STSJAD ANDORRA, a 28 de gener del 2022 - ROJ: STSJAD 15/2022
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé28 janvier 2022
Numéro40/19
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 15/2022 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 28 janvier 2022)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, — (STSJAD 15/2022, ECLI:AD:TSJADAD:2022:15) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le Sr Recio a été placé en arrêt médical à compter du 1er avril 2019 par la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS). Par décisions successives des 22 mars 2019 et 28 mai 2019, la CASS a refusé de lui accorder une pension d'invalidité pour maladie commune, au motif qu'il ne présentait pas de réduction de sa capacité de gain d'au moins 60 %. L'intéressé a saisi la juridiction administrative.
Par jugement du 17 mai 2021, le Tribunal unipersonnel du Batlle, section administrative, a fait droit à la demande et reconnu au demandeur le droit à une pension d'invalidité pour maladie du groupe 2, avec effet au 1er avril 2019.
La CASS a interjeté appel. Elle soutenait, en substance, que :
- l'expertise n'avait pas été confiée à un psychiatre légiste, le médecin désigné, le Dr Porras, étant spécialiste en psychiatrie sans posséder cette qualification ;
- le premier juge avait commis une erreur d'appréciation de la preuve, le trouble relevant d'un trouble d'adaptation avec syndrome dépressif réactif à la douleur et non d'une dépression majeure chronique ;
- à titre subsidiaire, l'intéressé aurait dû être classé dans le groupe 1.
L'intimé concluait au rejet de l'appel, en faisant valoir que l'expertise fixait le taux d'invalidité à 60 % et que ce constat devait prévaloir sur les rapports médicaux de la partie appelante. Il invoquait en outre une incapacité physique évaluée par l'expert à 40 %.
Les parties ayant obtenu la substitution de l'audience orale par une procédure sur conclusions écrites, la Cour a statué sur le fondement des écritures.
## Question de droit
La Cour devait déterminer si, en matière d'invalidité pour maladie commune, le juge d'appel peut remettre en cause l'appréciation qu'a faite le premier juge des conclusions d'une expertise médicale, et si la qualification du médecin expert et la prévalence de son rapport sur les avis du service médical de l'organisme de sécurité sociale affectent la validité de cette appréciation.
Plus précisément, deux points juridiques étaient soulevés :
1. la portée de la preuve pericial en matière d'appréciation du taux d'invalidité, au regard de l'article 47 de la Loi de la juridiction administrative et fiscale ;
2. la qualité requise de l'expert, et la valeur probante respective du rapport d'expertise judiciaire et des avis émis par les médecins conseils de la CASS.
## Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel et confirme le jugement entrepris. Son raisonnement repose sur trois affirmations.
**a) Le rôle de l'expertise.** Rappelant sa jurisprudence constante, la Cour souligne que les juridictions ne sont pas liées par le résultat de l'expertise (art. 47 LJAF). Elle relève toutefois que cette liberté n'ôte pas à l'expertise un rôle de « élément de jugement d'une particulière pertinence », sp
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 28 de gener del 2022 - ROJ: STSJAD 15/2022
STSJAD 15/2022 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 28 janvier 2022)
Le Sr Recio a été placé en arrêt médical à compter du 1er avril 2019 par la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS). Par décisions successives des 22 mars 2019 et 28 mai 2019, la CASS a refusé de lui accorder une pension d'invalidité pour maladie commune, au motif qu'il ne présentait pas de réduction de sa capacité de gain d'au moins 60 %. L'intéressé a saisi la juridiction administrative.
Par jugement du 17 mai 2021, le Tribunal unipersonnel du Batlle, section administrative, a fait droit à la demande et reconnu au demandeur le droit à une pension d'invalidité pour maladie du groupe 2, avec effet au 1er avril 2019.
La CASS a interjeté appel. Elle soutenait, en substance, que :
l'expertise n'avait pas été confiée à un psychiatre légiste, le médecin désigné, le Dr Porras, étant spécialiste en psychiatrie sans posséder cette qualification ;
le premier juge avait commis une erreur d'appréciation de la preuve, le trouble relevant d'un trouble d'adaptation avec syndrome dépressif réactif à la douleur et non d'une dépression majeure chronique ;
à titre subsidiaire, l'intéressé aurait dû être classé dans le groupe 1.
L'intimé concluait au rejet de l'appel, en faisant valoir que l'expertise fixait le taux d'invalidité à 60 % et que ce constat devait prévaloir sur les rapports médicaux de la partie appelante. Il invoquait en outre une incapacité physique évaluée par l'expert à 40 %.
Les parties ayant obtenu la substitution de l'audience orale par une procédure sur conclusions écrites, la Cour a statué sur le fondement des écritures.
Question de droit
La Cour devait déterminer si, en matière d'invalidité pour maladie commune, le juge d'appel peut remettre en cause l'appréciation qu'a faite le premier juge des conclusions d'une expertise médicale, et si la qualification du médecin expert et la prévalence de son rapport sur les avis du service médical de l'organisme de sécurité sociale affectent la validité de cette appréciation.
Plus précisément, deux points juridiques étaient soulevés :
la portée de la preuve pericial en matière d'appréciation du taux d'invalidité, au regard de l'article 47 de la Loi de la juridiction administrative et fiscale ;
la qualité requise de l'expert, et la valeur probante respective du rapport d'expertise judiciaire et des avis émis par les médecins conseils de la CASS.
Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel et confirme le jugement entrepris. Son raisonnement repose sur trois affirmations.
a) Le rôle de l'expertise. Rappelant sa jurisprudence constante, la Cour souligne que les juridictions ne sont pas liées par le résultat de l'expertise (art. 47 LJAF). Elle relève toutefois que cette liberté n'ôte pas à l'expertise un rôle de « élément de jugement d'une particulière pertinence », sp
Sentència
Núm. de Protocol: 2000040/2019 Núm. de Rotlle: TSJA-0000074/2021
SENTÈNCIA 4-2022
PARTS:
Apel·lant: CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL (CASS)
Representant: Sra. Manzanares
Advocada: Ídem
Apel·lat: Sr. Recio
Representant: Sra. Vélez
Advocada: Sra. Palau
Magistrades: Sra. Elsa Puig Muñoz
Sra. Alexandra Cornella Sola
Andorra la Vella, vint-i-vuit de gener de dos mil vint-i-dos.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 2000040/2019.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira, el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 40/19 — Décision commentée
1.- El Sr. Recio va interposar demanda jurisdiccional contra la resolució del Consell d'Administració de la CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL (CASS) de data 28 de maig de 2019, la qual confirmava una decisió anterior de 22 de març de 2019. Per mitjà d'aquestes resolucions s'acordava atorgar l'alta mèdica amb efectes de l'1 d'abril de 2019 i, al mateix temps, denegar l'atorgament d'una pensió d'invalidesa derivada de malaltia comuna, per no presentar una disminució de la capacitat de guany d'almenys el 60%.
2.- Per sentència de data 17 de maig de 2021, el Tribunal Unipersonal del Batlle, Secció Administrativa, ha estimat la demanda promoguda pel Sr. Recio i ha declarat el dret de l'agent a percebre una pensió d'invalidesa per malaltia del grup 2, amb efectes des de l'1 d'abril de 2019.
3.- La representació de la CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL (CASS) ha interposat recurs d'apel·lació contra l'esmentada sentència del Tribunal Unipersonal del Batlle, que es fonamenta, en síntesi, en les següents al·legacions:
El dictamen pericial emès en les actuacions havia de ser elaborat per un psiquiatra forense, i el Dr. Porras és un metge especialista en psiquiatria, però no ostenta aquella qualificació.
S'ha produït un error en la valoració de la prova, ja que l'agent no presenta una depressió major crònica, sinó un trastorn adaptatiu consistent en una síndrome depressiva reactiva al dolor.
En aquest sentit, no procedeix atorgar un 60% per l'esmentada patologia psiquiàtrica.
En tot cas, l'interessat hauria de ser classificat en el grup 1 de la invalidesa per malaltia, ja que el grup 2 no està justificat, en no presentar aquell una depressió major crònica.
4.- En la seva contesta, la representació de l'agent s'oposa al recurs d'apel·lació i manifesta substancialment que,
De la prova pericial practicada en les actuacions resulta que la patologia soferta per l'assegurat comporta una IPP del 60%, criteri que ha de prevaler sobre els informes mèdics de la part apel·lant.
S'ha d'afegir, a més, la discapacitat física que el perit ha fixat en un 40%.
5.- En haver estat acordada la substitució de la vista oral pel tràmit de conclusions, les parts van presentar els escrits corresponents, en els quals van reproduir substancialment les al·legacions que anteriorment havien formulat.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- Com s'ha exposat en els antecedents, la sentència de la Batllia ha estimat el recurs interposat per l'agent contra les resolucions de la CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL (CASS) que havien denegat el reconeixement d'una pensió d'invalidesa per malaltia, i ho ha fet en considerar que les patologies de l'interessat produeixen una reducció de la capacitat de guany superior al 60%. A més, la sentència ha confirmat l'alta mèdica d'agent, qüestió consentida per ell i que, en conseqüència, ja no és objecte de discussió en aquesta alçada.
En aquesta instància, la representació de la CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL (CASS) sol·licita que es revisi la valoració que la sentència apel·lada ha fet de la prova pericial, ja que considera que aquesta ha realitzat una sobrevaloració de la patologia psiquiàtrica que presenta l'assegurat.
Tercer.- L'article 166 de la Llei de la seguretat social estableix que la invalidesa derivada d'accident no laboral o malaltia comuna és la situació que resulta d'una deterioració prematura de l'organisme, mèdicament comprovada, derivada d'una malaltia comuna o d'un accident no laboral, presumiblement definitiva, i que produeix una reducció d'almenys el 60% de la seva capacitat de guany.
En l'aplicació d'aquest precepte, i a l'hora de determinar el grau d'invalidesa dels assegurats, tal com ha declarat aquesta Sala de forma reiterada, el fet de que els tribunals no estiguin vinculats pel resultat del dictamen pericial, com diu l'article 47 de la Llei de la Jurisdicció administrativa i fiscal, no suposa que aquest no sigui un element de judici de particular rellevància, singularment quan es tracta d'aplicar coneixements especialitzats propis de la ciència mèdica.
Al mateix temps, també s'ha declarat el caràcter prevalent del dictamen dels perits sobre els informes de les parts, en base al caràcter imparcial i contradictori d'aquest tipus de prova.
Quart.- En el cas que ara s'examina, la prova pericial psiquiàtrica que s'ha practicat en les actuacions conclou que el grau d'IPP del recurrent per aquest motiu s'ha de xifrar en un 60%, com a conseqüència de la simptomatologia depressiva greu que pateix, pròpia de les depressions majors (folis 121-126 i 153).
Les al·legacions en què es fonamenta el present recurs d'apel·lació no són susceptibles de desvirtuar les conclusions a les quals ha arribat la sentència impugnada. El resultat de la prova pericial és concloent i no està contradit per cap altre element de judici rellevant, a part dels informes de l'assessoria mèdica de la pròpia CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL (CASS) que, com abans s'ha dit, no poden prevaler sobre el dictamen dels perits designats per l'òrgan jurisdiccional.
L'informe pericial afirma que el diagnòstic psiquiàtric de la patologia de l'interessat és el d'una depressió major crònica (trastorn adaptatiu). Es considera que aquest quadre depressiu és molt comú en les patologies de fibromiàlgia i fatiga crònica i que, a causa de l'evolució d'aquestes darreres, el quadre depressiu s'ha cronificat malgrat el tractament que segueix amb antidepressius i ansiolítics. Com a conseqüència d'aquesta patologia, l'estat actual de salut de l'interessat no li permet reprendre cap activitat laboral, cosa que justifica l'atorgament d'una pensió d'invalidesa per malaltia del grup 2.
D'altra banda, la qualificació professional del perit deriva de la seva condició d'especialista en psiquiatria i de la seva designació per part de l'Àrea de Medicina Legal i Forense.
En definitiva, s'ha de concloure que la valoració de les diverses patologies de l'agent s'ha realitzat correctament, d'acord amb l'informe pericial, de manera que s'ha de desestimar íntegrament aquest recurs d'apel·lació i confirmar la sentència impugnada.
Cinquè.- No es fa cap pronunciament sobre el pagament de costes judicials per raó de manca de temeritat.
DECISIÓ
En atenció a tot el què s'ha exposat, la Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa la Caixa Andorrana de Seguretat Social contra la sentència dictada el 17 de maig de 2021 pel Tribunal Unipersonal del Batlle, Secció Administrativa, la qual es confirma en els seus propis termes.
Segon.- No efectuar cap pronunciament sobre el pagament de les costes judicials d'aquesta alçada.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal Unipersonal del Batlle, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.