jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 20 janvier 2004, S.P. c/ C.R.
Résumé
# Cour d'appel de Monaco, 20 janvier 2004, n° 27095 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 20 janvier 2004, n° 27095 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2004/01-20-27095)) ## Faits et procédure Les époux R., de nationalités italienne et grecque, se sont mariés à Londres le 13 avril 1996, sans contrat de mariage préalable. Deux enfants, L. (né en 1997) et A. (né en 2000), sont issus de l'union. Le 4 février 2003, R. a déposé une requête en divorce. Par ordonnance du 19 février 2003, le magistrat conciliateur l'a autorisé à assigner son épouse, a ordonné une enquête sociale, lui a confié provisoirement la garde des enfants et a accordé à P. un droit de visite étendu. Par arrêt du 29 avril 2003, la Cour a confirmé cette ordonnance. R. a ensuite assigné P. en divorce, le 19 mars 2003, en demandant notamment le prononcé du divorce à ses torts exclusifs. Par jugement du 18 juillet 2003, le Tribunal de première instance a maintenu l'ordonnance du 19 février 2003 en toutes ses dispositions et débouté P. de ses demandes. Cette dernière a interjeté appel. Elle sollicitait l'infirmation du jugement, la garde des enfants, une modification du droit de visite de R., la jouissance gratuite du domicile conjugal, à titre subsidiaire la constatation de ses capacités d'hébergement, et une contribution mensuelle de 3 500 € par enfant. R. concluait à la confirmation du jugement et à la condamnation de P. aux dépens. Il soutenait notamment que l'appelante envisageait de s'installer à Londres et que la séparation avait pour origine une relation adultère. Le texte de la décision ne précise pas la date exacte de l'ordonnance de non-conciliation : il mentionne tantôt le 19 février, tantôt le 19 janvier 2003 pour désigner la même mesure. ## Question de droit Dans le cadre de l'appel relatif aux mesures provisoires de garde, la Cour devait déterminer si la loi n° 1278 du 29 décembre 2003, publiée au *Journal de Monaco* le 2 janvier 2004, était applicable à l'instance en cours, alors même que le jugement entrepris avait été rendu avant son entrée en vigueur. Une fois ce point tranché, il fallait en tirer les conséquences procédurales qui s'imposaient aux parties. La question posée est donc double : celle de l'application dans le temps d'une loi nouvelle régissant l'autorité parentale et la résidence des enfants, puis celle de la conduite de l'instance qui en découle. ## Solution et dispositif La Cour fonde sa décision sur l'article 4 de la loi nouvelle, qui réécrit l'article 206-20 du Code civil. Elle en reproduit la teneur d
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