jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 3 février 2015, La société anonyme monégasque A c/ Monsieur g. BO.
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 03 février 2015, n° 12922 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 03 février 2015, n° 12922 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2015/02-03-12922)) ## Faits et procédure Un salarié, employé depuis le 1er mai 2008 par une société anonyme monégasque (A) en qualité de pilote d'hélicoptère et de responsable adjoint des opérations aériennes, a démissionné par lettre recommandée du 18 juin 2010, avec effet au 18 juillet 2010. L'employeur ayant refusé de délivrer certains documents administratifs, le salarié a saisi le Tribunal du travail, et l'employeur a formé une demande reconventionnelle fondée sur la violation alléguée d'une clause de non-concurrence et sur un manquement à l'obligation de loyauté. Par jugement du 9 janvier 2014, le Tribunal du travail a déclaré nulle la clause de non-concurrence, faute de limitation dans le temps et dans l'espace et de contrepartie financière. Il s'est déclaré incompétent pour connaître des agissements de concurrence déloyale postérieurs à la cessation du contrat, a débouté l'employeur de sa demande indemnitaire et a ordonné la délivrance d'une attestation Pôle Emploi. Parallèlement, l'employeur a engagé une action indemnitaire devant le Tribunal de première instance contre les sociétés B et C, qu'il estimait complices des agissements de ses anciens salariés. Par jugement du 20 décembre 2012, ce tribunal a déclaré la société B coupable de concurrence fautive et ordonné une expertise. Ce jugement était frappé d'appel et l'instance demeurait pendante devant la Cour. L'employeur a interjeté appel le 28 février 2014. Il demandait notamment la condamnation du salarié à réparer, sur le fondement de l'article 989 du Code civil, les préjudices résultant d'une démission groupée. Par conclusions du 18 novembre 2014, il a sollicité le sursis à statuer dans l'attente de l'arrêt de la Cour dans l'instance l'opposant aux sociétés B et C. L'affaire a été mise en délibéré le 20 janvier 2015 sur la seule exception de sursis à statuer. ## Question de droit La question posée était de savoir si une exception de sursis à statuer, fondée sur une bonne administration de la justice, peut être accueillie lorsque l'instance civile en cours entre l'employeur et des sociétés tierces est présentée comme devant influer sur la solution d'un litige prud'homal portant sur l'abus du droit de démission. La Cour rappelle la condition d'admission de l'exception : le demandeur doit démontrer la nécessité d'attendre la réalisation de l'événement dont l'issue doit avoir une
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- 7b42de89eee7eab93e8ce25d530f4393826d8ba0289105f63a5015303582d2ec
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.