STSJAD ANDORRA, a 11 de juliol del 2022 - ROJ: STSJAD 185/2022
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé11 juillet 2022
Numéro72/22
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 185/2022 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 11 juillet 2022)
> **Décision commentée :** Juridiction andorrane, — (ROJ STSJAD 185/2022 ; ECLI:AD:TSJADAD:2022:185) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Une salariée, engagée à durée indéterminée le 1er février 2019 en qualité d'auxiliaire administrative (la date de « 1-2-21019 » figurant dans les motifs est manifestement une erreur de frappe), a été licenciée par lettre du 16 septembre 2020. Cette lettre invoquait l'article 85, paragraphe 1, lettre c, de la loi 31/2018 sur les relations de travail, relatif au licenciement pour causes objectives, et indiquait la décision de l'employeur sans exposer de faits économiques précis. La lettre mentionne également l'inclusion du délai de préavis dans le calcul du solde de tout compte, et une date d'effet « 15 de setembre de 2020 » qui diffère de celle de la lettre (non précisé dans la décision quant à l'incidence éventuelle de cette divergence). Le même jour, les parties ont signé un reçu pour solde de tout compte, la salariée percevant 2 427,41 euros.
La salariée a saisi le tribunal de première instance en novembre 2020 par la voie de la procédure civile en matière de droit du travail. Elle sollicitait la déclaration du licenciement comme indu, improcédent et injustifié, ainsi que le paiement de sommes au titre des salaires restant dus, de la compensation économique et de l'indemnité de licenciement, de cotisations sociales et de retenues d'impôt sur le revenu. Ses demandes subsidiaires visaient un préavis et une compensation économique sans qualification de licenciement abusif.
Par jugement du 1er mars 2022, le tribunal a accueilli l'intégralité des prétentions, déclaré le licenciement indu et condamné la société B, SL au paiement de 212,12 euros de salaires restant dus avec intérêts légaux, de 1 767,07 euros au titre de la part de compensation restant à verser et de l'indemnité de licenciement, ainsi qu'à la déclaration et au versement des cotisations correspondantes.
La société B, SL a interjeté appel, sollicitant le rejet de la demande. Elle soutenait, d'une part, que le juge de première instance avait commis une erreur dans l'appréciation des preuves en n'ayant pas tenu compte de la situation économique de l'entreprise, documentée au dossier ; d'autre part, que la jurisprudence de la Sala Civil avait été méconnue sur le terrain des formalités du licenciement pour causes objectives, la lettre mentionnant expressément l'article 85.1.c et la salariée connaissant parfaitement la situation de l'entreprise, de sorte qu'aucun préjudice de défense ne serait né.
## Question de droit
La question posée à la Sala Civil peut être formulée ainsi : **une lettre de licenciement pour causes objectives qui se borne à citer l'article 85, paragraphe 1, lettre c, de la loi 31/2018, sans exposer les faits économiques justifiant la décision, satisfait-elle à l'exigence d'exposé de la cause ?** Cette question implique de déterminer si la connaissance que le salarié pourrait avoir de la situation économique de l'entreprise peut suppléer à l'omission de cet exposé.
Accessoirement, la juridiction devait se prononcer sur le grief tiré d'une erreur dans l'appréciation de la preuve relative à la situation économique de l'entreprise, ainsi que sur les dépens.
## Solution et dispositif
Le tribunal rejette l'appel et confirme intégralement le jugement. Il retient que la loi 31/2018 a allégé le formalisme du licenciement pour causes objectives par rapport au régime antérieur, en ne imposant plus à l'employeur de justifier la situation économique par un rapport d'audite
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 11 de juliol del 2022 - ROJ: STSJAD 185/2022
STSJAD 185/2022 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 11 juillet 2022)
Une salariée, engagée à durée indéterminée le 1er février 2019 en qualité d'auxiliaire administrative (la date de « 1-2-21019 » figurant dans les motifs est manifestement une erreur de frappe), a été licenciée par lettre du 16 septembre 2020. Cette lettre invoquait l'article 85, paragraphe 1, lettre c, de la loi 31/2018 sur les relations de travail, relatif au licenciement pour causes objectives, et indiquait la décision de l'employeur sans exposer de faits économiques précis. La lettre mentionne également l'inclusion du délai de préavis dans le calcul du solde de tout compte, et une date d'effet « 15 de setembre de 2020 » qui diffère de celle de la lettre (non précisé dans la décision quant à l'incidence éventuelle de cette divergence). Le même jour, les parties ont signé un reçu pour solde de tout compte, la salariée percevant 2 427,41 euros.
La salariée a saisi le tribunal de première instance en novembre 2020 par la voie de la procédure civile en matière de droit du travail. Elle sollicitait la déclaration du licenciement comme indu, improcédent et injustifié, ainsi que le paiement de sommes au titre des salaires restant dus, de la compensation économique et de l'indemnité de licenciement, de cotisations sociales et de retenues d'impôt sur le revenu. Ses demandes subsidiaires visaient un préavis et une compensation économique sans qualification de licenciement abusif.
Par jugement du 1er mars 2022, le tribunal a accueilli l'intégralité des prétentions, déclaré le licenciement indu et condamné la société B, SL au paiement de 212,12 euros de salaires restant dus avec intérêts légaux, de 1 767,07 euros au titre de la part de compensation restant à verser et de l'indemnité de licenciement, ainsi qu'à la déclaration et au versement des cotisations correspondantes.
La société B, SL a interjeté appel, sollicitant le rejet de la demande. Elle soutenait, d'une part, que le juge de première instance avait commis une erreur dans l'appréciation des preuves en n'ayant pas tenu compte de la situation économique de l'entreprise, documentée au dossier ; d'autre part, que la jurisprudence de la Sala Civil avait été méconnue sur le terrain des formalités du licenciement pour causes objectives, la lettre mentionnant expressément l'article 85.1.c et la salariée connaissant parfaitement la situation de l'entreprise, de sorte qu'aucun préjudice de défense ne serait né.
Question de droit
La question posée à la Sala Civil peut être formulée ainsi : une lettre de licenciement pour causes objectives qui se borne à citer l'article 85, paragraphe 1, lettre c, de la loi 31/2018, sans exposer les faits économiques justifiant la décision, satisfait-elle à l'exigence d'exposé de la cause ? Cette question implique de déterminer si la connaissance que le salarié pourrait avoir de la situation économique de l'entreprise peut suppléer à l'omission de cet exposé.
Accessoirement, la juridiction devait se prononcer sur le grief tiré d'une erreur dans l'appréciation de la preuve relative à la situation économique de l'entreprise, ainsi que sur les dépens.
Solution et dispositif
Le tribunal rejette l'appel et confirme intégralement le jugement. Il retient que la loi 31/2018 a allégé le formalisme du licenciement pour causes objectives par rapport au régime antérieur, en ne imposant plus à l'employeur de justifier la situation économique par un rapport d'audite
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000072/2022 ORIGEN: 2000918/2020 - 00
NIG: 5300542120200003393
PARTS:
Apel·lant: B, SL
Representant: Sra. Mena
Advocat: Sra. Palomo
Apel·lat: Sra. Seco
Advocat: Sra. Macias
OBJECTE: Requisit de l'exposició de la causa en l'acomiadament per causes econòmiques (art. 85.1.c de la Llei 31/2018 de relacions laborals).
SENTÈNCIA 111-2022
Andorra la Vella, l'11 de juliol del 2022. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 72/22 — Décision commentée
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Jaume Tor Porta, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
1.- El 9-11-2020, la Sra. Seco formulava demanda civil pel procediment laboral contra la societat B, SL sol·licitant que es dictés Sentència declarant l'acomiadament realitzat en data 16 de setembre del 2020, com un acomiadament fet de forma indeguda, improcedent i injustificat; condemnant a la societat B SL a satisfer:
un import no inferior a 212,12.- euros corresponents als havers laborals pendents de pagament, així com els interessos legals meritats a comptar del seu venciment i subsidiàriament a comptar de la contesta a la demanda.
un import no inferior a 1.767,07.- euros en concepte de la suma de la part proporcional que faltava per satisfer de la compensació econòmica i la indemnització per acomiadament fet de forma indeguda, improcedent i injustificada (1.015,26.- euros més 1,66.- euros, es 750,15.- euros)
un import no inferior a 121,85.- euros corresponent al 6,5% de la part obrera de la CASS.
un import no inferior a 97,33.- euros corresponent al 10% de IRPF del preavís.
Subsidiàriament, i pel negat cas que s'entengués que no va haver- hi comiat fet de forma indeguda, procedirà a condemnar a la defenent al pagament dels imports següents:
a- un import no inferior a 212,12.- euros corresponents als havers laborals pendents de pagament, així com els interessos legals meritats a comptar del seu venciment i subsidiàriament a comptar de la contesta a la demanda. b- un import no inferior a 1.016,92.- euros en concepte de preavís i compensació econòmica d'acord amb l'exposat.
c- un import no inferior a 121,85.- euros corresponent al 6,5% de la part obrera de la CASS.
d- un import no inferior a 97,33.- euros corresponent al 10% de IRPF del preavís.
condemnar a la societat defenent a cotitzar els imports anteriors i tots aquells que encara no hagin estat cotitzats a la CASS inclòs el 6,5% de la part obrera i al 10% de l'IRPF pel preavís.
i finalment s'imposin en tots els casos les costes processals a la societat defenent inclosos els honoraris d'advocat, així com qualsevol altra despesa que es generi de la substantiació del present procediment, a acreditar en execució de sentència.
2.- El 26-1-2021, la representació processal de la societat B, SL contestava la demanda oposada per la Sra. Seco oposant-se majoritàriament a les pretensions que aquesta articulava, sol·licitant es dictés Sentència declarant que la suma a satisfer per la defenent a la Sra. Seco és únicament de 212,12.- euros, sense imposició de costes processals.
3.- Practicats els mitjans de prova considerants necessaris i evacuats per les parts litigants els seus respectius escrits de conclusions, en data 1-3- 2022 requeia Sentència amb la següent part decisòria:
"Primer.- Estimar la demanda presentada per la Sra. Seco i:
Declarar l'acomiadament realitzat en data 16 de setembre del 2020, com un acomiadament fet de forma indeguda.
Condemnar a la societat B SL al pagament dels següents imports:
L'import de 212,12.- euros corresponents als havers laborals pendents de pagament, així com els interessos legals meritats a comptar de la contesta a la demanda.
L'import de 1.767,07.- euros en concepte de la suma de la part proporcional que faltava per satisfer de la compensació econòmica i la indemnització per acomiadament fet de forma indeguda, improcedent i injustificada.
Condemnar a la defenent a declarar i cotitzar prop de la CASS tots els imports objecte de condemna, en la seva part proporcional corresponent.
Segon.- Fer imposició de les costes ocasionades arran de la tramitació del present judici a la part defenent, incloses els honoraris d'advocat i procurador, a acreditar en període d'execució de sentència".
4.- Contra aquesta Sentència, la representació processal de la societat B, SL formula recurs d'apel·lació, sol·licitant mitjançant escrit de data 23-3- 2022 que es dicti Sentència revocant-la i que en el seu lloc es disposi la desestimació de la demanda tot imposant a la part actora el pagament de les costes ocasionades en ambdues instàncies.
5.- La Sra. Seco s'ha oposat al recurs d'apel·lació articulat interessant el seu rebuig íntegre amb imposició a la part recurrent de les costes ocasionades en aquesta alçada.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- L'1-2-21019, B, SL contractava amb caràcter indefinit la Sra. Seco en qualitat d'auxiliar administrativa. Aquesta relació laboral s'extingia mitjançant carta de 16-9-2020 que preveia:
"Distingida Senyora,
Per la present, lamento comunicar-li la decisió de la nostra empresa de procedir a acomiadar-la, de conformitat amb l 'article 85, apartat 1 lletra C, de la Llei 31/2018 del Codi de Relacions Laborals.
Així mateix, de conformitat amb el que estableix el mateix precepte legal, procedim a incloure dins del càlcul de la quitança els dies de preavís.
Per tant, avui dia 15 de Setembre de 2020, quedarà resolt i sense efectes el seu contracte de treball.
Ara be, de conformitat amb la vigent legislació laboral, en el moment en que se li lliuri la quitança, se li pagarà la compensació econòmica per comiat que li correspongui pels mesos treballats en l 'empresa.
Agraint que signi el duplicat d'aquesta comunicació, fent-hi constar la data de recepció de la mateixa, s'acomiada ben atentament"
En la mateixa data, les parts atorgaven la preceptiva quitança laboral, percebent la treballadora la quantitat de 2.427,41.- EUR que s'hi contemplen.
Considerant no obstant la treballadora que l'acomiadament practicat no s'ajustava a la legalitat, i que tanmateix la quitança oferta no contemplava tots els havers laborals que se li devien, articulava la demanda laboral que originava el present procediment. Les pretensions que realitzava han resultat totes acollides pel Tribunal "a quo" en la Sentència dictada l'1-3- 2022, decisió contra la qual s'alça la representació processal de B,SL en mèrits dels greuges que s'examinen seguidament.
Segon.- En primer lloc defensa que el Tribunal "a quo" incorria en error en la valoració de la prova a partir del moment en que no havia tingut en compte la situació econòmica de l'empresa que havia estat acreditada documentalment. D'altra banda considera que també resultava contrària a la jurisprudència d'aquesta Sala, realitzant una interpretació incorrecta relativa a les formalitats del comiat per causes objectives. Concretament indica que la carta d'acomiadament incloïa la menció concreta de l'art.
85.1.c) de la Llei i que tanmateix la Sra. Seco era perfectament coneixedora de la situació de l'empresa sense que en aquesta eventualitat, hagués experimentat cap mena d'indefensió.
Tercer.- És cert que l'entrada en vigor de la Llei de relacions ha comportat una relaxació significativa al respecte de les formalitats exigides en l'acomiadament per causes objectives al respecte del règim anterior, a partir del moment en que ja no s'exigeix per part a l'empresa "(···) justificar la situació per mitjà d'un informe, realitzat per un auditor degudament autoritzat, que evidenciï les causes abans esmentades", com anteriorment succeïa.
No obstant, l'article 86.1 continua disposant que "En el supòsit de l'acomiadament per causes objectives, la carta ha d'esmentar amb concreció la causa que motiva l'acomiadament". La necessitat de l'exposició de la causa en el context de la regulació de les causes objectives d'un acomiadament no es pot entendre acomplert amb una simple remissió genèrica a un dels apartats contemplats en l'art. 85.1 (com aquí s'ha realitzant transcrivint in extenso l'apartat c), sinó que defugint d'una mera exposició abstracta, resulta imperatiu que en la carta d'acomiadament, figurin els concrets fets econòmics que justifiquin la decisió de l'empresari, de forma que el treballador adquireixi amb la mateixa, un coneixement clar, suficient i inequívoc de les dades fàctiques concurrents, permetent-li així impugnar-les o qüestionar la seva rellevància, tot i preparant els mitjans que per a la seva defensa pugui considerar pertinents.
Sustenta la part recurrent que la treballadora tindria per la seva condició d'auxiliar administrativa de l'empresa, ple coneixement de les dificultats econòmiques que travessava. Aquest argument però resulta estèril atès que en definitiva, la seva admissió exoneraria l'empresari d'una càrrega formal que la Llei li imposa.
Quart.- Per tot l'exposat, escaurà desestimar el recurs plantejat per la representació processal de la societat B, SL contra la Sentència de data 1- 3-2022 que confirmem íntegrament.
Cinquè.- La desestimació del recurs articulat comportarà en mèrits de les disposicions de l'art. 354.2 CPC que les costes derivades del mateix siguin imposades a la part recurrent.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs d'apel·lació articulat per la representació processal de la societat B, SL contra la Sentència de data 1-3-2022 que es confirma de manera íntegra. Imposem a la recurrent les costes ocasionades en aquesta alçada.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.