jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 18 novembre 2003, B. c/ L.-C.
Résumé
# Cour d'appel de Monaco, 18 novembre 2003, n° 27086 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 18 novembre 2003, n° 27086 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2003/11-18-27086)) ## Faits et procédure Par bail du 11 janvier 2002, enregistré à Monaco le 18 janvier 2002, A. L. a consenti à F. B. la location d'un appartement pour trois ans à compter du 1er février 2002, moyennant un loyer annuel de 41 160 euros, payable mensuellement et d'avance. Le bail contenait une clause résolutoire prévoyant sa résiliation de plein droit huit jours après une simple lettre recommandée avec accusé de réception sommant de payer restée infructueuse, la constatation de la résiliation et l'expulsion relevant du président du Tribunal de première instance statuant en référé. Le locataire, en relation d'affaires avec M. L., a proposé à ce dernier de lui succéder dans les lieux. Par télécopie du 17 septembre 2002, M. L. a fait état de réserves sur le coût de l'opération, tout en se réservant de renoncer. Le même jour, une télécopie émanant de l'agence Atlantic Agency, mandataire de la bailleresse, proposait à M. L. la location de l'appartement. Un accord de paiement a ensuite été conclu le 20 septembre 2002 entre F. B. et M. L., agissant par son représentant. Le 20 septembre 2002, F. B. a adressé à l'agence une lettre l'informant de ces accords, lettre communiquée à M. L. le 23 septembre suivant. Le même jour, un commandement de payer 7 614,98 euros, visant notamment les loyers et charges du 18 août au 30 septembre 2002 et mentionnant la clause résolutoire, a été notifié à F. B. Le 11 octobre 2002, la bailleresse l'a fait assigner en référé pour faire constater la résiliation et obtenir l'expulsion. F. B., qui sollicitait un report d'audience et avait communiqué les accords conclus, était absent de Monaco. Par ordonnance du 28 octobre 2002, rendue par défaut, le président du Tribunal de première instance a constaté la résiliation de plein droit du bail et ordonné l'expulsion. F. B. a interjeté appel. Il demandait l'annulation du commandement et soutenait que la clause résolutoire avait été mise en œuvre de mauvaise foi, en violation de l'article 989 du Code civil. Il est à relever que l'intitulé de la décision fourni dans les métadonnées (« B. c/ L.-C. ») ne correspond pas à la désignation des parties figurant dans le texte (F. B. et A. L.) ; le présent commentaire retient les désignations du texte. ## Question de droit La question posée était la suivante : le bailleur qui se prévaut d'une clause résolutoire de plein droit, pour défaut de paiement des loyers, peut-il l'invoquer de bonne foi lorsque le mandataire de ce bailleur a connaissance d'accords par lesquels un tiers prend en charge la dette locative et que le
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