jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 23 juin 2015, Madame f. BA. veuve BE. c/ L'Établissement d'Enseignement Catholique Privé dénommé « L'école privé A »
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 23 juin 2015, n° 13447 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 23 juin 2015, n° 13447 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2015/06-23-13447)) ## Faits et procédure Une salariée, née en 1948, avait été employée en 1976 comme institutrice par l'école privée B, puis affectée en 2001 au Cours A, établissement d'enseignement catholique privé, sous contrat à durée indéterminée avec reprise d'ancienneté. Elle était titulaire d'un diplôme de jardinière éducatrice obtenu en 1969. Selon les motifs de la Cour, elle a atteint l'âge de 60 ans le 8 janvier 2008 et a été mise à la retraite le 4 juillet 2008, l'établissement l'ayant invitée à faire valoir ses droits à la retraite à la fin de l'année scolaire 2007-2008. Estimant que cette mise à la retraite constituait un licenciement injustifié, elle a saisi le Tribunal du travail au début de l'année 2009 afin d'obtenir une indemnité de congédiement, une indemnité de licenciement et des dommages-intérêts. Par jugement du 15 décembre 2011, le tribunal a dit que la mise à la retraite « ne s'analyse pas en un licenciement », l'a déboutée de ses demandes indemnitaires et a ordonné, avant dire droit sur le surplus, la réouverture des débats pour obtenir les conventions successivement conclues avec l'État ainsi que des éléments relatifs aux grilles salariales et aux congés payés. La salariée a interjeté appel par exploit du 20 octobre 2014, soit plusieurs années après le prononcé du jugement. Elle a exposé qu'un jugement du 17 octobre 2013, devenu définitif selon ses écritures, l'avait déboutée de ses demandes de déroulement de carrière au motif qu'elle ne relevait pas du personnel enseignant. L'établissement intimé a conclu à la confirmation et formé une demande reconventionnelle de 10 000 euros pour procédure abusive. ## Question de droit La Cour devait trancher deux questions principales. En premier lieu, la convention conclue le 4 février 2006 entre le représentant de l'État et l'archevêque de Monaco confère-t-elle à l'établissement d'enseignement privé catholique la qualité de contractant de l'administration, avec pour conséquence que certaines de ses décisions relatives à des salariés de droit privé peuvent emporter l'exercice de prérogatives de puissance publique ? En second lieu, la mise à la retraite d'office d'une institutrice ayant atteint l'âge de 60 ans, en application de la limite d'âge prévue par cette convention, constitue-t-elle un licenciement sans motif valable ou abusif ? Accessoirement, la demande reconventionnelle pour procédure abusive devait être appréciée. ## Solution et dispositif La Cour retient d'abord que l'analyse de la convention « révèle l'existence d'un contrat administratif conclu entre une personne publique et une personne privée s'engageant à contribuer au service public de l'enseignement sous le contrôle de l'État moyennant l'octroi d'avantages financiers ». Elle relève à cet effet le contrôle pédagogique, administratif et financier de l'État, la similitude majoritaire des mesures conventionnelles avec celles de l'enseignement public (méthodes, programmes, durée de l'année scolaire, hor
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- 356f957db2ec7e0b7626d496d932f43b441c55f733e3819dd86f7cfedaa86a5a
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.