jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 29 mai 1990, S.A.M. British Motors Wright Frères c/ T.
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 29 mai 1990, n° 25601 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 29 mai 1990, n° 25601 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/1990/05-29-25601)) ## Faits et procédure Le 6 février 1987, P. T. acquiert auprès de la SAM British Motors Wright Frères, concessionnaire de la marque Austin, un véhicule neuf de modèle Métro, type turbo. Peu après la livraison, la boîte de vitesses présente une anomalie. Une expertise judiciaire est confiée à M. Benchetrit, dont le rapport est déposé à une date que le texte ne précise pas. L'expert constate que l'anomalie résulte d'un défaut de conception de la cage de roulement d'origine, qu'elle exclut toute mauvaise utilisation par l'acheteur, et qu'elle n'a pu être décelée qu'après dépose et démontage complet des pièces. Il relève par ailleurs diverses autres défectuosités et évoque la possibilité d'un échange standard de la boîte de vitesses. Le Tribunal de première instance de Monaco, par jugement du 6 juillet 1989, prononce la résolution de la vente, ordonne la restitution du véhicule, condamne le vendeur à restituer le prix avec intérêts au taux légal, et à verser 10 000 F de dommages-intérêts. Il rejette la demande reconventionnelle du vendeur en paiement de 8 062,43 F et ordonne l'exécution provisoire. Le vendeur interjette appel. Il demande l'infirmation intégrale du jugement, la condamnation de l'acheteur à restituer 119 191 F versés au titre de l'exécution provisoire, et le paiement de la facture de remise en état de la boîte de vitesses. L'acheteur forme appel incident. Il sollicite 20 000 F de dommages-intérêts pour l'ensemble de son préjudice, une indemnité distincte de 15 000 F pour ses frais irrépétibles, et invoque un abus de procédure. Deux précisions relatives à la présentation du texte méritent d'être relevées. La mention « Vente immobilière » figurant en tête de la décision ne correspond pas à l'objet du litige, qui porte sur un véhicule automobile. Par ailleurs, la mention finale « Confirmation de principe du jugement du 26 juillet 1989 » est incohérente avec la date du jugement de première instance, le 6 juillet 1989 (date non vérifiable au regard du seul texte fourni, qui retient la seconde). ## Question de droit La Cour devait résoudre trois questions. La première était de savoir si l'anomalie affectant la boîte de vitesses constituait un vice caché justifiant l'action rédhibitoire,
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