jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 27 mars 2007, S. c/ Société Q. et O.-B.
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 27 mars 2007, n° 27239 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 27 mars 2007, n° 27239 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2007/03-27-27239)) ## Faits et procédure Le 5 juin 2003, M. S. souscrit un engagement de location portant sur un appartement sis à Monaco, moyennant un loyer annuel de 38 400 euros. Il remet le même jour un chèque de 9 200 euros « à valoir sur les frais de location ». Le bail devait être régularisé avant le 30 juin 2003, avec prise d'effet au 1er juillet 2003 selon l'engagement initial. L'engagement stipulait que, « dans le cas où je me désisterais, la somme versée ce jour resterait acquise de plein droit au propriétaire à titre de dommages-intérêts ». Par courrier du 10 juin 2003 (la version sommaire de la décision mentionne 2000, erreur matérielle manifeste au regard du reste du texte), le mandataire du locataire transmet l'engagement signé et le chèque, en sollicitant un report de la prise d'effet. Le mandataire du bailleur notifie, le 11 juin 2003, l'accord du propriétaire pour une prise d'effet au 15 juillet 2003. La signature du bail n'intervient pas à cette date. Le 16 juillet 2003, le mandataire du bailleur adresse au locataire une lettre recommandée avec accusé de réception l'avisant que la somme de 9 200 euros est « désormais acquise au propriétaire à titre de dommages-intérêts ». Le 17 juillet suivant, le mandataire de M. S. répond qu'il entend maintenir la demande de signature du bail et s'oppose à l'appropriation de la somme. Le 22 juillet 2003, le bailleur propose de restituer la moitié de la somme, soit 4 600 euros, proposition que M. S. refuse en ne d'encaissant pas le chèque. Saisi par M. S., le Tribunal de première instance, par jugement du 17 novembre 2005, rejette ses prétentions. Il retient que le terme étant échu sans signature du bail ni paiement des frais, le locataire s'était désisté. Il déboute également la SCI Q. et E. O.-B. de leurs demandes de dommages-intérêts. M. S. interjette appel le 19 janvier 2006. Il sollicite la réformation du jugement, la constatation de sa volonté constante de louer, la condamnation de la SCI à restituer 9 200 euros avec intérêts au taux légal depuis le 5 juin 2003, et 20 000 euros de dommages-intérêts, somme portée ensuite à 20 100,96 euros. Les intimés concluent à la confirmation, forment un appel incident pour procédure et appel abusifs (5 000 euros chacun) et soutiennent qu'aucun contrat de bail n'a été signé. ## Question de droit La question posée à la Cour est de savoir si le bailleur peut conserver, à titre de clause pénale ou de dommages-intérêts conventionnels, la somme versée par un futur locataire lorsque celui-ci n'a pas sign
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