jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 21 mai 2001, M. c/ Ministère public, en présence de la SAM du Garage de la Frontière (SAMGF)
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 21 mai 2001, n° 26898 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 21 mai 2001, n° 26898 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2001/05-21-26898)) ## Faits et procédure Le litige naît d'une plainte déposée le 21 mars 2000 par l'administrateur délégué de la SAM Garage de la Frontière (SAMGF), concessionnaire de la marque Mercedes, à l'encontre de M. M., vendeur au sein de cette société du 1er septembre 1997 au 30 novembre 1999. La plainte vise des irrégularités affectant plusieurs dossiers clients traités par le prévenu. Le tribunal correctionnel, par jugement du 6 février 2001, avait déclaré M. M. coupable d'abus de confiance au préjudice de son employeur et avait prononcé diverses décisions de relaxe. Le prévenu et le ministère public ont interjeté appel, respectivement les 13 et 14 février 2001. La SAMGF, partie civile non appelante, a sollicité la confirmation du jugement et une indemnisation complémentaire de 10 000 francs. La décision examine trois dossiers. *Dossier B.* Un client, B., a remis à M. M., lors d'une commande de véhicule d'occasion, un chèque de 3 000 francs sans indication de bénéficiaire. Le prévenu soutenait qu'il s'agissait de la rémunération d'un service personnel (remplacement de clignotants). Le client contestait, indiquant avoir retiré lui-même des clignotants neufs au service des pièces détachées. La SAMGF produisait une facture interne de 681,14 francs. Les dates du chèque sont divergentes dans la décision (16 novembre 1999 dans l'exposé des faits, 15 novembre 1999 dans la motivation), la date de la commande étant elle-même rapportée au même jour. *Dossier G.* Le prévenu avait établi, le 6 octobre 1999, un bon de commande d'un véhicule neuf au nom de deux personnes domiciliées en Italie, avec reprise d'un véhicule d'occasion. Le véhicule d'occasion s'est avéré indisponible, le second acquéreur ayant contesté la commande. Le prévenu invoquait une pratique interne admise pour les négociants italiens. *Dossier L.* Un chèque de 5 000 francs, émis à l'ordre de M. M. par M. L. dans le cadre d'une commande de véhicule annulée, avait été encaissé par le prévenu. Celui-ci le présentait comme le paiement de frais de gardiennage d'un bateau. ## Question de droit La cour devait déterminer si l'encaissement, par un vendeur salarié, d'un chèque remis par un client sans indication de bénéficiaire constitue un détournement au sens de l'abus de confiance, lorsque la somme est affectée à une commande passée auprès de l'employeur. Elle devait, en second lieu, apprécier si les autres éléments de la prévention (dossiers G. et L.) étaient établis. Plus précisément, la question centrale tenait à la qualification juridique de la remise : dépôt ou mandat. Le tribunal avait retenu la qualification d'un contrat de mandat, et la cour a procédé à une « requalification du contrat violé » avant de confirmer la culpabilité. ## Solution et dispositif La cour procède à un raisonnement distinct pour chaque dossier. **Sur le dossier L.** La cour relève que le bon de commande est postérieur à un acompte de 10 000 francs réglé par chèque et que la vente n'a pu aboutir. Elle en déduit que le chèque de
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- aa2de3fac78474c3db02b052806ba67528a1f8aaf6534e88609dbad2931b2b35
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.