jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 7 avril 2015, j. CI-HO. c/ La société anonyme monégasque A
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 07 avril 2015, n° 13196 > **Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 07 avril 2015, n° 13196 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2015/04-07-13196))** ## Faits et procédure Un salarié, chasseur au service d'une société anonyme monégasque, a reçu un avertissement le 16 août 2011. Il lui était reproché d'avoir refusé d'effectuer, à la demande de son employeur, la saisie et la transmission informatiques des fiches de police, tâche que l'employeur avait confiée aux chasseurs dans le cadre d'une réorganisation des tâches. Le salarié a saisi le Tribunal du travail d'une demande tendant à l'annulation de cet avertissement et à la condamnation de l'employeur à lui verser 3 500 euros de dommages-intérêts pour sanction abusive. Par jugement du 10 avril 2014, signifié le 22 avril 2014, le Tribunal l'a débouté de l'ensemble de ses prétentions. Il a retenu que la tâche litigieuse ne constituait qu'une modification des conditions de travail relevant du pouvoir de direction de l'employeur, et que l'avertissement était proportionné à la faute commise. Le jugement se présentait comme rendu « publiquement, contradictoirement, en premier ressort ». Le salarié a interjeté appel par exploit du 21 mai 2014, enrôlé sous le numéro 2014/000167. Devant la Cour, l'employeur a soulevé une exception d'irrecevabilité fondée sur l'article 61 de la loi n° 446 du 16 mai 1946 portant création d'un Tribunal du travail, modifié par la loi n° 1.375 du 16 décembre 2010. Selon lui, la demande, chiffrée à 3 500 euros, est inférieure au seuil de 6 000 euros, de sorte que l'appel serait irrecevable. Le salarié répliquait que la demande d'annulation était indéterminée et que le texte ne visait que les demandes chiffrées. Les parties ont convenu de limiter l'audience du 31 mars 2015 à la seule question de la recevabilité de l'appel. ## Question de droit La question posée était la suivante : une demande tendant à l'annulation d'un avertissement disciplinaire, assortie d'une demande connexe de dommages-intérêts d'un montant inférieur au seuil légal, constitue-t-elle une demande déterminée ou indéterminée au sens de l'article 61 de la loi n° 446, de sorte que le jugement du Tribunal du travail soit ou non susceptible d'appel ? Le texte, tel que cité par la Cour, prévoit que « si la demande est supérieure à 6.000 euros, il peut être interjeté appel du jugement du Tribunal du travail devant la Cour d'appel ». La recevabilité de l'appel dépend donc de la nature de la demande au regard du seuil. Le litige portait en outre sur l'incidence d'une demande accessoire ou connexe sur la demande princip
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