STSJAD ANDORRA, a 08 d'abril del 2025 - ROJ: STSJAD 111/2025
Cassation partielle
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé8 avril 2025
Numéro260/2023
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 111/2025 - Sentència 000061/2025
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 8 d'abril del 2025, Sentència 000061/2025, Recurs 260/2023, ECLI:AD:TSJADAD:2025:111 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
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## I. Le contexte factuel et procédural
### A. Les faits à l'origine du litige
Les faits à l'origine de la présente décision trouvent leur assise dans les relations commerciales nouées entre un entrepreneur individuel et une société commerciale de droit andorran. Le demandeur, M. Jover, exploite l'établissement commercial dénommé « C », dont l'activité est dédiée au transport routier de marchandises. Dans l'exercice de son activité professionnelle, M. Jover a conclu le 1er janvier 2015 avec la société à responsabilité limitée unipersonnelle B, SLU un contrat à durée indéterminée confiant à l'entreprise de transport la distribution continue des produits de la société commerciale.
L'économie contractuelle de cet engagement s'inscrivait dans la durée et comportait des stipulations expresses régissant les modalités de son extinction unilatérale. Plus particulièrement, la clause neuvième (*pacte novè*) de la convention disposait :
« (...) Chacune des parties pourra le résilier de manière libre et volontaire, à condition d'accorder à l'autre partie un préavis minimal d'un mois, période durant laquelle le contrat demeurera en vigueur. La résiliation devra être formalisée au moyen d'une notification authentique aux adresses mentionnées en tête du présent contrat, ou à toute autre que les parties auront communiquée ou utiliseront habituellement dans le cadre de leurs relations d'affaires. L'inobservation de ce délai de préavis ouvrira à la partie lésée le droit de réclamer les dommages et intérêts subis, ainsi qu'une pénalité équivalente à la moyenne des factures du transporteur des six derniers mois. »
L'équilibre des relations contractuelles s'est dégradé au cours du mois de juin 2019. Le 14 juin 2019, la société B, SLU a adressé à M. Jover un télégramme légalisé (*burofax*) par lequel elle notifiait formellement la résiliation de la convention conclue le 1er janvier 2015, avec effet au 15 juillet 2019, en se prévalant expressément du respect du préavis conventionnel d'un mois fixé à la clause neuvième.
Cette rupture a immédiatement fait l'objet d'une contestation par M. Jover. Par un burofax en date du 19 juin 2019, le transporteur a dénoncé l'inexécution préalable du contrat par son cocontractant, soutenant que dès le 6 juin 2019 — soit antérieurement à toute notification formelle —, la société B, SLU s'était dispensée de recourir aux services de son entreprise sans préavis écrit préalable. Au surplus, au cours du mois de préavis unilatéralement fixé par B, SLU, la société n'a confié à M. Jover qu'une prestation résiduelle matérialisée par une unique facture de 840 euros hors taxe (IGI), montant sans commune mesure avec les flux d'affaires habituellement enregistrés.
Parallèlement à l'interruption des relations commerciales, il a été établi au cours de l'instruction que la société B, SLU a procédé au recrutement direct de deux anciens salariés de M. Jover, MM. Bueno et Serra, lesquels assuraient jusqu'alors les prestations de transport pour le compte de l'établissement « C » dans le cadre de l'exécution du contrat de distribution d'origine. Cette embauche visait à internaliser la logistique et l'activité matérielle jusqu'alors externalisées auprès de M. Jover.
S'estimant lésé tant par les modalités de rupture des relations contractuelles que par le débauchage de son personnel d'exploitation, M. Jover a sollicité l'établissement d'un rapport d'expertise comptable auprès du cabinet D, afin d'évaluer les préjudices financiers résultant de la résiliation litigieuse, avant d'engager une action judiciaire.
### B. Le parcours procédural et les prétentions des parties
Le 11 septembre 2020, la représentation procédurale de M. Jover a introduit devant la juridiction de première instance d'Andorre (*la Batllia*) une demande en justice suivant la procédure déclarative abrégée (*judici declaratiu abreujat*) à l'encontre de la société B, SLU. Par cet acte introductif d'instance, le demandeur sollicitait la condamnation de la société défenderesse à lui verser la somme globale en principal de 41 973,38 euros, assortie des intérêts légaux et des dépens. La créance indemnitaire réclamée se décomposait ainsi :
- 31 915 euros au titre de la clause pénale prévue à la clause neuvième du contrat, montant correspondant, selon le demandeur et son expert privé, à la somme totale facturée entre le 1er décembre 2018 et le 31 mai 2019 ;
- 8 438,64 euros au titre de la réparation du gain manqué (*lucre cessant*), évalué par le rapport d'expertise à 1 205,52 euros par mois pour la période comprise entre juin 2019 et décembre 2020 (soit sept mois) ;
- 1 567,50 euros au titre des honoraires et frais d'établissement du rapport d'expertise comptable privé joint à la demande ;
- 52,24 euros au titre des frais d'envoi des courriers recommandés et burofax d'interpellation.
Au soutien de ses prétentions indemnitaires, M. Jover articulait non seulement une violation des obligations contractuelles, mais également une action fondée sur la concurrence déloyale. Il invoquait expressément l'article 19.g de la loi 13/2013 du 13 juin relative à la concurrence effective et à la protection du consommateur (*Llei 13/2013, del 13 de juny, de competència efectiva i protecció del consumidor*), incriminant l'incitation de salariés à enfreindre les devoirs contractuels fondamentaux souscrits avec des concurrents, en pointant l'embauche par B, SLU de ses deux anciens employés affectés au contrat.
Le 20 septembre 2020, la société B, SLU a déposé son mémoire en réponse. À titre principal, elle soulevait une exception péremptoire d'inadéquation de la procédure suivie (*inadequació de procediment*). À titre subsidiaire, elle concluait au rejet intégral de l'ensemble des prétentions de la partie demanderesse. À titre plus subsidiaire encore, elle concluait à l'admission très partielle de la demande à concurrence de la somme de 5 319,17 euros, correspondant à la stricte moyenne arithmétique mensuelle des six derniers mois de facturation. Elle sollicitait enfin la condamnation du demandeur aux dépens de l'instance ou, subsidiairement, qu'il ne soit pas statué sur ces derniers.
Par un jugement n° 76/2023 rendu le 14 juillet 2023, la *Batllia* a statué en ces termes :
- D'une part, en rejetant l'existence d'actes de concurrence déloyale et en écartant la demande de dommages et intérêts au titre du gain manqué au motif qu'aucun préjudice distinct n'avait été prouvé ;
- D'autre part, en accueillant a minima la demande contractuelle en condamnant B, SLU à payer à M. Jover la somme de 5 319,17 euros augmentée des intérêts légaux à compter de la date prévue pour la réponse à la demande jusqu'à parfaite liquidation ;
- Enfin, en disant n'y avoir lieu à liquidation spéciale des dépens (*no es fa especial liquidació de costes*).
Contre ce jugement, M. Jover a interjeté appel devant la Chambre civile du Tribunal supérieur de justice d'Andorre (*Tribunal Superior de Justícia d'Andorra*), sollicitant l'infirmation du jugement de première instance et l'adjudication intégrale des chefs de demande contenus dans son mémoire introductif d'instance.
Au soutien de son recours, l'appelant développait quatre moyens principaux :
1. L'arbitraire et l'erreur manifeste d'appréciation des preuves commis par le premier juge en refusant de faire application de l'article 19.g de la loi 13/2013 précitée. Il soutenait que si le premier juge doutait de la constitutionnalité de cette norme au regard du principe de liberté d'entreprise garanti par l'article 28 de la Constitution andorrane, il lui incombait de soulever d'office une question de constitutionnalité (*qüestió de constitucionalitat*) et non de refuser d'appliquer la loi. Il précisait que l'action ne visait pas les salariés mais sanctionnait l'incitation déloyale imputable à B, SLU ayant conduit ces derniers à méconnaître leurs engagements de non-concurrence ;
2. La dénaturation des termes contractuels quant à la pénalité conventionnelle, affirmant que le rapport d'expertise versé aux débats justifiait la réclamation de 31 915 euros ;
3. Le rejet erroné de la demande indemnitaire au titre du gain manqué, laquelle était étayée par l'expertise non contredite fixant le déficit à 1 205,52 euros par mois, face à la passivité probatoire de la partie adverse ;
4. Une omission de statuer (*incongruència omissiva*) entachant le jugement entrepris, dans la mesure où le premier juge avait omis d'examiner le chef de demande tendant au remboursement des frais de l'expertise comptable (1 567,50 euros) ;
5. La contestation du sort des dépens de première instance, sollicitant leur mise à la charge exclusive de la société intimée.
La société B, SLU a conclu à la confirmation intégrale de la décision attaquée et à la condamnation de l'appelant aux dépens de l'appel.
Il convient de relever un incident de procédure : le 26 février 2024, M. Jover a formulé une requête en récusation à l'encontre de la composition de la juridiction d'appel. Cette requête a été rejetée par ordonnance (*aute*) du 6 mai 2024. Le recours formé contre cette décision a été définitivement rejeté par ordonnance du 25 juillet 2024 avec condamnation du demandeur aux dépens de l'incident.
L'affaire a ensuite été régulièrement examinée au fond par la formation de jugement, M. le magistrat Jaume Tor Porta étant désigné en qualité de rapporteur.
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## II. La question de droit et la solution de la juridiction
### A. Le problème juridique posé
Le présent arrêt soumet au Tribunal supérieur de justice d'Andorre plusieurs questions juridiques fondamentales ayant trait au droit des obligations commerciales, à l'interprétation des clauses de résiliation conventionnelle et au droit processuel :
1. **Sur l'articulation entre responsabilité délictuelle pour concurrence déloyale et exécution contractuelle** : L'embauche par un donneur d'ordre du personnel d'un prestataire de transport à l'occasion de la rupture d'un contrat de services peut-elle être examinée sous l'angle de la concurrence déloyale (art. 19.g de la loi 13/2013) lorsque les prétentions pécuniaires formulées par le demandeur trouvent leur cause directe et exclusive dans les mécanismes indemnitaires prévus par la clause de résiliation dudit contrat ?
2. **Sur l'interprétation littérale et causale d'une clause pénale** : Lorsque les parties stipulent qu'une rupture sans préavis donne droit à une pénalité équivalente à la « moyenne des factures du transporteur des six derniers mois », ladite clause doit-elle s'entendre de la moyenne arithmétique mensuelle de ces six mois (le quotient de la somme par six) ou de la somme globale cumulée de l'ensemble de la facturation émise sur cette période semestrielle ?
3. **Sur le cumul d'une clause pénale et de l'indemnisation du gain manqué (*lucrum cessans*) au regard de la bonne foi contract
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 08 d'abril del 2025 - ROJ: STSJAD 111/2025
STSJAD 111/2025 - Sentència 000061/2025
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 8 d'abril del 2025, Sentència 000061/2025, Recurs 260/2023, ECLI:AD:TSJADAD:2025:111 (Lire sur source officielle)
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I. Le contexte factuel et procédural
A. Les faits à l'origine du litige
Les faits à l'origine de la présente décision trouvent leur assise dans les relations commerciales nouées entre un entrepreneur individuel et une société commerciale de droit andorran. Le demandeur, M. Jover, exploite l'établissement commercial dénommé « C », dont l'activité est dédiée au transport routier de marchandises. Dans l'exercice de son activité professionnelle, M. Jover a conclu le 1er janvier 2015 avec la société à responsabilité limitée unipersonnelle B, SLU un contrat à durée indéterminée confiant à l'entreprise de transport la distribution continue des produits de la société commerciale.
L'économie contractuelle de cet engagement s'inscrivait dans la durée et comportait des stipulations expresses régissant les modalités de son extinction unilatérale. Plus particulièrement, la clause neuvième (pacte novè) de la convention disposait :
« (...) Chacune des parties pourra le résilier de manière libre et volontaire, à condition d'accorder à l'autre partie un préavis minimal d'un mois, période durant laquelle le contrat demeurera en vigueur. La résiliation devra être formalisée au moyen d'une notification authentique aux adresses mentionnées en tête du présent contrat, ou à toute autre que les parties auront communiquée ou utiliseront habituellement dans le cadre de leurs relations d'affaires. L'inobservation de ce délai de préavis ouvrira à la partie lésée le droit de réclamer les dommages et intérêts subis, ainsi qu'une pénalité équivalente à la moyenne des factures du transporteur des six derniers mois. »
L'équilibre des relations contractuelles s'est dégradé au cours du mois de juin 2019. Le 14 juin 2019, la société B, SLU a adressé à M. Jover un télégramme légalisé (burofax) par lequel elle notifiait formellement la résiliation de la convention conclue le 1er janvier 2015, avec effet au 15 juillet 2019, en se prévalant expressément du respect du préavis conventionnel d'un mois fixé à la clause neuvième.
Cette rupture a immédiatement fait l'objet d'une contestation par M. Jover. Par un burofax en date du 19 juin 2019, le transporteur a dénoncé l'inexécution préalable du contrat par son cocontractant, soutenant que dès le 6 juin 2019 — soit antérieurement à toute notification formelle —, la société B, SLU s'était dispensée de recourir aux services de son entreprise sans préavis écrit préalable. Au surplus, au cours du mois de préavis unilatéralement fixé par B, SLU, la société n'a confié à M. Jover qu'une prestation résiduelle matérialisée par une unique facture de 840 euros hors taxe (IGI), montant sans commune mesure avec les flux d'affaires habituellement enregistrés.
Parallèlement à l'interruption des relations commerciales, il a été établi au cours de l'instruction que la société B, SLU a procédé au recrutement direct de deux anciens salariés de M. Jover, MM. Bueno et Serra, lesquels assuraient jusqu'alors les prestations de transport pour le compte de l'établissement « C » dans le cadre de l'exécution du contrat de distribution d'origine. Cette embauche visait à internaliser la logistique et l'activité matérielle jusqu'alors externalisées auprès de M. Jover.
S'estimant lésé tant par les modalités de rupture des relations contractuelles que par le débauchage de son personnel d'exploitation, M. Jover a sollicité l'établissement d'un rapport d'expertise comptable auprès du cabinet D, afin d'évaluer les préjudices financiers résultant de la résiliation litigieuse, avant d'engager une action judiciaire.
B. Le parcours procédural et les prétentions des parties
Le 11 septembre 2020, la représentation procédurale de M. Jover a introduit devant la juridiction de première instance d'Andorre (la Batllia) une demande en justice suivant la procédure déclarative abrégée (judici declaratiu abreujat) à l'encontre de la société B, SLU. Par cet acte introductif d'instance, le demandeur sollicitait la condamnation de la société défenderesse à lui verser la somme globale en principal de 41 973,38 euros, assortie des intérêts légaux et des dépens. La créance indemnitaire réclamée se décomposait ainsi :
31 915 euros au titre de la clause pénale prévue à la clause neuvième du contrat, montant correspondant, selon le demandeur et son expert privé, à la somme totale facturée entre le 1er décembre 2018 et le 31 mai 2019 ;
8 438,64 euros au titre de la réparation du gain manqué (lucre cessant), évalué par le rapport d'expertise à 1 205,52 euros par mois pour la période comprise entre juin 2019 et décembre 2020 (soit sept mois) ;
1 567,50 euros au titre des honoraires et frais d'établissement du rapport d'expertise comptable privé joint à la demande ;
52,24 euros au titre des frais d'envoi des courriers recommandés et burofax d'interpellation.
Au soutien de ses prétentions indemnitaires, M. Jover articulait non seulement une violation des obligations contractuelles, mais également une action fondée sur la concurrence déloyale. Il invoquait expressément l'article 19.g de la loi 13/2013 du 13 juin relative à la concurrence effective et à la protection du consommateur (Llei 13/2013, del 13 de juny, de competència efectiva i protecció del consumidor), incriminant l'incitation de salariés à enfreindre les devoirs contractuels fondamentaux souscrits avec des concurrents, en pointant l'embauche par B, SLU de ses deux anciens employés affectés au contrat.
Le 20 septembre 2020, la société B, SLU a déposé son mémoire en réponse. À titre principal, elle soulevait une exception péremptoire d'inadéquation de la procédure suivie (inadequació de procediment). À titre subsidiaire, elle concluait au rejet intégral de l'ensemble des prétentions de la partie demanderesse. À titre plus subsidiaire encore, elle concluait à l'admission très partielle de la demande à concurrence de la somme de 5 319,17 euros, correspondant à la stricte moyenne arithmétique mensuelle des six derniers mois de facturation. Elle sollicitait enfin la condamnation du demandeur aux dépens de l'instance ou, subsidiairement, qu'il ne soit pas statué sur ces derniers.
Par un jugement n° 76/2023 rendu le 14 juillet 2023, la Batllia a statué en ces termes :
D'une part, en rejetant l'existence d'actes de concurrence déloyale et en écartant la demande de dommages et intérêts au titre du gain manqué au motif qu'aucun préjudice distinct n'avait été prouvé ;
D'autre part, en accueillant a minima la demande contractuelle en condamnant B, SLU à payer à M. Jover la somme de 5 319,17 euros augmentée des intérêts légaux à compter de la date prévue pour la réponse à la demande jusqu'à parfaite liquidation ;
Enfin, en disant n'y avoir lieu à liquidation spéciale des dépens (no es fa especial liquidació de costes).
Contre ce jugement, M. Jover a interjeté appel devant la Chambre civile du Tribunal supérieur de justice d'Andorre (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra), sollicitant l'infirmation du jugement de première instance et l'adjudication intégrale des chefs de demande contenus dans son mémoire introductif d'instance.
Au soutien de son recours, l'appelant développait quatre moyens principaux :
L'arbitraire et l'erreur manifeste d'appréciation des preuves commis par le premier juge en refusant de faire application de l'article 19.g de la loi 13/2013 précitée. Il soutenait que si le premier juge doutait de la constitutionnalité de cette norme au regard du principe de liberté d'entreprise garanti par l'article 28 de la Constitution andorrane, il lui incombait de soulever d'office une question de constitutionnalité (qüestió de constitucionalitat) et non de refuser d'appliquer la loi. Il précisait que l'action ne visait pas les salariés mais sanctionnait l'incitation déloyale imputable à B, SLU ayant conduit ces derniers à méconnaître leurs engagements de non-concurrence ;
La dénaturation des termes contractuels quant à la pénalité conventionnelle, affirmant que le rapport d'expertise versé aux débats justifiait la réclamation de 31 915 euros ;
Le rejet erroné de la demande indemnitaire au titre du gain manqué, laquelle était étayée par l'expertise non contredite fixant le déficit à 1 205,52 euros par mois, face à la passivité probatoire de la partie adverse ;
Une omission de statuer (incongruència omissiva) entachant le jugement entrepris, dans la mesure où le premier juge avait omis d'examiner le chef de demande tendant au remboursement des frais de l'expertise comptable (1 567,50 euros) ;
La contestation du sort des dépens de première instance, sollicitant leur mise à la charge exclusive de la société intimée.
La société B, SLU a conclu à la confirmation intégrale de la décision attaquée et à la condamnation de l'appelant aux dépens de l'appel.
Il convient de relever un incident de procédure : le 26 février 2024, M. Jover a formulé une requête en récusation à l'encontre de la composition de la juridiction d'appel. Cette requête a été rejetée par ordonnance (aute) du 6 mai 2024. Le recours formé contre cette décision a été définitivement rejeté par ordonnance du 25 juillet 2024 avec condamnation du demandeur aux dépens de l'incident.
L'affaire a ensuite été régulièrement examinée au fond par la formation de jugement, M. le magistrat Jaume Tor Porta étant désigné en qualité de rapporteur.
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II. La question de droit et la solution de la juridiction
A. Le problème juridique posé
Le présent arrêt soumet au Tribunal supérieur de justice d'Andorre plusieurs questions juridiques fondamentales ayant trait au droit des obligations commerciales, à l'interprétation des clauses de résiliation conventionnelle et au droit processuel :
Sur l'articulation entre responsabilité délictuelle pour concurrence déloyale et exécution contractuelle : L'embauche par un donneur d'ordre du personnel d'un prestataire de transport à l'occasion de la rupture d'un contrat de services peut-elle être examinée sous l'angle de la concurrence déloyale (art. 19.g de la loi 13/2013) lorsque les prétentions pécuniaires formulées par le demandeur trouvent leur cause directe et exclusive dans les mécanismes indemnitaires prévus par la clause de résiliation dudit contrat ?
Sur l'interprétation littérale et causale d'une clause pénale : Lorsque les parties stipulent qu'une rupture sans préavis donne droit à une pénalité équivalente à la « moyenne des factures du transporteur des six derniers mois », ladite clause doit-elle s'entendre de la moyenne arithmétique mensuelle de ces six mois (le quotient de la somme par six) ou de la somme globale cumulée de l'ensemble de la facturation émise sur cette période semestrielle ?
**Sur le cumul d'une clause pénale et de l'indemnisation du gain manqué (lucrum cessans) au regard de la bonne foi contract
Sentència
PARTS:
Apel·lant: Sr. Jover
Representant: Sra. PMM
Advocat: Sr. ECA
Apel·lat: B, SLU
Representant: Sra. CFL
Advocat: Sra. ERP
OBJECTE: penalització per ruptura de contracte
SENTÈNCIA 000061/2025
Andorra la Vella, el 8 d'abril del 2025.
En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Jaume TOR PORTA, el qual expressa el parer del Tribunal.
Antecedents de fet
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 260/2023 — Décision commentée
1.- L'11-9-2020, la representació processal del Sr. Jover, va formular demanda, pel judici declaratiu abreujat contra la societat B, SLU, demanant que fos dictada Sentència condemnant a la part demandada a satisfer al demandant l'import global de 41.973,38 euros, més interessos i costes.
2.- La representació processal de la societat B, SLU, contestava la demanda el dia 20-9-2020, articulant amb caràcter previ excepció peremptòria d'inadequació de procediment, i subsidiàriament oposant-se a les pretensions de la part demandant, sol·licitant es dictés Sentència estimant l'excepció peremptòria articulada i subsidiàriament, desestimant totalment la demanda formulada per la part agent, més subsidiàriament encara, estimant molt parcialment la demanda formulada per la part agent, a alçada de l'import de 5.319,17.- EUR. Tanmateix, demana que s'imposi a la part demandant el pagament de les costes causades o, subsidiàriament, no s'efectuï pronunciament en relació amb les costes.
3.- Substanciat el procediment pels seus tràmits, el dia 14-7-2023, requeia Sentència amb la següent part decisòria:
"Primer.- Donant lloc mínimament a la demanda formulada pel senyor Jover de C contra B SLU, condemno aquesta darrera a satisfer al demandant la suma de 5.319,17 euros, més els interessos legals a comptar de la data prevista per la contesta a la demanda fins a la seva liquidació.
Segon.- No es fa especial liquidació de costes".
4.- La representació de la part demandant formulava recurs d'apel·lació contra aquesta decisió, sol·licitant que es dictés Sentència revocant la decisió d'instància i en el seu lloc, es dictés nova sentència en aquesta alçada, acollint totes les pretensions contingudes en el seu escrit rector.
5.- La representació processal de la societat demandada, s'ha oposat al recurs d'apel·lació articulat, demanant es dictés Sentència desestimant-lo i confirmant íntegrament la Sentència dictada amb imposició a la part recurrent de les costes causades.
6.- El 26-2-2024, la representació processal de la part demandant formulava petició de recusació respecte dels magistrats sotasignats. Seguit el procediment corresponent pels seus tràmits, per aute de data 6-5-2024 es desestimava la petició articulada. Contra aquesta resolució, es formulava recurs d'apel·lació que era desestimat per aute de 25-7-2024, tot imposant les costes a la part recurrent.
Fonaments de dret
FONAMENTS DE DRET
Primer.- En el present litigi, la part demandant pretén la condemna de la societat demandada a satisfer l'import global de 41.973,38.- EUR que segons es manté, correspondria principalment a la liquidació de la relació contractual mantinguda i indemnització derivada del seu trencament.
La Sentència dictada per la batlle acull parcialment la demanda, condemnant la societat demandada a pagar l'import de 5.319,17.- EUR més els interessos legals comptadors des de la data en què va intervenir la contesta i sense fer pronunciament respecte de les costes ocasionades.
I és contra aquesta decisió que la representació processal de la part demandant s'alça, segons els motius de recurs que succintament s'exposen en l'apartat següent.
Segon.- EXPOSICIÓ DELS MOTIUS DE RECURS
En primer lloc, la part recurrent sosté que la Sentència dictada és arbitrària i incorre en errors en la valoració de la prova. Argumenta que en cap cas s'ha aplicat correctament la Llei 13/2013, del 13 de juny, de competència efectiva i protecció del consumidor, i més concretament l'article 19.g), que estableix que constitueix competència deslleial la inducció de treballadors a infringir els deures contractuals bàsics que han contret amb els competidors.
Afirma que, si l'òrgan "a quo" tenia dubtes sobre la constitucionalitat d'aquest precepte, hauria correspost plantejar una qüestió de constitucionalitat, però no decidir directament la seva inaplicació.
Afegeix que, tot i que l'article 28 de la Constitució reconeix la llibertat d'empresa, aquest dret no és absolut, i ha d'interpretar-se d'acord amb les previsions de la Llei de competència efectiva i protecció del consumidor.
En aquest mateix sentit, insisteix que en cap moment s'ha dirigit l'acció contra els treballadors, sinó exclusivament contra la societat demandada, per la inducció a què se'ls va sotmetre per a infringir els seus deures contractuals bàsics, en especial la prohibició de competència, induint-los a competir directament amb el demandant. Considera que resulta improcedent l'argumentació de l'òrgan "a quo", segons la qual la demandada no havia pagat cap prima als assalariats per aquesta raó.
A més, la part recurrent assenyala que en la demanda es va incorporar un informe pericial que quantificava la penalització per ruptura contractual en 31.915 EUR, import que es reclamava. Per aquest motiu, rebutja qualsevol retret de carència probatòria, afirmant que aquesta prova no ha estat valorada adequadament.
De manera similar, considera que la indemnització per danys i perjudicis també es trobava degudament justificada mitjançant l'informe pericial, que fixava el lucre cessant en 1.205,52 EUR/mes. Entén que aquesta petició hauria d'haver estat estimada, en atenció a la passivitat probatòria de la part adversa.
En segon lloc, la part recurrent al·lega que la Sentència incorre en incongruència omissiva, ja que no es pronuncia sobre la petició relativa al cost de realització del dictamen pericial aportat.
Finalment, impugna la decisió relativa a la imposició de costes, defensant que l'estimació del recurs hauria de comportar la imposició de les costes a la part adversa.
Tercer.- Antecedents d'interès.
El Sr. Jover és propietari del negoci C, dedicat al transport de mercaderies per carretera. En aquesta qualitat, va ser contractat per la societat B, SLU per a la distribució continuada dels seus productes, segons les condicions establertes en el contracte formalitzat l'1 de gener de 2015.
Aquest contracte, de durada indefinida, establia en la seva clàusula novena:
"(...) Qualsevol de les parts podrà resoldre'l de forma lliure i voluntària, sempre que es concedeixi a l'altra part un preavís mínim d'un mes, període durant el qual el contracte continuarà vigent. La resolució s'haurà de formalitzar mitjançant notificació fefaent a les adreces recollides a l'encapçalament del present contracte, o a qualsevol altra que les parts hagin informat o utilitzin habitualment en el desenvolupament de les seves relacions empresarials. L'incompliment d'aquest termini de preavís atorgarà a la part perjudicada el dret de reclamar els danys i perjudicis soferts, així com una penalització equivalent a la mitjana de les factures del transportista dels darrers sis mesos."
El 14 de juny de 2019, el Sr. Jover va rebre un burofax de B, SLU, en el qual se li notificava:
"A l'empara del que disposa el pacte novè del contracte de transport de mercaderies per carretera de data 01.01.2015, mitjançant el present escrit venim a resoldre formalment l'esmentat contracte amb efectes del 15.07.2019, és a dir, avisant-vos amb el preavís d'un mes establert en el contracte."
El Sr. Jover va contestar mitjançant burofax de 19 de juny de 2019, exposant:
"B, SLU, abans de la notificació, ja incomplia el contracte de transport continuat de data 01.01.2015, atès que des del passat 06.06.2019 la seva empresa havia prescindit dels serveis de la meva empresa sense haver-me donat el corresponent preavís escrit, tal com ho preveu el pacte novè del contracte de transport esmentat."
Paral·lelament, s'ha acreditat que B, SLU va contractar els Srs. Bueno i Serra per dur a terme, internament, la tasca que prèviament desenvolupava C, essent aquests treballadors antics assalariats de C que prestaven servei sota l'empara del contracte d'1 de gener de 2015.
Davant d'aquesta situació, la representació processal del Sr. Jover va atribuir a la societat demandada una conducta constitutiva de competència deslleial, en la modalitat prevista a l'article 19.g) de la Llei 13/2013 de competència efectiva i protecció al consumidor, que sanciona:
"La inducció de treballadors, proveïdors, clients i d'altres obligats a infringir els deures contractuals bàsics que han contret amb els competidors."
En conseqüència, va interposar una acció de reclamació d'indemnització per danys i perjudicis, que va quantificar en:
31.915 EUR en concepte de penalització, equivalent a la mitjana de les factures del transportista dels darrers sis mesos (d'acord amb el pacte novè del contracte).
8.438,64 EUR en concepte de lucre cessant pel període comprès entre juny del 2019 i desembre del 2020, a raó de 1.205,52 EUR mensuals.
1.567,50 EUR pel cost de l'informe pericial acompanyat a la demanda.
52,24 EUR en concepte de despeses de burofax i cartes certificades.
La sentència de la Batllia va descartar que la conducta de la societat demandada fos constitutiva de competència deslleial, reconeixent únicament el dret del Sr. Jover a percebre la penalització pactada en el contracte, la qual va fixar en 5.319,17 EUR, sense admetre cap altra indemnització per danys i perjudicis, en considerar que el demandant no havia patit cap altre perjudici provat.
Tercer.- Quant a la penalització reclamada
Tot i que al llarg del litigi la part demandant i ara recurrent ha sostingut que la societat demandada, en contractar els seus treballadors, incorria en competència deslleial, no es pot perdre de vista que la pretensió econòmica formulada (31.915 EUR) es fonamenta en el dictamen pericial de D, annex a la demanda. Segons aquest informe, l'import reclamat correspon al "total de facturació de l'1 de desembre del 2018 fins al 31 de maig del 2019 (mitjana de les factures del transportista dels darrers sis mesos segons el contracte)".
D'aquesta precisió es desprèn que la penalització reclamada es basa en la clàusula novena del contracte subscrit, i que el recurs es fonamenta en una interpretació divergent dels termes contractuals. Per tant, la qualificació jurídica de la conducta atribuïda a la demandada en relació amb la Llei 13/2013 de competència efectiva i protecció del consumidor, resulta irrellevant per a la resolució del present recurs.
La clàusula novena estableix:
"L'incompliment d'aquest termini de preavís atorgarà el dret a la part perjudicada de reclamar danys i perjudicis soferts, més una penalització equivalent a la mitjana de les factures del transportista dels darrers sis mesos."
La literalitat d'aquesta clàusula condueix a la mateixa conclusió que la Batllia, ja que el terme "mitjana" fa referència al quocient entre la suma de diferents quantitats i el nombre d'elements que la componen.
En canvi, la part recurrent pretén interpretar la clàusula en el sentit que la penalització ha de correspondre a la suma íntegra de la facturació dels darrers sis mesos, la qual cosa no s'ajusta a una aplicació estricta del pacte contractual.
Quart.- Respecte al "lucre cessans".
La part recurrent sosté que, a partir de finals de maig del 2019, la demandada va deixar d'encarregar serveis de transport al seu negoci. D'altra part, no podem passar per alt que el 14 de juny següent, la societat B, SLU va denunciar el contracte atorgat, donant el preavís d'un mes pactat i satisfent únicament una factura per import de 840 EUR (IGI al marge), la qual no s'ajusta a la mitjana de les mensualitats anteriors, tal com es desprèn de la prova comptable aportada per D, que recull la facturació global realitzada.
A l'hora de pronunciar-nos respecte d'aquest apartat del recurs, no podem perdre de perspectiva que en cas d'incompliment de les formalitats del preavís, la clàusula 9ª abans indicada preveu un règim de compensació particular atès que acumula una penalització objectiva calculada sobre la mitjana de les factures emeses durant sis mesos (es tracta del supòsit que hem pogut examinar en l'apartat anterior) i una indemnització pels danys i perjudicis que s'han ocasionat.
És des d'aquesta configuració que el demandant reclama una indemnització pel lucre cessant. El lucre cessant es pot definir com el perjudici econòmic que una persona pateix per la pèrdua d'un guany que, raonablement, es podia esperar obtenir si no s'hagués produït el fet generador de responsabilitat. En el cas present, la Sentència recorreguda sosté (FD sisè) que, a partir del mes de juny del 2019, la societat demandada no va encarregar cap treball suplementari (més enllà de la factura indicada, per un import molt inferior al de la resta de mesos), sense que la demandada acredités que va ser el demandant, qui es va negar a realitzar aquests serveis, tal com s'argumentava en la contestació.
Aquest pronunciament no ha estat contradit en aquesta fase del procediment i, per tant, cal tenir en compte que el pacte 9è del contracte establia que, durant el període de preavís, el contracte continuaria vigent. Aquesta previsió, interpretada d'acord amb el principi de bona fe en l'execució contractual, exigia que la societat demandada mantingués amb el demandant un nivell d'activitat similar al que es mantenia durant la vigència ordinària del contracte, la qual cosa no ha fet, patint el demandant un menyscapte patrimonial per aquesta raó que haurà de ser compensat.
La part demandant, basant-se en l'informe de D, fixa el lucre cessant en 1.205,52 EUR mensuals, import que ha de ser reconegut en aquesta resolució com a indemnització justa pel perjudici causat. Aquest perjudici deriva de la manca d'encàrrecs per part de la demandada durant el període de preavís d'un mes. No obstant això, no es pot admetre la petició d'una indemnització equivalent a sis mesos, ja que aquesta reclamació no té en compte que el contracte podia ser rescindit per qualsevol de les parts amb un preavís d'un sol mes, tal com estava estipulat.
Cinquè.- Incongruència omissiva
La part recurrent al·lega que la Batllia ha incorregut en incongruència omissiva, ja que no ha examinat la qüestió relativa al cost de la prova pericial. Aquest argument ha de prosperar, atès que, efectivament, aquesta pretensió no ha estat en cap moment valorada.
Pel que fa a aquesta qüestió, cal tenir en compte que el present procediment es va iniciar abans de l'entrada en vigor del Codi de Procediment Civil (CPC), moment en què el criteri determinant per decidir sobre el cost de la prova pericial es basava en la seva utilitat per a la resolució de la controvèrsia.
Des d'aquesta perspectiva, la comesa pericial realitzada pel perit del demandant ha resultat útil atès que ens hem fonamentat en la mateixa per a decidir respecte de la reclamació realitzada en concepte de lucre cessant. En aquesta eventualitat, el cost de la prova s'haurà de repercutir a la societat demandada.
En conseqüència, escaurà revoca la Sentència dictada en el sentit d'afegir a la condemna pronunciada, l'import corresponent al cost de la pericial (1.567,50.- EUR).
Per tant, aquest motiu del recurs haurà de ser parcialment estimat.
Sisè.- COSTES
Les pretensions articulades per la part demandant continuen sent parcialment acollides, i en aquesta eventualitat escau confirmar el criteri de la instància, que recordem no fa pronunciament al seu respecte.
Quant a les costes ocasionades en aquesta alçada, l'èxit parcial del recurs es traduirà amb que no hagi de fer-se pronunciament respecte de les mateixes.
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
Decisio
DECIDEIX
ESTIMAR parcialment el recurs d'apel·lació articulat per la representació processal del Sr. Jover contra la Sentència 76/2023 de data 14 de juliol del 2023 que es revoca, i en el seu lloc condemnem la societat B, SLU a satisfer l'import global de 8.092,19.- EUR en lloc de la quantitat de 5.319,17.- EUR que s'indicava, confirmant per la resta la seva part decisòria.
No escau fer pronunciament respecte de les costes ocasionades en aquesta alçada.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.