jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 13 mai 2014, La SARL R c/ Monsieur v. TE.
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 13 mai 2014, n° 12192 > **Décision commentée :** Cour d'Appel de Monaco, 13 mai 2014, n° 12192 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2014/05-13-12192)) ## Faits et procédure M. v. TE., engagé par la SARL R le 1er mai 2008 en qualité de directeur de la restauration, par contrat à durée indéterminée, a reçu le 16 janvier 2009 une lettre, remise en mains propres, le licenciant « pour motif économique ». Il dispensé d'exécuter son préavis. Saisi par le salarié, le Tribunal du Travail a, par jugement du 20 décembre 2012, dit que le licenciement n'était pas fondé sur un motif valable et revêtait un caractère abusif. Il a alloué une indemnité de licenciement de 1 494,13 euros et des dommages-intérêts de 7 500 euros, et rejeté le surplus des demandes. Les premiers juges ont retenu que l'employeur n'avait pas réellement supprimé de poste, dès lors que des responsables et commerciaux avaient été embauchés peu après le départ du salarié, et qu'il aurait dû proposer à celui-ci d'autres fonctions commerciales. La SARL R a interjeté appel partiel le 7 février 2013 (enrôlement n° 2013/000111). Le salarié a formé appel incident, notamment pour obtenir des heures supplémentaires, un complément d'indemnité de préavis fondé sur un délai-congé de trois mois, et des dommages-intérêts. La société a également sollicité des dommages-intérêts pour la procédure qu'elle estimait injustifiée. Sur les autres chefs, elle a accepté le jugement. ## Question de droit La Cour devait trancher plusieurs questions : 1. Le licenciement économique individuel fondé sur une suppression de poste est-il valable lorsque l'employeur, après la rupture, a recouru à des contrats à durée déterminée pour des fonctions distinctes ? 2. Le licenciement fondé sur un motif valable peut-il être abusif, et quelle est la charge de la preuve de ce caractère ? 3. L'employeur est-il tenu de proposer de bonne foi au salarié licencié les postes nouvellement offerts, comme l'avaient jugé les premiers juges ? Accessoirement, la Cour a statué sur le paiement d'heures supplémentaires, sur la durée du délai-congé et sur un rappel de salaire. ## Solution et dispositif La Cour a réformé partiellement le jugement. Elle a jugé le licenciement fondé sur un motif économique valable et non abusif, et a débouté le salarié de ses demandes d'indemnisation. Elle a néanmoins accueilli sa demande subsidiaire de rappel de salaire et de complément de préavis. Le dispositif est ainsi rédigé : > « Reçoit la SARL R en son appel principal et v. TE. en son appel incident, > Réformant en partie le jugement rendu par le Tribunal du Travail le 20 décembre 2012, >
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