jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 29 août 2003, O. c/ Ministère Public
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 29 août 2003, n° 27082 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 29 août 2003, n° 27082 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2003/08-29-27082)) ## Faits et procédure Un chauffeur de grande remise laisse, le 14 août 2003, son véhicule immatriculé à Monaco sur l'aire de stationnement réservée aux taxis, près de l'ancienne gare de Monaco, la clef restant sur le contact. Le véhicule est aussitôt volé. Les services de police monégasques, avisés vers 15 heures 35, diffusent un message radio. Une patrouille de la Sûreté publique repère le véhicule, qui s'engage dans le tunnel franco-monégasque. Les policiers le suivent jusqu'à la commune française d'Eze, où le conducteur, désigné X. dans la décision, est interpellé par les policiers monégasques après un incident de circulation. Les gendarmes français de Cap d'Ail, informés, conduisent l'intéressé à leur unité. Sur instruction du parquet de Nice, ils le remettent à un officier de police judiciaire monégasque, qui le transfère à Monaco. Entendu le 14 août à 19 heures 30 par un officier de police judiciaire, X. reconnaît les faits. Le 15 août, le procureur général l'interroge selon la procédure de flagrant délit de l'article 399 du Code de procédure pénale (CPP), décerne un mandat d'arrêt et le renvoie devant le tribunal correctionnel. Le 19 août, ce tribunal le déclare coupable de soustraction frauduleuse d'un véhicule (articles 309 et 325 du Code pénal) et le condamne à un mois d'emprisonnement. Le prévenu interjette appel ; le ministère public forme appel incident. Devant la cour, la défense plaide d'abord la nullité de l'interpellation effectuée en France, et, par voie de conséquence, celle de l'ensemble de la procédure subséquente. Subsidiairement, elle sollicite l'application de l'article 44 du Code pénal, ou une expertise psychiatrique. Le ministère public tient l'arrestation pour régulière, la remise par les autorités françaises ayant selon lui couvert l'éventuelle irrégularité initiale. ## Question de droit La question posée était double. Il s'agissait, d'une part, de savoir si une arrestation effectuée en territoire français par des policiers monégasques, hors des communes limitrophes de la Principauté, permet de recourir à la procédure de flagrant délit de l'article 399 CPP. Il fallait, d'autre part, déterminer si l'irrégularité de cette arrestation entraîne la nullité des actes ultérieurs, et dans quelle mesure, au regard des articles 212 et 456 CPP. ## Solution et dispositif La cour retient que le ministère public ne peut user de la procédure de flagrant délit « qu'au cas où l'arrestation du prévenu est régulière et
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- 8ed7c226501c66cebb13832f29c778fb8d7bccf6decf0209240404d488bb8d98
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.