jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 15 mars 2016, Monsieur a. FE. c/ La société A.
Résumé
## I. Faits, cadre proc??dural et contexte du litige ### A. Origine du litige et pr??tentions des parties # Cour d'Appel de Monaco, 15 mars 2016, n° 14744 > **Décision commentée :** Cour d'Appel de Monaco, 15 mars 2016, n° 14744 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2016/03-15-14744)) ## Faits et procédure La société A., de droit des Îles Vierges britanniques, obtient le 8 septembre 2014 une ordonnance sur requête l'autorisant à pratiquer une saisie-arrêt entre les mains de la banque B., à concurrence de 2.150.000 euros, sur les sommes dues à M. a. FE. La saisie est pratiquée le 10 septembre 2014. La banque déclare détenir pour le compte de M. FE. les sommes de 200.822,80 euros et 495,17 USD, précisant que ces comptes faisaient déjà l'objet de saisies-arrêts signifiées les 11 août 2010 et 28 juin 2011. M. FE. saisit le juge des référés aux fins de rétractation de l'ordonnance sur requête et de mainlevée de la saisie. Par ordonnance du 1er juillet 2015, le juge le déboute et le condamne aux dépens. Le juge retient que la preuve d'un prêt de 3.500.000 euros consenti par la société A. est suffisamment rapportée, d'une part par Par cette d??cision rendue par **Cour d'Appel de Monaco** (MC) sous la r??f??rence **Cour d'appel, 15 mars 2016, Monsieur a. FE. c/ La société A.**, la juridiction statue sur l'application des r??gles de droit positif gouvernant le litige soumis ?? son contr??le. Les ??l??ments factuels constat??s au fond s'inscrivent dans le contexte suivant :\n\n> ?? Procédure civile - Communication des pièces Saisie-arrêt - Mainlevée (non) - Preuve de la créance - Prêt - Commencement de preuve par écrit - Éléments extrinsèques (oui) La communication par la partie qui entend s'en prévaloir de décisions de justice publiées ne s'impose pas. En l'absence d'écrit, la preuve du fait allégué peut résulter d'un commencement de preuve par écrit, qui doit émaner de celui contre lequel la demande est formée, et être confortée par d'autres éléments. En l'espèce, les éléments extrinsèques nécessaires pour compléter le??? ?? ### B. D??roulement de l'instance et r??gularit?? de la saisine Saisie conform??ment aux r??gles de comp??tence et de proc??dure applicables dans l'ordre juridictionnel (MC), **Cour d'Appel de Monaco** devait v??rifier la recevabilit?? des pr??tentions ainsi que la pertinence des moyens de fait et de droit articul??s par les parties.\n\n## II. Probl??me de droit et fondements textuels mobilis??s ### A. La question juridique centrale soumise au juge La question d??terminante pos??e ?? **Cour d'Appel de Monaco** consistait ?? appr??cier si les constatations op??r??es et l'interpr??tation des textes vis??s justifiaient la solution retenue au regard des principes de l??galit??, de proportionnalit?? et de s??curit?? juridique.\n\n### B. Corpus normatif et textes de r??f??rence - Dispositions l??gislatives et r??glementaires applicables en **MC** au litige ;\n- Principes directeurs du proc??s ??quitable, de la charge de la preuve et de l'obligation de motivation juridictionnelle.\n\n## III. Solution retenue et architecture de la motivation ### A. L'articulation du syllogisme juridictionnel Pour trancher le diff??rend, **Cour d'Appel de Monaco** proc??de ?? une confrontation m??thodique entre la norme applicable et les pi??ces vers??es aux d??bats :\n\n> ?? la condamner aux entiers dépens distraits au profit de Maître Arnaud ZABALDANO, avocat-défenseur sous sa due affirmation. Par conclusions en date du 2 février 2016, a. FE., invoquant le calendrier procédural fixé par la Cour ayant autorisé la société A., en vue de l'audience du 26 janvier 2016, à conclure en réponse sans possibilité de communiquer de nouvelles pièces, demande à la Cour de rejeter des débats les pièces n° 22 à 25 qu'elle a cependant cru devoir communiquer, le privant de préparer utilement sa défense. Par conclusions des 24 novembre 2015 et 26 janvier 2016, l??? ?? ### B. Dispositif et sens de la d??cision Au terme de son examen, la juridiction arr??te son dispositif dans les termes suivants :\n\n> ?? ZAND, Conseiller, assistées de Madame Virginie SANGIORGIO, Greffier en chef adjoint, Chevalier de l'Ordre de Saint-Charles, Après qu'il en ait été délibéré et jugé par la formation de jugement susvisée, Lecture est donnée à l'audience publique du 15 MARS 2016, par Madame Muriel DORATO-CHICOURAS, Vice-Président, Chevalier de l'Ordre de Saint-Charles, assistée de Madame Virginie SANGIORGIO, Greffier en chef adjoint, Chevalier de l'Ordre de Saint-Charles, en présence de Monsieur Jacques DOREMIEUX, Procureur Général. ?? ## IV. Port??e normative, s??curit?? juridique et rep??res pratiques ### A. Apport ?? la coh??rence jurisprudentielle Cette d??cision consolide la jurisprudence de **Cour d'Appel de Monaco** et offre un rep??re m??thodologique pr??cis pour l'interpr??tation des normes mobilis??es en **MC**.\n\n### B. Recommandations op??rationnelles pour les praticiens - **Qualification rigoureuse** : v??rifier la r??union cumulative des conditions l??gales exig??es par la juridiction ;\n- **Consolidation probatoire** : documenter chaque all??gation factuelle par des pi??ces probantes soumises au d??bat contradictoire ;\n- **R??f??rence jurisprudentielle** : citer cet arr??t (**Cour d'appel, 15 mars 2016, Monsieur a. FE. c/ La société A.**) au soutien des ??critures dans tout contentieux pr??sentant une identit?? de question de droit.
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