del dictamen pericial no ha estat elaborat a instància de part, sinó que procedeix del facultatiu independent, factor que elimina el caràcter subjectiu que, d'altra manera, podria presentar.
Tanmateix, s'ha de seguir considerant prioritari el dictamen de l'expert designat per la Batllia. En aquest cas, la valoració de la patologia que pateix l'assegurat suposa, segons el dictamen pericial, una IPP elevada del 72,46% i al mateix temps es conclou que aquell no està capacitat per realitzar cap tipus d'activitat laboral, essent tributari d'un grau d'invalidesa del grup 2.
En aquest sentit, es considera que, entre altres patologies, l'interessat presenta un trastorn depressiu major amb deteriorament cognitiu moderat, i es conclou que:
" (...) donada la falta de formació educativa del Sr. Vara, així com el deteriorament cognitiu que dona lloc a problemes de memòria i atenció, i a la inapropiació conductual i psicològica derivada del trastorn depressiu major, es considera que les seves possibilitats laborals es troben molt limitades.
(...)
En aquest cas, es podria arribar a considerar del grup 2 amb incapacitat per realitzar qualsevol activitat laboral, pels fets exposats anteriorment".
En realitat, l'existència d'un trastorn depressiu major es recollida pel conjunt dels informes mèdics que consten a les actuacions, inclòs el del metge independent.
D'altra banda, el dictamen pericial no nega la possibilitat de que, en el pla merament teòric, l'interessat pogués desenvolupar alguna activitat sedentària i amb poc esforç, aspecte en el qual coincideix amb l'informe del metge independent. Ara bé, el primer afegeix que l'afectació psico-patològica limita la possibilitat de desenvolupar un treball en condicions normals. En aquestes circumstàncies, convé recordar la reiterada jurisprudència d'aquesta Sala, segons la qual la possibilitat de dur a terme una activitat laboral suposa que la mateixa es pugui realitzar en condicions de relativa normalitat, i que aquesta possibilitat no ha de ser merament hipotètica, sinó real i efectiva (v. sentència 48-2021, de 10 de juny).
En definitiva, la conjunció de les patologies físiques i psíquiques que presenta l'agent, obliga a considerar que aquest es troba incapacitat per desenvolupar en condicions normals una activitat laboral, de manera que ha de ser inclòs en el grup 2 de la invalidesa per malaltia comuna.
En conseqüència, procedeix desestimar el recurs i confirmar íntegrament la sentència apel·lada.
Quart.- No s'aprecia una especial temeritat ni mala fe que justifiqui la imposició de les costes causades en aquesta instància.
DECISIÓ
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa la Caixa Andorrana de Seguretat Social contra la sentència dictada el 21 de juny de 2021 pel Tribunal Unipersonal del Batlle, Secció Administrativa, la qual es confirma en els seus propis termes.
Segon.- No efectuar un especial pronunciament sobre les costes causades.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal Unipersonal, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.