jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 15 janvier 2008, B. c/ SAM BNP PARIBAS PRIVATE BANK MONACO
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 15 janvier 2008, n° 27370 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 15 janvier 2008, n° 27370 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2008/01-15-27370)) ## Faits et procédure Le 4 janvier 2000, G.B., de nationalité italienne et domicilié en Italie, ouvre auprès de la banque United European Bank (UEB), aux droits de laquelle vient la BNP Paribas Private Bank Monaco, un compte de titres à Monaco. Le même jour, il signe trois documents : une décharge relative aux instructions transmises par téléphone ou télécopieur, une demande de conservation du courrier par la banque, et une procuration en faveur d'un tiers, dont le nom varie dans les écritures (« A. G. » dans les conclusions de l'appelant, « A.C. » dans les motifs de la Cour), l'identité exacte n'étant pas précisée de manière certaine dans la décision. La décharge stipule que « toute exécution d'ordres transmis par téléphone ou télécopieur reçus par la banque sera considérée comme valable et acceptée, la banque est déchargée de toute responsabilité ». La demande de conservation prévoit que « toutes les correspondances conservées sont valablement faites et peuvent donc être opposées ». Le 15 janvier 2001, G.B. acquiert des obligations brésiliennes. Le 18 mai 2001, la banque procède, selon lui à son insu, à la vente de ces titres et à l'achat d'obligations argentines, dont la valeur baisse ensuite fortement. La banque reconnaît n'avoir reçu aucun ordre écrit pour ces deux opérations, mais soutient avoir exécuté des instructions téléphoniques. Le 26 octobre 2004, G.B. somme la banque d'indiquer le titre ou l'autorisation en vertu duquel elle a agi. Il assigne le 30 mai 2005 en paiement de 99 000 euros, outre des dommages-intérêts pour résistance abusive et perte de chance. Le Tribunal de première instance, par jugement du 18 janvier 2007, déclare l'action recevable, rejette les demandes et condamne G.B. à 3 000 euros de dommages-intérêts pour procédure manifestement abusive. G.B. interjette appel le 12 mars 2007 et reprend ses prétentions. Il invoque en outre, par conclusions du 12 juin 2007, l'inopposabilité de la clause exonératoire en cas de dol ou de faute lourde, ainsi qu'un défaut d'information lié à sa méconnaissance de la langue française. La banque conclut à la confirmation et réclame 5 000 euros pour appel abus
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