jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 13 juillet 1990, M. c/ I.
Résumé
## I. Faits, cadre proc??dural et contexte du litige ### A. Origine du litige et pr??tentions des parties # Cour d'Appel de Monaco, 13 juillet 1990, n° 25615 > **Décision commentée :** Cour d'Appel de Monaco, 13 juillet 1990, n° 25615 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/1990/07-13-25615)) ## Faits et procédure Les époux M. et I. se sont mariés à Monaco le 12 décembre 1981, sous contrat de mariage. Aucun enfant n'est issu de l'union. Par exploit du 12 janvier 1989, M. a assigné son épouse en divorce. Par jugement du 13 juillet 1989, le Tribunal de Première Instance de Monaco a estimé que les griefs formulés ne répondaient pas aux exigences de l'article 197 du Code civil. Il a débouté le demandeur, condamné l'époux à verser à son épouse 1 500 F par mois au titre de la contribution aux charges du ménage, et donné acte à I. qu'elle ne contestait pas la propriété du chien « Sultan » et ne s'opposait pas à sa restitution à M. M. a relevé appel. Devant la Cour, il reprend ses griefs, appuyés sur des pièces non produites en première instance, notamment de nouvelles attestations émanant d'amis et de relations de la famille. Il reproche à son épouse : 1) de fomenter des scènes violentes et de tenir des propos injurieux en public ; 2) de négliger systématiquement ses devoirs de ménagère ; Par cette d??cision rendue par **Cour d'Appel de Monaco** (MC) sous la r??f??rence **Cour d'appel, 13 juillet 1990, M. c/ I.**, la juridiction statue sur l'application des r??gles de droit positif gouvernant le litige soumis ?? son contr??le. Les ??l??ments factuels constat??s au fond s'inscrivent dans le contexte suivant :\n\n> ?? Divorce Preuve - Attestations admissibles - Bien propre = chien - Restitution Preuve Attestations - Production dans un instance en divorce Des attestations non contrebalancées par des éléments de preuve contraires, relatant des scènes violentes, répétées et des injures graves, provoquées et proférées par l'un des époux à l'égard de l'autre, sont de nature à prouver des manquements graves aux devoirs et obligations découlant du mariage et rendant intolérable la poursuite de la vie commune. Le chien dont il est justifié qu'il ait été acquis en pr??? ?? ### B. D??roulement de l'instance et r??gularit?? de la saisine Saisie conform??ment aux r??gles de comp??tence et de proc??dure applicables dans l'ordre juridictionnel (MC), **Cour d'Appel de Monaco** devait v??rifier la recevabilit?? des pr??tentions ainsi que la pertinence des moyens de fait et de droit articul??s par les parties.\n\n## II. Probl??me de droit et fondements textuels mobilis??s ### A. La question juridique centrale soumise au juge La question d??terminante pos??e ?? **Cour d'Appel de Monaco** consistait ?? appr??cier si les constatations op??r??es et l'interpr??tation des textes vis??s justifiaient la solution retenue au regard des principes de l??galit??, de proportionnalit?? et de s??curit?? juridique.\n\n### B. Corpus normatif et textes de r??f??rence - Dispositions l??gislatives et r??glementaires applicables en **MC** au litige ;\n- Principes directeurs du proc??s ??quitable, de la charge de la preuve et de l'obligation de motivation juridictionnelle.\n\n## III. Solution retenue et architecture de la motivation ### A. L'articulation du syllogisme juridictionnel Pour trancher le diff??rend, **Cour d'Appel de Monaco** proc??de ?? une confrontation m??thodique entre la norme applicable et les pi??ces vers??es aux d??bats :\n\n> ?? r le jugement entrepris ; de prononcer le divorce aux torts exclusifs de l'épouse avec toutes conséquences de droit ; de débouter I. de ses demandes fins et conclusions, et notamment de celle tendant à la condamnation de son époux à lui payer une contribution aux charges du ménage ; de lui allouer pour le surplus le bénéfice intégral de son exploit introductif d'instance et de ses conclusions du 1er juin 1989 ; La Dame I., pour sa part, conteste l'ensemble des allégations de son époux, ne formule pas de demande reconventionnelle en divorce et soutient essentiellement : que??? ?? ### B. Dispositif et sens de la d??cision Au terme de son examen, la juridiction arr??te son dispositif dans les termes suivants :\n\n> ?? « Sultan » à M. ; Ordonne la liquidation du régime matrimonial ayant existé entre les époux ; Commet Maître Crovetto, notaire pour y procéder et désigne Monsieur Borloz, conseiller, pour suivre les opérations et faire rapport en cas de difficulté ; Déboute les parties de toutes leurs autres demandes, fins et conclusions ; MM. Huertas, prem. prés. ; Carrasco, proc. gén. ; Mes Léandri et Clérissi, av. déf. ; Bertolotto, av. barr. de Nice. Cet arrêt infirme un jugement du 13 juillet 1989, en toutes ses dispositions. ?? ## IV. Port??e normative, s??curit?? juridique et rep??res pratiques ### A. Apport ?? la coh??rence jurisprudentielle Cette d??cision consolide la jurisprudence de **Cour d'Appel de Monaco** et offre un rep??re m??thodologique pr??cis pour l'interpr??tation des normes mobilis??es en **MC**.\n\n### B. Recommandations op??rationnelles pour les praticiens - **Qualification rigoureuse** : v??rifier la r??union cumulative des conditions l??gales exig??es par la juridiction ;\n- **Consolidation probatoire** : documenter chaque all??gation factuelle par des pi??ces probantes soumises au d??bat contradictoire ;\n- **R??f??rence jurisprudentielle** : citer cet arr??t (**Cour d'appel, 13 juillet 1990, M. c/ I.**) au soutien des ??critures dans tout contentieux pr??sentant une identit?? de question de droit.
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